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dimanche, 19 août 2018

L'Auvergne, la belle inconnue

La chanson de Brassens donne le la à tout ce qu’on peut imaginer de cette vaste région et de ses résidents à découvrir à tout prix. Une escapade gourmande autant que culturelle dans le Cantal et le Puy de Dôme inédite et ressourçante est une invitation à renaître grâce à la rencontre de ses merveilles naturelles et patrimoniales.

Laissez-vous conter l’Auvergne. Les grands horizons qu’offre la région qu’il était coutume de qualifier de « fermée » jusqu’à la réputation des Auvergnats partis travailler dans les mines ou s’occuper de restauration à Paris, appellent à s’évader avec ce désir de partir pour mieux se retrouver mais aussi de partager.

La nature généreuse et variée y est synonyme de liberté, terreau propice à des découvertes édifiantes : écouter l’eau ruisseler dans les vallons, s'enivrer du parfum de la flore, surprendre une faune sauvage au détour d’un bois ou se promener sur une surface lacustre vierge. Une mosaïque de sites enchanteurs dessinent le patrimoine naturel des volcans d’Auvergne, unique au monde de par sa diversité et sa luxuriante géologie, qu’elle soit drapée de blanc, ou de vert .

Entre tradition et modernité, la région surprend par son côté innovateur dans les domaines sportif, artistique et scientifique.

L’Auvergne, c’est le fromage (le fameux Cantal, le Saint-Nectaire, le Salers aop), célébré par la recette de la truffade (à ne pas assimiler à la tartiflète savoyarde) et … la lentille blonde et fondante de Saint-Flour car elle pousse sans engrais chimiques ni pesticides sur le sol volcanique. Il y a aussi la route des châteaux … à visiter, à habiter ou à acheter.

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Chaudes-Aigues, ville de thermalisme

Des entrailles de la terre, jaillissent près de 30 sources d’eaux naturellement chaudes - les plus chaudes d'Europe – connues depuis l’ère gallo-romaine, ce aux portes de l’Aubrac. La bien-nommée Chaudes-Aigues (aigue signifiant en occitan eau accompagnée de son qualificatif explicite) habitée de mille âmes abrite le majestueux SPA Thermal Caleden réputé pour ses vertus antalgiques et myrolexantes avec son parcours thermoludique jusque sur son toit à ciel ouvert, ses aires de repos et ses possibilités de soins. Une excellente solution à la grisaille ambiante ou donner un coup de fouet à son mental ! Après l'effort sportif et les soins relaxants, une jolie balade mène  à deux pas de là au musée Géothermia (unique en France dans son genre), dévoilant l’histoire d’une énergie sans cesse 20180730_101113.jpgrenouvelée existant bien avant le charbon, le pétrole ou le nucléaire. La plus méridionale des 24 stations de toute la Région Auvergne-Rhône-Alpes offre un spectacle sans précédent sous forme de geyser : la Source du Par exhale chaque seconde 5 litres d’une eau atteignant … 82°C. Qui s’y essaie, s’y brûle. Qu’importe ! La vision de ce joyau vaut vraiment le détour, à l’image du regard ébahi de Pline l’Ancien devant l’éruption du Vésuve en août 79 avant notre ère retranscrit dans ses lettres adressées à Tacite. Ces ressources naturelles hors norme ont été dès 1332 en un système ingénieux de canalisations idéales pour chauffer les maisons par le sol alors que les tuyaux étaient en bois. Le principe a été sauvé et s’applique désormais pour le fonctionnement du centre Caleden mais une quarantaine d’habitations continuent à bénéficier de cette unique et précieuse caléfaction naturelle.

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L'escapade gourmande

Une telle étape ressourçante dans les hauteurs du Cantal ne saurait se passer sans une escale à l’Hôtel Sodade inauguré ce 14 juillet par le Chef doublement étoilé Serge Vieira, situé à l’orée de la rivière et des thermes Caleden. On vient de loin pour savourer cette cuisine inspirée à base des produits du terroir.

