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mercredi, 11 février 2009

Schtroumpferez-vous la St-Valentin ?

C’est un 14 février que Charles d’Orléans aurait initié cette tradition, un peu malgré lui, en envoyant de sa prison dorée dans une tour de Londres, un billet (non pas au sens d’articles rédigés sur le blog, bien sûr !) doux à Marie de Clèves.

 

 

Bien que les poèmes soient moins échangés 7 sept siècles plus tard – ce malgré la foultitude de moyens d'édition – que les présents, la fête des amoureux est toujours néanmoins célébrée.

 

D'ici quelques jours, il vous faudra choisir dans quel camp vous vous situez, selon que vous la concevez trop commerciale ou complètement mièvre à force de romantisme.

 

 

N'oubliez pas néanmoins que l'essentiel reste invisible : c'est l'intention qui compte ...

 


 

SchtroumphsAmoureux.jpg

Et si vous (Messieurs) n'avez pas l'habitude d'exprimer  vos sentiments et que vous avez les nerfs à fleur de peau parce qu'aucune idée originale ne vous traverse l'esprit, rachetez-vous en achetant des fleurs à votre douce moitié!

 

C'est impayable... Mais un parfum de corps à corps entêtant  pourrait autant faire l’affaire !

15:10 | Lien permanent | Commentaires (22) | |  Facebook

Commentaires

Raaaahhhh... la Schtroumpfette... Si vous me prenez par les sentiment...

Écrit par : hommelibre | mercredi, 11 février 2009

Rahlalala ... moi, je schrtoumpferais bien quelque chose à la St_Valentin...

Écrit par : Kathy | mercredi, 11 février 2009

Kathy, je schtroumpfais exactement la même chose au même moment... Pfff, le destin... Mais comment pourrais-je vous schtroumpfer quelque chose si je ne vous schtroumpfe pas?...

:o)

Écrit par : hommelibre | mercredi, 11 février 2009

Je schtroumpfe déjà une " Lettre à l'inconnu" pour la St- Valentin - Offrez donc lettres d'amour et lettres de rupture, elles sont si belles.

A toi l’inconnu !

A l’heure où je t’écris, mon coeur s’est refermé, rose endormie qui
la nuit prépare son parfum, subtiles senteurs capiteuses s’offrant tout
entières à l’aube naissante.

Les souvenirs fugitifs de notre rencontre s’estompent peu à peu. Accrochée
aux images éphémères de ce qui me paraissait être un ange, le ciel
m’octroie encore quelques faveurs en auréolant mes souvenirs d’un doux
nuage aux couleurs tendres d’un ciel flamboyant.

Que dire de cet instant précis où encore calme et rêveuse, je balaie
désinvolte d’un regard indifférent ce groupe de gens qui s’approchent.
Un
homme parmi eux , marche la main dans les poches, mes yeux rencontrent les
siens. Il a suffi de quelques secondes pour que ma vie soit suspendue entre
ciel et terre, le coeur s’est emballé, cheval fougueux caracolant dans les
espaces infinis. Un volcan superbe a coulé sa lave frémissante sur mes
sens
assoupis, brûlant tout sur son passage. Chaque pore de ma peau a aspiré ton
image, tu es devenu mien en une fraction de seconde.
Ò doux paradis, j’y ai vu des océans aux profondeurs vertigineuses, des
torrents de perles luminescentes briller de mille éclats, des chrysalides
naissantes, nymphes et séraphins dansant la sarabande , un monde magique
m’a
invitée dans les profondeurs de mes amours mystérieuses à y découvrir un
univers aux contrastes fabuleux. Après un sommeil de mille ans, la princesse
en moi assoupie, envoûtement maléfique, s’est réveillée sur ton simple
regard velours m’arrachant à mes tristes embruns. Enfin s’achève la
longue torpeur ankylosante.

Défilent rivières aux eaux cristallines, monts purs inaccessibles,
horizons, promesses mystérieuses d’un peut-être avec toi, toi l’inconnu
qui a croisé mon chemin. Balayés mes doutes, mes incertitudes, mes
hésitations. Suspendu à ta bouche que j’ai dessinée et redessinée tant
de
fois, à ton visage entièrement palpé de mes doigts-ailes-de-papillon
dans
des rêves insensés, à ton corps tant de fois caressé. C’est étrange,
dès cet instant, tu m’as appartenu tout entier.

