mardi, 27 janvier 2009

Fôt il simplifié l'ortograf ?

Notre chère orthographe fait couler souvent beaucoup d’encre. Elle suscite un débat sans trop d’invectives ni d’étalages tignous4.jpgcomplaisants de sa vie privée (comme il arrive souvent dans la blogosphère). Mais pourquoi cet engouement, périodique certes, mais néanmoins persistant ?

Des défenseurs de la langue française du 16e à ceux de nos jours, force est de constater que les raisons ont changé. Dès qu’il est question de réforme de l’orthographe, ce sont surtout les partisans de ce qu’il faut bien appeler l’immobilisme qui s’expriment. La motivation psychologique reste souvent mue par le ressentiment, du genre « j’en ai bien bavé pour apprendre toutes ces chinoiseries, je ne vois donc pas pourquoi les autres en devraient en faire autrement !» D’ailleurs, la différence entre les registres de l’oral et de l’écrit tend à renforcer cette posture.

Plus sérieusement : si la question soulève tant de passions dans les cercles fermés d’initiés mais aussi dans toute la société, c’est sûrement qu’on touche là à un symbole. Plus qu’une question d’identité, il s’agit bien de toucher aux normes constitutives de conventions sociales établies : réputée la plus ardue des langues européennes, l’orthographe française s’est vue au fil des siècles accumuler tout ce qui a fait sa richesse.

C’était sans « prévoir » les difficultés énormes d’en maîtriser toutes les normes. Il apparaît donc presque légitime de vouloir la simplifier aujourd’hui. L’origine de cette volonté de changement se trouve dans l’observation d’un fait de société se résume en ces termes par les linguistes modernes, André Chervel en tête, tenants de la thèse :

Ø      pour éviter que l’orthographe devienne une pratique d’élite et vu l’extrême difficulté pour les élèves d’en maîtriser les règles, il conviendrait de la simplifier.

Mettons ici de côté l'argument "social" qui voudrait que les règles d'orthographe ont pour but l'exculsion. D'un point de vue technique, les propositions ne manquent pas : suppression de certaines lettres étymologiques, des consonnes doubles inutiles à la prononciation, maintien des cinq voyelles en laissant tomber d' autres sons, etc. Une simplification ne rimerait pas avec un appauvrissement de la langue. Loin s'en faut ... L'allemand connaît 112 règles depuis 2007 à la place de 212. L'italien, autre langue indo-européenne, d'origine latine, "a opté" pour une certaine musicalité, avec une orthographe plutôt phonétique, ce dès sa codification; si le français abandonnait certaines absurdités tout en gardant ses structures historiques fondamentales, cela n'enlèverait rien à sa clarté. Par exemple, si accepter "se justifie" plus que difficile, c'est que les deux consonnes cc ont lieu d'être contrairement aux deux f; filosofie ou rétorique se conçoivent aisément tout comme pous ou eaus; enfin, innovation pourrait s'écrire sur le modèle d'iniquité, avec un seul n.

 

tignous3.jpgLe problème est bien plus politique que culturel. Reste à savoir si le politique suivra … Quelle autorité aura le courage de proclamer un « Oui, nous le pouvons ! » ? Autant dire avec Coluche : « les technocrates, si on leur donnait le Sahara, dans cinq ans il faudrait qu'ils achètent du sable ailleurs » alors que des solutions intelligentes, sensées, réelles existent !

 

Et puis, il y aura toujours plus puriste que les puristes comme il y a plus royaliste que le roi…

 

 

 

17:53 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (45) | Tags : langue, orthographe, réforme | |  Facebook

Commentaires

Bonsoir Micheline, J'imaginais bien que vous alyez nous faire un biyet sur le sujet! J'ai lu les articles du matin, les deus, et je suis réservé sur la motivassion. En même temps les langues changent avec le temps. Je rejoins ce qu'a dit Jean Romin: la langue c'est aussi une structurassion de la pensée. Cela dit tout est relatif: la langue anglaise ne donne pas moins de pensseurs et créateurs que le français ou l'alleman. Une langue est un véhicule de la comunication, pas un but en soi.

Cela me gênerait plus si l'on perdait toute l'étimologie et la gramaire qui, peut-être plus que l'ortografe, contienent la structure. Changer la langue changerait-il notre maniaire d'être en changeant notre maniaire de penser? Je donne ma langue au chat...

