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dimanche, 28 septembre 2008

Adieu PAUL NEWMAN !

piege.jpgL'acteur américain Paul Newman est mort ! Un pan de notre histoire cinématographique s’en va avec lui. Depuis les années ’50, il nous fait rêver. Une présence qui crève l’écran à lui tout seul, il aura tourné dans plus de cinquante films et a travaillé avec les plus grands du cinéma américain, d'Alfred Hitchcock à John Huston en passant par Robert Altman, Martin Scorsese et les frères Coen.

Après avoir eu dans ses bras les plus grandes actrices de l’époque, notamment Elizabeth Taylor, ou Lauren Bacall, il a créé la Fondation Newman’Own en lançant une marque de produits alimentaires dont les bénéfices sont reversés à des organismes de charité pour enfants.

Se sachant condamné par un cancer sans rémission possible, en 2007, il avait mis fin à sa pn.jpgcarrière, abandonnant une adaptation au théâtre Des souris et des hommes de Steinbeck. 

 

L'acteur très altruiste était connu aussi pour son humour.

 

Voici quelques bons mots le caractérisant :

 

Sur la mort
"J'imagine mon épitaphe: 'ci-gît Paul Newman, mort en raté car ses yeux sont devenus marron'".

Sur le mariage
"Je n'interroge jamais ma femme au sujet de mes défauts. J'essaie de faire en sorte qu'elle les ignore et qu'elle s'occupe plutôt de mon sens de l'humour. Ne laissez pas une femme soulever le tapis, Messieurs, car c'est bourré de défauts en dessous".

Sur l'adultère
"Pourquoi s'amuser avec un hamburger quand il y a du steak à la maison ?"

Sur la politique
"Me retrouver sur la liste des ennemis du président Nixon fut le plus grand honneur de ma vie. Qui sait qui me met sur écoute et sur la liste de quel gouvernement je figure à présent?"

 

 

CIAO l’artiste ! MERCI de nous avoir tant donné ! Puisse cette terre porter plus d’individus de ton profil !

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vendredi, 26 septembre 2008

Vie privée, vie publique : la problématique sociétale des libertés

carla-bruni-nue2.jpgOn vient de l’apprendre : la plainte déposée par la première dame de France et de son ancien compagnon, Raphaël Enthoven, père de son fils Aurélien déjà vu sur des photos avec la tête cachée lors d’un voyage en Jordanie avec le Président de la République, n’a pas connu le succès attendu par les protagonistes. Les demandes de dommages et intérêts à l'encontre de "Closer" et "Ici Paris" pour atteinte à la vie privée de leur fils ont été rejetées par le tribunal de Nanterre. Par contre, le tribunal, qui avait été saisi en référé, a condamné les deux titres à verser chacun 4 000 euros de dommages et intérêts et 2 000 euros de frais de procédure au philosophe Raphaël Enthoven (alors qu’il en réclamait 12 0000 en tout), en son nom propre, car les articles poursuivis évoquaient sa liaison avec une nouvelle compagne ainsi que sa future paternité.

Qu’est-ce qui a motivé la décision finale du tribunal concernant le petit Aurélien ? Il a estimé que l’intrusion dans la vie privée de l’enfant n’est pas caractérisée et que son droit à l’image n’a pas été violé. En outre, il a tenu à préciser que le petiot "a fait l'objet d'une médiatisation certaine de par la volonté de sa mère, laquelle s'est exprimée publiquement à plusieurs reprises à son sujet ainsi qu'en ce qui concerne Raphaël Enthoven en sa qualité de père de l'enfant".

Si cette histoire somme toute assez banale nous touche, c’est qu’elle interroge essentiellement sur la frontière entre vie privée et vie publique. Cette question sera très certainement débattue dans le cadre de la défense des libertés lors de l’élaboration de la Constitution.

