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vendredi, 05 décembre 2008

Présences féminines en politique ...

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En ces temps troubles d'élections et de votations annulées, une étude mettant en lumière l’impact des candidatures féminines sur l’électorat genevois vient de paraître : Femmes et hommes au Grand-Conseil genevois et au Conseil municipal de la Ville de Genève 1961-2007. La question reste de savoir comment exploiter ces données selon les indicateurs choisis pour les prochaines échéances. Une conférence-débat a eu lieu sur ce thème, regroupant de fortes personnalités publiques féminines : http://www.ge.ch/egalite/doc/communiques/27-11-08.pdf.

Pour précision : le droit de vote et d’éligibilité octroyé aux femmes demeure un fait récent, pour une grande partie, l’affaire du XXe siècle. On se souviendra que si nos démocraties modernes depuis la Révolution française ont proclamé l’égalité de tous devant la loi ainsi que l’universalité des valeurs, la moitié de l’humanité n’était pas concernée par ces principes : les femmes.

En effet, la Finlande attribue ce droit civique et politique en 1903, le Canada en 1917, l’Allemagne et les Pays-Bas en 1919, l’Inde en 1935, l’Italie et la France en 1946, le Portugal en 1976. Qu’en est-il de notre pays ?

égalité2.jpgLa Suisse connaît un tel avènement en 1971 mais certaines régions avaient déjà intégré une telle procédure : la Commune de Riehen en 1958, le Canton de Vaud en 1959 et le Canton de Genève en … 1960 alors qu’il faudra attendre 1990 pour le Canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures. Jolie anecdote : Mme Ruth Metzler, qui provenait de ce canton fut élue Conseillère fédérale en 1999! En cette même année, la Suisse occupait la 14e place en matière de représentation parlementaire féminine dans le classement mondial alors qu’aujourd’hui, elle vient derrière l’Afghanistan, le Burundi et le Vietnam. Outre cette réalité quantifiable (http://www.geneve.ch/egalite/doc/actualites/femme-atout-politique.pdf), que peut-on déduire de l’apport des femmes à la vie politique?

L’égalité des chances entre les deux sexes est un droit dans notre pays, y compris dans le monde professionnel, juridique et politique. Utiliser au mieux les potentiels des hommes et des femmes qui forment une société, c’est accroître les possibilités de se développer. La Suisse s’est donné le but d’appliquer les droits de la personne humaine, qui inclut l’égalité hommes/femmes : http://www.equality.ch/f/home.htm égalité1.jpg

Sur le plan national autant qu’international, elle s’est engagée depuis 1997 à reconnaître et à appliquer la Convention internationale des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes à l’égard des femmes (CEDAW) émise en 1979, ratifiée par 185 Etats.

A ce stade, ne tombons pas dans le piège des concepts-valises : il serait nonobstant pertinent de se demander quelle femme (quel homme, également) propulser en politique. Quand on voit que :

- AXIOME 1 : les hommes votent généralement pour les hommes.

- AXIOME 2 : les femmes votent généralement pour les hommes.

- AXIOME 3 : les vices psychologiques perçus de facto comme des qualités publiques sont majoritairement mieux acceptés s'ils sont pratiqueés par des hommes que par des femmes.

- AXIOME 4 : le droit de cuissage étant tacitement admis, sans qu'il ne choque personne, distribue les rôles entre les femmes et hommes en faveur de ces derniers; d'autant plus, que dans une position hiérarchique dominante, on observe qu'une femme sera doublement gentille envers un homme alors que l'homme profitera de son pouvoir sur la femme sans forcément lui donner en retour la monnaie de sa pièce.

Merci d'avance pour vos avis et/ou témoignages en tous genres ...

 

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Commentaires

Je propose une autre lecture:

- AXIOME 1 : les hommes votent généralement pour les hommes.

- Alternative 1: Les hommes votent pour les candidats ou candidates de leur choix. Il se trouve qu'il y davantage d'hommes que de femmes parmi les candidats de leur choix.

- AXIOME 2 : les femmes votent généralement pour les hommes.

