lundi, 23 février 2009

Locavore, l'homme est

pour ceux qui aiment les fraises.jpgLes chevaux sont herbivores. Les loups sont carnivores. Les corbeaux sont surtout amateurs d’insectes, donc aussi carnivores ; ces deniers sont des charognards et débarrassent la nature de restes de carcasses abandonnées par d'autres ; c’est dire qu’ils contribuent au nettoyage des dépotoirs. Les hommes ? Un peu des trois, certainement ! Mais ils sont désormais locavores …

Le néologisme est entré dans la danse depuis 2007. Qui sont au juste les locavores? Ils refusent de manger des produits fabriqués artificiellement, préparés ou emballés dans un rayon de plus de … 160 km. 

Leur philosophie se résume à consommer local et saisonnier pour limiter l’émission des gaz toxiques, revivifier la campagne ... Bon, vous allez me rétorquer que Rousseau maugréait la même idée («Ah, si les Anglais n’avaient pas envie de manger des fraises en plein hiver, le monde irait tellement mieux !») 

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jeudi, 19 février 2009

Consommez durable !

écolo.jpgNotre ère nous réserve bien des surprises ! C’est le moins qu’on puisse dire… La vague verte sur laquelle nous surfons nous a apporté des objets nouveaux mais aussi des concepts et néologismes en tous genres.

 

Les produits écolo-bio ont la cote ; ils aiment titiller notre désir de retour à la nature non sans satisfaire à un sens éthique qui voudrait que tout artefact est nécessairement superficiel, voire franchement néfaste.

 

 

 

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mardi, 17 février 2009

La NOVLANGUE aura-t-elle raison du "politiquement correct"?

Comment économistes, publicistes, politiques jouent avec les mots pour nous faire avaler des couleuvres ? Décrypter la novlangue des médias et de la sphère politicienne pourrait être une piste intéressante pour comprendre un nouveau phénomène pas encore décrit.

La novlangue est-elle en train de gagner du terrain? Si dénoncer le politiquement correct n’est plus vraiment tendance, fustiger la novlangue devient gentiment une mode. S’opposant à l’ancilangue (langue ancienne), la novlangue (nouvelle langue) n’est pas à proprement une simplification du vocabulaire, mais le remplacement de mots par d’autres jusqu’à ce que des concepts considérés comme subversifs par le pouvoir disparaissent véritablement. Si le terme « justice » n’existe plus, qui pourrait avoir l’idée de la revendiquer ? Voyons de plus près comment ce discours totalitaire fonctionne. 

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La sauvegarde des libertés fait un tabac

pédago3.jpgFumeurs...et non-fumeurs, défendez chacun votre LIBERTE DE CHOIX !

 

La loi LIBERTICIDE votée par le Grand Conseil le 22 janvier dernier vise à tuer des inclinations personnelles à se faire du bien sans (se) faire de mal. Bien sûr, l'installation de « fumoirs » sans service est possible, ce après de nombreuses luttes parlementaires. Scientifiquement, les positions sectaires des initiants anti-tabac ne sont pas tenables : on se souvient de leur procès perdu contre Philip Morris. Les « morts virtuels » dus à la « fumée passive » consistent en une malhonnêteté intellectuelle avérée : des médecins l’ont prouvé.

 

Que vous soyez FUMEUR (S) ou NON, il en va du droit de respirer à votre guise, où bon vous semble.

 

Si vous ne voulez pas que le POUVOIR ETATIQUE décide de tous vos mouvements, de la manière dont vous devez appréhendez Fumee_06.jpgvotre vie, bientôt du nombre de fois par semaine que vous devez faire l’amour (bonnes pour la santé, évidemment), défendez vos libertés en signant le REFERENDUM ! Car, la société est là non pas pour les réprimer mais bien pour en garantir les conditions !

Par là, vous défendrez également le droit des non-fumeurs de ne pas être dérangés grâce à l’installation de FUMOIRS, comme cela se fait ailleurs. La PAIX sociale sera rétablie, la CONSTITUTION respectée et le RESPECT minimum entre gens assuré.

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mercredi, 11 février 2009

Schtroumpferez-vous la St-Valentin ?

C’est un 14 février que Charles d’Orléans aurait initié cette tradition, un peu malgré lui, en envoyant de sa prison dorée dans une tour de Londres, un billet (non pas au sens d’articles rédigés sur le blog, bien sûr !) doux à Marie de Clèves.

 

 

Bien que les poèmes soient moins échangés 7 sept siècles plus tard – ce malgré la foultitude de moyens d'édition – que les présents, la fête des amoureux est toujours néanmoins célébrée.