Écrit par : hommelibre | dimanche, 25 janvier 2009

Bonsoir,

Il y a une vingtaine d'années, j'ai suggéré la chose lors d'une réunion de parents d'élèves, en mettant en avant les heures passées par nos enfants à maîtriser l'orthographe au détriment d'autres connaissances....pour me faire fusiller du regard par l'institutrice et les autres parents, rires....

J'avais vécu en Turquie, pays qui, lors du passage de l'alphabet arabe à l'alphabet latin, a adopté une orthographe rigoureusement phonétique, ce qui simplifie grandement l'apprentissage de l'orthographe de leurs élèves. L'espagnol est aussi beaucoup plus phonétique...mais l'anglais est une horreur...

Moi je pense que ce serait une bonne idée de simplifier les règles, quitte à avoir la double orthographe pendant le temps de la transition....

Mettre un peu de logique: tous les è écrits pareil, etc. une seule orthographe par son....les pistes sont multiples...
L'orthographe a évolué au cours des siècles, il n'y a pas de raison de le figer, surtout de cette manière compliquée que nous connaissons aujourd'hui.
L'orthographe de certains mots est effectivement compréhensible de par leur éthymologie, mais d'autres non...

Qui osera s'y mettre? Je pense que ça ne se bouscule pas au portillon....

Mais, c'est dans l'air...

Bonne soirée!

Ark

Écrit par : arkencielle | dimanche, 25 janvier 2009

Réformer l'orthographe ? A quand le jour G ?

D.J

Écrit par : D.J | dimanche, 25 janvier 2009

Il bien travailler ça dans les cours....

Écrit par : angèle | dimanche, 25 janvier 2009

Bonjour belbrune !
je sui imobilist pasque jé apri le grek ansien é le latin ki on strukturé ma pensé. jm bien létimologi ausi pour comprendr se ke je di ou écri.
Mé dacor chui vieu jeu.

:o)

Écrit par : Blondesen | dimanche, 25 janvier 2009

Voilà une idée et un byet ki déklanche la bone umeur! J'ème byin l'idée d'ark: une seule forme écrite par son. Mais il faudra choisir. Par exemple, le son "AN" ki s'ékrit aussi "EN". Que préférer? Passer au EN? Quelkes examples: "Laisse mes mins sur tes henches", "ke fès-tu le jour de l'en?", "Je prendrès byin une pizza aus enchois", "zute mon collent a filé", "bonjour Engela veux-tu me faire répéter ma lesson d'englais. A l'inverse on peut garder AN: "j'aime tes yeux pervanche et ton ère anjoué", "as-tu mi l'angrès sur les glayeuls?", " coman savoire vivre en bone antante", etc...

Il i a du pin sur la plenche, la trenzission va ètre longue...

(:o)

Écrit par : hommelibre | dimanche, 25 janvier 2009

La beauté de la langue française réside dans sa difficulté. Sus à ceux qui désirent l'enlaidir! Par ailleurs, la réforme partielle de 1990 n'a pas été très suivie.

Écrit par : Kissa | dimanche, 25 janvier 2009

Et puis EN donn e aussi IN dans certains cas. Devra-t-on écrire "Georges Brassinsse"? (:o)

Écrit par : hommelibre | dimanche, 25 janvier 2009

Bonjour,
La réforme de l'orthographe, si elle n'est là que pour faciliter l'apprentissage de cette langue, n'a pas lieu d'être. Elle remettrait en cause les études faites depuis des décennies par les étudiants en lettres. L'apprentissage des langues mortes (latin et grec) langues qui sont la base de notre langue actuelle, l'explication de chacun des mots (ou presque) que nous pensons, que nous prononçons, que nous entendons, que nous comprenons (ou devrions comprendre) cet apprentissage aurait été du temps perdu pour toutes ces personnes? Surement pas. Que le français vive, oui, mais qu'ils soit "facilité" au détriment du sens même de la plupart des mots équivaudrait à une décadence de la culture francophone et donc de sa fin.

Écrit par : salegueule | dimanche, 25 janvier 2009

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Micheline,

vous soulevez une question qui peut être le saviez vous, repose sur la soif d'argent de quelques scribes qui étaient payés à la lettre.

