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CIVITAS

  • Evian ressuscite les derniers impressionnistes

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    Le flamboyant Palais Lumière d’Evian fait la part belle aux peintres du courant intimiste de la Belle Epoque. L’exposition Les Derniers impressionnistes à voir absolument jusqu’au 2 juin 2019 consacrée à la Société nouvelle de peintres et de sculpteurs recouvre l’une des périodes, à cheval sur deux siècles, les plus riches de l’art Européen, dramatiquement rétrogradés après la deuxième guerre mondiale au profit des avant-gardistes considérés comme modernes.

    Y sont présentés comme jamais les œuvres d’Edmond Aman-Jean, Albert Baertsoen, Albert Besnard, Jacques-Emile Blanche, Eugène Carrière, Emile Claus, Charles Cottet, André Dauchez, Georges Desvallières, Henri Duhem, Antonio de La Gandara, Gaston La Touche, Ernest Laurent, Henri Le Sidaner, Henri Martin, René Ménard, René-Xavier Prinet, Jean-François Raffaelli, John Singer Sargent, Lucien Simon, Frits Thaulow et Eugène Vail. Le rituel annuel de réunir ces artistes au printemps à Paris – d’abord sous la présidence de l’écrivain Gabriel Mourey, puis sous celle d’Auguste Rodin – ces peintres et sculpteurs a joué un rôle incontestable dans les processus de reconnaissance publique pour le plus grand bonheur des historiens de l’art, des galeristes, des conservateurs de musée, des amateurs d’art et des visiteurs. Quel est le dénominateur commun entre tous ? D’abord, le goût de l’intimité – découlant en partie d’une littérature mettant en lumière des portraits – et un ravissement devant le spectacle de la nature – propre au romantisme – détachée de son instrumentalisation et aimée pour elle-même.

    De 1895 à 1939, ils ont su s’imposer sur la scène internationale en leur qualité de derniers impressionnistes bien que chacun d’eux nourrissait un style propre totalement identifiable; c’est cette appellation qui perdure jusqu’à nos jours !

    Cette vision sentimentale des objets et des êtres se traduit par l’aspect tragique ou mystérieux dans toutes ces représentations, rendant une profondeur immatérielle que peut-être peu de mots seraient capables de retranscrire. Leur devise touche une perception plongeante de l'espace : montrer ce que l'on ne voit pas en peignant ce que l'on perçoit et non ce que l'on croit savoir du sujet.

    Pendant un demi-siècle, les artistes de la Société nouvelle façonneront une nouvelle conception du monde parallèlement à la naissance de nouvelles disciplines ayant pour dessein de décrire la nature humaine en interaction (le psychanalyste Sigmund Freud naît en 1899 et le philosophe phénoménologue Edmund Husserl meurt en 1939).

    La quête d'une vérité authentifiée des êtres au-delà des formes apparentes s’exprime de fait aussi bien dans les portraits que dans les paysages dessinés : en attestent par exemple les jardins nus ou les tables bien garnies sans âme qui vive de Henri Le Sidaner ou encore les scènes peuplées de René-Xavier Prinet à la recherche d’un temps perdu. Les traits psychologiques se lisent sur les visages autant que la solitude se dégage des décors naturels. Si le paysage comme état d’âme caractérise le plus fortement les derniers impressionnistes grâce au respect de la prédominance du dessin et des valeurs sur la couleur, ceux-ci prirent une place de premier plan dans le concert artistique mondial par leur génie de l’intrusion psychologique (mieux que leurs prédécesseurs) permettant de relever une ambiance singulière auréolée d’énigmatiques ressentis irréductibles.

