mercredi, 26 novembre 2008

Le Minsitre malgré lui ... Hautain et tancé!

Dans son arrêt du 21 novembre 2008, le Tribunal fédéral (TF) conclut au refus d’anéantir la décision du Tribunal administratif d’annuler, reporter les votations du 30 novembre prochain concernant l’école secondaire. La recourante – des rangs libéraux - avait fait exprimé ses griefs contre l’arrêt du TA comme suit, dans l’espoir que soit rétabli le droit de ce vote :

« - vilationde la liberté de vote (art.34Cst.)

- violation du principe de proportionnalité (art.5Cst.)

- violation du principe de l’interdiction de l’arbitraire (art.9Cst.) »

Mais c’était sans compter le fait que le TF respecte les droits civiques et politiques. Elle retira ensuite son recours devant l’attitude du TF. A l’heure où les castes établies sont prêtes à tout pour garder leurs pouvoirs, Beer réussissant par les moyens les plus honteusement douteux à gagner la paix sociale grâce à l’appui de clans adverses pour son propre confort et celui de quelques courtisans, une fable circule à Genève qui l’illustre à merveille. Sans faire de la pub du sinistre personnage, sans intérêt en soi, il demeure important de rappeler que pour moins que ça, des rois se fait couper la tête et que des gouvernements ailleurs sont renversés. Il est temps que la population se réveille afin de ne pas continuer à être mangeé à n’importe quelle sauce (soit-elle liée !).

Beerette et le pot au lait

Charles, sur son bureau, ayant un beau projet,

Soutenu par plus d’un sujet,

Prétendait imposer sans encombre son vote.

Hautain et sûr de lui, il allait à grands pas,

Ayant dit ce jour-là, fier d’être le pilote,

Phrases douces – de gros appâts !

Notre ministre auréolé

Comptait déjà – lui, l’insensé ! –

Tout l’or de sa victoire, en prenait avantage,

Voyait de son mandat tout l’éclat en partage.

La chose allait à bien par ses soins diligents.

Il m'est, se disait-il, facile

De peser sur l’avis des gens.le renard et le corbeau.jpg

Personne n’aura vent d’une manœuvre habile,

Personne n’osera défier l’autorité.

Et qui m’empêchera, vite fait, d’aiguiser

« L’Essentiel en bref » ?

Le DIP, c’est bien mon fief !

Charles Beer, là-dessus, fonce tête baissée.

Et pourtant … Adieu veau, vache, cochon, couvée …

On fit appel au Tribunal

Et le verdict lui fut fatal.

Le voici marri, courbatu,

En grand danger d’être battu.

Même en appel au Fédéral

Le stratagème est mis à mal.

Quel esprit ne bat la campagne ?

Qui ne fait châteaux en Espagne ?

Grand Conseil, Charles Beer, Moutinot, enfin tous,

Autant les sages que les fous …

Chacun songe en veillant, il n’est rien de plus doux.

Il faudra revoter : la victoire est à nous !

Méditez. Appréciez-la à sa juste valeur. Réagissez en toute liberté!

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mardi, 25 novembre 2008

Drogue et/ou déchets : Roberto Saviano, auteur de Gomorra, sous escorte à Paris

À l’heure où nous sommes appelés à nous prononcer sur la libéralisation de quelque drogue, faute de le pouvoir sur l’école par la faute d'un gouverneur et après le scandale des déchets napolitains dévoilé il y a quelques mois, Roberto Saviano s'explique sur les enjeux du trafic de drogue.

saviano3.jpgLe visage marqué de Roberto Saviano laisse deviner une vie traquée. Le regard voilé, la voix profonde, les joues creuses mais sillonnées d’une barbe de trois jours, il a été accueilli en vedette au colloque contre la drogue qui se déroulait vendredi dans la capitale française. Toujours sous haute protection depuis l’été 2006, suite à la parution de son roman sur la mafia napolitaine et la gestion des déchets, laquelle a fait des émules dans notre cité, Saviano s’est exprimé sur les investissements des « multinationales de la drogue » qu’il dénonce sans détours. Selon lui, « il n’y a pas eu un vrai plan de lutte par rapport à l’arrivée du réinvestissement de l’argent de l’argent ». Aucune politique européenne n’a été prévue pour pallier à l’ampleur et aux implications sur l’économie réelle des 100 milliards d’euros/an injectés par les mafias italiennes (le chiffre global s’élèverait entre 300 et 500 milliards sur le plan international). Aussi, est-on naturellement légitimés à se poser la question comment des pays comment l’Italie, la France, l’Angleterre par exemple pourraient y renoncer.fumer7.jpg