Une chose est sure : il n’y aurait jamais eu de salles de bains sans une révolution des mentalités. Même s’il est vrai qu’aujourd’hui, nous assistons à un affaiblissement croissant de la séparation de ces deux sphères, on n’en observe pas moins une offensive sans précédent contre le privé, qui conduit naturellement à une crise du politique et du public.

rayanair.jpg

 

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jeudi, 25 septembre 2008

Nouvelle Constitution 2008-2012 : mettre un terme au divorce entre politiques et citoyens

« L’enjeu de la Constituante est beaucoup trop important pour ne la laisser qu’aux mains des politicards, de droite comme de gauche » me répétait un ami au lendemain des différents scandales qui ont éclaboussé notre république dont certains représentants préfèrent brandir des valeurs de respect ou d’équité, pour mieux s’en extraire sans en donner l’impression (heureusement fugitive).

Les blocages dont souffre Genève, ni la droite ni la gauche traditionnelles ne veulent les dépasser : c’est ce qui leur procure le pouvoir de rester aux commandes. Prenons deux exemples concrets:baby.gif

(1) En matière de logement, on voit une gauche désireuse de maintenir les citoyens dans le besoin pour se faire (ré)élire et une droite impuissante à construire en proposant des loyers trop chers dans un des pays qui compte"le moins de propriétaires (pour un pays qualifié de riche, c’est le comble).

(2) Au niveau sociétal, beaucoup de citoyens de tous âges sont maltraités, cantonnés dans la désespérance par manque de prestations sociales appropriées à leur besoins (ne parlons pas de désirs), victimes d’une politique de gauche qui n’a aucun intérêt à ce qu’il y ait une amélioration lorsque l’on trouve du travail, vu le taux d’imposition, la suppression d’allocations et subsides ; en l’occurrence, ce fonctionnement privilégie l’assistanat (qui vote à gauche pour maintenir ses droits : ainsi tout le monde est content) alors que ceux qui travaillent périodiquement sont discriminés financièrement, gravement perdants. J’ai fait le calcul : dix ans de RMCAS vous « rapportent plus » que de travailler avec des salaires en moyenne de Fr. 3'000 pour un enseignant engagé au post-obligatoire après 1999 sans parler des problèmes de santé liés aux différents stress (d’une idiotie sans nom mais desquels il est formellement impossible de se soustraire) infligés par l’institution bien huilée à cet effet. La droite, elle, brandit les valeurs d’effort, de mérite, de résultats mais ne les appliquent pas dans la réalité puisque travail et rémunération n’ont aucun lien de causalité, ce même dans le tertiaire; c'est dire combien sont découragées les jeunes générations à travailler, à l’école déjà. Tuer dans l'oeuf toute propension créatrice peut-il vraiment former un projet de société?

De surcroît, droite et gauche n'ont fait que renforcer la création des postes inutiles au détriment des performances. Très injuste, notre système social actuel favorise amplement la malhonnêteté et la médiocrité au lieu de réaliser un retour sur investissement (c'est le comble!)...

Cette élection cherche malheureusement à rejouer la tragi-comédie de l' affrontement entre deux camps qui cherchent avant tout à jouer à qui lave plus blanc  en proférant des discours victimisants de part et d’autre ... pour maintenir au pouvoir quelques caciques privilégiés par leur clan respectif. Mais les électeurs ne croient désormais plus à cette pantomime, qui ne les fait plus rire puisque ce serait rire d’eux-mêmes. Un peu comme en 1788, quand le roi demandait à ses sbires ce qui se passait ci et là et qu’on lui répondait : « Rien ! Seuls quelques paysans s’agitent. » Ce « rien » est le mot qu’on retrouvera aussi dans le carnet intime du roi lors de la prise de la Bastille. Si la classe politique tient encore à conserver ces deux catégories « idéologiques », il n’est pas certain que les citoyens s’y reconnaissent.

Non aux fausses promesses mais oui à de vrais principes directeurs pour refonder une nouvelle Charte du vivre-ensemble avec les divergences de groupes et d’individus qui composent la société!  

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mercredi, 24 septembre 2008

La Constitution hors clivages

Il semble crucial repenser notre société, à l’aune de la nouvelle Constitution.

