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dimanche, 31 août 2008

La rentrée, du côté de la Police

Comme à chaque rentrée, la Police renforce ses contrôles aux abords des écoles et aussi un peu partout en ville. La campagne PréDiRe a eu lieu la semaine écoulée, du 25 au 29 août. Son objectif est bien sûr de sécuriser le cheminement des écoliers mais également de rappeler aux usagers la règle fondamentale de ne pas gêner ni mettre en danger d’autrui.

Des actions de grande envergure relatives à la sécurité routière ont ainsi lieu.

On y (ré-)apprend deux ou trois réflexes oubliés peut-être pendant les vacances :

 

-        Prévenir les excès de vitesse aux abords des établissements scolaires, « kit école » ou non, d’ailleurs,

-        Respecter les priorités, notamment au niveau des passages piétons,

-        User des sièges pour enfants et des ceintures pour tous les usagers de l’automobile,

-        Utiliser un casque homologué et adapté du conducteur de deux-roues,

-        Eviter l’usage d’objets ainsi que les comportements susceptibles de gêner la conduite.

Que le premier qui rigole à la lecture de ces recommandations va au coin …

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vendredi, 29 août 2008

Quand la rentrée scolaire rime avec la rentrée parlementaire ...

  Après la rentrée scolaire avec son entrée fracassante d’une garde prétorienne pour les beaux yeux de l’élu à l’exécutif en charge d’appliquer la lettre et l’esprit de la réforme plébiscitée à 76 %, on apprend que les 30 % d’augmentation des tarifs pour l’électricité que les Genevois ont subis cette année ne sont pas justifiés. Les belles paroles pour désendetter la république se sont envolées comme fumée !

  Sans être obligée de se soumettre à la loi du marché, la région aurait la capacité d'atteindre les 80% d’autosuffisance énergétique, réalisant ainsi un service public au meilleur prix. Parallèlement, l’aberration écologique se poursuit allègrement après le scandale des déchets napolitains destinés à venir polluer notre région et qui finalement ont trouvé refuge en Allemagne, voilà qu’on nous annonce que des tonnes de déchets en provenance … d'Allemagne sont déchargés … ici-même. Inutile de préciser qu’être surchargé par un double mandat n’est pas la solution !

 

  Si l’on en croit Machiavel, commettre le mal serait pour le prince si les effets sont positifs grâce aux hasards de l’action. Mais là, peut-on vraiment affirmer « si les faits l’accusent, les effets l’excusent » ?

 

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jeudi, 28 août 2008

Les nouveaux mots entrent dans la danse

Comme chaque année, le Larousse nous livre l’existence des mots de la langue française. Pour l’édition 2009, des mots nouveaux viennent ainsi enrichir le vocabulaire de notre quotidien. De fait, un dictionnaire est le reflet de l'air du temps mais les nouveaux mots choisis sont empreints d’une certaine pérennité puisque ceux-ci correspondent à une tendance lourde.

Ainsi, le terme « bling-bling » ne fait pas partie des nouvelles recrues car son sens n’est pas (encore) très sûr et par conséquent sa persistance non plus.

C’est dire qu’en matière de langue, si la norme commande le « parler correct », on observe aussi que l’usage façonne tout autant les règles. Avec un petit bémol tout de même : sur les 20'000 néologismes possibles, seuls 1000 sont susceptibles vraiment d’être sélectionnés.

Allons rendre visite brièvement aux nouveaux mots qui ont intégré notre univers.

On apprend que (1) des termes modernes inspirés par des thèmes très tendance ont fait leur apparition, tels que «l’écoparticipation », «la flexisécurité », «la téléassistance », « interconfessionnel » ou encore «la luminothérapie ».

Ainsi «la  bien-pensance »côtoie « la biosécurité » et  « la blogosphère » tandis que « le carnettiste » raconte son voyage dans son carnet pendant que « le slameur »joue du slam.

En outre, « une écrivaine » peut se « destresser » en appelant avec son téléphone « sans fil » tout en portant un pull « XXL ».

Aussi, les jeunes sont-ils invités à «s’autonomiser »sans crainte de commettre quelque faute de français.

Un homme a le droit de se dire « essoré » (pour « épuisé ») et penser que sa femme est « insortable ».

Et même si vous ne connaissez pas « le tzatziki », sachez que le mot existe, enfin !

(2) Pour ce qui est des mots provenant de la Suisse, on apprend l’entrée en scène de « grader », «le tout-ménage » ainsi que « traclet ». Une définition très académique est attribuée dorénavant à l’expression helvétique « l’autogoal », ce qui désigne aussi bien littéralement (a) le but marqué contre son camp au football qu’au sens figuré (b) une action nuisible à ses propres intérêts ; comme dans l’exemple « Refuser une telle proposition, c’est s’infliger un autogoal. »

Faites vos jeux !