20180729_211440.jpgUne invitation à un voyage sensoriel, entre étonnement et émotions rares dues à des compositions entre pierre de touche et points de suspension... L’art du Chef auvergnat Bocuse d’Or 2005 rassemble un luxe de saveurs et de textures aussi agréables aux papilles qu’aux pupilles. Pour preuve : le cheviche de truite arc-en-ciel, fromage blanc et radis croquants, la cuisse et le suprême de volaille de citron, épinards et beurre monté, la tarte aux myrtilles et crème de pistache dans sa version bistro flanqué d’une bucolique terrasse avec vue sur la rivière et un jardin potager au Sodade (nostalgie douce en portugais et titre d’un air célèbre); mulet de ligne en gravlax, pulpe de citron et sorbet livèche sur une gelée de livèche, la langoustine au curcuma accompagnée de gnocchi au thym et Cantal imbibé du jus perlé, le filet de rouget à l’unilatéral et ses courgettes et poivrons marinés crus et cuits, le suprême de pigeon « Miéral » rôti et cuisse confite, betteraves et purée cardinale avec son jus de baies de genièvre trônent en maître au Château du Couffour immergé dans une ambiance cinématographique. Les convives n’ont désormais que l’embarras du choix pour les nuitées : 18 chambres de haut standing s’offrent à l’hôtel-restaurant en plus de quelques-unes au château.

La simplicité bien ordonnée, la touche méditerranéenne, la force tranquille de Serge Vieira lui valent évidemment une reconnaissance au-delà du Cantal ! Ainsi a-t-il été mandaté par le Président Macron à l’accompagner ce printemps lors de son déplacement en Australie. Le plaisir du temps suspendu et de l’infinité de l’espace se ressent dans ce lieu en plein cœur de la nature entre charme médiéval et architecture moderne grâce à l’allée de tilleuls bordant le donjon pour se fondre en un bâtiment d’inspiration contemporaine, en verre, bois, acier oxydé résistant et pierre de lave entouré de larges baies vitrées avec une vue panoramique à couper le souffle.

 

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vendredi, 10 août 2018

Le "Gusto" du Métropole au goût du jour

Un peu de soleil d’Italie dans les assiettes au Métropole … La canicule passée, le rembrunissement certain des jours futurs nous fera vite regretter les bienfaits de l’été. Mais c’est ignorer la capacité résiliente à réinventer les couleurs de la belle saison avec des odeurs et des saveurs avec l’amabilité des accords vins et mets italiens divins.  Le célèbre critique Michael Broadbent, n'affirme-t-il pas que boire du bon vin, avec de la bonne nourriture, en bonne compagnie, est l'un des plaisirs les plus civilisés de la vie ?

 

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Habiter ou visiter une ville induit la découverte de la gastronomie. Et Genève n'échappe pas à la règle.

Où cela se passe-t-il ? Le palace 5* de 1854 à l’architecture resplendissante tant extérieure qu’intérieure, qui ne crie pas son insolente splendeur - le seul sur la rive gauche de la cité de Calvin - offrant une des plus belles vues d’un côté sur le Lac Léman et de l’autre sur la Cathédrale St-Pierre, cache un joyau bien-nommé « GUSTO » pour tout voyageur qui s’arrête à la ville du bout du lac aussi bien que pour tout résident désirant se restaurer à un prix très abordable après le shopping du jeudi soir, quand la fermeture des magasins fixée à 21 heures permet de prolonger une journée bien remplie en une soirée rayonnante.

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Le Chef étoilé Alessandro Cattana aux commandes depuis septembre 2017 y décline les pâtes faites maison sous une forme rustico-raffinée avec un luxe de sophistications selon la règle d’or de la tradition italienne, selon son inspiration du moment. Il tient à faire connaître la nouvelle formule qu’il vient de lancer, appliquée le jeudi soir exclusivement : un instant exquis autour d’un trio de pâtes aux couleurs de la péninsule et d’un verre de vin pour la modique somme de 39.-- frs dans une ambiance cosy.