 

D'ici quelques jours, il vous faudra choisir dans quel camp vous vous situez, selon que vous la concevez trop commerciale ou complètement mièvre à force de romantisme.

 

 

N'oubliez pas néanmoins que l'essentiel reste invisible : c'est l'intention qui compte ...

 

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mardi, 10 février 2009

Contrefaire le français? 5 rectifications de 1990

Lorsqu’on effleure le thème d’une réforme possible des règles grammaticales et orthographiques de notre langue, un grand auteur classique nous vient presque naturellement à l’esprit : Alcofrybas Nasier, anagramme de François Rabelais. L’humaniste se moque joyeusement des jargons prétentieux des « Sorbonnards », notamment lorsque l’usage abusif du latin conduit à latiniser sa propre langue … au point de parler sans être compris. Les galimatias -  procédés comiques particulièrement chéris par ce gourmand de la langue - dévoilent le ridicule de certains plaideurs tels que Baisecul et Humevesne. En outre, l'encyclopédiste avant la lettre nous apprend que malmener les conventions de la langue est chose aussi que violer n'importe quelle convention sociale.

 

Rappelons-nous ainsi  comment Pantagruel rencontra ung Lymousin qui contrefaisoit le Françoys :

 

«  A quoy Pantagruel dist : Pantagruel1.jpg

-  Quel diable de langaige est cecy ? Par Dieu, tu es quelque hérétique.      

- Seignor non, dist l'eschollier.

- Et bren, bren ! dist Pantagruel, qu'est ce que veult dire ce fol ? Je croy qu'il nous forge icy quelque langaige diabolique, et qu'il nous cherme comme enchanteur.

- Par Dieu, dist Pantagruel : je vous apprendray à parler. Mais devant, responds moy : dont es tu ? 

 

A quoy dist l'escholier :

- L'origine primeves de mes aves et ataves fut indigene des regions Lemovicques, où requiesce le corpore de l'agiotate sainct Martial. ­ 

- J'entens bien, dist Pantagruel ; tu es Lymosin, pour tout potaige. Et tu veulx icy contrefaire le Parisian. Or vien çza, que je te donne un tour de pigne ! 

 

Lors le print à la gorge, luy disant :

-Tu escorche le latin ; par sainct Jean, je te feray escorcher le renard, car je te escorcheray tout vif. »

 

 

 

Dans le débat qui fait rage aujourd’hui pour renouveller (ou dépoussiérer) les normes langagières, ce qu’il faudrait, c’est que la réforme soit de grande ampleur, sans qu’un retour soit possible. Avec Internet, ce serait enfin possible, contrairement à l'ère des copistes, s'avant et après la codification du 17e siècle.

 

Pour l’heure, livrons-nous ici à un bref récapitulatif de quelques rectifications orthographiques apportées au français en 1990. Jamais imposées, ces rectifications ont été officiellement adoptées dans toute la francophonie!

 

 

1-       Le trait d'union : un certain nombre de mots remplaceront le trait d'union par la soudure. Exemple : « porte-monnaie » devient « portemonnaie » (comme « portefeuille  ») ;

2-       Le pluriel des noms composés : les mots composés du type « pèse-lettre » suivront au pluriel la règle des mots simples (des « pèse-lettres  », le verbe n’étant jamais accordé comme un nom) ;

3-       L'accent circonflexe : il ne sera plus obligatoire sur les lettres « i » et « u  », sauf dans les terminaisons verbales et dans quelques mots. Exemples : « qu'il fût  », « mûr  ») ;

4-       Le participe passé des verbes pronominaux : il sera invariable dans le cas de « laisser » suivi d'un infinitif. Exemple : « elle s'est laissé mourir de faim»;

5-       Les anomalies :

a)       mots empruntés : pour l'accentuation et le pluriel, les mots empruntés suivront les règles des mots français (dans pas mal de cas, il s'agit non de nouvelles formes mais de trancher des cohabitations existantes). Exemple : un « imprésario », des « imprésarios », un « référendum », des « référendums » plutôt que « referenda »; un ou des « spaghetti » ;

b)       séries désaccordées : des graphies seront rendues conformes aux règles de l'écriture du français, comme par exemple, « douçâtre » remplace « douceâtre  », ou à la cohérence d'une série précise, « boursoufler » devient « boursouffler » comme « souffler  », « chariot » devient « charriot » comme « charrette »).

 

 

A vos Jeux !!!

 

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samedi, 07 février 2009

IUFE / HEP ? Charles Beer persiste et signe dans la pédagogie du vide!

