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lundi, 08 septembre 2008

"Schtroumpfer" ensemble une nouvelle société

Après une mini analyse politico-économique de la société des Schtroumpfs, penchons-nous maintenant sur le langage schtroumpf. Etant donné la nature humaine, on est certains que sans langage, il n’y aurait pas de construction sociale. L’engouement pour les lutins bleus s’explique aisément depuis que l’éminent sémiologue et romancier11_papa.jpg italien Umberto Eco en a fait un sujet de réflexion.

Tout d’abord, on remarquera que le langage schtroumpf est des plus transparents et clairs comme l’eau de source ! Il suffit de remplacer les substantifs par le mot « schtroumpf », en l'accordant éventuellement en genre et en nombre ; les verbes sont remplacés par le verbe « schtroumpfer ». La même règle peut être appliquée aux adverbes. On vise à ce que les remplacements laissent une phrase compréhensible, l'ambiguïté du langage schtroumpf n’étant utilisée que pour l'intrigue ou pour un effet comique.

Si le sens est sauf c’est qu’il se réfère aux facultés de l’entendement humain en pattern-matching (fonction de filtrage) où le signifiant et le signifié coïncident immédiatement, soit ne « subissent » aucun lien arbitraire ou immotivé (référence à la terminologie saussurienne) entre les deux. Cette mise au point nous amène à nous interroger sur les notions de gauche et de droite dans nos démocraties modernes. Vous me direz que ça nous change de la langue de bois des politiciens qui nous gouvernent. En effet, quand le pouvoir rend ivre, c’est l’Etat qui est soûl et les citoyens qui ont la gueule de bois.

Que signifient pour vous « Libéralisme » ou « Socialisme », à partir de votre vécu et non pas en rapport aux discours introjectés ?

Avouez qu'à l’aune des critères traditionnels, nous vivons indubitablement une époque baroque … A gauche, on érige des remparts contre le pouvoir corrosif global du Capital tant encensé par Marx (premier théoricien de la notion de la plus-value) alors que la droite diabolise l’Etat et ses appareils en les arborant comme la machine à broyer par excellence, ltout en rentrant dans l’ordre quand ça comence à chauffer, ce en rachetant la paix sociale. 

Nous assistons à des renversements insolites (diminution du taux de chômage et bourse qui s’effondre, la finance florissante et une économie presque nulle) dus à une dépolitisation de l’économie. Cette dichotomie conduit à ce que seule l’extrême droite questionne la règle indiscutée du marché, au point que celle-ci apparaît comme la seule formation politique qui dit ouvertement ce que la gauche modérée pense secrètement. Aussi, le même décalage est perçu par la célèbre « classe moyenne » - qui se fonde sur le rejet de ces deux extrêmes - dans l’idée qu’elle a d’elle-même, laquelle est la non-classe par excellence ! Dans ce théâtre d’ombres, on observe facilement qu’elle incarne le mensonge par omission, voire le déni de l’antagonisme. Mécontente, frustrée, bref non représentée par le pouvoir en place, elle ne sert quand même et toujours que les intérêts des gouvernants.

Dans ces conditions, il est vital pour notre société de cesser de porter au sommet des décisions des caciques sclérosés, tout occupés à leurs pulsions et à leur image véhiculée. Car le corps social ainsi structuré  occupe la partie des « sans-parts ». En tant que mortels et doués de la parole, les citoyens sont pourtant égaux en droit. Et cette voix-là doit être entendue ! Rendue muette par quelque porte-parole du principe vide d’universalité, elle mérite bien plus que d’être une vache à lait ou de la chair à canons, selon.

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Commentaires

L'utopie permets de dire ce qu'on ne peut dire autrement, sous peine de subir les censures du politiquement correct. A l'instar de la métaphore du sérail des "Lettres Persanes" de Montesquieu, la société Schrtoumpf met dos-à-dos les ornières de la gauche et de la droite traduites dans la réalité.

La démonstration est aussi mathémathique qu'esthétique ...

Écrit par : Auguste | lundi, 08 septembre 2008

Chère Micheline,

Un peu de poésie, enfin, peut-être dans la course à la Constituante. Les jolis petits Schtroumpfs bleus de notre enfance...et leur vie paisible. Certes, il y a leur langage particulier...mais bon, il est adorable !!!
Moi, je crois qu'il faut "instaurer" une bonne fois pour toutes le "parler vrai", celui du terrain que certains de nos édiles politiqued ont oublié, le langue de la rue, du citoyen lambda, dit-on, quel terme quelque peu méprisant aussi. Le "parler vrai", celui des mots non pas "des peoples", mais du peuple qui a des attentes, face aux politiques, des attentes diverses et variées, celles d'une Constitution plus en phase avec la Genève moderne que nous appelons tous de nos voeux. Alors, peut-être et je te le souhaite, seras-tu cette porte-parole des mots qui transcrira les envies de nos concitoyens dans cette assemblée constituante qui verra le jour en octobre prochain.
Alors en attendant que vive la Schtroumpfette et ses congénères !!

Béatrice

Écrit par : béatrice fuchs | lundi, 08 septembre 2008

Bonjour Béatrice,

Merci pour tes mots qui me sont adressés. Pour ma part, j'appelle de tous mes voeux à la reconstruction des bases d'un Etat qui cesse de se foutre de ses citoyens, qui soit le lieu de la violence légitimée par la force qu'il incarne.

Cette histoire de Schtroumpf illustre de manière imagée la question de la légitimité de l'Etat, du rôle qu'on "attend" de lui.

Que je sois élue ou non, c'est le sens de mon engagement pour la Constituante.

Respecter les instruments constitutionnels devraient constituer le BABA par ceux qui détiennent la force absolue sans oublier que le vrai Souverain est toujours le Peuple, par l'expression de sa voix.

Cordialement!


Liste Neuf

Écrit par : Micheline Pace | lundi, 08 septembre 2008

Sûr et certain qu'un Beeeeeeeer(k), le Gargamel-Machiavel de service aurait subi la destitution avec sa distorsion du dossier du Primaire, de l'Uni, de "Ramadan",,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Écrit par : S.S. | lundi, 08 septembre 2008

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