Nombre de complications orthographiques sont nées de cette réalité historique. Les moines étaient payés à la lettre. Grâce à l'imprimerie, la complexité des langues s'est peu à peu calmée.

Moralité, avec Internet, nous pouvons peut être revenir en arrière... mais le problème sera très simple, pour pouvoir comprendre la langue simplifiée, il faudra continuer à apprendre la langue compliquée...

Simplifions la complexité de la simplicité... en apprenant simplement le français au mieux de nos possibilités. :o)

Pas simple... tout ça...

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | dimanche, 25 janvier 2009

cé bokou plu sinple ke vou kroiié! i a ka fèr dé règl valabl pour cakun é fair fair dé égsamins régulié juska obtansion dun doktora en novlange.

Je vous présente les quelques règles simples utilisées ci-dessus:

1. Plus de majuscule
2. "au", "eau" et "ô" sont rmplacés par o
3. toutes les lettres muettes, pluriels compris, sont supprimées.
4. le "n" n'est plus remplacé par "m" si suivi de b ou p
5. "c" et "qu" et "q" (dans coq) sont remplacés par k, Le "c" n'est plus utilisé que dans "ch" donc il est possible d'éliminer totalement le h de l'alphabet.
6. "y" est supprimé de l'alphabet
7. "er", "et", "ez" sont remplacés par é lorsqu'ils se prononce é
8. "ai" "ei" sont remplacés par è
9. le x est supprimé de l'alphabet et remplacé "gs" ou "kz" selon la prononciation
10. "ein", "ain", "en", prononcés in, s'écrivent toujours "in"
11. "en" et "an", prononcés an, s'écrivent toujours "an"
12. l'apostropue est supprimé et le déterminant directement collé au mot suivant.

ATTENTION! Ces quelques règles ne sont qu'une partie de la "vovlange", elles ne concernent que le bout de texte écrit au début"de mon commentaire.

je ne sé se kan pans michlin pas!

En contradiction avec la charte de cette communauté, je fais de la publiclté et vous communique que je donnne des cours de "novlange" pour la modique somme de 150.- la leçon d'une heure.
12. le g se prononce dans tous les cas comme dans ga, donc on supprime les u de gue de gui et bien entendu de guy, ge et gi s'écrivent je et ji

Écrit par : Père Siffleur | lundi, 26 janvier 2009

Le français a besoin de se simplifier. Il en va de sa survie dans certaines régions du Monde (Afrique, Asie). C'est souvent pas évident pour nous autres francophones, mais pour un non-francophone ça devient décourageant toutes ces exceptions, règles et autres... Et finalement on préfère étudier l'anglais ou l'espagnol.

Écrit par : Riro | lundi, 26 janvier 2009

Bonjour à toutes et à tous,
Bonjour Hommelibre,
Bonjour Blondesen,

K'es ke vus disé è for just! Les langues naturelles sont effectivement caractérisées par le changement à travers le temps, ce qui n'est pas le cas pour un langage formel. La motivation "sociale" d'une réforme est fondamentalement nulle, débile - faciliter l'apprentissage de la langue, résoudre le fossé creusé entre ceux maîtrisent la langue et ceux qui n'en intègrent pas les règles - une simplification notamment en réduisant les exceptions n'appauvrirait sûrement pas la pratique de la langue.

Moi aussi, j'adore l'étymologie. Je serai triste si je ne pouvais plus expliquer certains mots à partir de leur (s) origine (s) dans ma pratique pédagogique. Les gens se souviennent plus facilement lorsqu'ils comprennent un phénomène ...

C'est dire que si le Y disparaissait au profit du simple I, si le verbe "COLLER" ne prenait plus qu'un L, si on supprimait les H après les R ou T, ça ne changerait pas grand'chose à la prononciation ni à l'élégance de la langue écrite. L'espagnol ou l'italien l'ont fait dès leur codification...

Mais les grammairiens tels que Vaugelas à la Cour avaient d'autres soucis que de rendre uniquement intelligible cet organe de communication si différent d'une région à l'autre encore au 17e.

Bien évidemment, l'éventualité d'une réforme doit être un travail non pas de sape mais bien d'une volonté de réaliser une plus grande clarté.

Merci pour votre contribution!