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Ayant animé les plus grandes maisons telles que La Pergola à Rome, sa ville natale, l’Hôtel Villa Serbellon à Côme, l’Ivy à Rotterdam, Le Petit Nice à Marseille, le gastronome est ravi de cette opportunité que lui offre Genève dans ce gigantesque hôtel jouissant d’une valeur patrimoniale assumée qui a vu défiler Richard Wagner, Hector Berlioz, le roi Edouard VII. Son caractère international le séduit, les défis nombreux mais excitants exigent une remise en question perpétuelle ; son souhait est de pouvoir fidéliser une clientèle. Nul doute que  le fameux trio - avec ce goût de reviens-y - saura convaincre par les pupilles et les papilles des gourmets à la recherche d’expériences culinaires transalpines disruptives !

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Informations pratiques :

Hôtel Métropole

34, Quai Général Guisan

1204 Genève

Réservations au GUSTO : 022 318 34 63 ou gusto@metropole.ch

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mardi, 31 juillet 2018

La Teranga à l'honneur au Festival des cultures africaines

L'été bat son plein. Les alertes canicule n'y feront rien. Les festivals continueront à faire le bonheur de tous. Les cultures africaines sont célébrées pour une 13ème fois à la Cinémathèque suisse, au Casino de Montbenon de Lausanne, du 23 au 26 août 2018.le thème de la Teranga (accueil, hospitalité en wolof) y sera à l'honneur.

Dans l'imaginaire collectif, le nomadisme semble caractériser les peuples africains. Le rassemblement ethnique d'un pays à l'autre contribue à cet essor depuis des lustres. L'art de la Teranga y sera scrutée à partir des points de vue culturel, social et artistique ainsi que politique grâce à des supports divers : photographies, films et musiques. Ils traduisent chacun à sa manière la volonté de partage en invitant à des voyages réels ou fictifs.

Ce 18 juillet, le centenaire de la naissance de Nelson Mandela a été fêté un peu partout. Bel hommage à ce grand homme qui a mis fin à l'apartheid, un des pires régimes politiques constitués, par son exemple.

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COMMUNIQUE : "La 13e édition accueille un panorama des cinémas africains contemporains, une rétrospective consacrée à la lutte anti-apartheid, un hommage à Idrissa Ouédraogo, un focus sur le Soudan, une exposition du photographe Osborne Macharia, des courts métrages en réalité virtuelle 360°, une carte blanche aux Rencontres Cinématographiques de Bejaïa (Algérie), un concert du sextet éthio-jazz Arat Kilo accompagné de la diva malienne Mamani Keïta et du rappeur slammeur américain Mike Ladd, une table ronde Littérature et cinéma, une soirée DJ, un café-rencontre, des débats et des délices culinaires.

La cérémonie d’ouverture en présence des autorités et des invités sera suivie par la projection en avant-première suisse du film RAFIKI de la réalisatrice kenyane Wanuri Kahiu, en présence de l’actrice Samantha Mugatsia. Sélectionné au dernier Festival de Cannes ce film est interdit au Kenya.

La section Panorama constitue le cœur du programme avec une sélection de 44 films en provenance de 25 pays d’Afrique. Elle offre une vision large de la production récente afin de mettre en lumière la diversité de la cinématographie africaine et de permettre au public de découvrir des films rares. Parmi les films sélectionnés, de belles découvertes encore inédites: MAKI’LA de Machérie Ekwa Bahango (RDC),  FIVE FINGERS FOR MARSEILLES de Michael Matthews (Afrique du Sud), MABATA BATA de Sol de Carvalho (Mozambique) en avant-première européenne, HOUSE IN THE FIELDS de Tala Hadid (Maroc), SHEIKH JACKSON de Amr Salama (Egypte), BOXING LIBREVILLE d’Amédée Pacôme Nkoulou (Gabon) ou encore LA BATAILLE D’ALGER, UN FILM DANS L’HISTOIRE de Malek Bensmaïl (Algérie). Deux co-productions suisses primées sont également à l'affiche, notamment le court métrage IMFURA de Samuel Ishimwe (Rwanda) - film de diplôme Bachelor 2017 à la HEAD Genève - qui a remporté l'Ours d'Argent du meilleur court métrage à Berlin.