Ainsi, cette semaine, Genève s’est enfoncé encore un peu plus dans le bourbier pédagogique. Alors que la France a abandonné les IUFM en mai dernier, Charles Beer persiste et signe dans son indigence, en instaurant l’IUFE, pour la rentrée prochaine. A toutes fins utiles, l'auteure de ce blog (au bénéfice d'une licence universitaire dans des branches fondamentales)  avait fait un état des lieux de la formation universitaire des maîtres http://www.arle.ch/archives/ARLE/articles/iufm.html, consultable librement sur google.

 

Le nouveau règlement mis en place suite à la votation du 24 septembre 2006 sans base légale, la création de plusieurs dizaines de postes de cadres dont des nominations sauvages et illégales et un matraquage méthodique de quelques candidatures appropriées pour des raisons plus qu’obscures, l’annulation d’une votation populaire par voie juridique ne suffisent pas au bilan calamiteux du Conseiller d’Etat, déjà honteusement désavoué. Il réitère ainsi ses pratiques idéologiques, indifférent au pouls de la population, dans le sens d’une HEP. 

Enseignement1.gif

Qui a dit vox populi, vox dei ? Le Charlemagne malgré lui, candidat à sa propre réélection, pour pouvoir toucher sa rente entière, tout en avouant vouloir changer de département (allez, braves gens, votez pour ses beaux yeux, même s’il n’en a que faire des principes républicains en vigueur !), viserait ... la Police (DI) après son premier échec cuisant et son acolyte, Tornare, le DIP. Les délégués du PS qui devraient se prononcer bientôt, oseront-ils l’audace de ne pas reconduire leur candidat sortant, au bilan désastreux, humiliant pour une Genève en faillite? Il y a pourtant tellement de femmes de qualité même ailleurs qu’au sein de leur petite caste endogame, avec un vrai respect des besoins sociaux et des valeurs citoyennes.  

14:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (38) | Tags : enseignement, pédagogie, formation | |  Facebook

mercredi, 04 février 2009

Poursuivre la réforme de la langue?

Il y a une semaine, la question du bien-fondé d’une éventuelle réforme de la langue était posée. Beaucoup de réactions très intéressantes  se sont manifestées. Pour ou contre, les raisons sont très différentes. Mais chacune montre un réel attachement à un même organe de compréhension, à ses règles, à ses exceptions tout aussi nombreuses, à l’histoire de la sémantique des mots, à sa consonance, à son esprit.

Généralement, autant la lecture que les mathématiques souffrent d'une baisse de niveau. Un sondage vient de paraître dans le Figaro. Ainsi, sur 5493 participants, 20.43% sont pour et 79.57% sont contre une simplification de l'orthographe. On en déduira que ces résultats correspondent aux avis partagés sur le sujet par les commentateurs sur ce blog.Tignous5.jpg

L' étude montre qu’en 20 ans, sur une même dictée (ici : dictée.doc), le pourcentage d’élèves à la fin de l’école primaire qui commettaient plus de 15 erreurs est passé de plus de 26% à 46%. On observe notamment une nette augmentation des erreurs grammaticales (conjugaison des verbes, par ex.)

On se souvient qu’en 1990, l’Académie française a approuvé une série de rectifications orthographiques, proposées par le Conseil supérieur de la langue mais elles ne furent jamais imposées ; portant essentiellement sur les accents et le singulier ou le pluriel de certains mots composés liés par un trait d’union, elles furent seulement encouragées, sans force contraignante ! Il n’est pas absurde de relever que ce fait a rajouté à la cacophonie ambiante, surtout en ce qui concerne au matériel scolaire livré. En guise d'anecdote, à Genève (DIP), je me souviens qu'un ouvrage de français, imprimé, ne fut jamais utilisé, même distribué à tous les élèves, ce pour des motifs obscurs.

Plus sérieusement, la question reste de savoir s’il faut poursuivre dans la voie d’une refonte pour faciliter l’apprentissage de l’orthographe, comme le soutiennent certains décideurs de ministères de l’éducation, de docteurs en grammaire comme André Chervel, etc. (Il faut préciser à ce stade qu’aucune interrogation concernant les méthodes d’apprentissage auxquelles ont dû se soumettre les enseignants sous peine de sanctions administratives ou disciplinaires et de licenciements, pendant ces deux dernières décennies, n’a été faite. Ceux qui ont réussi leur carrière sur des théories fumeuses, aussi coûteuses qu’inefficaces peuvent couler des jours heureux, dans une paisible retraite.)