    Derniers impressionnistes – Le temps de l’intimité  à voir jusqu’au 2 juin 2019
    Palais Lumière // Quai Charles-Albert Besson, 74500 Evian

    www.palaislumiere.fr
      Lundi et mardi de 14h à 18h / du mercredi au dimanche de 10h à 18h

      Charles Cottet-La Pointe du Toulinguet à Camaret.jpgFemmes de Plougastel-Charles Cottet (1863-1925).jpg

     

     

     

     

     

     

     

    René-Xavier PRINET(1861-1946)-Au bord de la Manche.jpgAndré Dauchez-Les Brûleurs de goémon (1931).jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1. Charles Cottet (1863-1925) - La Pointe du Toulinguet à Camaret

    2. Charles Cottet (1863-1925) - Les Femmes de Plougastel

    3. René-Xavier Prinet (1861-1946) - Au bord de la Manche

    4. André Dauchez (1870-1948) - Les Brûleurs de goémon

     

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  • Le Salon franco-suisse des Voyages à Evian-les-Bains

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    Evian-les-Bains battra au rythme du tourisme et de la culture une fois de plus. Ayant connu un franc succès lors de sa première édition l’an passé, le Salon franco-suisse des Voyages animera le prestigieux Palais Lumière les 6 et 7 avril 2019.

    Son invité d’honneur vient tout droit de l’Est, reconnu pour sa situation au bord de la mer baltique et son architecture médiévale : la Pologne.

    Les Offices du Tourisme de divers horizons présenteront les richesses patrimoniales et naturelles de leur région.

    Pour sa seconde édition, il accueillera à nouveau le Salon Livres&Patrimoines consacré à la préservation des environnements culturels et culturels autant que cultuels.

    À l’occasion de la rencontre avec les représentants du tourisme, une magnifique exposition Les derniers Impressionnistes attendra les visiteurs.

    « Il n’y a d’homme qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie », selon Alphonse de Lamartine. Cette célèbre citation littéraire illustre à merveille l’esprit du Salon franco-suisse des Voyages (Société BO2 / Site web : http://salonbo2.wixsite.com/salonsbo2/contact-bo2), facile d’accès de façon multimodale, trônant sur le Lac Léman.

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  • Table ronde 14 mai avec Piccard, Ziegler, Rabhi

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    Dans des temps reculés, l’Occident expliquait le monde en termes religieux d’où découlait un principe de droit divin régissant les sociétés. L’ordre politique se calquait sur ce modèle; l’obéissance civile et le roi tout-puissant, la nation et l’individu constituaient l’imaginaire collectif. Avec la révolution industrielle, le capitalisme s’affranchit du pouvoir politique stricto sensu pour créer un cadre référentiel inédit jusque là où l'individu s’enorgueillit de ses talents, se considérant seul responsables à sa réussite, en faisant fi des inégalités sociales engendrées par des mécanismes inévitables de la prédation; les classes sociales se vouent une guerre sans trouver aucun modus vivendi mais où chacun croit à la participation sociale par le droit de vote. Actuellement, la globalisation a fait volé en éclats ces anciens paradigmes sociaux pour finalement ériger l’individu, nu et seul, en un maillon de la chaîne logistique qui lui échappe tout en s’efforçant d’être le maître de sa vie : ses choix ne sont les siens mais pour ne pas être déclassé, il se sacrifie pour les réaliser, l’hypersexualité devient le principal de ses soucis (le corps-machine passe du statut d'objet à celui de sujet), le paraître et l’avoir cachent mal les désordres qui déchirent la société au point de porter le poids de responsabilités auxquelles il n’a pas été associé. Abandonnant le paradigme socio-économique pur et dur, notre ère se trouve marquée par un besoin d’un nouveau d’un autre type : il sera d’ordre culturel. En témoignent les questions qui préoccupent les citoyens : quelle place a l’homme dans l’univers ? la femme est-elle l’égale de l’homme en droit ? les peuples autochtones ont-ils une identité et le droit d’exister ? les religions relient-elles comme leur étymologie l'indique ou incarnent-elles le mal absolu qui justifient les pires exactions des droits humains ? l’intelligence suffit-elle à résoudre les problèmes ? comment créer du lien ? Le désenchantement du monde s’accompagne désormais d’une décomposition de la société gouvernée jusque là par des caractéristiques martiales. Peut-être que cet ordre fera-t-il place à un nouveau modèle gouverné par un paradigme encore difficile à définir basé sur des valeurs concrètes dont désormais le renversement a fait ses preuves jusqu’à l’absurde?!

    C'est à cette problématique fondamentale à laquelle vous invite l'UNESU ONG ECOSOC en participant à l'événement exceptionnel organisé à l'ONU-Genève le 14 mai prochain :



              Une Table Ronde avec la participation de Bertrand Piccard, Pierre Rabhi, Jean Ziegler orchestrée par Christian Degiorgi.

