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lundi, 01 septembre 2008

Des nouveautés pédagogiques?

Il eut été préférable à Genève de viser dès le départ l’excellence en matière d’enseignement, condition pour le plaisir d’apprendre grâce à la promotion d’une forme de liberté pédagogique au cas par cas plutôt qu’une idéologie politisée et inadaptée. Au lieu d’un travail d’intelligence, on a assisté à une politisation du sujet éducatif, avec des postes à la clé de non-professionnels de l’enseignement (par cooptation, pour des raisons de copinage politique), phénomène qui n’a fait qu’aggraver l’observation devenue banale du « nivellement vers le bas ». Lors du vote sur le retour des notes, la population a voulu rectifier cet état de chose mais elle n’a pas été entendue. En matière budgétaire, la population doit savoir que le coût global de la manœuvre politique (et non pas pédagogique) de Charles Beer pour la création de sa garde prétorienne s’élève à environ 1, 4 millions (en gros, 99 directeurs flanqués de 169 maîtres-adjoints). On savait les placards dorés du DIP mais là il faut ajouter une diminution de l’encadrement effectif des élèves ainsi que des profs mis encore plus sous pression par des petits chefs avec un salaire immérité. (Ce détail a toute son importance car dans les méthodes de recrutement, des candidatures légitimes et de grande qualité ont été écartées pour le motif qu’elles ne présentaient pas ce caractère.)

Le CHEQUE SCOLAIRE serait-ce la solution à cette cacophonie ambiante?

Le principe de la liberté d'expression comporte en elle-même le libre choix du véhicule d'enseignement. En outre, le droit à l’enseignement constitue – tout le monde s’accorde à l’affirmer haut et fort - un droit fondamental tant au point de vue culturel et social qu’économique. Il est en jargon droitdelhommiste un droit universel, indivisible et transversal. Or cette liberté de choix devient illusoire si elle nécessite des familles plus modestes une dépense "hors budget" alors que leur enfant n'est pas scolarisé dans le secteur public.

L'enseignement dans le privé devient alors assimilé à un enseignement de riche par abus de langage car en réalité, un enfant scolarisé dans le privé coûte moins cher "pro capita" que le même enfant scolarisé dans le privé (+/- 12'000/an dans le privé contre +/- 20'000 dans le public).

Par ailleurs, l'Etat encaisse le coût de l'enseignement de 100% des élèves alors qu'il ne scolarise que +/- 87% des élèves. En d'autres termes : les enfants scolarisés dans le privé sponsorisent ceux qui le sont dans le public.

Ces éléments conduisent à reconnaître que la liberté d'expression doit permettre à toutes les familles d'avoir LE CHOIX D'ENSEIGNEMENT et il appartient à l'Etat de compenser les familles qui veulent avoir leurs enfants scolarisés dans le privé.

Il existe deux issues à ce problèmes:
1) Le chèque scolaire par lequel l'Etat donne un chèque qui permet aux familles qui le veulent, de régler l'écolage de leur enfant dans le privé, apparaît comme un moyen adéquat.

2) Le montant payé à l'école privée est déductible du revenu imposable, pour des raisons de justice sociale et pour le respect de la liberté d'expression qui contient en elle même la liberté du choix d'enseignement.


Si la politique, c’est faire des choix, en établissant des hiérarchies entre les priorités, la discipline exigée des élèves devrait s’imposer naturellement par l’exemple s’il vient d’en haut.

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Commentaires

Si seulement le PDC avait été d'accord avec vous.... Je me demande parfois si j'ai bien choisi mon parti... Se réclamer du Libéralisme et rejetter en bloc ces options est pour moi une attitude anti-libérale primaire, et une chèque en blanc pour les pédagogies... déconstructivistes?...

J'espère que Genève parviendra à imposer le chèque scolaire!

Écrit par : Carlitos de Unamuno | lundi, 01 septembre 2008

@ Carlitos de Unamuno : rejeter le chèque scolaire sous le prétexte que vous citez est d'une idiotie monumentale, effectivement. Cette position relève encore une fois de clivages idéologiques causant les postures que l'on connaît.

