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mardi, 28 avril 2009

Annonce sur Facebook de la grossesse de la Secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet

L’époque n’est pas simple. Ses actions en communication non plus. S’il n’est pas toujours évident toujours bien identifier les enjeux actuels ou à venir, les oppositions véritables, le vrai message, loin de la propagande officielle, des faux-semblants ou encore et des pièges tendus par les erreurs volontaires. De l’interview au courrier aux lecteurs, du billet posté sur un blog ou une information délivrée sur un réseau social. Je le dis tout de go : je ne m’inscrirai pas sur la nouvelle plateforme Aka-Aki … Discrète par nature, je n’ai nulle envie qu’on puisse situer mes déplacements géographiques ou ceux de mes proches alors qu’on peine déjà autant à se parler ; là, on n’aura plus besoin du tout de se parler puisqu’on sait ou croit savoir tout de l’autre. Et puis, m’étant laissé tenter à m’inscrire à Facebook, j’y ai trouvé quelques satisfactions certes ainsi que des désagréments ; ça me suffit largement et je continue à préférer quand même le téléphone et les rencontres visu. Car l’échange brut d’information ne renferme pas tout l’univers de la communication et ne constitue pas forcément l’essentiel.

Pourquoi en parler, me direz-vous ? On apprend aujourd’hui que Madame Nathalie Kosciusko-Morizet, a annoncé sa grossesse sur Facebook et que … l’opinion publique lui donne raison ! Trouvant que l’échange personnalisé est politiquement efficace, la Secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique dit assumer cette forme de communication. Elle affirme même que l’information ne pouvait rester secrète plus longtemps suite à des appels de journalistes curieux de son ventre arrondi. Le père de l’enfant est connu aussi. L’accouchement est prévu pour l’été ! Bien que le lien entre sa fonction ministérielle et le fait d'annoncer sa grossesse de la sorte ne soit pas vraiment évident, souhaitons-lui, pour l’heure, bonne chance …

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lundi, 27 avril 2009

Renvoi des criminels étrangers dans leur pays d'origine : l'art de dés-idéologiser le débat

 « Deux oiseaux sur un même épi ne sont pas toujours amis »

(proverbe valaisan)

 

« On n’a pas pire ennemi que ceux qui ont été vos amis. »

(proverbe fribourgeois)

 

 

« Voteriez-vous oui à l’initiative de l’UDC pour le renvoi des criminels étrangers ? » titre le sondage du Matin ueli.jpg Dimanche.

 

La Conseillère fédérale issue de ces rangs mais ayant commis la plus haute trahison envers son propre camp pour accéder à la plus haute marche de l’état se distingue à nouveau dans ses positions concernant le passeport biométrique et … l’initiative concernant la question soulevée (http://www.initiative-pour-le-renvoi.ch/).

 

Il est un fait : la révision de la loi votée en 2006 n’a pas connu les résultats attendus. Il y a plus : le juge ne détient plus la possibilité d’émettre la décision d’un renvoi directement au moment du verdict.

 

À l’initiative de l’UDC qui avait récolté 210 000 paraphes vient s’opposer un contre-projet fomenté par EWS dont le but est de contrer les solutions proposées par l’UDC approuvées par les citoyens signataires. Les modifications concernent notamment les articles 121 et 197 des disposition transitoires de la Constitution fédérale.

 

leviathan-hobbes.jpgPourtant les données chiffrées le prouvent au point d’engendrer un réel malaise dans la population : près de 70% des détenus dans les prisons suisses sont des criminels étrangers. Bien que les statistiques concernant ce fléau n’aient pas varié ces dernières années, on remarquera effectivement qu’un certain laxisme a présidé en la matière.

 

Le coût exorbitant des prisons devrait alimenter néanmoins la réflexion. D’expérience, on sait que les autres pays ne font pas de cadeau aux Suisses emprisonnés même pour des motifs futiles. Un jeune homme genevois qui fêtait son anniversaire en Indes s’est vu embarqué par les forces de l’ordre parce qu’il pissait dans un coin d’une rue … et il connut toutes les plus grandes difficultés pour s’en sortir.

 

 

Or, vouloir renvoyer un criminel étranger dans son pays d’origine pour qu’il y effectue sa peine n’a rien de déshonorant ni d’illégitime. Bien au contraire : ça ne serait que justice ! Ce que demande le peuple suisse, c’est de respecter l’état de droit. Bon vent à la session parlementaire qui commence sous la coupole!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Image : Le leviathan - HOBBES

 

 

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vendredi, 24 avril 2009

La Ville de Genève a une section UDC

Jamais grand diseur ne fait grand faiseur

(proverbe vaudois)

 

 

 

Et bien, voilà, c'est fait! Les intentions sont devenues réalité : une nouvelle section du parti suisse UDC est née.