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    - En ouverture, une allocution d'introduction de Mme Adèle Thorens Goumaz, Conseillère nationale.

    - Une préface enregistrée de Yann Arthus Bertrand lancera le débat.

    - Un intermède musical offert par le duo Calderòn agrémentera cet échange durant la pause.

    Ouvert au public sous condition d'inscription GRATUITE obligatoire :

    https://reg.unog.ch/event/28357/

     

    Au plaisir de vous y rencontrer !

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  • Variations lexicographiques - Vive la Semaine de la Francophonie!

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    La Semaine de la Francophonie revêt toujours l’instant de s’ambiancer autour de nouveaux mots ou locutions inédites de manière ludique autant qu’instructive. Des échantillons fleurissent ci et là où que l’on soit en pays francophone. S’il est souvent question de vocables entrés dans la dernière édition du dico, certains retiennent l’attention par leur curieux caractère véhiculant un désir d’en savoir plus et – qui sait ? – susceptibles de faire partie bientôt du patrimoine linguistique français. Une autre manière de voyager et de fêter les richesses de la langue de Molière …

     

    • Franbanais a été inventé au Liban pour indiquer une variété du français pratiqué au pays du cèdre.
    • Clandoter nous vient du Sénégal. Il signifie non pas « traverser les frontières clandestinement » mais « se faire héberger en catimini ».
    • Drivailler aux Antilles signifie « vagabonder » au lieu « diriger une pirogue » comme on peut le croire.
    • Facancier désigne « un Marocain qui revient au pays pour les vacances ».
    • Appollo est une conjonctivite en Côte d’ivoire.
    • Chkouba dénote en Tunisie un jeu de carte et non notre plat préféré à base de pois chiches.
    • Bécosse désigne au Québec les latrines malgré les étranges résonnances trompeuses.
    • Bagayou en Nouvelle Calédonie dénomme le pénis et non un marécage.
    • Àplaventrisme s’est imposé en Algérie et … au Québec pour caractériser une attitude servile en vue de tirer un profit d’une situation donnée.
    • À tantôt est un joli belgicisme qui veut dire « à plus tard » ou « à tout à l’heure » en pays plat au lieu que sur l’Hexagone l’expression signifie plutôt « à bientôt ».
    • Avoir un boentje pour quelqu’un, c’est avoir le béguin pour une personne. L'expression vient surtout de Bruxelles (prononcé à la manière flamande: bountche).

    ...

     Et n'oubliez pas le plaisir des mots !

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  • Master Class : le modèle italien pour une nutrition durable

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    C'est un fait : la découverte d’une région va de pair avec la connaissance des spécialités locales. À plus forte raison lorsque l’on se réjouit de les retrouver à l’extérieur, chez soi. Pour preuve, il ne nous viendrait pas à l’idée de vouloir de ramener une bouteille d’Evian si l’on se trouve à Bordeaux alors que des vins illustres constituent une bonne raison de s’y rendre. Il en va naturellement de même pour l’’Italie et la notoriété universelle de ses produits. Ainsi, l’osso buco est à Milan ce qu’est l’artichaut en tant qu’accompagnateur de mets à Rome, à l’instar du jambon de Parme ou encore le San Daniele dont la variété de saveur dépend de l’endroit où le produit est fabriqué … On sait que le Bel Paese connaît le plus grand nombre de marques déposées au niveau européen. Mais qu’en est-il du respect du Made in Italy renfermé dans les emballages, notamment à l’étranger, où l’on se réjouit toujours de trouver ces aliments importés avec leur part de rêve. L’exemple du parmesan nous vient tout naturellement à l'esprit. Retrouver le vrai goût des produits italiens est le défi relevé par le projet True Italian Taste et soutenu par près de 78 Chambres de Commerce Italiennes représentées à l’étranger afin de sensibiliser les consommateurs au vrai goût italien sans tromperie sur la marchandise. Quelle meilleure arme tactique et stratégique pour contrer le phénomène de l’Italian Sounding et redonner à la réelle qualité des produits made in Italy leurs lettres de noblesse ?