Écrit par : Micheline Pace | lundi, 26 janvier 2009

Bonjour Arkencielle,
Bonjour Riro,
Bonjour PèreSiffleur,

Je vous remercie pour vos apports! Le but d'une réelle simplification de l'orthographe se justifierait justement en ce qu'il n'y a aucune raison fondamentale de figer une langue (soumise naturellement à évolution à travers les siècles).

De plus, certains mots sont en effet "compréhensibles" de par leur éthymologie, mais d'autres non :
par exemple, "HYPOTHèSE" pourrait aisément s'écrire "IPOTESE" sans que la prononciation ni la valeur sémantique n'en soient perturbée; d'ailleurs, le terme ne pourrait pas désigner "une thèse de cheval"...; le H disparu, le Y remplacé par le I ne dérange en rien puisque le "i grec" ne répond pas à la règle des "2 i". Mais en aucun cas, on pourrait modifier des termes comme "baisser" ou "accès" pour des raisons qui sautent aux yeux...

Bien à vous!

Écrit par : Micheline Pace | lundi, 26 janvier 2009

Bonjour Stéphane,
Bonjour Salegueule,
Bonjour Kissa,

Vous mettez bien le doigt là où le bât blesse! L'orthographe n'est pas un objet de culte et simplifier celle qui paraît la plus difficile pour tout allophone au point qu'on en vient à préférer une autre langue étrangère (oh!)
n'est pas une simple affaire!

Si "la beauté de la langue française réside dans sa difficulté" - je dirais plutôt richese conceptuelle, diversités des origines étymologiques, etc. - réformer une centaine d'usages n'ôtera rien au signes.

Il est vrai que la tentative de réforme de 1990 a échoué. Ce n'était pas tant pour des questions d'organisation mais bien par manque d'audace : jugée trop timide, elle ne concernait que quelques menus détails, tels que la simplification des accents ou traits d'union.

Restera le problème de l'apprentissage de la langue ... et les résistances ne se feront pas attendre à cause de l'idéologisation qui pourrit non seulement les débats sur l'école mais également la réalité scolaire et institutionnelle depuis fin des années '80. Là, ça n'est plus une question de savoir mais de pouvoir...

Le français ne doit donc pas être "facilité" au détriment du sens même de la plupart des mots car cela équivaudrait à une décadence de la culture francophone et donc de sa fin". Se débarrasser de quelques absurdités devrait ainsi rimer à plus de sens.

Merci pour ces très riches commentaires!

Écrit par : Micheline Pace | lundi, 26 janvier 2009

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Micheline,

moa j'di ke de toute fasson cè un problèm. paski fodra kan mème dé diko pour kapter sekisedi paske de toute manièr fodra kodifié le langage.

Enseaume se s'ra compliké é difissile.

Purée le temps que ça demande d'écrire en simplifier... je vais en rester à mon francanphonois de base... :o)

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | lundi, 26 janvier 2009

Ben tou bien pensé chuis un simplificateur malgré moi:
j'dis toujour "Oh p'tin !" é non pa "Oh péripatéticienne !"

:o)

Écrit par : Blondesen | lundi, 26 janvier 2009

S'è Aristot, patron des promeners (traduc du grek) ki doi ce returné dân sa tômb !!!

Écrit par : Micheline Pace | lundi, 26 janvier 2009

Bonjour à toutes et à tous,

spécial Blondesen :

-"Vous êtes péripathétiquicien avec vos affirmations !"

Moa j'chuis pour la complexisation de langue parce que franch'ment le francophonois c'est trop de la balle !

Pis en bon g'nevois, on dit pas p'tain... d'abord... on dit purée. Non d'un tubercule farineux !

Et toK inZeNoZe... Bêh bêh bêh !

PTDR :o)

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | lundi, 26 janvier 2009

La réforme, pourquoi pas, à condition que ce ne soit pas sous le prétexte d'une simplification pour que les pauvres glands pas capables d'aligner deux mots sans fautes servent de référence.
Une langue, c'est une histoire, une culture...
Les mots aussi ont leur histoire, quelle que soit leur origine.
Et aussi, il y a le risque de dérive qu'il ne faut pas négliger...
Aujourd'hui, on réforme l'orthographe, pour les motifs que l'on sait... Mais demain, puisque la règle est de simplifier à l'extrême et que les élèves ne veulent plus apprendre ou que les profs ne savent plus enseigner, selon les versions, on va en arriver assez rapidement, après une étape de langage simplifié de type SMS et un vocabulaire d'environ trente ou quarante mots, à un langage de borborygmes et d'onomatopées...
Si ça, c'est l'évolution souhaitée, je crains que notre bien malheureuse société n'ait quelques soucis quant à son fonctionnement... mais j'espère bien ne pas y voir, bien franchement et avec tout le respect aux défenseurs de la simplification de "lortograf".