Toute comme la fiction des Schtroumpfs - dont on fête les 50 ans - qui emprunte à la droite autant qu à la gauche pour conclure sur l'état totalitaire destiné à un immobilisme certain de ces deux modèles de société, l’expérience nous a montré qu’en périodes de crise, il existe deux réactions possibles face à ce fossé entre les attentes et la réalité : celle du sot et celle du coquin. Le sot est un idiot, un bouffon autorisé à dire la vérité justement parce que la valeur performative de son discours est suspendu ; le coquin est le cynique qui dit ouvertement la vérité, un filou qui tente de faire passer comme signe d’honnêteté la reconnaissance explicite de sa malhonnêteté, bref un vaurien qui admet la nécessité d’une répression illégitime afin de maintenir la stabilité sociale.   Mais n’existerait-il pas en ce XXIe siècle un tertium datur à choisir entre un sot et un coquin dans notre civilisation qui se veut si évoluée ? Car la politique n’est pas l’art de diriger les gens au simple titre d’administrés, elle est une forme des plus nobles de l’agir humain où s’opèrent le rassemblement et le commandement des citoyens qui composent une société. 

Or, politique et pouvoir sont associés par certains élus de gauche comme de droite dans l’exercice de leurs fonctions exécutives. Voyez un peu comment un Charles Beer a écrasé la vox populi exprimée dans les urnes en tronquant l’esprit et la lettre d’une initiative (un des droits constitutifs) plébiscitée à 76% et en continuant à agir en dehors des lois en vigueur (non scolarisation des enfants handicapés, des élèves en difficulté non pris en charge, budget alloué à des structures inutiles pour des raisons électoralistes en refusant de mettre en place les mesures d'accompagnement, nominations très arbitraires, traitement de dossiers de manière discriminante, etc.) ! La politique n’est pas la lutte pour le pouvoir ou son exercice, pas plus qu’elle n’est l’objet de l’exercice de ce pouvoir ; la politique définit une sphère d’activités subsidiaires par rapport à la logique de la domination. Car il n’y a pas de démocratie simplement parce que l’on déclare les individus égaux et la collectivité maîtresse d’elle-même. Encore faut-il que cette égalité (universel politique par excellence) se réalise dans les faits et en droits en n'oubliant pas que le Souverain demeure les citoyens.

 

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mardi, 23 septembre 2008

Beer ne fait pas front face à ses responsabilités …

 "Certains attendent que le temps change, d'autres le saisissent avec force et agissent." (Dante)

aveugle.jpgAprès avoir dit publiquement que l’enseignement spécialisé était engorgé à cause de prématurés de plus en plus nombreux, Beer s’est expliqué sur plusieurs media (à croire qu’il a plus le droit que quiconque de s’expliquer de ses bourdes sans en être gêné), plusieurs voix se sont élevées en criant au scandale : non, le fait d’être prématuré ne prédispose pas nécessairement à un retard mental ! En effet, le Pr. Irion, médecin-chef du service d’obstétrique des HUG ne stipule aucunement qu’il y ait de plus en plus de naissances avant terme qu’auparavant; la proportion de 6-7% est restée stable ces vingt dernières années. Aussi, rassure-t-il que les progrès de la médecine permettent de dépister très vite quelqu’anomalie ; les enfants naissent globalement en bonne santé grâce à ces évolutions techniques en rapport au haut taux de mortalité enfantine d’antan. C’est dire que le tabagisme, l’alcool et la surcharge de travail n’ont rien à voir avec les cas d’enfants déficients.

En émettant un lien causal entre handicap et prématurité, le chef du DIP se tire une balle dans le pied, tout ça pour pallier à son inefficience en matière de prévoyance d’attribution des places aux enfants en grande difficulté de suivre une scolarité normale ! Facile de se déresponsabiliser de la sorte !

Le traitement des dossiers est calamiteuse et vous osez par une pirouette vous sortir de ces mauvais pas ??!!??