Un focus dédié au Soudan met en valeur une cinématographie largement méconnue et dévoile une jeune génération de cinéastes qui s'engage pour faire vivre le cinéma dans leur pays. Sont projetés les courts métrages IMAN de Mia Bittar, VEGANIZE IT de Khalid Salim et NYERKUK de Mohammed Kordofani. Un montage d’extraits de film d’archives rendra hommage au légendaire cinéaste GADALLA JUBARA qui a ouvert le premier studio de cinéma privé à Khartoum dans les années septante."

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jeudi, 19 juillet 2018

Découvertes en immersion dans l'AIN

De par sa situation géographique et son histoire patrimoniale, l’Ain est un lieu de passage marqué par des événements qui ont fait date recensés dans les richesses naturelles, la gastronomie et les biens culturels à visiter absolument.

Outre la récente réouverture du Château de Voltaire à Ferney suite à une importante rénovation, ce département aux confins de la Suisse, un bastion industriel singulier se dévoile au gré des parcours pédestres possibles d’effectuer à perte de vue le long de la Valserine : le Barrage de Génissiat. Véritable fleuron de savoir-faire en matière énergétique, il se présente comme le 1er producteur d’électricité entièrement renouvelable en France. Géré par la Compagnie nationale du Rhône, le surnommé « Niagara Français » offre une visite guidée riche en (r)enseignements, pédagogique et interactive où il sera répondu à toutes les questions sur sa fabrication et son évolution depuis ses 60 ans d’existence. L’aventure du Rhône y est contée à tout promeneur curieux de 7 à 77 ans dans les moindres détails mêlant histoire, art et technologie hydraulique.

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Se balader en suivant la Valserine vous fera oublier tous vos soucis. Et bien plus! Le site naturel dessiné par des canyons, des fissures et des marmites de géant regorge d'haltes désaltérantes telles que Le Sorgia (signifiant étymologiquement source) animé par Alexandre Marc « Maître Restaurateur » dont les mets traditionnels composés de produits locaux et de saison.

À quelques kilomètres de là, Divonne-les-Bains qu’on croit trop aisément connaître grâce à sa réputation qui n’est plus à faire, notamment pour sa célèbre station thermale façonnée par les vertus uniques de ses eaux, saura encore enchanter par l’immense verdoyant parc alentour. Entre le pied du Jura et le Lac Léman, la ville se confond en toute sérénité avec le milieu naturel, en sous-bois ou en bordure de champs et sur des sentiers balisés invitants. C'est avec impatience qu'on attend une nouvelle marque d'eau d'ici quelques mois découlant des sources de cette ville immergée et qui en portera le nom ...

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jeudi, 07 juin 2018

Un nouveau complexe pour les arts de la scène est né

La ville du bout du lac peut s’enorgueillir de lever le voile sur un nouveau lieu dédié aux arts de la scène concocté durant deux ans dans les moindres détails usuels. Initié grâce à un généreux don du Casino de Meyrin à hauteur de près de 8 millions de francs suisses, le nouvel écrin culturel est érigé selon les codes écologiques, économiques, artistiques, juridiques et politiques en vigueur.

Inauguré en grandes pompes le 24 mai, sous le haut patronage de l’édile Nathalie Leuenberger (élue à l’exécutif meyrinois en charge des affaires culturelles et présidente du conseil de fondation de la Fondation Meyrinoise du Casino), ce projet sorti des nimbes a pour mission principale de répondre à un manque cuisant d’infrastructure pour la création artistique, la préparation des spectacles, les répétitions nécessaires dans un cadre technologiquement congruent et un lieu de vie adéquat, d’où l’aménagement d’une cuisine, de douches, bureaux, d’une pièce où se reposer allongé.

Cette longue attente des milieux des arts de la scène est enfin satisfaite par cet élégant bâtiment en bois, démontable et déplaçable, érigé sur 3 niveaux et demi d’une surface de 1500 m2, avec deux majestueuses salles polyvalentes respectivement de 277 m2 et 230 m2, correspondant aux exigences acoustiques élevées propres aux actions déployées. Selon l’architecte Christian Dupraz qui a réalisé la Maison des Compagnies pour la commune de Meyrin, le pavillon revêt des qualités importantes du point de vue de la circulation de la lumière du jour par de grandes baies vitrées qui rythment les instants animant le lieu. Bien que rien ne présageait de la réussite d’un tel plan à cet endroit là, de sa conception idéale à sa concrétisation matérielle, vu sa position naturelle à proximité de l’aéroport de Cointrin, au sein d’une zone réputée industrielle et bruyante, en dehors de la présence d’arbres fruitiers et du fameux Vivarium tous proches, l’expérience de silence propice à la méditation et à la contemplation en étonne plus d'un ...