Écrit par : Jicehel | lundi, 26 janvier 2009

A force de baisser partout les niveaux et de chercher toujours de nouvelles simplifications, on va bientôt finir à s'exprimer en dessinant sur les murs, comme les hommes des cavernes !!!!!! C'est vrai, qu'eux (les hommes des cavernes), n'avaient pas de problème d'orthographe !!!!!!!
Au lieu de simplifier, il faudrait mieux APPRENDRE !!!!! Je pense que c'est là que se trouve le vrai problème !..... Mais alors, où se trouvent les VRAIS professeurs de la langue française ?????? (en auraient-ils marre d'enseigner ?).......
Quant à la nouvelle génération, je pense qu'il serait utile qu'elle recommence à lire des livres et à écrire avec une plume ! au lieu de tapoter sur des claviers et à lire sur des écrans !!!!...................car le jour ou une hypothétique panne générale d'électricité arriverait, et bien cette nouvelle génération serait absolument incapable de gérer quoi que ce soit !!!!!!!!
Amitiés

Écrit par : coucou | mardi, 27 janvier 2009

"pour éviter que l’orthographe devienne une pratique d’élite et vu l’extrême difficulté pour les élèves d’en maîtriser les règles, il conviendrait de la simplifier."

Je pense que c'est une des plus mauvaises raisons qu'il y ait pour réformer l'orthographe. Cela correspond à se rendre face à la difficulté de l'éducation. Les jeunes élèves par le passé ont réussi à maîtriser tant bien que mal notre langue, les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas génétiquement plus bête, ils sont ,disont, moins socialement portés vers l'effort. Et le système éducatif ne suit plus vraiment... Mais ce n'est pas une raison suffisante. Je ne suis pas fondamentalement opposé à une refonte de la langue française, mais le but ne devrait pas être la simplification de l'apprentissage pour les fainéants. ¨
On va finir par supprimer des temps car les élèves n'arrivent plus à conjuguer, puis on supprimera toute les dates entre 500 et 1800 car nos pauvres enfants n'arrivent plus à apprendre l'histoire... On ferait mieux de leur botter le fesses à ces sales mômes ! :-)

Écrit par : as | mercredi, 28 janvier 2009

Ils me font marrer (marez, marré, marais, marée?), les tenants d'une orthographe phonétique (faux-nez, tique?). La phonétique de qui, d'abord? Va-t-on écrire désormais 'lindi' parce que les Parisiens de connaissent pas la nasale 'un'? Ou 'coq au vé' à la provençale? Et chez nous, les Vaudois vont-ils écrire 'Echalen' et les Fribourgeois 'Vuisternensse'?
D'autres rigolos défendent l'étymologie dans l'orthographe. Sauf que ça ne marche souvent pas. Exemple: je clique sur 'Natalie Sarraute'. Mon ordinateur me conseille,oh gentiment, d'essayer avc 'Nathalie' Natalie, je vais être pédant, mais à qui la faute? vient de natalis, naissance, en principe celle du Christ, c'est un doublon de Noël. Erreur pour erreur, faudra-il dès lors parler de 'nathalité?'
Certes, il faut simplifier l'orthographe, ne serait-ce que pour mes aises personnelles; ça m'énerve, quand je dois écrire 'aggloméré' ou 'agressé', de devoir vérifier dans le dico celui des deux qui prend deux 'g' et lequel un seul. L'italien écrit 'aggredire' foneticamente. Simplifions donc, mais à petits pas, sans révolution sanglante. Et surtout, ne jugeons pas les gens sur la mine (de leur crayon) Dans une page des Confessions, j'avais repéré que le cher Jean-Jacques avait écrit le même mot de trois façons différentes. Je ne vous dis pas quelle note lui aurait mis l'instit. Et s'il s'était agi d'une offre d'emploi (secrétaire par exemple,) on aurait donné la préférence à quelqu'un de plus doué.
Dernier point: on est surpris de lire des blogs, quelquefois produits par d'augustes personnes et non par de petits jeunes smsisés, où on trouve 'j'ai terminer'. On m'avait appris à l'école primaire, la bonne école primaire d'antan, qu'en cas de doute, on remplaçait le verbe de la première conjugaison par l'un des trois autres. Dans cet exemple 'j'ai finir'. On voyait que ça ne marchait pas et on se corrigeait. On n'apprend plus ce truc tout simple? J'en ai terminé.