L’absence de rigueur et de fermeté face au fléau du flux des drogues en est la cause, d’après le journaliste. C’est ce qui fait dire à un des intervenants que les organisations criminelles ont la volonté de se fondre dans la société, en essayant d’acquérir le pouvoir et d’obtenir le consensus social et politique. Ce statut les décriminaliserait ainsi… à tel point que ce fait amène Saviano à se demander si les trafiquants pourraient à paraphraser une pensée du philosophe arabe Averroes : « Regarde la cocaïne et tu verras la poudre blanche ; regarde à travers la cocaïne, et tu verras le monde… ».

Certes, la malhonnêteté intellectuelle a de tout temps inspiré les manipulateurs en tous genres, un peu comme la phrase « Arbeit macht frei » de Hegel sorti de son contexte, se retrouvant à l’entrée des camps de concentration.

saviano4.jpgLes réflexions sur la drogue de l’écrivain alimenteront-elles un peu notre choix de vote pour le 30 novembre ?

Reste à savoir concernant le sort de cet homme charismatique dont la vie est menacée à chaque instant s’il demandera l’asile … en France.

Le film tiré de son roman documentaire, réalisé par Matteo Garrone, s'est vu décérner le Grand prix du Festival de Cannes, cette année.

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lundi, 24 novembre 2008

100 expressions à sauver !

En cette période où les erreurs sémantiques d’un Chef de l’Instruction publique font couler beaucoup d’encre au point de provoquer un arrêt du tribunal, voilà qu’un ouvrage détone par son malin génie : Pivot nous abreuve d’une centaine d’expressions familières à sauver. Pourquoi pas une idée de cadeau de Noël ...

Il nous en explique l’origine et le sens. Ainsi pouvons-nous continuer à utiliser des locutions telles que : «pété de thunes», «fumer la moquette», «souffler dans les bronches», « tailler une bavette », «être vexé comme un pou» sans commettre aucun écart de langage.199.jpg

Aussi, trouve-t-on dans le registre de la galanterie, « les bagatelles de la porte », signifiant les préliminaires de l'amour, ou encore, « aller se faire lanlaire » (foutre) ou encore « courir le guilledou », à savoir multiplier les conquête (datant du 16e siècle).

Si la plupart proviennent de la verve populaire, beaucoup sont glanées chez les plus grands écrivains de langue française.

« Avoir le béguin » = bonnet porté par des religieuses et, par extension, se remplir la tête d'une personne

« Avoir de la branche » = dérivé du langage de la noblesse

« Rabattre le caquet » = en référence aux gloussements des poules lors de la ponte

« Changer de crémerie » = restaurant modeste au 19e siècle

« Payer rubis sur ongle » = soit vider son verre, la dernière goutte pouvant rester en équilibre sur un ongle

« Peigner la girafe » = paresser

« Faire une conduite de Grenoble » = mettre quelqu’un à la porte

« Laisser pisser le mérinos » = laisser courir

« Manger la grenouille » = dérober la caisse, dérober le bien d’autrui (en référence à une tire-lire e en forme de grenouille à la mode au 18e siècle)

« Faire la sainte Nitouche » = jouer les femmes chastes et innocentes, par extension, cacher ses défauts pour se donner un air innocent

« Se monter le bourrichon » ou Monter le bourrichon (à quelqu’un) = se faire des illusions ou exciter l’imagination (de quelqu’un), monter une personne contre une autre ; le bourrichon est un mot apparu pour la première fois en 1860 chez Gustave Flaubert : il vient de la 'bourriche' qui désignait autrefois un panier sans anses servant à transporter du gibier, du poissons, des fruits ou même des huîtres (ce qui explique notre "bourriche d'huîtres" actuelle)

« Faire un buisson creux » = ne pas trouver la chose ou la personne que l’on cherchait

« En baver des ronds de chapeau » = souffrir ; son origine remonte au 19e lorsque en baver s’appliquait à quelqu’un qui était béat d’admiration, la bouche ouverte, au point où la salive finit par en couler ; or, le sens bascule au 20e siècle pour édulcorer le terme en chier

« En avoir sa claque » = en avoir marre de, être excédé

eBook1.jpg

 

A vous de jouer afin que ces locutions ne tombent injustement dans l'oubli ...