Néanmoins, une refonte de la langue doit pouvoir se justifier en fonction de faits qu'on souhaite "corriger" telles que certaines règles inapplicables par exemple. Réformer la langue ne devrait en aucun cas reposer sur la motivation de vouloir en simplifier les règles dans le but d’en faciliter l’apprentissage ! Les partisans brandissent l’argument facile de la fracture sociale ou la baisse de niveau. En effet, si 87% des gens savaient en 1987 conjuguer le verbe tomber contre 63% aujourd’hui, la faute en est-elle imputable à l’extrême difficulté à l’apprendre, à la paresse engendrée par des exercices ennuyeux que débilisants ? Une chose est certaine : l’idéologique « bobo » aux commandes depuis tout ce temps renforcerait l’échec constaté.

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dimanche, 01 février 2009

La Constituante fendra-t-elle l’armure?

Le Jour J arrive. En ce lundi 2 février, la Constituante prêtera officiellement serment, ce sous l’ancien Arsenal, à côté du Dufour.pngrestaurant Les Armures (lieu peut-être plus connu, devenu une institution en soi). Le peuple se réjouit d’entendre enfin le discours d’ouverture qui inaugurera cette nouvelle « aventure » au son des canons. Par un clin d'oeil de l'histoire, souvenons-nous qu’en 1862, un certain …  général Henri Dufour, le doyen d’âge, présidait l’assemblée en charge de la dernière révision de la Constitution, valable jusqu’à nos jours.

Les dignes héritiers de James Fazy, mort injustement seul et misérable, se demandent déjà à quelle sauce ils vont être mangés. Le texte rédigé en 2012 sera-t-il accepté par le demos ?

Des noms d’illustres grands hommes ont été prononcés lors de la première réunion des 80 élus le 20 novembre dernier, dont celui de Pestalozzi. On se demandera naturellement s’il existe un rapport entre l’état de la scolarisation de l’époque et celui d'aujourd’hui. Assurément pas ! Devenue obligatoire pour tous, l’école est devenue une institution régie bien plus par des procédures mécaniques, idéologisées,  dont le premier souci n'est pas que les gens qui en sortent sachent vraiment lire, écrire et compter : l’esprit s’est atrophié pour laisser place à une robotisation des comportements (la preuve en est par exemple la multiplication des modes d’emploi pour maîtriser telle ou telle discipline).

Pestalozzi2.jpgLes prêts-à-porter de la pensée ont gagné désormais toutes les sphères de la société. En matière de justice, la politisation des pratiques n’est plus à démontrer même à un étudiant en droit de première année. Des décisions rendues, injustes parce qu’idéologisées, il y en a eu pléthore ; mais -dieu merci- le procureur général veille avec la plus grande vigilance à ce que l'idéologisation des vues ne prenne le dessus. D’ailleurs, l’actuelle constitution découle de la tradition de l’Ancien Régime (la Réforme n’a malheureusement pas apporté la Renaissance, contrairement à ce qu’affirment certains historiens pour des motifs carriéristes) : elle prévoit notamment que le chef du pouvoir judiciaire soit un magistrat tout puissant certes, mais qu’il dispose aussi de compétences dans le domaine d’ordre public ; or, ce dernier reste essentiellement du ressort du Conseil d’Etat ; dans le même ordre, en ce qui concerne son organisation institutionnelle, le pouvoir judiciaire demeure dépendant du pouvoir politique. C’est dire que son autonomie n’en est que très relative, pour ne pas dire « un vain mot ».

Puisse donc la nouvelle Constitution réaliser les vœux de la population traduits dans les urnes ces derniers mois dans le sens d’une vraie séparation des pouvoirs ! Pour ce faire, il est une condition à remplir : fendre l’armure (autre appellation courante synonyme : fendre la cuirasse). Cette expression – une métaphore – a été employée pour deux anciens premiers ministres français jugés trop rigides et trop froids par le grand public. Sa signification est claire : enlever les corsets dans lesquels une personne ou une entité se trouvent enfermées, un balai soupçonné de n’être pas à sa place ordinaire. La nouvelle Assemblée constituante aura-t-elle la formidable audace d’abattre les remparts dressés depuis si longtemps, corroborant des forces d’inertie au lieu de procurer libertés, prospérité et sécurité dans le canton le plus triste de l'Helvétie?

Fendre suppose justement que s’exerce de l’intérieur une irrésistible poussée libératrice, devant lesquelles, les résistances et protections blindées céderont. . . pour faire enfin place à une nouvelle société, celle que les Genevois méritent vraiment.  Il est permis d'en douter ...

Dans l'ordre, les 2 images se réfèrent à :

-  Général Guillaume-Henri Dufour (1787-1875)   

-  Pestalozzi, Holzstich, 1882

 

13:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : constiution genevoise | |  Facebook