Écrit par : andré thomann | mercredi, 28 janvier 2009

Fantasme ou phantasme ? il y a déjà des mots qui ont été simplifiés dans un passé pas si lointain, et cela me donne parfois l'impression de ne plus savoir écrire - alors que je passe mon temps à me dire que je suis une calamité en orthographe.
Ce qui est amusant à la lecture des commentaires, c'est qu'effectivement, il faut s'accrocher pour arriver à traduire... les simplifications... lol
Je viens d'apprendre une expression à pas piquer des vers, ni des hannetons : Non d'un tubercule farineux !
Faudra que je la replace celle-là ! c'est vrai que la purée ça présente tout de suite mieux. :o))
Bref, tout ça pour dire que je trouve cette discussion des plus intéressante et ce, même si je m'inquiète de la forme, ou de l'éventuelle réforme, qui pourrait en découler. Je ne suis pas une spécialiste ni un professeur, loin de là. Juste une utilisatrice... du français.

Écrit par : Claire Ogie | mercredi, 28 janvier 2009

1) Des réformes de l'orthographe efficaces ont généralement été opérées par des régimes autoritaires ou dictatoriaux (Turquie, Italie). Faudrait-il en passer par là pour réaliser une simplification de l'orthographe française ? Quant à celle de la langue allemande, elle est de portée limitée ou introduit des complications (Schifffahrt ou Schiff-Fahrt, Bestellliste ou Bestell-Liste, par exemple).

2) La langue française et son orthographe, biens culturels communs à tous les francophones, évoluent selon un usage dont nul n'est habilité à fixer les règles. En effet, aucune autorité n'a la compétence institutionnelle ou territoriale d'édicter les normes qui régiraient la nouvelle orthographe, pas même l'Académie française, qui le précise officiellement dans la préface de la huitième édition de son dictionnaire (1935): "L'Académie, qui ne cesse de rappeler qu'elle ne prétend ni régenter le vocabulaire, ni légiférer en matière de syntaxe, ne se reconnaît pas davantage le droit de réformer l'orthographe."

3) Une solution consisterait à remplacer l'alphabet latin par un alphabet phonétique simplifié (un signe, ou graphème = un son). Prenez conscience du résultat et exercez-vous donc en lisant le deuxième élément des définitions du Petit Robert ! Et vous n'éviterez pas les difficultés dues aux prononciations ou accents locaux. Vaut-il la peine de défigurer la langue pour cela ?

Dans ces conditions, toute réforme de l'orthographe me semble utopique !

Écrit par : Clérambart | mercredi, 28 janvier 2009

La révolusion de l'ortograf è déja començé é èlle se propaje rapidemen! -> www.ortograf.net

Écrit par : pepe | lundi, 02 février 2009

Laisse béton (on ne va pas se prendre la tête) : les réformes de la langue et les expressions à sauver sont un véritable casse-tête!

Écrit par : Toinette | dimanche, 08 février 2009

Une langue ne peut être dominante sans que les idées qu’elle transmet ne prennent un grand ascendant sur les esprits, et une nation qui parle une autre langue que la sienne perd insensiblement son caractère. Aussi, est-il difficile de trancher radicalement!

Écrit par : Taratata | vendredi, 13 février 2009

On se demande pourquoi on ne s'étonne pas de voir dans le dico :

- le mot "GRAS" écrit en gras, tout comme le mot "MAIGRE"
- le mot "RIEN" désigner quelque chose, avec une signiication en bonne et due forme
- le mot "TRADUIT" n'est pas traduit mais "DéFINITION" porte une signification
- le mot "DEUXIÈME" vient loin avant "PREMIER" et "TROISIÈME" bien après "DOUZIÈME"
- le mot "DYSLEXIE" correctement ortographié !!!!!

