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jeudi, 15 janvier 2009

La parité : catégorisation ou interaction?

fémin2.jpgCertains médias relancent périodiquement la question de la parité. Cette notion un peu ineffable comprend évidemment l’égalité des droits devant la loi, l’égalité des chances devant les droits civiques et politiques, ce qui n’a rien à voir une quelconque similitude supposée ou réelle entre les deux sexes partageant le genre humain.

 

Comme le souligne mon ami Blondesen, esprit des plus brillants, omniprésent, de « notre blogosphère », chaud partisan des femmes au pouvoir, on ne souhaite pas une promotion tout aussi absolue de l'incompétence. D’ailleurs, une ancienne ministre, non sans ironie pour mieux voiler une forme d’amertume, précisait que la parité adviendra « le jour où il y aura autant de femmes incompétentes que d’hommes incompétents dans les postes de pouvoir…

 

Une véritable machine de guerre s’enclenche alors, dans le but de changer de paradigme intellectuel.

 

Le discours établi modifié, on espère un changement de comportement et de moeurs.

 

On se demande ci et là si « les prochaines élections cantonales donneront aux femmes toute la place qu'elles méritent dans les instances politiques genevoises au législatif comme à l'exécutif. »

 

La parole laissée aux deux parties n’est toutefois pas toujours d’égale importance, vous remarquerez !

 

Or, la pensée a connu trois grandes étapes en matière de définition de l’autre sexe (l’autre par rapport au sexe dominant, bien sûr).

 

Après un renversement du biologique et du social, qui reconnut que l’identité physiologique ne fait pas tout, que la femme n’est pas toute dans l’utérus (tota mulier in utero), on apprend qu’effectivement on ne naît pas femme mais on le devient ; a femme s’inscrit par conséquent dans une construction socio-historique. Notez que là encore la femme est considérée comme une singularité, étant donné que ne se pose pas la même inquiétude par rapport à l’homme, qui est toujours la verticale alors que la femme, l’oblique. Autrement dit, il est le Sujet et elle n’est qu’objet, à traiter, à déterminer, à désigner. Enfin, ce qui caractérise notre époque, quarante ans après, on s’interroge sur les libertés publiques dont devraient jouir les deux sexes. Comprenez qu’il ne s’agit plus d’une question d’identité : être homme ou femme n’est plus condition.

 

 

Ce changement de paradigme indiquerait-il que les relations hommes-femmes soient devenues une interaction ? A voir les clichés et préjugés véhiculés au sujet de Rachida Dati et sa petite étoile dont la peternité reste encore incertaine aux yeux du grand public, il est permis d'en douter ... Un peu, beaucoup, à la folie? That's the question!

19:03 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : égalité homme-femme | |  Facebook

Commentaires

Chère Micheline, il y a encore beaucoup de travail pour dépasser les préjugés sociaux, surtout ceux qui déterminent les mécanismes de décisions.

Les oxymores ne manquent pas pour définir ce phénomène aussi inexplicable!

Écrit par : Philippe B. | jeudi, 15 janvier 2009

La femme est objet de l'imaginaire de l'homme. Elle en est à la fois le produit et le désir. "Toutes les femmes sont des Mona Lisa, Marie Madeleine, Vénus de Botticelli, des Dames aux nénuphars..."

Lorsque les femmes sont devenues réelles, elles ont commencé à faire peur aux hommes!

Absentes, elles sucitaient phantasmes; présentes, elles font fuir.

Les rôles auxquels elles sont confinées dans la sphère publique ne sont guère attirants, pas plus hier qu'aujourd'hui...

Écrit par : Lucrèce | jeudi, 15 janvier 2009

Heureusement que l’irruption des femmes en politique, selon les tenants de la parité, était censée nous apporter un peu de tendresse dans un monde de brutes, sinon qu’est-ce que ça aurait été !

Ségolène Royal voulait un parti royalement joyeux : et bien, c’est réussi!

A côté de la violence de l’affrontement Aubry-Royal, la lutte inexpiable entre Sarkozy et Villepin ressemble à une longue lune de miel, la haine entre Chirac et Sarkozy à une partie de pétanque un peu disputée, les … « et même plus », ce qui, en bon français, ne peut vouloir que dire qu’on lui a volé sa victoire ?

Écrit par : GHP | mardi, 03 février 2009

Manuel Tornare, qui aime à jouer le rôle de la catégorie sous-représentée n'en finit pas de s'accrocher, persuadé qu'il est le seul sur terre à pouvoir investire la charge de Conseiller d'Etat. On en est plus à croire aux principe d'égalité de traitement chez les socialistes mais de là à prétendre qu'on occulte les vrais débats, à force de ne parler que de la parité; ça a le mérite d'être clair : "Chers électeurs, prenez des vessies pour des lanternes mais votez pour moi, mon narcissisme suffit comme légitimité!"

Genève mérite-t-elle encore d'un nouveau magistrat qui n'en a que faire de la res republica?

Écrit par : Amazone | mardi, 10 février 2009

Les Japonais estiment que les différences entre hommes et femmes importent peu: ils admettent volontiers l'androgynie et la bisexualité comme intrinsèques à la nature humaine. Certes, un phallus, c'est une montagne et un vagin, une grotte. Mais au-delà de cette distinction sensible, les mensurations ne jurent pas tant que ça!

Écrit par : Taratata | vendredi, 13 février 2009

Demain, les socialistes choisissent leurs candidat(e)s au Conseil d'Etat. Il serait honteux que Charles Beer se retrouve à la Police pour toucher sa retraite pleine! Que le principe inique "2 poids - 2 mesures" cesse ...

Écrit par : Olympe | vendredi, 20 février 2009

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