Les parents d’enfants handicapés sont montés aux barricades après la parution dans la TdG du vendredi de la rentrée de l’interview de Charles Beer, qui s’exclama « Les prématurés saturent l’enseignement spécialisé ». Mais il se défend en rétorquant que ce sont ses services qui l’ont informé du phénomène et qu’en aucun cas, son intention n’était de stigmatiser les prématurés. Tu parles, Charles !

L’honnêteté exigerait qu’il démissionne avec effet immédiat. Mais il veut attendre les prochaines élections pour … prendre un autre département. Vous avez déjà vu ça ailleurs ?

Il s’était exprimé ainsi au lendemain du camouflet de la votation du 24 septembre 2006 et il a continué à mettre dans la merde des profs, des parents en désarroi, des élèves qui ne désirent qu’apprendre quelque chose, ce dans le plus grand mépris de l’expression populaire à qui il doit son poste de carrière ! Un tel aveu d'incompétence appelle à un désaveu public! Non, mais, quand on compare les situations professionnelles des plus dégoûtantes subies par des gens corrects avec ce genre de mascarade pourrie, il y a de quoi s'inquiéter sérieusement de la santé de nos institutions!

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Coopération internationale et Constitution genevoise

La nouvelle Constitution genevoise connaîtra sûrement un grand changement par rapport au texte de 1847 : Genève ayant la particularité d’être une ville internationale, située au centre de l’Europe et abritant les principales organisations onusiennes méritera être citée en cette qualité dans la prochaine charte.

Forte d’une très longue expérience en matière de coo25.jpgpération internationale, notre cité se positionne une pionnière dans le concert des nations.

Voyons de plus près le cas de la Fédération genevoise de coopération, qui vient de fêter ses 40 ans d’existence. Regroupant environ 50 associations subventionnées, elle travaille essentiellement à combattre les inégalités dans le monde et à augmenter la liberté de choix des sociétés et des peuples dans leur construction d'un mieux être économique, social et culturel.

Grâce à l’appui des collectivités publiques – le DFAE, l'Etat et la Ville de Genève, les communes telles que Vernier, Plan-les-Ouates ou Onex entre autre – elle finance chaque année un grand nombre de projets techniques de développement pour beaucoup de pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Ces projets sur le terrain sont menés par de nombreux partenaires locaux des associations membres, ce dans les domaines éducatifs, agricoles, de la promotion des droits de la femme, de la santé, du micro-crédit. En outre, la FGC soutient des projets d’information et de sensibilisation destinés au public suisse et genevois pour une meilleure connaissance des relations Nord-Sud.

Si parfois, la population souffre de ne pas connaître la traçabilité des dons pour les projets ccopératifs, on peut être assurés que la FGC procède méticuleusement aux plans financiers, légaux, "politiques" et éthique.

C'était la touche d'optimisme en ces temps frappés de toutes les crises possibles...

 

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lundi, 22 septembre 2008

L'attentat terroriste d'Islamabad, le "11 septembre du Pakistan"

L’attentat perpétré à l'hôtel Marriott, à Islamabad, samedi n’a pas été revendiqué, revendiqué par le Daily Times de « 11 septembre du Pakistan ». Le kamikaze n'a pas provoqué une, mais deux explosions ! Le bilan officiel fait état d'environ 53 morts et de 260 blessés. Parmi les victimes, figureraient au moins quatre ressortissants étrangers : deux Américains, un Vietnamien ainsi que l'ambassadeur de la République tchèque au Pakistan, Ivo Zdarek. Un diplomate danois est également porté disparu.

politique-obama-millionaire.jpg

Mais les enquêteurs pensent avoir identifié leur coupable : al-Qaida. Selon l'un d'entre eux, cette attaque perpétrée avec plus de 500 kg d'explosifs, «porte la marque» de l'organisation terroriste. Depuis plusieurs mois, la capitale pakistanaise est en proie à une vague d'attentats commis par des islamistes proches de ce réseau.