Qu’importent ta vie, tes amours, tes défaites au quotidien ! Ton existence
évolue dans mon imaginaire charmé, ta vie est engloutie dans mon désir sans
faille. Qu’importent tes doutes ! Mon amour est infini, tapi au fond de moi,
seigneur calme et serein qui a toute la vie devant lui, à espérer, à
rêver,
à patienter.

Mon bel amour, mon inconnu te voilà jeté sur la route de mes certitudes,
tu
viendras assurément au rendez-vous de nos passions célestes, l’amour
déploiera ses ailes légères sur nos désirs profonds, apothéose de nos
tendres retrouvailles.

Viens ! Je t’attends depuis
toujours……………………………………………………………

Écrit par : duda | mercredi, 11 février 2009

Sublime ce poème. Et qui a osé affirmer que la fête de la St-Valentin soit devenue si commerciale, qu'on préfère s'échanger des cadeaux plutôt que des poèmes, à la manière de feu l'éternel prisonnier Charles d'Orléans?

Écrit par : Kathy | mercredi, 11 février 2009

Moi, je rêve pour l'occas' de quellquechose d'un peu culotté (pour ne pas dire déculotté), comme quelques histoires un peu coquines, salaces, décapantes qu'on peut se raconter nullepart ailleurs qu'en pareille circonbstance.

Écrit par : Philippe B. | mercredi, 11 février 2009

@philippe- Alors osez, nous sommes bon public, je me réjouis tout plein, tout chaud,toute chaude........

Écrit par : duda | mercredi, 11 février 2009

Ben, moi, j'ai préparé un bon plan, le jour de la Saint Valentin : je veux rester sur le plan d l'être et non d el'avoir ou du paraître dans lesquels on est englués journellement : d'abord, je vais m’épargner le cadeau à Monsieur,puis je me ferai toute belle comme au premier jour. Ensuite, je l’inviterai dans mon lit pour en faire mon esclave car je suis sûre qu’il sera ravi. Je suis sure de la réussite au bout!

Bonne St-Valention à Tous, pourvu qu'elle soit le fait de votre choix découlant de vos préférences ...

Écrit par : Kathy | mercredi, 11 février 2009

@kathy - Lèverez-vous un petit voile discret sur l'esclave entièrement charmé, charmant, charmeur et vous réussirez au bout de quoi ?

Écrit par : duda | mercredi, 11 février 2009

...et bien pour moi, tous les jours doivent être ceux de la St.-Valentin !!!!!
Pourquoi attendre le 14 février ????? Une attention, un sourire, un coup de main, offrir un appui, de la compassion, de la compréhension, de la patience, du partage et....surtout .... de l'Amour ! ....
Finalement chaque journée doit trouver sa parcelle de "St.-Valentin" malgré tous les soucis, les coups de gueule, les énervements, les fatigues, les échecs que nous pouvons toutes et tous rencontrer à un moment ou à un autre.
N'attendons pas une date pour offrir de l'amour et faire des gestes à celles et ceux que l'on aime !
Le vrai "Amour" n'a pas de date, n'a pas de limite ! Il endure et offre à chaque moment de la vie.
Peace and Love !
Coucou

Écrit par : coucou | mercredi, 11 février 2009

Yessss coucou. D'ailleurs à mon avis c'est cela qui fait marcher les choses: les petits bouts d'attention, les parcelles de bonheur, tout ce qui se fait au quotidien.

Écrit par : hommelibre | mercredi, 11 février 2009

Dudaaaaaaaaaaa, j'ai adoré votre texte...:=)

Écrit par : arkencielle | mercredi, 11 février 2009

@philippe -Défi relevé un poème érotique à la Georges Sand, génie en moins.
Il vous faut lire les derniers mots
En me promenant dans la forêt nue
Heureuse, j’acceptai
l’offre de votre élixir
Sensuelle dans ma bouche
Gourmande, à genoux,
J’invoquais, passionnée
L’élan de ce chaud courant
Qui nourrit mon âme et traversa mon corps
Sublime nature, je pris
L’idée de rentrer un pied
dans votre vie, dans votre lit

Philippe un petit poème coquin à lire que le dernier mot

“ce qui fait
nue, j’acceptai, etc…….