    La CCIS invite le 20 mars 2019 à une réflexion pédagogique sur le thème appuyée par des expériences empiriques idoines. Les dégustations sont gratuites mais prière de s'inscrire jusqu'au 8 mars.

     

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  • L'Antipresse au Club de la Grammaire

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    En ces temps troublés de l’information et de la formation qui frisent le délire, Antipresse a pour vocation de rendre les lettres de noblesse aux contenus. Illustrées par la prolifération de fake news (dont on se souviendra longtemps de la manifestation dans les rues aux USA en 2017 criant le ras-le-bol face à ce phénomène hallucinant) ainsi que par le point de Godwin atteint souvent dans les débats publics ou discussions en ligne qui finissent par l’invective, à se traiter de tous les noms tels que nazillon pour tout et pour rien, les tentatives de désinformation se heurtent au mur d’une vraie recherche d’implications objectives tendant à embrasser le réel

    LE CLUB DE LA GRAMMAIRE

    et son Président Pascal JUNOD

     

     ont le plaisir de vous inviter à la prochaine conférence organisée 

     

    le jeudi 21 février 2019 à 19h00

     

    Au restaurant de l'Hôtel-de-Ville, 39 Grand-Rue

     

    Avec Slobodan DESPOT

    Directeur des éditions Xénia, écrivain et animateur de la revue Antipresse.

    Les choses vues d'en haut

    Observe. Analyse. lnlel'vienl. /  Antipresse, c'est la presse. Mais avec du contenu.

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    Diffusée  chaque  dimanche  matin  sans  faute  depuis  le  6  décembre   2015, l' Antipresse est une «lettre de réflexion et de divertissement» rédigée par Slobodan Despot et ses amis qui régale un public cultivé, curieux  et, avant tout, déçu des «médias de grand chemin».

    Entrant dans sa quatrième année d'existence (170e semaine), l'Antipresse se demande si, en ces temps orwelliens, elle ne serait pas en train de devenir LA presse de demain?

    Une réflexion sur le devenir du journalisme et de l'information en compagnie d'un expert. Editeur, journaliste, romancier et communiquant,  Slobodan Despot observe depuis plus de trente ans la révolution de l'expression écrite.

     

    Amoureux et défenseurs de la langue française ne pas s'abstenir!

     

     

    Club de la grammaire - case postale 3763 - 1211 Genève 3 Tél: 022/319.42.42-Fax: 022/319.42.43

    clubdelagrammaire@europae.ch

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  • L’habit ne fait pas le moine ou le cas Fillon

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    Le procès de l’ancien premier ministre français et candidat malheureux à la présidentielle va débuter. L’objet porte sur le fonds d’investissement auquel il est partenaire et en aval la question sur les méthodes masquées de l’argent amassé. C’est dans cette veine que s’inscrit tout l’intérêt du fascinant livre de Véronique Jaquier L’homme qui ne voulait pas être président paru chez L’Artilleur.

    L’habit ne fait pas le moine, s’écriait déjà en 2014 Rachida Dati, en désignant l’ancien chef du gouvernement. Ces mots d’une valeur de mise en garde ont été ignorés et n’ont pas empêché que l’homme gagne la primaire devant son parti grâce à un boulevard imprenable au vu du prévisible mouvement de balancier gauche-droite qui aurait pu le promouvoir au sommet de l’Etat. Or, la campagne d’une médiocrité difficilement qualifiable menée après cet adoubement surprenant a révélé le visage d’un personnage qui véhiculait une apparence de bosseur sérieux, discret sans attirer le moindre soupçon, une absence d’expression en toutes circonstance attribuée à un self-control à toute épreuve et une volonté de réaliser des actions politiques selon les dogmes de son camp assises sur un programme bien établi. L’armure s’est cassée pour révéler un hédoniste, plutôt paresseux mais toujours prompt à se lancer dans une course de motocross ou de chasse au chevreuil et à se prélasser dans son manoir de la Sarthe.