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dimanche, 23 novembre 2008

Ceci n'est pas un chapeau...

Grande admiratrice du Maître en graphisme, Blondesen, représentant mondial et international des Blonds sur terre, j'ai eu envie de vous proposer une brève réflexion illustrée sur l'actualité, par extension de l'oeuvre d'art Ceci n'est pas une pipe (sur son blog), en cette époque où les prises de positions concernant l'école et la cigarette ainsi que la drogue brouillent tous les repères des comportements et codes sociaux.
ceci-n-est-plus-un-chapeau.jpg

ça ne pourrait être donc un ... BONNET D'ÂNE dont le Prétendant est

le Président de l'Instruction publique.
Ne sachant pas compter, il ose affirmer à la population que sa
garde prétorienne ne coûtera pas 1 franc au contribuable alors
que des Communes se rendent comptent déjà de la facture d'une
telle opération de séduction qui leur incombe!
picsou4.jpg
Par un coup de baguette magique, il manipule les mots afin qu'ils
s'adaptent à sa propre volonté et représentation du monde. Reconnaissant
toutefois avoir voulu exprimer son opinion sur l'IN 134 en faveur de
 son CP alors que la brochure des votations nn'était pas le lieu pour le faire
(une présentation objective était ce que les électeurs attendaient d'un tel document officiel),
il poursuit cependant en clamant son "innocence".
Mais bien que le résumé de sa position ait été sanctionné par le TA, cela ne l'empêche cependant
de lui reprocher - malgré la séparation constitutionnelle des pouvoirs - la décision de suspendre la votation.
De qui se fout-on? (expression littéraire idoine) ...
D'un côté, la volonté d'influencer l'électeur est relevée (Arrêt du TA, p.14), qualifiée
parmi "les fautes les plus lourdes que puisse commettre un gouvernement",
de l'autre, un Conseiller d'Etat se permettant de commenter un décision de justice!
 
pamela2.jpg
Rien que pour Blondesen : on peut légitimement se demander si les arguments de Pamela Anderson en faveur de la libération
de la marijuana lors de la campagne d'Obama suffisent à
convaincre la population en vue des votations du 30 novembre.
pamel3.jpg

 

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mercredi, 19 novembre 2008

Le Tribunal administratif désavoue Charles Beer. Annulation d'une votation.

Cette fois ça n’est pas une rumeur. La nouvelle est tombée : le Tribunal administratif (TA) a reconnu l’objet du recours contre la présentation de l’initiative de REEL pour un cycle qui oriente  (IN 134) qui l’opposait au Contre-projet (CP) du gouvernement en vue de la votation du 30 novembre prochain.

L’arrêté du TA peut se consulter sur  http://static.tdg.ch/pdf/tareel.pdf.

Et bien, cette votation n’aura pas lieu. C’est une première ! La justice a tranché et, à mon avis perso, je salue cet acte magnifique, qui redonne confiance en la machine judiciaire.

Serait-ce le signe d’une justice « dépolitisée » autant que d’une école « désidéologisée » auxquelles, avec des amis, nous appelons de nos vœux pour la nouvelle Constitution?

Par un mystérieux hasard du calendrier, le même soir, M. Décaillet avait prévu un débat sur son plateau entre le Conseiller d’Etat, Charles Beer et M. Yves Scheller, initiant de REEL pour discuter des deux sujets de ladite votation.

Et voilà … qu’il a été question du camouflet (encore un) infligé au ministre cuistre.

Or, sa prestation appelle des observations dignes d’enseignement sur sa manière d’appréhender les lois républicaines et son mépris de ses interlocuteurs, qui leur sont subordonnés mais néanmoins citoyens : en mauvais perdant, il n’a eu comme réponse que la force que lui procure son pouvoir. Nul mot d’excuse pour sa faute d’avoir menti à la population à la veille du rendez-vous démocratique, par le biais d’un document officiel. Aucun respect pour des personnes qui font profiter de leurs qualités d’experts. Un dédain arrogant affiché au président d’ARLE, M. Marc Fischer, avec un arrogant « je vous disqualifie ». Bonnet1.jpg

 

Cette posture choquante - d’ailleurs la même que précédemment - démontre une vision politique qui rappelle d’autres temps (beaucoup s’accordent sur ce point; un initiant l'a aussi souligné), une position sectaire (oh, combien !) et une incompétence crasse à occuper une telle charge, si ce n’est pour les honneurs qu’elle lui fournit.