Force est de constater qu'il y a un an, Oussama Ben Laden en personne et son adjoint Ayman Al-Zawahiri -dont Washington pense qu'ils se terrent dans les zones tribales pakistanaises- avaient décrété le djihad au prédécesseur du président pakistanais Ali Asif Zardari, le général Pervez Musharraf et son gouvernement, qualifiés de «chiens de Bush».

Il faut préciser que les spécialistes d'Al-Qaïda reconnaissent que le nord-ouest du Pakistan est devenu "le nouveau front de la guerre contre le terrorisme". Qu'en est-il à Genève?

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mercredi, 17 septembre 2008

Socialisme & Libéralisme : notions schtroumpfées

Schtroumpfs07.jpg  Si la vie sociale est le théâtre d’une confrontation incessante entre imaginaire et réel, nous pouvons nous questionner sur le couple politique inséparable libéralisme et socialisme, en vigueur à l’époque de notre future ex-Constitution. Grâce aux différentes descriptions de la société des Schtroumpfs, nous avons déjà pu observer qu’une société totalitaire ainsi qu’une force d’inertie au plus haut sommet se dégageaient nécessairement si l’on poursuivait la vie politique sous les clivages « gauche-droite ». Nous en sommes arrivés là malheureusement. Peut-être existe-t-il une troisième voie qui nous permettra de dépasser ces deux fractionnements… puisque nos démocraties modernes sont arrivées aujourd’hui à un cul-de-sac.

Les rapports qui se sont noués entre socialisme et libéralisme montrent indéniablement qu’il ne réside aucune incompatibilité de principe entre ces deux subdivisions. Pour les comprendre, définissons d’abord les termes de ce débat. Les fondateurs du libéralisme, John Locke, Monstesquieu, Stuart Mill, ont démontré avant tout que le destin de l’individu n’est pas réductible à sa naissance, soit à sa position sociale initiale (à l’opposé de tout système féodal) et qu’une société avait tout avantage pour sa prospérité à faire avec tous les talents disponibles des individus qui la composent. L’Etat (que ce soit le roi ou ses sbires hauts fonctionnaires) ne devait interférer dans ces évolutions « naturelles » sous peine de disparaître. Par conséquent, défendre les libertés individuelles s’avère-t-il vital. Quant au socialisme, il n’était à son origine en rupture avec le libéralisme d’antan que dans la mesure où il cherchait à l’accomplir. Pierre Leroux – fondateur du journal Le Globe en 1824 – est le premier à avoir utilisé ce mot. Pour lui, le libéralisme, s’il ne se traduit pas en socialisme, trahit les libertés (on reconnaît là le futur Jean Jaurès) car la défense des libertés, si elle n’est pas accompagnée d’une exigence d’égalité et de démocratie, demeure impuissante ! Le socialisme n’est rien non plus s’il ne s’accompagne pas d’une promotion des ces valeurs libérales. Et c’est au service public qu’et dévolu le rôle de régulateur. Empiriquement, il est prouvé que les sociétés qui ont les mécanismes sociaux et redistributeurs les plus solides sont aussi ceux qui ont les meilleures performances économiques.

On le voit, le socialisme des origines est un libéralisme : on veut des libertés (réelles et non pas seulement formelles) pour tous. Historiquement, les socialistes en chair et en os ne deviendront antilibéraux que lorsque la doxa marxiste l’emportera sur le socialisme des origines, républicain et démocratique. Dès lors qu’on a voulu une collectivisation des moyens de production, le mot « socialisme » a pris un autre sens, et en opposition, s’est créée la fameuse droite libérale de veine exclusivement économique où les salaires ne correspondent pas forcément aux risques, ni à la valeur du travail ni aux résultats.