    À chaque page, son addiction à l’argent apparaît comme le fil conducteur de son parcours politique où il est tombé presque par hasard, la cuillère d’argent à la bouche. Ses contrats, l’emploi de sa femme fictif selon les enquêteurs ainsi que celui de deux de ses enfants, ses costumes offerts afin d’éviter l’attention sur la circulation de cash dépassant les 1000 euros légaux dans l’hexagone jusqu’au remboursement du mariage de sa fille découleraient principalement de combines bien peu présidentielles et en filigrane un tempérament bien peu présidentiable. Quatre décennies utilisées à tromper d’abord son monde – sa famille politique, ses soutiens – et ensuite les citoyens, ce en s’enrichissant de manière spectaculaire, l’air de rien. Avec sa célèbre maxime « Je ne vous demande pas de m’aimer ni de trouver un copain mais d’élire un président » (même pas « votre » président), le candidat qui a provoqué à chaque étape sa propre perte en traînant dans son sillon le naufrage de la droite tout entière, le châtelain n’aura jamais apparu comme une bête politique au mépris de ses sujets. On serait tenté de conclure qu’une si grande et belle nation n’a pas, heureusement, élu à sa tête un roi sans cour et sans couronne.

    À lire absolument pour comprendre dans chaque détail les dessous des éléctions présidentielles de 2017 et de l’avènement Macron !

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  • VIENNE, romanité et modernité

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    Un musée à ciel ouvert de 2000 ans

    20181006_091453.jpgÀ quelques enjambées de la bucolique et baroque Lyon, sa petite sœur vous accueille avec tous les ingrédients de la tradition française. De son origine étymologie – le petit bourg au bord de l’eau – Vienne tire toute sa substance qui fait tout son intérêt touristique depuis sa création. À la confluence du Rhône et de la Gère, dans l’Isère, la cité romaine choisie par les gaulois Allobroges présente des joyaux qu’on ne compte plus et qui figurent parmi les incontournables du monde gallo-romain : temple d’Auguste et de Livie, odéon, théâtre antique, pyramide du cirque long de 460 m où se succédaient les courses de chars. Ce temps glorieux a laissé les stigmates qui font de Vienne ce qu’elle est aujourd’hui avec un patrimoine de 2000 ans à ciel ouvert.  

    D’un côté, le forum s’étendant sur deux hectares embrasse les bâtiments voués à la vie religieuse et politique ; de l’autre, l’excursion cultuelle sur la colline de Pipet permet d’avoir une vue complète sur le site naturel désormais érigé au rand de ville d’art et d’histoire que dévalent annuellement plus de 100'000 touristes.

    Sa  romanité affichée telle un musée en plein air, Vienne dévoile un enchevêtrement de porches, de toits, d’églises et de vestiges d’antan avec ses quartiers enlaçant les méandres du Rhône, les cheminées témoignant de son activité industrielle ainsi que naturellement les vignobles de marque.

     

    La gastronomie déclinée par Patrick Henrioux

    « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité !» La célèbre devise de l’écrivain lyon20181005_182619.jpgnais Saint-Exupéry, auteur du Petit Prince, semble adaptée à l’aventure gastronomique réalisée près de la pyramide du cirque : l’Hôtel La Pyramide situé en plein centre-ville présente les atours et les atouts de ce petit morceau d’Italie au coeur de l’Isère. Ses jardins resplendissants à contempler de l’intérieur ou à habiter l’instant d’une restauration en terrasse rappellent l’héritage de Fernand Point, maître des lieux et 1er Chef à décrocher les 3 étoiles Michelin en 1933, à qui on doit une rupture dans l’art culinaire consistant à lâcher les sauces abondantes et redécouvrir les qualités du produit autant que le respect des saisons dont ses premiers disciples furent … Paul Bocuse et Pierre Troisgros. Du célèbre couplet de Sacha Guitry « Pour bien manger en France, un Point c’est tout ! » au joyau actuel, il n’y a qu’un pas. Qu’on vienne des quatre coins du monde ou par voie fluviale depuis Lyon (onze bateaux hebdomadaires avec 200 touristes à bord), on accoste à Vienne pour découvrir la carte de Patrick Henrioux, Chef doublement étoilé depuis 1992, dans ce lieu emblématique.