 

D'autres dossiers sont traités malheureusement de la sorte dans l'enceinte pour des raisons obscures.

 

Mais là, respect à la Justice! Si la vos populi n'a pas été entendue antérieurement, les droits civiques ont été défendus. 

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mardi, 18 novembre 2008

Bonnet d'Âne: qui est le candidat?

Aux yeux de beaucoup de citoyens sensés, le respect de l’orthographe et de la syntaxe n’est pas une exigence bêtement scolaire, c’est la base des autres connaissances et savoir-faire, bref de l’efficacité professionnelle.

627.jpgPourquoi notre école résiste-t-elle à livrer une instruction efficiente, à détourner les propositions d’initiatives populaires qui font le travail pour lequel le politique a été élu ? Pourquoi les parents et le personnel para-éducatif ne comprennent plus aux techniques littéraires, aux consignes des devoirs, à l’explication des règles de la langue ?

Le caractère irrationnel de la politique pédagogique mise en place n’a fait qu’accroître les inégalités sociales. Le goût de la lecture n’a cessé de se dégrader au point d’apparaître ennuyeuse (oh, quel triste constat !) et la maîtrise de la langue, condition sine qua non à une pensée claire et argumentée, à la justification rationnelle d’une action, a presque fini par disparaître. Les luttes de pouvoir de quelques prélats éclatent au grand jour!

Les manigances de Charles Beer ne reflètent encore une fois de plus des positions qui n’ont aucun fondement empirique. Pire : ses propos au sujet de l’école secondaire (pour lefumer9.jpg CP et contre l’IN 134) sont réfutées sur le pan scientifique. Quant au cadre légal parti en fumée (*)...

Après avoir torpillé gravement l’esprit et la lettre de l’initiative concernant le primaire, plébiscitée à 76% en septembre 2006, il ose encore mentir (répondre n’est pas le terme approprié car il ne répond aux questions posées qu’en s’y défilant) à une interpellation urgente déposée à la rentrée au sujet du recrutement des 93 directeurs (+ 6 nommés précédemment, au-delà des procédures en vigueur) : « Les directions d’établissement contribuent à renforcer le taux d’encadrement des élèves. »

Connaîtrait-il seulement le sens des mots ? Le courant pédagogiste aurait-il perverti à ce point le bon sens ?

80.jpgInutile d’ajouter qu’il s’est permis, du haut de son arrogance, d’apporter quelques corrections aux assertions de l’IUE … C’est dire que Charles Beer, qu’en plus d’une malhonnêteté foncière dans sa gestion des dossiers que lui prodigue son pouvoir de dire ou faire n’importe quoi, piétinant ainsi les principes républicains en vigueur, opte pour planter l’intelligence au lieu de la semer.

Espérons que la Justice rendra à César ce qui lui revient, en rétablissant la vérité, en sanctionnant les manipulations dignes des dévots de Staline ...

 

* Pour plus de détails concernant le sujet traité, voyez encore (entre autres) : 

- http://www.tdg.ch/communaute/courrier-lecteurs/lettres-15...

- http://www.tdg.ch/communaute/courrier-lecteurs/lettres-13...

- http://www.ghi.ch/live/1/home/infos/au_sommaire/geneve/ge...

- http://civitas.blog.tdg.ch/archive/2008/11/08/votation-po...

 

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samedi, 15 novembre 2008

Suffit, ESOPE !

docteur.jpg« Quoi que puisse dire Aristote et toute la Philosophie,

il n'est rien d'égal au tabac :

(…) qui vit sans tabac n’est pas digne de vivre. (…)

Ne voyez-vous pas bien, dès qu’on en prend,

de quelle manière obligeante on en use avec tout le monde,

et comme on est ravi d’en donner à droite et à gauche, personnages.jpg partout où l’on se trouve ?

