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lundi, 01 décembre 2008

Le suicide du neveu de Christoph Blocher avec son arme de service cache-t-il un sens politique ?

arme2.jpgUn jeune homme, Pascal, s’est donné la mort avec son fusil militaire dans son appartement, de l’Oberland zurichois. La nouvelle s'est répandue comme traînée de poudre: dans le Dimanche Matin ou http://fr.youtube.com/watch?v=3jF-J6yjcHM .

« Les soldats doivent garder leur arme de service à domicile. » Ces mots sont ceux du tribun et ex-conseiller fédéral Christoph Blocher, interviewé à ce sujet suite au drame qui a frappé sa famille proche.

Sur la question de la détention de l’arme de service à la maison, les experts restent divisés. D’après un récent sondage, près de 37 % des Suisses considèrent que beaucoup de suicides et d’homicides pourraient être évités si les armes militaires n’étaient pas à disposition.

La population est souvent interpellée sur ce fait de société : faut-il oui ou non laisser les armes de service à l’arsenal ou les soldats actifs et officiers doivearme4.jpgnt-ils les garder chez eux ?

On remarquera la ténacité de l’ex-Ministre de la Justice dans ses positions politiques (et de celui de son parti), qui malgré la douleur ressentie dans ce drame personnel, persiste et signe dans la voie qu’il a tracée, en précisant que « celui qui veut se suicider trouvera toujours un moyen pour le faire. »

Aussi, un durcissement de la loi  ne saurait-il être une solution à un problème métaphysique, éthique, existentiel et social, vieux comme le monde, si ce n’est d’apporter du grain à moudre à certains Censeurs de services.

13:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : blocher, armes, arsenal, armée | |  Facebook

Commentaires

Ma question est: quelle est votre position à vous?

Écrit par : cndavid53 | dimanche, 30 novembre 2008

Ma position : il est crétin de vouloir léfigérer sur tous les phénomènes. En l'occurrence, disposer d'armes à la maison ne cause pas un passage à l'acte.

On compte par ailleurs près de 400 suicidés / année se jetant sous le train; en déduirait-on que les trains sont à bannir ?

Le moyen n'est pas si important donc... La volonté de durcir la loi en question procède bien plutôt d'une maladie de notre société, qui est de brasser du vide pour mieux se faire mousser, ce dans la plus grande indifférence des vrais problèmes.

Écrit par : Micheline Pace | dimanche, 30 novembre 2008

Combien de femmes se suicident aux somnifères ? Les a-t-on interdit pour autant ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | lundi, 01 décembre 2008

Effectivement, les moyens sont innombrables et la discussion portant sur la détention d'armes de service est caduque. Il n'y a qu'à relire les pages sur les suicides à l'époque romaine, dont le récit sur Sénèque...

Quant au sujet qui nous intéresse ici, le politiquement correct voudrait qu'on interdise - une fois de plus - sous prétexte d'une prévention des actes tragiques comme s'il y avait une relation de causalité entre les 2 termes.

Écrit par : Micheline | lundi, 01 décembre 2008

Et puis, on peut le faire aussi dans le désert : Juda ne s'est-il pas pendu à une branche sortant de nulle part, selon le récit de St-Mathieu?
Faut-il pour autantqu'il faut arracher tous les arbres de la terre...?...

Écrit par : Philippe B. | lundi, 01 décembre 2008

Pourquoi une centaine de soldats professionnels doivent rendre leur arme de service? Les critères déteminant "la dangerosité" d'un tel dispositif ne sont même pas clairs ... Le travail confédéral ne devrait-il pas de rendre n’a pas rendu public ces détails de cette décision, lourde de sens et sans précédent?

Écrit par : François T. | lundi, 13 avril 2009

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