     

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     Grâce au professionnalisme du couple propriétaire du complexe hôtelier, la vision solaire imprimée dans les plats inégalables régale les pupilles et les papilles en toutes circonstances. Le faste du matériau marié à la sobriété du design résumée à une ligne droite relève la spécificité de la maison : la dextérité dans le choix des produits du terroir dont le chef est reconnu pour être leur ambassadeur (Titre de Chevalier de la Légion d’honneur) et une inventivité à toute épreuve.

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    Territoire labellisé Vignobles et Découvertes « Condrieu – Côte Rôtie »

    Commencer par une longue flânerie au Marché de Vienne ouvre la curiosité et les sens à coup sûr. À plus d’un titre. Les produits du terroir, valorisés, racontent une histoire par leur seule présence ; les ustensiles émanant de savoir-faire éprouvés attirent le regard comme lors d’un spectacle ; les personnalités viennent s’y fournir. Le volet « fringues » mérite réellement qu’on s’y attarde pour flairer les bonnes affaires. Une fois achetées les denrées, un brunch au Bar du Temple constitue l’occasion de partager un moment convivial au pied du temple d’Auguste et de Livie que le soleil inonde souvent jusqu’à fin octobre. On peut y découvrir le jardin de Cybèle entouré d’arcades à l’emplacement des anciens hospices, le Cloître (témoignant de l’importance du clergé quant au développement viticole de la région) et le Musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal renfermant un mythique pressoir.

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    L’histoire de la cité reste effectivement liée à l’histoire du vignoble. Du fait d’un port d’importance, le commerce de toutes sortes de produits était florissant : la poterie oet la draperie tutoyaient le vin produit dans cette aire depuis le 1er siècle de notre ère relaté chez Pline l’Ancien autant que chez Plutarque dont le goût de poix est attesté grâce à une reconstitution serrée ; les amphores fabriquées dans la région dénotaient l’amour des lettres et des beaux-arts de ses résidents et étaient très prisées au point de se vendre très cher même à la capitale italique. Les vignes érigées au fil des siècles sur les hauteurs de Vienne se découvrent à pied, à vélo ou en minibus jusqu’à se faufiler dans une cave qui se fera le plaisir de vous inviter à une dégustation. Le domaine Christophe Billon à Ampuis en offre un bel exemple. Si son premier millésime remontant à 1991 l’a promu parmi les viticulteurs les plus chevronnées et innovants, l’homme ne cesse d’étendre ses talents au point d’en avoir créé une destination oenotouristique : ses 2 hectares en Côte Rôtie (Médaille d’Or 2006)  auxquels s’ajoutent 2 autres hectares en vins du pays et en Condrieu accueillent l’amateur de vins pour un pique-nique qu’on n’est pas prêt d’oublier. Avec une vue imprenable sur le Rhône, les coteaux viennois sont une invitation au voyage en soi. « L’escalier de la cave est le chemin le plus sûr, rapide et agréable pour aller au Paradis », prétendait le docteur Christophe Ozanon ! La balade gourmande ici se fond en une ballade intemporelle.

    Micheline Pace

     

    Informations et adresses utiles :

    - Tourisme gourmand en région Auvergne-Rhône-Alpes : www.inauvergnerhonealpes.com et www.vienne-condrieu.com

    - Patrick Henrioux, La Pyramide : www.lapyramide.com/fr

    - Domaine Christophe Billon - Rozier 69420 Ampuis - +33 474561775

     

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  • La Belle de la Daunia célébrée à Genève

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    L'automne est chaud à la Chambre de Commerce Italienne pour la Suisse. Après une ode à la truffe blanche d'Alba conjointement à la truffe noire du Périgord, elle vient de célébrer La Ligurie lors d'une soirée en haute en couleur autour des différentes déclinaisons du pesto; la région a déposé une requête pour que cette spécialité culinaire soit reconnue par l'UNESCO pour sa valeur patrimoniale immatérielle en relevant un savoir-faire ancestral qui a contribué largement à sa réputation.

    En partenariat avec le Consortium de l'Olive da Mensa la Bella di Cerignola, elle organisait à la Fondation Louis-Jeantet vendredi 7 décembre une soirée dédiée aux Pouilles et à ses produits d'excellence.  Tout le soleil des Pouilles pour le plaisir de vos papilles ! La célèbre Oliva da Cerignola sera la protagoniste d'un délicieux cocktail à base de produits italiens d'excellence préparé par le renommé restaurant "Luigia" et avec les vins du Consortium "Puglia in Rosé".