 

On n’attend pas même qu’on en demande,

et l’on court au-devant du souhait des gens :

tant il est vrai que le tabac inspire

des sentiments d’honneur et de vertu

 

à tous ceux qui en prennent. »

 

 

 

Après cette démonstration poétique de Sganarelle, tenant une tabatière (Dom Juan, Molière, Acte I, Scène 1) des non-méfaits du tabac en société, êtes-vous toujours certain de vouloir voter le contraire du bon sens alors que la prise de drogues altère discernement et jugement, renforce la dépendance physique ? N'est pas qui veut un bon Docteur

 

 

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jeudi, 13 novembre 2008

« Quand les gens intelligents se piquent de ne pas comprendre, il est constant qu'ils y réussissent mieux que les sots » (André Gide)

Laissons un peu le champ international de la crise financière dont la principale cause une absence de prévision, d’organisation et d'une suite de dénégations. L’impensable, devenu réalité en quelques heures, a plongé la population mondiale dans une consternation affolée, à juste titre.

l'apprenti.jpgPenchons-nous sur un seul élément des votations du 30 novembre 2008 : le modèle d’école proposé par les uns et les autres. Si à Genève, on s’exprimera sur le choix entre l’initiative 134 visant une école secondaire qui oriente véritablement les jeunes (cf. dossier complet in www.reseau-reel.ch) et un contre-projet, mal ficelé, autoritaire autant que flou, fomenté uniquement en réaction aux divers courants du milieu concerné, un miroir aux alouettes en somme, à Zürich, la population s’exprimera sur HarmoS, projet de centralisation de l’école publique au plan fédéral. Inutile de préciser que le résultat de cette votation sera intéressant pour les Genevois aussi, puisqu’ils seront appelés dans quelques mois plus tard à voter sur ce projet.

Qu'est-ce qu'HarmoS? Le concordat intercantonal vise l’harmonisation de la scolarité obligatoire, sur le plan national, nous dit-on. S’il existe des objets concevables sur le plan helvétique, tels que l’armée, il en est d’autres qui ont toujours posé problème, vu la complexité des procédures de chacun des 26 Etats souverains et … la différenciation culturo-linguistique propre à notre pays. La scolarisation appartient sans conteste à la seconde catégorie. Sans vouloir entrer aujourd’hui dans le vif du sujet HarmoS, le procédé amènent logiquement deux observations.

Primo: Le projet de centralisation de l’école publique HarmoS a été élaboré par la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) (cf. http://www.ciip.ch/ciip/pdf/CP0602); il est étonnant de voir qu’un organe originellement consultatif, ne jouissant d’aucune base constitutionnelle, s’érige ainsi en un législatif autoproclamé, composé seulement de conseillers d’Etat.

Deusio: HarmoS a pour vocation d’être rejeté ou accepté dans son ensemble, sans aucune modification possible à apporter par tel ou tel Canton. Il y a de quoi s’interroger sur la légitimité du droit tacite à exclure ainsi les parlements cantonaux dans le domaine éducatif. Cette usurpation de pouvoir fait que plusieurs législatifs du pays ont avalisé sans discuter préalablement le texte et que la population n’ait même pas été au courant – valablement – du concordat en question.

En l’état actuel, on sait au moins qu’un référendum a été lancé par l’UDC dans plusieurs Cantons suisses-alémaniques en vue de rejeter HarmoS pour son caractère essentiellement intrusif dans la sphère familiale, pour ses faiblesses pédagogiques, pour son idéologie marquée soixante-huitarde qui a fait de l’école un laboratoire depuis quatre décennies maintenant (pauv'gamins!) . A Soleure, l'action de l'UDC a gagné et HarmoS a été balayé !

Une question subsite néanmoins. Genève serait-elle prête à signer un référendum contre ce concordat émanant du pouvoir (et non du peuple) et faisant fi du rôle primordial de l’école dans notre société, au détriment de la génération à venir ?

La situation est tellement ici pourrie que les gens se demandent comment cela pourrait être pire... Et voilà qu'une nouvelle preuve survient: sur le plateau de M. Décaillet, on apprend qu'un recours en justice dans l'affaire de la présentation de l'IN 134 dans la brochure pour les votations du 30 novembre! Les "apprenants" de l'école de Charles Beer seront-ils enfin respectés? Décidément, il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Charle (Magne)-toi!

P.S. : Pour le détail du contenu d’HarmoS, nous y reviendrons dans les prochaines semaines.