Ceux qui pensaient que l'ordre de la langue française (17 et 18e siècles)procédait d'un ordre naturel doivent se retourner dans leur tombe ...

Écrit par : bla-bla-bla | mercredi, 01 juillet 2009

mais non

Écrit par : michaël | jeudi, 27 août 2009

Wow, j'adore votre site, merci à vous de partager les astuces et je suis d'accord. J'insiste, votre site est vraiment très bon, je reviendrai régulièrement vous lire ! PS : Pardon pour les fautes éventuelles, n'étant pas francophone, j'ai utilisé un outil de traduction en ligne.

Écrit par : brenda | lundi, 03 mai 2010

Changer la langue changerait-il notre maniaire d'être en changeant notre maniaire de penser? Je donne ma langue au chat...

Écrit par : Hot pictures of Artists | samedi, 11 septembre 2010

a évolué au cours des siècles, il n'y a pas de raison de le figer, surtout de cette manière compliquée que nous connaissons aujourd'hui.
L'orthographe de certains mots est effectivement compréhensible de par leur éthymologie, mais d'autres non...

Écrit par : link building services | lundi, 13 septembre 2010

Ce qui se conçoit bien, s'énonce clairement et les mots arrivent aisément, affirmait Boileau, entre autres ... la possibilité de simplifier l'orthographe ne relève pas exactement de cette problématique mais pourrait contribuer à plus de logique entre les règles formelles et leur application (=moins d'exceptions).

Il est vrai que la langue structure une langue, d'autant plus qu'elle constitue en soi déjà une culture et une civilisation.

Un grand merci pour vos remarques Hot pictures of Artists, link building services, search engine placement, Car Lease. Ce sont toutes des questions auxquelles il faut répondre pour se positionner pour ou contre une modification de l'othographe de fond en comble!

Écrit par : Micheline | vendredi, 17 septembre 2010

Je ne pense pas qu'il faille simplifier l'orthographe car cela fait partie intégrante de notre culture. Cela impliquerait une perte partielle d'identité.

Écrit par : bonus pari sportif | dimanche, 19 septembre 2010

@ Mysterious "top school grants" : which relation betwen tongue's rules and transition?
African's governement don't care about french's rules, isn't it?

Écrit par : hello | lundi, 07 mars 2011

Scot, êtes-vous écossais, et en tout cas, anglophone? Le mot de Coluche, vous auriez pu au moins le laissser dans sa langue originelle. Mais il demeure non moins vrai que les règles d'une langue est une affaire politique bien plus que culturelle. Avec la lâcheté habituelle des politiciens, on peut attendre encore longtemps pour résoudre ce problème et beaucoup de gamins recevront des gamelles à cause de fautes d'orthographe.

Écrit par : heidi | dimanche, 13 mars 2011

The monks were paid to the letter. With printing, the complexity of language gradually subsided.

Écrit par : kalis | vendredi, 25 mars 2011

Well done. I m certainly happy with the quality of the content presented. I have high hopes that you keep up with the exceptional work accomplished.

Écrit par : Greem | vendredi, 25 mars 2011

The graphics in Magnetic Scrolls games became most detailed with the Atari ST version: a feat the IIGS can match given these are 4-bit graphics.

Écrit par : Doom | vendredi, 25 mars 2011

Addition to those who want the ugly! Moreover, the partial reform of 1990 has not been followed.

Écrit par : scot | samedi, 26 mars 2011

Whay do you speak english here ????????? I'don't understand your intention because the subject is "french" .......................................

Écrit par : Hi ! | samedi, 26 mars 2011

C'est une superbe idée, moi je suis toute triste de ne pouvoir venir cette année (d'ailleurs, je ne suis jamais venue, même quand j'habitais Paris, je bossais tout le temps et le reste, j'étais tellement fatiguée...).

Écrit par : disability law firms | dimanche, 10 avril 2011

Good luck for tour blog! Chat CAN you for thé fren ch. Thé world?

Écrit par : GHP | samedi, 30 avril 2011

the cold, basking in front of a fire with some hot cocoa, or enjoying time with your family this weekend.

Écrit par : Virtual Office London | jeudi, 09 juin 2011

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