En se dotant de cette nouvelle fabrique de spectacles, unique et originale, Meyrin se distingue encore par son dynamisme dû à son caractère cosmopolite et battant. Les deux compagnies de théâtre résidentes peuvent se réjouir de ce confort multidimensionnel à toute épreuve, l’idée étant de séparer de manière intelligente et efficiente le lieu de répétition et de production.

D’ici quelques jours, mercredi 13 juin à 20 h, sera présenté le programme de la saison 2018-2019, au Théâtre Forum Meyrin.

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Photo façade: ©Laura Keller pour C.Dupraz architectes

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samedi, 02 juin 2018

L’esprit de Voltaire plane de nouveau à Ferney

 « Les vérités sont des fruits qui ne doivent être cueillis que bien mûrs » (Voltaire)

À deux enjambées de Genève, en France voisine, le Château de Voltaire rouvre ses portes pour le plus grand plaisir du public après plus de deux ans d’une restauration de fond en comble dont les détails ne manquent pas de piquant, à l’instar de l’esprit de son auteur.

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Tour à tour urbaniste, architecte, jardinier industriel, homme de théâtre, essayiste et écrivain engagé dont les combats résonnent avec force encore de nos jours, Voltaire (nom d'artiste que Jean-Marie Arouet s'est donné signifiant "volontaire" avec une contraction d'une voyelle pour une assonance plus tonique) y développe le cadre d’une cité idéale restituée par les objets qui animent l’imposante et élégante bâtisse. On y découvre son lit complètement tapissé selon le modèle initial sauf la couleur passée du bleu au vert pour mieux se (con)fondre avec le décor à l’aide des outils technologiques de truchement innovants de première facture, dont l’installation d’un ascenseur pour personnes à mobilité réduite. Environ 9 millions auront contribué à  faire revivre ce haut lieu des Lumières et lieu de mémoire au 19e s. où tous les grands esprits se sont rencontrés pour refaire le monde et deviser sur tous les thèmes courants. En atteste le beau tableau de Madame du Châtelet (à qui on doit la première traduction anglais-français l’œuvre de Newton, Principiae Mathematica, à une époque où la langue de Molière revêtait un statut international et diplomatique) trônant dans une pièce centrale à qui le philosophe vouait une admiration et une affection sans borne.

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La commune qui porte son nom - Ferney-Voltaire - peut s’enorgueillir de son nouveau joyau au moment coïncidant par un hasard du calendrier avec la commémoration du 240e anniversaire de la mort de l’homme au savoir encyclopédique (30 mai 1778). L’événement marque de son empreinte l’année européenne du patrimoine culturel 2018 inscrite dans la tradition du dialogue interculturel (voire interdisciplinaire, devrait-on préciser aujourd’hui).

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lundi, 28 mai 2018

Dans de beaux draps

Pour commencer une bonne journée, rien de tel qu’un sommeil de plomb qui vous remet d’aplomb ! Cet adage convient à merveille à la nouvelle marque EVE. Entrée en force dans le marché très concurrentiel de la literie, la jeune start-up britannique multimillionnaire sleepeve traverse les frontières avec son art « mine de rien » d’inviter et d’inciter à mieux dormir. Adieu le mal de dos lancinant et les nuits blanches forcées ! Du matelas au couvre-lit en passant par la lingerie, toujours un accueil moelleux et ferme avec l’assurance d’un bien-être durable ...

On passe tout de même près du tiers de notre vie à dormir. Par conséquent, s’occuper de la qualité de son sommeil vaut se pesant d’or.

La saga sleepeve n’est pas à dormir debout … à commencer par son packaging insolite : déboulant dans votre appartement tout roulé en emballage réduit, il reprend sa forme en 48 heures. Le principe s'applique à toute la gamme, la mémoire de forme cartonne sur tous ses articles Deutsche Qualität.