Puisque vous parlez de parti politique, je vous remercie pour votre franchise et m'empresse d'affirmer que je suis très contente de mêtre portée Candidate sur la liste N°9 du Mouvement Changer Genève.

Cordialement!

Écrit par : Micheline Pace | lundi, 01 septembre 2008

@ Micheline

N'étant pas genevois mais neuchâtelois, c'est grâce à la Tribune que j'ai appris l'existence de la Constituante... En tous cas votre CV est en béton! Moi aussi je suis lettreux de formation et je travaille.. dans la gestion de projets, mais sur des sujets très différents de ceux que j'ai étudié... J'ai jeté un coup d'oeil sur le programme de votre liste, et je le trouve plus couillu que les propositions du PDC genevois... "L'esprit de famille" c'est un slogan trop revisité... Sur votre liste en revanche je reconnais un esprit plus... autentiquement libéral... et stimulant.... @:-)

Victor me propose de vous rejoindre dans le "club des 6", seulement, je n'ai toujours pas très bien compris en quoi il consistait, un éclairage?

Écrit par : Carlitos de Unamuno | lundi, 01 septembre 2008

Merci pour cet avis concernant la liste N° 9 ! Ma position sur la question corrobore avec celle du groupe citoyen en question : j'en suis fort aise.

@ Carlitos : Je suis touchée sincèrement par votre malaise ressenti par rapport à votre parti. Votre aveu montre à quel point à quel point il est difficile d'agir. Aussi, ne puis-je que vous souhaiter de trouver votre voie en matière de "famille politique". Il y a tellement d'hypocrites, lâches, cyniques parmi les élus exécutifs qu'il est souvent révoltant et désespérant de voir toujours ce même profil "réussir", ce surtout pour leurs propres intérêts, se fichant royalement de la res publica.

Au plaisir de vous (re)lire bientôt ...

Écrit par : Micheline Pace | lundi, 01 septembre 2008

Votre rêve (bien innocent, somme toute) peut devenir réalité, si, la populace genevoise, daigneras comprendre une bonne fois pour toutes, qu'il faut éjecter ces vieux coucous socialistes.
Je viens de lire un article sur la Constituante et sur les constitutions américaines, de 1787, et la genevoise de 1848.

A 71 ans d'écart, la genevoise fut plus mal rédigée, preuve en sont les 3 dernières décennies, qui ont modifié la Constitution Genevoise, en profondeur, à tel point qu'il est maintenant nécessaire de tout refaire.

Je suis sur et certain, que la majorité des 80, vont nous pondre une connerie absolue, qu'il y aura des modifications, des votes et que tout cela traineras bien au delà des 4 ans...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | lundi, 01 septembre 2008

Oui, oui, Victor. Il faut reconstruire la Constituante car celle en vigueur est devenue pratiquement illisible, donc inappliquable.

Le seul espoir qu'on puisse nourrir est que la population sache voter pour d'autres profils ... le hic est là, effectivement.

Rassurez-vous : je ne souffre d'aucune naïveté. Que je sois élue ou non, je suis simplement à la disposition pour réaliser quelques valeurs sous forme de projets. N'ayant pas un profil de prédatrice ni de menteuse, je suis consciente des difficultés.

P.S. : Ah, Carlito souhaite faire partie du Club des 6 mais il ne sait pas comment....
Bien à vous, cher Victor!

Écrit par : Micheline Pace | lundi, 01 septembre 2008

L'IN 134 demande d'instaurer une note de comportement tandis (pas seulement) que le CP veut des psys pour encadrer, formater, enfermer les élèves dans des carcans d'où ils peineront de se sortir.

Les études pédagogiques sont déjà une calamité en soi et n'atteignent pas la cible d'une formation qui se respecte, avec leur batterie de tests psychométriques, pensons un peu ce qu'adveiendra l'école en pareil cas !!!

Écrit par : mundus | jeudi, 14 mai 2009

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