    30cfdfc8-a2b6-49db-a239-476a214c4ede.jpgDevant un parterre d'aficionados, les officiels de prestige d'Italie sont intervenus pour relever l’excellence des relations bilatérales en matière économique ; le directeur de l’organe faîtière Monsieur Giuseppe Dibisceglia, originaire de Cerignola, ne cache pas sa joie et sa fierté d'être à la tête de la représentation des plus grosses olives du monde rendues possibles grâce à un labeur acharné de plusieurs siècles - les Romains la cultivaient déjà - affiné par des recherches de procédés qui ont valu la réputation de cet aliment aux multiples usages allant de l'apéritif aux mets les plus sophistiqués crus ou cuits. La reconnaissance de l'Union Européenne (DOP) des critères remplis selon un cahier des charges spécifiques (goût, particularité du terroir, durabilité, procédés scientifiques utilisés, autochtone) consacrée en l'an 2000 a entraîné en effet la constitution du Consortium de l'Olive da Mensa la Bella di Cerignola.

    Le talon comme il est communément appelé peut s'enorgueillir de compter parmi ses atouts une telle réputation en ce qu'elle rejaillit sur l'ensemble de la région. Outre ses atours touristiques - une beauté naturelle des paysages, une mer d'un bleu éclatant qui invite à s'y baigner au moins six mois par année faisant d'elle une des destinations les plus prisées, une histoire greco-romaine qui n'a pas fini de livrer tous ses secrets même depuis la découverte des Bronzes de Riace et le mythique Musée national d'archéologie à la pointe, Taranto, une gastronomie typiquement méridionale - Cerignola et les 5 communes environnantes qui cultivent la Belle de la Daunia (variété de la Belle de Cerignola) offrent un spectacle culinaire hors pair grâce à un soleil presqu' omniprésent au point d'être dénommée il "Tavoliere delle Puglie".

     


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  • Un premier vrai Marché de Noël à Genève

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    ˋChaque année, les marchés de Noël rivalisent de créativité pour attirer les visiteurs. Genève inaugure pour une première édition de manière originale les fêtes de fin d’année. Au beau milieu de l’Escalade, la cité de Calvin se dotera d’un vrai Marché de Noël digne de sa création entre les Vosges et la Forêt Noire. Les compétences locales alliées à l’expérience confirmée des organisateurs d’un des plus beaux marchés de Noël en Suisse, la Weinachtsdorf de Bellevue à Zürich ont accouché d’un joli projet : un vrai Marché de Noël au centre de Genève aura lieu dès le 6 décembre 2018 dans l’illustre Parc des Bastions qui abrite depuis près de 500 ans l’Alma Mater et le célèbre Mur des Réformateurs.

    L’esprit de la Street Food qui aura fait connaître au grand public les talents de l’une des organisatrices marquera aussi le Marché de Noël. Il misera la carte de l'authenticité en mettant en évidence les produits du terroir, comestibles et artisanaux. Une soixantaine d’exposants animeront la place aux côtés d’une patinoire, des yourtes pleines de jouets et de jeux interactifs, d'un carrousel ancien ressemblant à un contes pour enfants. Une rencontre avec la Père Noël est prévue.

    L’objectif est clair : créer un lieu de vie où l’on aura envie de revenir, seul, en famille, entre amis au lieu d’y faire un tour en pur spectateur contemplatif.

    Le vin chaud coulera à flots dans une ambiance cosy à différents coins où l’on pourra se lover sans complexe.

    Un emblème suisse occupera le terrain un peu comme la montagne descendue en plaine. Le Chalet à Fondue accueillera les touristes et les résidents dans un cadre insolite. Deux cas de figure se présentent : réserver sur le site www.noelauxbastions.ch pour réserver sa table ou passer sans autre pour prendre son bon repas composé de raclettes, cakes fait maison, soupes en tout genre et autres cocktails d’hiver.

    Les cadeaux de Noël ne seront plus un casse-tête chinois. Tout à portée de mains, dans l'émotion partagée. Venez nombreux ! Vous ne pourrez être déçus qu'en bien.

     

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