Écrit par : duda | mercredi, 11 février 2009

Wahoo! Puisqu'il ne peut y avoir d'amour à donner mais qu'il n'y a que des signes d'amour à décrypter, je dois avouer que toutes ces idées sont vraiment sympas, efficaces, etc. Tout ça pour conclure que chaque jour devrait connaître ses 5 minutes de St-Valentin!

Attendre une date pour offrir des signes d'amour en effectuant des gestes à celles et ceux que l'on aime, notamment par des parcelles d'attention et de bonheur au quotidien...

Apparemment, chers Préopinants, chacun a choisi de schtroumpfer sa St-Valentin comme il l'entend! Alors, je vous souhaite d'ores et déjà une bonne fête des Amoureux.

Écrit par : Micheline Pace | mercredi, 11 février 2009

Magnifique les poèmes de Duda!!! Qui a jamais dit qu'on ne s'échangeait plus de poème depuis Charles d'Orléans mais seulement des biens matériels?...

Écrit par : Saturnien | jeudi, 12 février 2009

Le temps a laissié son manteau
De vent, de froidure et de pluye,
Et s'est vestu de brouderie,
De soleil luyant, cler et beau.

Il n'y a beste, ne oyseau,
Qu'en son jargon ne chante ou crie
Le temps a laissié son manteau
De vent, de froidure et de pluye.

Riviere, fontaine et ruisseau
Portent, en livree jolie,
Gouttes d'argent, d'orfaverie ;
Chascun s'abille de nouveau
Le temps a laissié son manteau.

p.s. juste pour la beauté du geste! ce beau poème de Charles d'Orléans illustre bien le paysage du jour

Écrit par : Kathy | jeudi, 12 février 2009

La St-Valentin du point de vue d'une femme : "Nous avions beaucoup de points en commun, je l'aimais et il s'aimait." (Shelley Winters)

Écrit par : Ludovic K. | jeudi, 12 février 2009

Une maille à l’envers, une maille à l’endroit !

Nous nous étions promis pour la vie, et la vie d’un couple est une vie bien courte. Nous avons pris notre tricot, le tricot de la vie et ensemble, nous avons tricoté nos nuits, nos jours, les enfants, les nuits blanches, les ados qui bousculent tout, le travail, les courses, les vacances : une maille à l’endroit, une maille à l’envers, une maille qui s’effiloche, on reprend l’ouvrage. Et le temps a passé, sans qu’on s’en aperçoive.

L’amour s’en est allé à pas de velours, sans faire de bruit, sans laisser de trace. Discret, il s’en est allé taper à une autre porte se pencher sur un autre ouvrage- une maille à l’envers, une maille à l’endroit.

Nous avons admiré longuement notre oeuvre, regardé en arrière et découvert des scènes superbes, des moments magiques. Le tricot est terminé, dans chaque maille s’inscrit ces moments à deux, toute notre histoire. L’amour s’est émoussé, mais il a laissé l’ouvrage, travail d’orfèvre, avant de disparaître.

On hésite à continuer, à recommencer. Je prends mes aiguilles, les tiens suspendues en l’air, un doute, poursuivre à deux avec de nouvelles couleurs, ou tricoter ailleurs.


Une maille à l’endroit, une maille à l’envers……………………………………………

Écrit par : duda | jeudi, 12 février 2009

Aaaahhh, j'adore ce qui se passe et se dit ici. J'y ajoute ma contribution, un extrait du livre que je termine actuellement:


"Je passais mentalement sur les endroits encore meurtris, j’entrais dans les douleurs pour les faire miennes. Je ne laissais rien au pouvoir de Golam, pas même le plaisir de m’avoir torturé. Je lui retirais toute gloire de mes souffrances. Mon corps m’appartenait. Mes cris dans le cachot étaient les miens, pas les siens. Mon sang sur mon corps était le mien. Je lui retirais peu à peu toute responsabilité de mon état, donc tout pouvoir sur moi. Il aurait pu me tuer: ma vie m’appartenait jusqu’à mon dernier souffle.

Je commençais mon chemin vers la liberté.