- Alternative 2: Les femmes votent pour les candidats ou candidates de leur choix. Il se trouve qu'il y davantage d'hommes que de femmes parmi les candidats de leur choix.

La différence entre Axiome et Alternative?
- L'axiome suggère (de façon tendancieuse) que le critère de sélection est le sexe du candidat. Une telle conclusion n'est supportée par aucune évidence.

- L'alternative commente les faits évidents et supportés par l'évidence statistique.

Écrit par : benpal | vendredi, 05 décembre 2008

Bonsoir,

Je rejoins l'avis de benpal. J'ajouterai, qu'actuellement, les femmes ont peut-être moins de temps à disposition pour faire campagne vu la répartition des tâches traditionnelle qui reste largement utilisée. De ce fait, elle se font moins connaître et sont donc moins choisie.

Concernant la conférence-débat dont vous parlez, l'idée d'imposer l'égalité de résultat, qui a été proposée, choque violemment ma vision de la liberté de vote. Et je n'ose même pas dire mon avis sur l'idée qu'un femme politique ne doit en aucun cas critiquer une autre femme politique...

La période du féministe combatif me parait révolue. Maintenant que les inégalités flagrantes ont disparu, il est temps de débattre du fond des problèmes politiques en laissant les questions de sexes de côté.

Meilleures salutations

Écrit par : Céline Roy | samedi, 06 décembre 2008

Bonjour Benpal,
Bonjour Madame Roy,

Je partage votre avis respectif. Ma vision endémiquement libérale de l'exercice des droits politiques me fait répugner l'idée de quotas appliquée à quelque catégorie de personne qu'elle soit.

Loin de moi aussi de commenter la soirée organisée par le service de l'égalité à la Comédie, au demeurant de haute tenue et fort bien menée, utile et sans tomber dans des clichés.

L'article demande quel type de femme aujourd'hui a le vent en poupe dans le milieu politique ...

Oui, heureusement que l'on a le choix de voter XX ou XY!
Oui, heureusement que la période du "féminisme primaire"
est révolue et qu'on soit entrés dans l'ère des "soft skills".

Cordialement!

Écrit par : Micheline Pace | samedi, 06 décembre 2008

Le 4e axiome sur la répartition des rôles sexués hommes-femmes dans la relation au pouvoir est très importante! Mme Pace, vous brisez là un tabou, au-delà des idées communément admises.

Espérons que vos lecteurs sauront traiter cet axiome comme il le mérite.

Pour ma part, je dirai simplement ma stupeur de voir combien de femmes apparaissent dans le giron politique pour très vite en être éclipséés dans la plus grande indifférence générale... on est en droit de se demander si certaines auraient subi de telles pressions, si elles n'y ont pas succombé pour toutes sortes de raisons qui les regardent et si elles ne sont pas jetées aux oubliettes à cause de ça, sans aucune possibilité de poursuivre leur chemin en politique malgré de bons projets.

Bonne journée!

Écrit par : Henry de W. | samedi, 06 décembre 2008

"- AXIOME 4 : le droit de cuissage étant tacitement admis, sans qu'il ne choque personne, ...."
Je me défend vigoureusement contre cette affirmation, je la trouve extrêmement biaisé par les buts qu'elle veut visiblement atteindre. Cet affirmation est délibérément réductrice et n'est basé sur aucune évidence crédible.
Même si cette affirmation représentait la réalité (ce que je conteste en l'absence de preuves vérifiables), elle relèverait du comportement individuel et serait attribuable au droit de chaque individu d'agir librement selon sa bonne volonté et sa propre décision. Si le cuissage existe, il ne s'agit surtout pas d'un DROIT, mais d'une volonté de part et autres d'atteindre des buts précis par n'importe quel moyen: plaisir sexuel d'un côté - position politique ou sociale de l'autre côté.

Et encore qui dit qu'une personne qui subit le cuissage n'y prenne pas plaisir? On ne va quand-même pas retomber dans le vieux cliché que c'est uniquement l'homme qui prend plaisir dans une rencontre sexuelle. Le DROIT au plaisir sexuel existe aussi pour les femmes, n'est-ce pas? Et si en plus, elle peut atteindre une but spécifique en s'adonnant à ce plaisir ....