L’essayer, c’est l’adopter : votre lit sera votre plus fidèle compagnon que ce soit grâce au matelas de 25 cm d’épaisseur, l’oreiller, le surmatelas composé de 5 cm de mousse ultra-respirante à poser – en attendant – sur un vieux matériau sans oublier la couette chouquinette. Le tout est à commander en ligne (www.sleepeve.ch), le matériel est livré à domicile avec un délai d’essayage non négligeable; après expérience, on renvoie le colis ou on le garde.

Une nuit de rêve promet souvent un réveil souriant. Et Sleepeve vous fera à coup sûr dormir sur vos deux oreilles.

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Si vous souhaitez l'essayer, le sublime Hôtel Opéra à Zurich, en partenariat avec la marque, vous met à disposition une chambre aménagée Sleepeve à votre meilleure convenance durant tout le mois courant.

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mardi, 22 mai 2018

La Parade Navale « Belle Epoque »

En ce 20 mai 2018, la Compagnie Générale Navale (CGN) a fait revivre la belle époque avec ses bateaux centenaires, restaurés au goût du jour, pour son rendez-vous annuel, au large du Lac Léman. Ouvrant ainsi la belle saison de manière forte, la parade navale en réunit 6 sur 8. La flotte légendaire augure plusieurs ports suisses et – pour la première – Evian, ce dans le cadre de Festiléman : le «Montreux » (1904), le «Vevey» (1907), l’« Italie » (1908), rajeuni et inaugurée en grandes pompes l’an dernier, « La Suisse» (1910), le «Savoie» (1914), agrémenté par les services du traiteur Eldora orchestré par la maison Philippe Chevrier ainsi que le «Simplon» (1920), à l’honneur en cette édition car repeint dans son entièreté et en sa qualité de vapeur le plus imposant de toute la flottille pour sa mécanique reconnue comme la plus réactive.

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Une chorégraphie digne d’un film fellinien dans la joie et la bonne humeur aidées par une météo clémente pour l’occasion a marqué la très charmante croisière sur le plus grand lac européen, dont le coup d’œil était déjà qualifié par Gérard de Nerval dans le premier chapitre du Voyage en Orient d’illusion d’une grande mer et d’où on ne perd jamais de vue les deux rives !

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La volonté et le savoir-faire centenaires à l'oeuvre raviront les pupilles et les papilles des badauds durant les futures escapades estivales, jour et nuit (dès le 25 courant, les repas du soir seront aussi assurés). (Pour toute information complémentaire relative aux modalités pratiques évoquées: www.cgn.ch et www.abvl@ch)

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mercredi, 16 mai 2018

Au fil de La Loire, les vignobles

St-Etienne

Cette mosaïque de sites naturels contrastés engendre une biodiversité à quelques  kilomètres de la jolie petite ville de St-Etienne-Châteaucreux. La métropole stéphanoise (adjectif provenant étymologiquement de ce mot dès le 14e s. - Estefan-Estève-Etienne – et les Stéphane célèbrent leur fête le jour à la St-Etienne, le 26 décembre) présente tous les atouts que peut offrir une ville française moderne pour flâner, le bien manger (une chocolaterie réputée sillonne la rue principale) ou le shopping. De plus, elle manifeste un positionnement incontournable pour l’innovation et le design avec comme pôle d’attraction, l’architecture. En atteste la 2e collection d’art contemporain du pays à proximité du site Le Corbusier : le Musée d’art moderne et contemporain jouit d’une renommée bien au-delà des frontières grâce à aux expositions des plus grands artistes. Par exemple, Art conceptuel revisite les concepts de 1968, dont on commémore les 50 ans cette année, selon la devise à la mode à l’époque « L’idée devient une machine à fabriquer de l’art », Valérie Jouve expose Formes de vie  et Jean-Michel Othoniel dévoile ses oeuvres Face à l’obscurité (du 19 mai au 16 septembre 2018). À retenir la Biennale Internationale Design qui se déroulera durant un mois entier au printemps prochain !