Espérons donc que le socialisme étatiste ainsi que son contraire disparaîtront pour déboucher un nouveau principe de subsidiarité. Car la gauche et la droite sont devenues depuis longtemps surannées. En effet, fort est de constater que l’une et l’autre sont des mouvements conservateurs (oh, l’oxymore !) dont les résultats sont étonnamment assez semblables dans la pratique. L’action est brutalement médicalisée, traitée comme un accès maniaque dans les limites de la définition du « désordre bipolaire », et, en tant que telle, soumise d’autorité à des traitements, ressemblant furieusement aux ancienne tentatives soviétiques de diagnostiquer un désordre mental caché par une pensée dissidente. Passés de l’injonction de principe « Tu peux, parce que tu dois ! » à son renversement « Tu ne peux pas, parce que tu ne devrais pas ! », nous nous retrouvons aujourd’hui à devoir inventer un nouveau modus vivendi, une nouvelle manière de faire de la politique.

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dimanche, 14 septembre 2008

La rentrée des People : "Paroles de stars - qui a dit?"

ecole 2.jpgMais que font les stars après avoir flemmardé sur les plages de Malibu, Saint-Tropez ou Miami? Gad Elmaleh est poursuivi en justice pour être arrivé en retard à son concert, Tony Parker et sa ravissante épouse, Eva Longorio, passent actuellement quelques jours des plus chargés à Paris, Madonna donne ses leçons politiques lors de son unique tournée européenne, Charles Beer assure que la nouvelle loi sur l'école primaire ne changer rien en cett rentrée 08.

Certains People ont même avoué cette semaine qu’ils voulaient reprendre des études.

 

QUIZ : Paroles de stars

Retrouvez les auteurs de ces phrases. Cet exercice aussi ludique que pédagogique est fort instructif, je vous le promets ...

1. « Ce que je préfère chez un homme, c’est l’intelligence. »

a- Socrate

b- Virginie Ledoyen

c- Reymond Aron

2. « L’homme est né pour le plaisir. Il le sent, il n’en faut point d’autre preuve. »

a- Jean-Jacques Rousseau

b- Epicure

c- Paris Hilton

3. « Je peux être gentil, adorable, doux, et bien intentionné, puis devenir un peu con, désagréable et violent. »

a- Montaigne

b- Vincent Cassel

c- Bernard-Henri Lévy

4. « La liberté, c’est de pouvoir choisir celui dont on sera l’esclave. »

a- Jeanne Moreau

b- Hegel

c- Tocqueville

5. « On vit dans une réalité qu’on a créée et que j’appelle illusion. »

a- Platon

b- Jean-Claude Van Damme

c- Federico Fellini

6. « L’important, c’est de participer (et non de gagner). »

a- Köbi Kuhn

b- Jean-Paul Sartre

c-Brad Pitt

7. « Il n’y a qu’une seule façon d’avoir un mariage heureux, et dès que je la connaîtrai, je me marierai. »

a- Louis Althusser

b- Clint Eastwood

c- Huysmans

8. « Je gagne ma vie avec mon intelligence. »

a- Pascal Bruckner

b- Sylvester Stallone

c- Albert Camus

9. « Les prématurés saturent l’enseignement spécialisé »

a- Jean Piaget

b- Charles Beer

c- Dr. Olivier Irion

Pour les réponses, je vous rassure: elles vous seront fournies à votre convenance!

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samedi, 13 septembre 2008

DIP : Gargamel, le Machiavel

En cette rentrée marquée par le fétiche du trou noir, nous avons pu assister aujourd’hui au débat qui opposait le président du DIP et un représentant d’ARLE (Association Refaire L’Ecole). Cette association a gagné, vous vous en souvenez, une votation sur le « retour des notes » à l’école primaire, la pointe d’un iceberg qui renfermait une vraie volonté de changement tant dans les méthodes d’enseignement (remise en cause du système globalisant socio-constructiviste) qu’une valorisation de l’acte opérationnel d’enseigner face à l’appareil technocratique (plus coûteux, moins efficient). Par voie d’Initiative (un des grands instruments républicains) dont d’aucuns nous envient à l’étranger, le texte fut plébiscité à près de 76% dans les urnes.