Les motivations personnelles sont insondables, mais associées au libre choix et au consentement, je ne vois pas où il y aurait un mal ...

Écrit par : benpal | samedi, 06 décembre 2008

Merci Benpal pour ces précisions judicieuses. Je vois que le débat prend, ce qui ne saurait que me réjouir.

Effectivement, s'il y a libre-arbitre et consentement mutuel, c'est un autre cas de figure que celui décrit plus haut. Tout à fait d'accord avec vous : il n'y a pas de mal à se faire du bien!

Mais parfois le rapport de force entre un président de parti (ou autre supérieur hiérarchique) établit de facto une unilatéralité, impossible à déjouer pour la personne qui le subit. Dans certains groupes politiques, des femmes qui ne se sont pas données à ce genre de coucherie (sans motivation réciproque, et tout un chacun a le droit de ne pas mélanger les genres de collaboration), se sont vues simplement et sèchement écartées de telle ou telle votation, telle place, etc. Or, les preuves restent secrètes ...

J'en connais personnellement plusieurs dans ce cas mais disparues de la circulation, elles poursuivent leur chemin sans faire profiter la république deleurs qualités politiques, car réduites au silence, voire au néant.

Et personne ne se pose ce genre de question puisqu'on croit révolue l'époque du "droit de cuissage", qui n'a rien à voir avec un échange sexuel.

Merci encore pour votre réaction. Bien à vous!

Écrit par : Micheline Pace | samedi, 06 décembre 2008

Mon but n'est pas de contester des faits, mais de déjouer les clichés et les interprétations qui en émanent.

"Mais parfois le rapport de force entre un président de parti (ou autre supérieur hiérarchique) établit de facto une unilatéralité, impossible à déjouer pour la personne qui le subit."
Mais c'est le cas pour toute personne prétendante, que ce soit un homme ou une femme. La femme semble disposer d'un avantage en pouvant déplacer le combat sur un autre champ de bataille, celui du rapport sexuel, avantage dont ne dispose rarement un homme.

"Dans certains groupes politiques, des femmes qui ne se sont pas données à ce genre de coucherie (sans motivation réciproque, et tout un chacun a le droit de ne pas mélanger les genres de collaboration), se sont vues simplement et sèchement écartées de telle ou telle votation, telle place, etc."
Parce qu'elle ne se sont pas données à ce genre de coucherie? On ne saura jamais, on reste dans les présomptions.

Peut-être qu'on manque tout simplement de cas qui permettraient de juger du comportement de femmes dans des situations similaires. Est-ce-que Martine Aubry se prêtera à ce genre de jeu (à l'envers) quand il s'agira d'occuper les postes importantes dans le parti socialiste français?

Écrit par : benpal | samedi, 06 décembre 2008

Un petit commentaire pour vous dire, belle dame à la mèche rebelle, que les femmes sont trop présentes en politique.
Je n'ose imaginer qu'un politicien ne discute pas avec sa compagne, épouse, femme, de ce qu'il est en train de faire, travailler, voter.
Donc, les femmes sont présentes même en étant absentes physiquement.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | samedi, 06 décembre 2008

Bonsoir Victor,

J'ai un doute sur le sens de votre commentaire. Si c'est de l'ironie, ignorez ce qui suit.

Par contre dans le cas contraire, vos propos sont le reflet d'une autre époque, heureusement abolie, où les femmes n'avait pas le droit de vote.

Accepteriez-vous l'argument inverse qui consisterait à dire qu'il n'y a pas besoin d'hommes en politique car leurs épouses se chargeraient de les représenter ? J'en doute et je vous comprends.

De plus, vouloir exclure les femmes de la politique est privé la société d'une partie des forces à sa disposition. Si une personne, que ce soit une femme ou un homme, a les qualités nécessaires à faire de la politique, il est dans l'intérêt de la société qu'elle en fasse.