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mardi, 11 novembre 2008

Ombres et lumières

Aujourd’hui - c’est promis ! – je ne parlerai pas de sujet sérieux. Un peu d’inessentiel sied parfois tout autant que les vaines polémiques auxquelles notre société nous a habitués pour éviter que les choses changent véritablement, ce sous le sceau du droit à la vie, au respect, à la différence autant qu’à l’indifférence. Nul ne sert d’ajouter à ce tableau les meilleures intentions du monde qui président à ce genre d’injonctions dont le seul effet est d’ôter le peu d’espace de liberté réelle dont on peut encore jouir dans son quotidien.

Dans cette atmosphère irrespirable – eh, oui, encore une métaphore liée à la pollution, à la fumée passive ou active, au trifluorure d’azote, plus connu sous la formule NF3, le fameux gaz à effet de serre – il reste néanmoins quelques nouvelles détonantes. fumer4.jpg

- Alors que l’on ne voyait le visage pâle d’Isabelle Adjani plus que sur les publicités Lancel, on apprend que la mystérieuse star fait un retour remarqué sur les écrans : elle joue le rôle de Sonia, une professeure de français, nerveusement atteinte, qui découvrant un revolver dans la salle de classe, s’en empare pour blesser involontairement un élève ; dès lors, elle perd la raison au point de prendre sa classe en otage.

- Dans le même temps, on sait qu’Obama découvre le Bureau ovale. De toutes les louanges qui ont afflué depuis son élection, une voix discordante s’est élevée dans le concert des nations, qui a mis en émoi la diplomatie : Silvio Berlusconi a salué l’événement en s’écriant qu’ « Obama a tout pour bien s’entendre avec Medvedev car il est beau, jeune … et bronzé. »

Dans l'esprit du Cavaliere, ce devait être un compliment, vu ses efforts à demeurer toujours le plus possible cuivré, à coup d’UV.

- Parallèlement, des politiques français de tous bords, dont la Princesse Carla Bruni-Sarkozy, signent un Manifeste intitulé « Oui, nous pouvons ! » en référence au slogan de campagne du Candidat noir à la Maison Blanche Yes, we can! ...

Oh, mince! Caramba, j'ai encore fauté, moi qui ne voulais pas parler de sujets sérieux ...

Black1.gif

 

 

Et Michael Jackson dans tout ça??

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dimanche, 09 novembre 2008

FUMOIR, FUMOIR, dis-moi qui ...

AutocollantDDGpub2.jpg

Les arguments fumeux des anti ne cessent de polluer l'atmosphère sociale.

Ne peut-on pas opter pour le choix délibéré et le respect des différences?  

- Dr. Ryland se bat contre la mafia anti-tabac depuis belle lurette, notamment en l'invitant à plus de rigueur intellecuelle et moins d'idéologisation. Je transmets ici quelques mots du digne personnage qui nous rappelle que l’Etat n’a pas à s’ingérer dans le modus vivendi choisi par les citoyens. Cette propension à ne vouloir qu’interdire et réprimer montre à quel point le rôle de l’organe du pouvoir est biaisé une fois de plus (au lieu de s’occuper véritablement des dossiers qui lui sont dévolus) … Voici ce qu’il relate de son expérience d'un courrier adressé à qui de droit, resté sans réponse (c'est signé, vous verrez!) :

 

« Et voilà qu’une de mes lettres à M. BEER, restée comme les autres sans réponse, se trouve depuis quelques jours en évidence sur le site internet du CIPRET. Pour quelle raison? Comment faut-il interpréter le fait qu’un conseiller d’Etat communique mon courrier sans me prévenir à M. RIELLE, employé du DIP, élu municipal du même parti que lui et dont on sait que la passion de son métier rend aveugle à toute équité et toute véracité scientifique. Il est vrai que l’Etat subventionne le CIPRET… »

 

 

 

fum.jpg- Parallèlement, le 24 heures rappelle au corps électoral vaudois d'aller voter le 30 novembre prochain en faveur de la formule de restriction qu’il préfère dans le domaine fumeurs/non-fumeurs. Une possibilité envisagée serait celle de l’installation de FUMOIRS, à la manière ancienne. Les pro-fumoirs sont par ailleurs vus comme les garants du bon sens vaudois …

Que va faire l'autorité genevoise?

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