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Les vignobles, le sang de la terre

« Le vin est un professeur de goût, il est le libérateur de l’esprit et l’illuminateur de l’intelligence ». Cette citation de Paul Claudel pourrait s’appliquer avec merveille à la viticulture telle que pratiquée depuis des lustres dans la Vallée de La Loire. Authentique modèle historique remontant à l’époque gallo-romaine, le vin ligérien caractérisé par une vivacité et une élégance à toute épreuve s’inscrit dans la culture de l’accueil de la région, favorisée en grande partie par l’impulsion des abbayes.

L’étendue région viticole de la vallée de la Loire propose en effet divers terroirs dus à la multitude de climats et de sols ainsi qu’à la proximité de … l’eau grâce au long fleuve qualifié communément de royal ramifié d'irrigants affluents. La découverte d’une cave constitue un voyage en soi, une rencontre avec un vigneron et son exploitation, qui vous ouvrira les portes à un univers de passions et de savoir-faire au fil des générations à l’origine de son déploiement. On dégustera les élixirs allant du blanc au rouge, un verre à la main dans le caveau ou en déambulant dans les vignes mêmes. Les domaines de Stéphane Montez, d’Yves Cuilleron, d’Anthony Paret, de Thomas Putman (lieu-dit « chez Favier »), de Christophe Pichon (Président de l’AOP Condrieu), des Amphores chez Madame Grenier & fils (Présidente de la Confrérie de la Vigneronne) sans oublier le très sympathique bar à vins - Demain les vins - au cœur de St-Etienne où le savoir s’allie à la saveur Loire3.jpgpar les soins de son représentant Mathieu Mondesert.

L’oenotourisme a de beaux jours devant lui grâce aux initiants « natuels » à l’œnologie que sont les acteurs de la vigne; un même cépage donne un bouquet différent selon le travail du viticulteur et le terroir. Et de cette observation capitale, l’amateur de vin appréhendera le Condrieu, la Côte Rôtie, le Saint-Joseph avec toutes les distinctions sophistiquées qui s’imposent : le premier – unique cépage viognier - étonne par sa robe d’or avec quelques reflets verts, parfumé à l’odeur florale (violette) ou fruitée (mangue ou abricot) ; le second charme par sa robe rubis à la fragrance d’épices, de fruits rouges ou noirs et de violette ; le troisième ravit le palais et l’esprit par ses arômes de poivre et d’épices mêlées de notes plus minérales (pour les rouges) ou par l’empreinte du roussanne et du marsanne (pour les blancs).

La Chartreuse

GP040727-Modifier.jpgOn ne peut pas parler de cette belle vallée sans s’arrêter à/sur la Chartreuse Sainte-Croix-en-Jarez, qui aura donné ses lettres de noblesse à la contrée ligérienne au fil des siècles. Niché au sein du Parc du Pilat, le monastère de l’ordre chartreux fondé en 1280 et classé parmi les Plus Beaux Villages de France se visite toute l’année avec cette particularité que tout au long de l’été, il est animé par un sympathique festival de musique. Cette chartreuse devenue village garde ses secrets dans la fabrication d’agréables alcools portant le même nom (en jaune et en vert). Quelle n’est pas la surprise de tomber sur un chocolat suisse inhibé de chartreuse ! Tout simplement excellent ! Le site historique abrite un gîte bucolique – L’Elixir - où l’on peut imaginer la vie des chartreux tout en savourant les produits du terroir et en échangeant de manière ludique et didactique sur les sujets de la vie.

(Pour tout renseignement sur cette luxuriante région : www.loiretourisme.com. Il faut remercier chaleureusement l'Office du tourisme de La Loire, qui a organisé ce voyage pour tout membre de l'AFITV.) Les photos ont été prises par l'Agence 7ex.