Salutations

Écrit par : Céline Roy | samedi, 06 décembre 2008

Il est un fait que l'UDC n'a pas présenté de femme sur sa liste pour la Constituante. Pourquoi?

Les femmes potentiellement papables auraient-elles vécu quelque chose de bizarre et/ou de déplacé?

Écrit par : Henry de W. | samedi, 06 décembre 2008

Intéressant, vos remarques. Quant au droit de cuissage, le terme semble choisi. A l'époque, le seigneur utilisait son droit sur l'épouse d'un serf à la première nuit de noce. Je dirais plutôt que l'homme profiterait de son statut supérieur pour ... conclure. Mais combien de femmes ne l'ont pas recherché pour tirer des avantages d'une telle relation? Parler de droit est usurpé.
N'est-il pas souvent le cas que la femme commande, si ce n'est pas en politique, c'est sur le coussin ?
Les femmes ont aussi des bonnes idées, mais de très bonnes. Encore faut-il qu'elles soient soutenues.
Elles sont pénalisées de faire de la politique, en choisissant l'option famille, car le gros incombe tout de même la femme, à moins tomber sur la "perle rare". La crêche ne résoud pas tout et placer ses enfants le matin et les rechercher le soir est pour moi presque criminel, si c'est pour se payer un peu de luxe, au frais de la collectivité. La vie c'est un choix, avec des droits, mais aussi des devoirs. Qui sait mieux protéger et consoler un enfant qu'une mère? Donc, la mère au foyer dans un premier temps est une tâche noble et gratifiante et peut éviter pas mal de problème de jeunesse.
Ceci ne veut pas dire que l'homme ne doit pas collaborer!

Dans cet ordre d'idée, je trouve que la place d'une mère en politique devrait être dans le secteur social. Que pense la gent féminine?

Écrit par : Etoile de Neige | samedi, 06 décembre 2008

- Pourquoi les femmes n'ont-elles pas de pénis ?
- Parce qu'elles réfléchissent avec leur tête.

La question des femmes en politique reste d'actualité et parmi le plus mystérieuses à creuser ...

Écrit par : Ludovic K. | samedi, 06 décembre 2008

Céline, je me dois d'ignorer le reste de votre commentaire.

Henry de W. l'UDC n'a pas présenté de femmes à la Constituante, parce dès le départ l'UDC était contre le changement de Constitution.
C'est pourquoi ils ont présenté seulement 18 candidatures, difficiles à trouver.
Pour les femmes encore plus.
C'est du à la propagande "racistes, xénophobes" orchestrée par les autres partis.
Les gens, dans l'isoloir, ou à la maison, votent pour l'UDC, mais peu acceptent de les représenter au niveau politique.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | dimanche, 07 décembre 2008

Mea culpa ... en lisant mon texte, je voulais dire que le terme droit de cuissage étal MAL choisi, mais Benpal, j'ai compris le sens. Vous êtes dans le vrai.
Femmes, si vous n'existiez pas ... il fallait vous inventer et non seulement pour enfanter et nourrir vos enfants chéris, parfois trop chéris. La famille est la cellule de la société et en se consacrant au foyer avec amour, beaucoup de malheurs pourraient être évités.
J'aime beaucoup les femmes, mais je déteste les féministes, qui se croient supérieures aux hommes ! En règle général, une femme et complémentaire et ne désire pas endosser les responsablilités de lourdes tâches !
Et pour finir sur une note humouristique: Savez-vous, pourquoi il n'y pas d'hommes au paradis? Non? Parce que les hommes ont constaté que c'était l'enfer pour eux ! Bonne journée BM

