lundi, 08 décembre 2008

Le pédagogisme ou l’école du vide. Charles Beer a persisté et signé!

Or, donc, c’est confirmé : le bonnet d’âne est attribué ! A ce jour, beaucoup d’indices fiables –prouvés, en somme – montraient du doigt le prétendant : http://civitas.blog.tdg.ch/archive/2008/11/16/bonnet-d-ane.html. Alea jacta est !beer.jpg

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 Si vous ne reconnaissez plus votre école, ne vous en faites pas :

c'est complètement normal, le contraire serait inquiétant! Le laboratoire qu'est devenue l'auguste institution dont la mission principale est de dispenser les savoirs s'occupe désormais à formater autant qu'à déformer les jeunes cerveaux. Le socio-constructiviste propose ainsi de passer au filtre du subjectivisme les notions objectives, mathématiques et rationnelles, sous prétexte que ce serait faire violence que de les y imprimer ... A noter que les discours, les missives et circulaires du patron du dip procèdent de la même rhétorique.

Pour mieux comprendre le mauvais carnet de Charles Beer, qui refusait passionnément le retour des notes (IN 121, votation du 24 septembre 2006, plébiscitée à 76%), ses faux calculs quant au coût articulé pour la constitution de sa légion de 99 soldats flatteurs et flattés sélectionnés dans une caste donnée, son contre-projet élaboré à la va-vite, exclusivement en réaction à l'initiative sur le secondaire (IN 134 et/ou Contre-Projet, votation prévue au 30 novembre 2008, annulée par décision de justice), les mensonges d'Etats révélés au grand public, le désaveu cinglant d'un organe de l'OCDE, soit le rapport PISA, je vous propose un segment de texte, véridique, rédigé à la sauce du pédagogisme en vigueur, au mépris des élèves et des ... enseignants. Traduisez sans trahir!!!

« À l’aide de mon segment manipulateur antérieur, je tentai d’user au mieux de mon outil scripteur afin de terminer une séquence sur le rôle de la génitrice d’apprenant au sein de l’institution scolaire.

Grâce à la motricité de proximité apprise en classe, j’ai pu néanmoins créer un référentiel de narration scripto-graphique.

Tout à coup, un référentiel bondissant aléatoire atomisa radicalement l’espace transparent qui donnait sur l’espace interstitiel de liberté fort bruyant au demeurant.

Heureusement, un membre du personnel réprimant vint et la manifestation groupale compulsive provenant du dehors. Mais la béance libératoire laissée par le dégât causé précédemment ne tranquillisa point mon référentiel neuronal conceptuel, déjà fatigué par tant d’élucubrations narratives.

Alors, je résolus de jeter un coup d’organe visuel en direction extérieure pour résoudre par pensée hypothético-déductive l’équation de cette fission de l’espace transparent et mes référentiels auditif et rétinien. C’est ainsi que je guéris de mon inappétence scolaire qui me frappa durant toute mon enfance. »

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extrait de la BD "Le Pédagodingue"

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Commentaires

C'est incroyable qu'il ne soit pas encore démissionné! Ancien syndicaliste du dimanche mou et lâche, il aura tout loupé à ce qu'il a touché, à commencer par faire perdre beaucoup d'argent à son ancienne boîte pour licenciement abusif (termes du TF). Comme conseiller d'Etat, il avait toutes les cartes en mains grâce à une conjoncture favorable au changement pour l'école genevoise. Arrogant et méprisant les enseignants, il n'a eu de cesse que d'emmerder le monde, pourrir l'institution, écraser ou écarter les bons éléments pour ne valoriser que quelques lèche-culs! Il doit pourtant rendre des comptes...

Merci, ma chère Micheline, pour la clarté des tes propos. Puisse ton audace payer!!

Écrit par : François T. | dimanche, 07 décembre 2008

Bonjour Micheline,
J'ai essayé de solutionner l'énigme du langage pédago-dingue dont les termes effectivement sont bien réels. Voici donc ma réponse :
« A l’aide de mon bras, je tentai d’user au mieux de mon stylo afin de terminer une séquence (ensemble d’exercices didactiques) sur le rôle de la mère d’élève au sein de l’institution scolaire.
Grâce à l’écriture apprise en classe, j’ai pu néanmoins créer un texte.
Tout à coup, un ballon brisa radicalement la vitre qui donnait sur la cour de récréation fort bruyante au demeurant.
Heureusement, un surveillant vint et le chahut de la cour de récré s’arrêta. Mais le gros trou laissé précédemment ne tranquillisa point mon cerveau, déjà fatigué par tant d’élucubrations narratives.
Alors, je résolus de jeter un coup d’œil dehors pour expliquer causalement la relation entre le trou dans la fenêtre et ma perception auditive et visuelle.
C’est ainsi que je cessai d’être un cancre, ce que je fus durant toute mon enfance. »

Écrit par : François Thevenet | lundi, 15 décembre 2008

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