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lundi, 14 mai 2018

Au fil de La Loire, un festival

La Loire, enchanteresse et ensorceleuse vallée de sable

En voilà une belle idée de vacances ! Il est une région à équidistance en temps de Paris et de Genève ayant su préserver la richesse de ses sites naturels grâce à la patte de ses habitants : La Loire, trait d’union entre Auvergne et Rhône-Alpes. Devant son spectacle, Balzac  s’exclamait déjà : « (…) la Loire apparaît dans toute sa magnificence. Les innombrables facettes de quelques roulées, produites par une brise matinale un peu froide, réfléchissaient les scintillements du soleil sur les vastes nappes que déploie cette majestueuse rivière. Loire5.jpgÇa et là des îles verdoyantes se succèdent dans l'étendue des eaux, comme les chatons d'un collier. » Avec ses reliefs escarpés et verdoyants à perte de vue, le Département qui porte le même nom appose son attachement à la valorisation de ses forêts comme l'attestent ses sentiers taillés pour le vélo ou la randonnée pédestre, ses plateaux vallonnés exhalant des odeurs d’épicéas ou de bruyères, bons pour les pupilles et les papilles. Regorgeant d’étangs, de lacs et de rivières, La Loire (base de la cour itinérante de François 1er) s’entoure de deux monts séparés du plateau granitique – le Forez et le Pilat – qui font office de poumon et où l’on peut se restaurer dans des auberges à la manufacture typique et être hébergés dans des gîtes aussi spacieux que spécifiques par leur décoration tout en découvrant ses foisonnants produits du terroir aux saveurs indélébiles.

La région des premiers châteaux de La Loire offre tout ce qu’on peut désirer pour un séjour idéal lié à un voyage d’affaires ou pour des vacances à la fois actives et sereines. Une mini croisière sur le fleuve le plus long de France à bord d’un bateau électrique discret du point de vue sonore et épousant les normes environnementales reconnues dévoile au plus profond de ses gorges des bâtisses médiévales telles que le Château d’Essalois, Château de l’île de Grangent, Château de Cornillon sans oublier le village haut-perché de la même époque, Saint-Victor-sur-Loire. Avec son apparence de fjord du Forez, les Gorges de la Loire valent vraiment le détour.

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Gorges de La Loire                                           St-Victor-sur-Loire

 

L’Estival de la Bâtie

Loire8-affiche_web.jpg.jpgLa culture s’invite presque naturellement et comme un must dans cet interminable terreau à portée de ville. Cet été, comme chaque année depuis 8 ans déjà, verra se produire un festival des arts vivants du 5 au 21 juillet dans le majestueux cadre de la Bâtie d’Urfé. Classé monument historique en 1912, le château Renaissance sis au cœur de la plaine du Forez accueille le public et les artistes dans une ambiance bucolique et intellectuellement animée. Flanquée par de somptueux jardins « à l’italienne », fruits de la rencontre de François 1er avec la péninsule italienne au 16e siècle, berceau de la Renaissance (le propriétaire a été ambassadeur de France auprès de la cité éternelle), la bastille incarne les idéaux philosophiques et artistiques du Cinquecento, une centralisation de la place de l’homme dans l’univers accompagnée du respect de la fameuse « harmonie » en toute chose – géométrie, symétrie et régularité - à l’instar de la règle d’or, selon les canons de l’Antiquité redécouverts à cette époque avec la volonté de déterrer les textes des auteurs (néo)platoniciens. Au programme, trois concerts de musique classique ouvrent le bal – Berlioz, Dvorjak et Ravel avec son célèbre Concerto en sol - ainsi qu’un opéra légendaire, La Flûte enchantée de Mozart. Par son nouvel album Firmamento, la belle blonde aérienne Rocìo Màrquez interprétera le flamenco de manière fidèle et disruptive. La Compagnie Julien Lestel donnera de la voix avec La Jeune fille et la mort ou encore Le Faune, du poème de Mallarmé adapté musicalement par Debussy, le Boléro et le Sacre du Printemps de Stravinsky. Un cirque virtuose en Sol bémol de la Compagnie d’irque & fien amusera les festivaliers. Pascal Amoyel jouera son propre rôle grâce au pianiste aux 50 doigts. Le bassin méditerranéen, marque de fabrique de cette 8ème édition, ne saurait se passer de la présence de la figure de proue algérienne Souad Massi. Les apéros-concerts agrémentant chaque spectacle égaieront les corps et les cœurs autant que les flâneries possibles dans les 16 parterres de buis et d’ifs s’articulant autour d’une rotonde et de sa fontaine, protégés par des murs crénelés où trône son mythique sphinx.

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Fronton de la Bâtie d'Urfé

(suite)

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