mardi, 14 octobre 2008

Les actes de langage d'Obama (qui cassent la Baraque)

En ces temps d’élections, penchons-nous ici brièvement sur le langage politique utilisé, en Amérique, on remarquera que les mots-clés de Barack Obama sont neuf (new), changement (change) et être en mesure de (can). C’est certainement ce qui a valu au candidat sa victoire sur sa concurrente au sein de son propre parti, Hillary Clinton, qui préférait parler d'expérience (experience), qui a fait ses preuves (tested) et confiance (trust).Obama1.jpg

Il s’agit d’un vieux refrain : les Américains sont attirés par le changement et n’ont en principe pas peur de l’avenir. La rhétorique d’Obama recourt à cet optimise ambiant et répond ainsi à un in put de l’imaginaire collectif (alors que celle d’Hillary se référait plutôt à l’inquiétude, à l’appréhension.)

Le but du candidat à la Maison Blanche est indubitablement directif :  il demande de voter pour lui mais pour y parvenir, il ne se contente pas de délivrer une directive, telle que « votez pour moi ». Il choisit une série de promissifs, termes qui se réfèrent au déroulement d’action qu’il entend mener : « Je promets de faire sortir les troupes de l’Irak, de régénérer l’économie, un système de santé efficace et économe », etc. Ainsi, ces actes linguistiques promissifs directs constituent une manière indirecte de réaliser son but, à savoir se faire élire par les gens qui l’écoutent.

Effectivement, l’analyse du vocabulaire du candidat à la présidentielle nous renseigne sur le style attendu dans une société donnée. Pour précision, les membres de la liste MCG n'ont pas eu recourt à des "y a qu'à", "on va faire", "on vous promet" mais avons préféré agir et révéler les dysfonctionnements de certains politiques dans un des systèmes idéaux existants sur cette planète, tout ça par la faute de mauvaise foi, mauvaise gestion des ressources publiques, malhonnêté intellectuelle et absence d'éthique élémentaire. Les Genevois méritent mieux que de subir les vices personnels de quelques caciques qui font croire à des vertus publiques! 

 

 

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Commentaires

Changez Genève, oui, mais pas trop, s.v.p. ... d'acc ?

;o)

Que diriez vous de détruire complètement Carouge et le reconstruire en blocs et cités comme au Lignon, aux Avanchets ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | lundi, 13 octobre 2008

Rahhh, Victor. Changer la mentalité est bien plus difficle que de bouger les montagnes... La mauvaise foi qui sévit ici devrait être renversée!

Je sais que vous me l'accordez.

Écrit par : Micheline Pace | lundi, 13 octobre 2008

« Any colour as long as it’s black » disait Henry Ford, qui n'aurait pas voté pour Obama! Quels actes de langage? Sur ce plan comme sur d’autres, la fortune médiatique d’Obama tient moins à lui-même, à sa personnalité, à son programme, qu’à ce qu’il symbolise ...

Écrit par : Bofitude | jeudi, 26 février 2009

Cela fait déjà un an ! Qu'a-t-il pu Obama? A-t-il cassé la baraque? Bon vent à lui malgré les mouvements contraires!

Écrit par : XYZ | mercredi, 04 novembre 2009

Barack Obama s'inspire du modèle européen. Son charisme poursuit son influence. Le mythique "Yes, we can!" se ré-incarnera-t-il le 6 novembre 2012? Nul n'est devin mais il faut continuer à l'espérer.

Écrit par : Pro-O | mercredi, 17 octobre 2012

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