Cela me mit de bonne humeur. J’entrevoyais une nouvelle attitude, personne n’avait de pouvoir sur moi quoi qu’il m’arrive. Je me levai pour retrouver Any. Je frappai à sa porte, elle m’invita à entrer. Sa chambre ressemblait à la mienne, avec un piano. Au mur un seul tableau. Représentant une femme dans le soleil et la mer au fond.

- Viens, je suis ici!

Un passage menait à une pièce éclairée par une fenêtre. Elle était debout devant un chevalet, penchée sur une toile. Beaucoup d’autres tableaux étaient accrochés au murs. Elle peignait. Je reconnu le style, le même que dans ma chambre.

- C’est de toi? Tout?

- Oui. Je peins depuis toute petite.

- J’aime les couleurs. Et la clarté des lignes.

- Ceux de ta chambre, je les ai choisis en pensant à toi. Ils te plaisent?

- Ils sont parfaits! lui dis-je. Où trouves-tu ton inspiration?

- Il y a des images et des formes dans ma tête. Je les peins comme je les vois. Je n’y change rien. Le pinceau suit mes images et les pose sur la toile.

J’étais impressionné. Any essuya ses pinceaux et le reposa.

- Bon, je ne vais pas te laisser comme cela. J’ai une surprise pour toi.

Nous sommes repassés dans la chambre. Elle alluma des bougies et s’assit au piano.

- La musique est très importante pour nous. Il y a tous les jours des concerts, ou des chœurs improvisés. C’est notre équilibre. Quand nous restons sans musique nous nous perdons dans des discussions sans objet. Et après les conflits viennent pour un rien. Qu’aimerais-tu que je joue?

J’ai toujours été fasciné quand une femme s’installe au piano.

- Je te laisse choisir.

Any se concentra et commença par la Gymnopédie numéro un d’Eric Satie. Elle ne pouvait m’enchanter davantage. Les notes légères et mélancoliques dansaient lentement sur les murs de sa chambre et entraient dans mon corps. Des images se formaient et se défaisaient. Ensuite elle joua La fille aux cheveux de lin de Claude Debussy. Comment pouvait-elle connaître les musiques de mon enfance? Je fermai les yeux. D’autres morceaux que j’aimais jaillissaient sous ses doigts. Je reconnectais des sensations intimes, de celles qui forment les marques profondes de l’âme. Quand elle eût fini de jouer elle s’allongea près de moi et nous sommes restés en silence, un silence délicat, tête contre tête.

- Je suis sous le charme, lui dis-je enfin.

- J’ai fait ce qu’il fallait! et elle éclata de rire.

- Tu as joué les musiques que j’aime… Comment as-tu fait?

Elle mit un doigt sur sa bouche et son regard riait encore. Bien, je ne lui poserait pas d’autre question su ce sujet. D’ailleurs je commençais à avoir faim.

- Viens! Elle se leva et prit ma main.

- Où allons-nous?

- Au restaurant."

...

Brrrr... Zému de poster cela.

Peut-être j'ajouterai plus tard un autre passage, mais plus sensuel... En fin je ne sais pas... je verrai... Ou bien j'en ferai un billet samedi...

Écrit par : hommelibre | jeudi, 12 février 2009

Tendre ambiance, on se découvre, on se surprend, entre les lignes promesses,

On se réjouit du prochain billet. Ah ! samedi est si loin.

Écrit par : duda | jeudi, 12 février 2009

Ah, la St-Valentin n'est plus si loin... La tendance est désormais au néo-rétro. En d'autres termes : les rituels classiques de la conquête amoureuse sont de retour. Réjouissons-nous en! Les stars se courtisent, s'offrent des fleurs, s'écrivent des emails enflammés. Les fleurs et les poèmes, ça vous dit quelque chose?

Aussi, la Saint-Valentin quitte-t-elle le champ de la vieillerie et se transforme en philosophie d'avant-garde.

Suivons donc la tendance, en définissant notre « love profil » et celui de notre amoureux(se) pour trouver illico presto quels présents lui offrir...

Écrit par : Gargamelle | vendredi, 13 février 2009

Ce we de la St-Valentin fêté entre couples d'amis fit suspendre le temps! C'était le bouquet!

Écrit par : Blabla-Blogueuse | dimanche, 15 février 2009

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