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mercredi, 10 septembre 2008

Les citoyens au centre de la politique : schtroumpfement nouveau!

Revenons à notre histoire de Schtroumpfs - rassurez-vous, je n’aurai pas l’outrecuidance de vous demander quel schtroumpf vous êtes- pour voir de plus près le système binaire qui nous "gouverne". On observe à prime abord, qu’analyser la politique à partir des notions « gauche » et « droite », c’est la considérer avec des œillères. Les desseins? Oubliés en cours de route! Cette posture ne peut conduire qu’à l’inertie, qu’à renforcer la volonté de surtout ne jamais rien changer ou de ne rien faire pour s'adapter au monde réel tel qu’il s’effectue sous nous yeux.

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En effet, dans le monde des petits bonshommes bleus, dont nous célébrons les 50 ans, tout est statique ! Chacun se définit par sa fonction (bricoleur, paysan, boulanger); le travail manuel est uniformément valorisé tandis que l’intellectuel Schtroumpf à lunettes est raillé et finit par en être complexé; l’art s’avère souvent incompris et donc méprisé (poète, musicien); le Grand Schtroumpf n’est jamais contesté puisque sa parole incarne à elle seule la Loi : l’Etat, c’est lui ! On ne connaîtra jamais non plus l’heureuse surprise de voir grandir le Bébé Schtroumpf.

D’ailleurs, ils n’apprennent jamais rien. Ne vivant de presque rien, la communauté semble également ne rien vivre. A une exception près : lorsqu’apparaît le désir par le personnage féminin de la Schtroumpfette (créée évidemment par l’ennemi) dont tous les Schtroumpfs rêvent secrètement, qu’ils soient farceur, grognon, à lunettes. Briseuse de l’ordre établi – à son insu – et focalisant l’intrusion du désir comme élément hétérogène très perturbateur, elle sera chassée après un renoncement collectif.

Dans ces conditions, le conflit n’existe pas sauf dans celui qui oppose les Schtroumpfs du Nord aux Schtroumpfs du Sud : on le voit, le conflit dans le "Schtroumpf Vert et Vert Schtroumpf" ne provient pas tant du fait que l’on ne se comprenne pas (vu qu’on parle la même langue, limpide et immédiatement perceptible) mais révèle bien plutôt une anticipation de la conscience que, pour la première fois, on risque fort de ne plus se comprendre.

Aussi, apprend-on que la représentation binaire du monde ne libère en rien l’homme aliéné que reste ad vitam aeternam le Schtroumpf spectateur de son propre environnement ambiant des deux côtés de la médaille. La fissure est d’autant plus vive qu’elle en appelle à laisser derrière soi une fois pour toutes ces deux manières de pratiquer la polis (organisation de la société) et réinventer une troisième voie. Le « ni ... ni ...» prôné précédemment, chers concitoyens,  n’est pas un simple effet de style ou un ornement rhétorique supplémentaire pour noyer le poisson (ou se noyer soi-même, ce tous ensemble).  Voyez un peu l'instruction publique mise au plus mal autant par une libérale que par un socialiste. Le souci des générations futures se jouent sous vos yeux. Soyez-en les acteurs! Tout le reste, ça n'est que des paroles en l'air.

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Commentaires

Euh... "schtroumpf-niquer" (en forêt ou ailleurs) c'est... hum... quoi au juste ?

:o)

Écrit par : Blondesen | mercredi, 10 septembre 2008

Ah, mon cher Blondesen, je savais que je pouvais compter sur vous pour ce jeu de mot-là!! Vous m'en rendez très heureuse, croyez-moi!;)

Écrit par : Micheline Pace | mercredi, 10 septembre 2008

Il y a même une schtroumpfette chanteuse ! Elle interprète Mamy Blue !!

Écrit par : Octave Vairgebel | mercredi, 10 septembre 2008

Les politiciens qui le droit à la parole plus que les autres devraient s'inspirer du langage-schtroupmf : ce serait peut-être plus clair.

Écrit par : Britannicus | mercredi, 10 septembre 2008

Micheline, refaite-nous encore de ces billets schtroumpfants! Et l'analyse du rôle de la schtroumpfette, bravo! Vivent les femmes, décidément. Et vive le désir de l'homme. Car si la schtroumpfette (pfff. l'aurait pas pu trouver un nom plus simple à taper au clavier...) brise l'ordre établi en forçant l'irruption du désir comme élément hétérogène, en effet, il faut ajouter que ce désir devient réellement générateur d'un bienfaisant chaos parce que les schtroumpfs l'assument et le vivent.

Imaginez des schtroumpfs baissant la tête devant la schtroumpfette parce que regardez une femme dans les yeux plus de quelques serait considéré comme du harcèlement sexuel et comme un crime, comme aux USA. Pffff... elle se sentirait mal, la schtroumpfette: si mignonne pour rien, aucun schtroumpf qui le lui manifeste de l'intérêt. Elle deviendrait dépressive. Peyo n'aurait jamais voulu cela.

Bon, yok yok pour le nouveau slogan: ni schtroumpf, ni schtroumpf.

Écrit par : hommelibre | mercredi, 10 septembre 2008

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