Écrit par : Etoile de Neige | dimanche, 07 décembre 2008

*Victor, l'UDC zurichoise n'est pas tout, mais sans l'UDC la politique ne serait rien en Suisse. Il faut des extrêmes pour corriger les excès, et s'il n'y a pas eu beaucoup de femmes et des jeunes à la Constituante, c'est que la plupart des jeunes et femmes n'ont pas trouvé nécessaire d'aller voter! Les politicien-ne-s, bien informé-e-s des enjeux, parcontre se sont déplacé-e-s. J'adore les formes féminines ... mais pas dans l'écriture. Calmy-Rey a réussi à créer un bureau de l'égalité hommes-femmes et les habitantes de ces lieux ont eu le principal mérite d'encaisser leur salaire et d'estropier le français. On aurait mieux fait de donner cet argent à la crèche de l'état pour abbaisser sont coût pour quelques privilégi-e-s (Fr. 30'000 à 35'000 mille de nos francs par enfant et année). La gauche est vraiment trop dépensière dans le social ! Vous n'êtes pas d'accord? Alors prouvez-moi le contraire !
Il faudra une fois un gouvernement du milieu à Genève pour corriger le tir des roses rouges et vertes, car les impôts, les primes maladies, les loyers sont trop élevés par rapport au reste de la Suisse, tandis que les rentes AVS sont identiques à Appenzell, à Zoug, à Unterwald, et même à Zurich. C'est vrai, on est pas obligé de loger à Genève et pas mal de Genevois l'ont compris pour se déloger ! A part cela, quelle belle ville et ... multicolore pas trop mal habitée, et avec un arrière-pays (France) sublime !!! Encore faudrait-il exclure les moutons noirs (lire délinquants étrangers) de notre territoire. Libre-circulation oui, mais libre contrôle (mettre des gardes-fous) aussi ! Il vaut mieux être viril et bien portant qu'idiot et ennuyeux.
Bien à vous un mâle heureux, resp. un retraité qui sait profiter du moment présent, qui sait entretenir son capital santé et qui adore envoyer quelques flèches vers le sexe "faible" et aussi vers le sexe fort, pas à confondre avec les cerveaux musclé-e-s ! BM

Écrit par : Etoile de Neige | dimanche, 07 décembre 2008

... merci Micheline Pace pour vos commentaires lumineux, tel que les illuminations de la ville de Calvin à l'approche des fêtes de Noël, parfumés avec un zeste d'intelligence. BM

Écrit par : Etoile de Neige | dimanche, 07 décembre 2008

Merci bien d’avoir dressé cette liste des axiomes, dont chacun prétend vraiment d’être juste et véridique. Le temps de matriarcat a connu son déclin, ainsi l’égalité de jure semble d’être restreinte par ces axiomes de facto.

Écrit par : Dylan - Photo | dimanche, 08 février 2009

Mais l’histoire connaît bien des exemples de la présence féminine en politique. A partir de Cléopâtre ou bien des personnes encore plus anticipantes mais dont les noms ne peuvent par être cités à cause de mon ignorance jusqu’à une nouvelle co-résidente de la Maison Blanche. Qui peut contester leur puissance ?

Écrit par : Nathan - Apartments In Ukraine | dimanche, 08 février 2009

En matière de présences féminines dans le monde politique comme dans les postes de cadre, les axiomes disent juste. Une femme, si elle n'est pas une fille à papa ou une courtisane entretenue, au sens large, elle n'a aucune chance d'"accéder" à des places intéressantes. Elles restent souvent cantonnées à des charges mais sans responsabilité; tapies dans l'ombre, elles font le boulot mais sans rien obtenir ...

Écrit par : Philippe B. | dimanche, 08 février 2009

"Baise m'encore, rebaise moy et baise
Donne m'en un de tes plus savoureux
Donne m'en un de tes plus amoureux
Je t'en rendrai quatre plus chaud que braise "

Voilà comment la poètesse Louise LABBE, qui monte à cheval, se bat en duel, se fait appeller "capitaine Loys" s'exprimait, il y a des siècles! Le féminisme est-il né avec elle ? Indéniablement car elle veut inciter les femmes à "passer ou égaler les hommes, non en beauté seulement, mais en science et en vertu".

Mais s'émanciper ce n'est pas faire la guerre aux hommes! Loin de là, puisque la "Belle Cordière" les aime, ce fougueusement.

Une femme de qualité de cette sorte, l'amazone par excellence, pourrait-elle percer aujourd'hui dans cette société étriquée, sans envergure?

Écrit par : Amazone | dimanche, 08 février 2009

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