P. S. : les mots entre guillemets sont des nouveaux qui sont entrés dans la langue

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mardi, 26 août 2008

Les résolutions de la rentrée

 

 

Après la nouvelle année, la rentrée scolaire est une période faste pour les grandes résolutions. A la rentrée, je fais un régime, j’arrête de boire entre copains pour me détendre, je bêche le jardin, je fais opérer le chat, je vidange la voiture, je m’attelle à la lourde tâche de comprendre et d’améliorer le comportement sexuel de mon (a) partenaire, j’arrête de médire sur la collègue qui passe son temps à intriguer pour prendre de l’ascendant et plaire coûte que coûte à la direction, je respecterai mieux les règles de la circulation même comme piéton, etc., etc., etc.

Il en va de même pour certains à la tête d’institutions publiques. « Rénover le service public » semble être la résolution de Charles Beer, en charge du DIP. C’est tout de même la rentrée scolaire, donc normal d’en parler. Comment ? Par exemple, en voulant éviter de bloquer les réformes lors des prochaines votations sur l’école en novembre et mars prochains, en réorganisant la structure pour les enfants souffrant de handicap malgré le fait que huit enfants ont dû rester chez eux ce lundi faute d’avoir trouvé une place adaptée, etc. Il fallait peut-être y penser avant, vu que gouverner, c’est prévoir.

En ce qui concerne la votation du 24 septembre 2006 pour le retour des notes au primaire, la fin de méthodes débilisantes ou au mieux absurdes, bref, une école de qualité pour tous, il tient à rassurer la population genevoise que ça ne changera rien. L’intronisation des nouveaux directeurs - la grande nouveauté de cette rentrée - assureront la révolution de cet ordre d’enseignement. Si quelqu’un peut expliquer ces antanaclases, je lui en saurais infiniment gré. Une choses est sure : pour se moquer de l’expression de la volonté populaire par les urnes, on ne s’y prendrait certainement pas mieux.

 

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lundi, 25 août 2008

Handicap et école : un prétexte pour exclure?

On apprend par l’Unapei (principale fédération regroupant les parents d'enfants handicapés en France) que 86% des enseignants (608 enseignants sondés) sont majoritairement volontaires pour accueillir des enfants handicapés mentaux. Le sondage a été effectué par Ipsos sur la demande de ladite fédération.


Une loi est entrée en vigueur le 21 février 2005 pour donner aux enfants handicapés les mêmes droits qu’aux autres sur le plan scolaire. Précisons que la plupart des communes italiennes agissent dans ce sens, avec moins de moyens mais avec une efficacité concrètes, ce de manière presque naturelle.


C’est ainsi qu’environ 236 000 de ces enfants sont aujourd'hui scolarisés, dont 64 % en milieu ordinaire.
Si on peut encore constater un décalage entre la volonté d'accueil des enseignants et ce qui se passe dans les écoles, et cela malgré les prises de position et les engagements du gouvernement, la volonté est là de la part des professionnels éducatifs.
Le problème vient surtout que certains ne se sentent pas du tout soutenus dans cette démarche volontaire au point de se sentir complètement démunis face au handicap. Un manque de formation spécifique est décrié par les enseignants concernés malgré une envie d’appliquer la loi.


Que manque-t-il à nos structures pour réaliser une politique d’intégration des personnes ayant moins de chance au plan physique de survivre en ce monde, qui plus une des sociétés les plus « évoluées » en termes d’instruments sociaux, pédagogiques, juridiques ?

Un chose est sure : l'école de Charles Beer se fiche de ce drame humain malgré les très grands moyens à disposition.

 

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vendredi, 22 août 2008

Pourquoi blogguer?

Verba volant, scripta manent : Des nombreux supports servant à stocker l’information qu’a connus l’humanité, de la pierre au papier - peaux animales, végétaux, incunables puis imprimerie pour la multiplication de l’édition -  jusqu’à l’internet actuel, ce dernier est assurément l’outil d’écriture parmi les plus intéressants pour sa fluidité, son ubiquité, son immatérialité, son instantanéité. On peut en tout cas en déduire qu’il s’agit là d’un long processus d’allègement de stockage.

 

Que vient faire le blog dans ce concert de modes de transcription de la pensée ? me demanderez-vous. Cette question « netxistentielle » renferme déjà la réponse :c’est que publier est désormais à la portée de tous. En effet, le blog est une expérience éditoriale originale qui marie l’hypertexte, la photo, l’audio, la vidéo et l’interactivité. Le mot est lâché !

Seul, à deux, à trois ou en groupe, le blog nous fournit un moyen de communication hors pair, que ce soit pour glaner des témoignages ou des infos, pour provoquer, pour apprendre, pour agrandir son réseau de contacts, pour faire connaître des liens internet intéressants, pour réfléchir en commun sans les contraintes de l’heure et de l’espace, sur un mode citoyen plus détendu, moins formel, plus personnel. C’est pourquoi je blogue, tu blogues, il blogue, nous bloguons …

 

Au fait, de toutes les raisons évoquées,  laquelle est la plus forte pour vous?

 

 

 

 

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