Gargamel 2.jpg

Imaginez que l’Initiative royalement liberticide interdisant la fumée votée à une large majorité, ne se gênant pas de stigmatiser 30% de la population (les fumeurs), ne soit pas respectée. Soyez garantis que les autorités ainsi que les gens n’hésiteraient pas un instant d’user de leur pouvoir de répression, vite fait bien fait !!!!

(1) - Je vous colle une amende, na ! Vous contrevenez à la loi !

ou encore

(2) - Pouvez-vous fumer ailleurs ? Ici, c’est interdit. C’est la loi !


Bon, vous allez me dire que la santé ou la sécurité ou encore le prix d’exportation des vins genevois en zone frontalière, c’est plus sexy comme sujet car plus facilement tangible. Mais au fond, il n’y a pas de différence dans le traitement des instruments républicains en vigueur.

Le Conseiller d’Etat Charles Beer qui a toujours plus le droit à la parole comme si elle faisait loi a été de dénégations en dénégations ! Usant et abusant de toutes les marges à sa dispositions, il s’est écrié que le tour de passe-passe pour l’instauration des cents directeurs était budgétairement insignifiante (les chiffres parlent pourtant d’eux-mêmes), que la manœuvre visait avant tout la suppression d’un échelon hiérarchique (tout en la quadruplant en fait), que maintenant il y aurait un seul référent pour les profs et un seul interlocuteur pour les parents (ce qui était déjà le cas avec le corps inspectoral de l’époque, avant la décision de récompenser les signataires du Manifeste anti-Initiative 121). Concernant ses interventions de censure très violentes (ah, il faut montrer qu’il détient le monopole de la violence légitime comme personne), il demande à voir qui dans son département pratique tel procédé ; on se le demande … Le fait reste bel et bien une rétorsion grave à l’esprit et à la lettre de l’outil démocratique exprimé dans les urnes du 24 septembre 2006 ainsi que les travaux suivants pour l’établissement de la nouvelle loi. M. Charles Beer n’a jamais non plus pourquoi il n’a fait intervenir un membre d’ARLE dans les CDIP et CIIP (pourtant désigné par l’association initiatrice suite à une demande-promesse du Chef lui-même). Quant aux procédures de nomination tronquées de ces hauts cadres, il ne s’est jamais expliqué, puisqu’il est tellement au-dessus : force de cooptations, quelque candidature de qualité fut écartée sous des motifs abscons qui n’avaient rien à voir avec le cahier des charges publié !


Terminons avec cette lettre de lecteur – retranscrite ici telle quelle - parue dans la TdG de ce mercredi qui résume merveilleusement l’esprit qui domine cette manœuvre en lieu et place du respect élémentaire de la vox populi :

« J’ai lu avec stupéfaction le texte de M. Beer en « Invité » dans la Tribune du 6 septembre. De nombreuses questions jaillissent immédiatement et particulièrement à l’esprit de ceux qui ont essayé et tentent encore d’entrer en dialogue avec les décideurs du DIP. Pourquoi est-ce à eux d’énoncer les règles du jeu ? Chacun a pu constater que M. Beer et les siens n’apprécient pas tellement les débats dès lors qu’ils contrecarrent leurs projets ou qu’ils les gênent en mettant en lumière des zones d’ombres bien connues de la base. Où est le débat sur le chèque scolaire et l’obligation de scolariser à laquelle le privé échappe ? Où est le débat des 93 directeurs et les coûts cachés de cette opération ? Peut-on parler de débat « digne et constructif » en passant sous silence l’interdiction de paroles des profs de collège sur les blogs mêmes de la Tribune ? Le fait est que M. Beer n’aime pas les débats dignes et constructifs que lorsque c’est lui-même qui en définit les contours stricts, ainsi que les zones interdites ! »

En proposant la tronquiture du quotient, Gargamel agit de manière machavélique certes, sauf que là, on ne peut pas dire "si les faits l'accusent, les effets l'excusent."

Donnez votre avis sur la manière de procéder de M. Charles  Beer dans ce dossier brûlant pour l'avenir de notre société et sa désinvolture méprisante face au vote populaire...

 

 

 

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