 

Ce matin tôt, j’ai eu l’insigne plaisir d’annoncer l’heureux événement à l’émission de Monsieur Pascal Décaillet, en précisant qu'UDC-Genève compte 9 conseillers municipaux en Ville de Genève ainsi que 10 députés.

 

Cette nouvelle section communale se veut plus proche des préoccupations et des souhaits du citoyen pour appréhender une politique adéquate en VGE.

 

Depuis 2007, l’UDC-SVP est devenu le premier parti du pays, en termes de suffrages et de sièges au parlement. Ses conditions d’émergence et de réalisation sont multiples, dont le premier indicateur semble vraisemblablement l’absence d’un sentiment d’appartenir à une société.

 

Les lois découlent du citoyen lui-même; or, nulle instance politique ne  peut se substituer à lui.

 

Tou pouvoir politique n'est autre qu'une délégation qui lui a été léguée!

 

 

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Vraiment ?

 

 

 

 

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mercredi, 22 avril 2009

Alain REY : la faim de mots

Figure emblématique de la rédaction et de la publication des dictionnaires Le Robert, Alain Rey nous a fait part de ses dernières réflexions sur l’histoire de la langue française hier à Genève, dans le cadre du 450e de l’Université de Genève : http://www.unige.ch/presse/archives/2009/rey-archive.html

 

dico1.jpgDevant le parterre genevois, il a soigneusement fait référence à l’apport de la Réforme dans la publication du premier dictionnaire « français » (latin-français) de Robert Estienne, mort dans notre cité en 1459.

 

Le lexicologue, philosophe du langage, aime à rappeler que la langue n’est pas qu’un instrument de communication, servant à désigner, à s’exprimer, bref, à dire. Mais elle permet aussi l’affirmation de valeurs et la création de mondes possibles. Sachant aussi faire croire, faire ressentir, faire obéir, faire taire, elle ne se résume donc pas à un ensemble de données quantifiables.

 

Chroniqueur du Mot de la fin, dont jouissaient quotidiennement des millions d’auditeurs, le sémiologue reste convaincu que la langue est un organe vivant, soumis aux lois de l’évolution et qu’il n’y a pas lieu de lui préférer un langage formel ou logique car le contenu manquerait de l’aspect affectif, ce qui reviendrait à tronquer le sens des choses.Cedille.gif

 

Quant à l’avenir du français, Alain Rey nous rassure qu’il n’y a pas à craindre. Ni le langage SMS ni les anglicismes ne lui feront ombrage, d’autant que tout le monde n’écrit pas des SMS et que l’anglais a emprunté globalement un nombre plus important de mots d’origine française que l’inverse.

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci au grand magnat (oh, redondance!) des mots d’avoir rendu si vivantes les pages du dico !

 

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lundi, 20 avril 2009

Trafic de notes à l’école de Charles Beer :la règle ou l'exception?

écoleBIS.pngJuste quelques jours avant sa désignation par son petit clan pour un nouveau mandat malgré des désaveux successifs, officiellement reconnus, Monsieur Charles Beer se targuait d’être responsable du retour des notes à l’école primaire genevoise - démarche qu’il a combattue en fait avec acharnement et qu’il essaie de saboter en nommant à l’école primaire des directeurs acquis à sa cause – faisant fi des dispositions légales en vigueur et dont la charge de recruter incomba aux signataires du Manifeste anti-notes. Voilà qu’un article dans notre chère TdG nous révèle une pratique au demeurant courante à l’école de Beer mais qui cette fois devait être médiatisée : un trafic de notes dénoncé et sanctionné !P

 

Pourquoi? Cette question se pose légitimement quand on sait que le cas n’est pas isolé ainsi que le mépris affiché par la hiérarchie envers les enseignants (pardon, Me Bonnant, les profs ne sont plus maîtres de leurs actes depuis longtemps, leur fonction se résumant à exécuter quelque rudiment idéologique !) … Mais pourquoi, diable brasser maintenant autant d’air pour un presque non-événement?

 

Bien que des socialistes avouent à mi-mots n’être pas satisfaits du choix de celui qui endosse le bonnet d’âne en dépit de l’appareil qui l’a reconduit automatiquement, l’élu se doit de commencer par dévoiler son bilan.

 

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17:05 Publié dans Formation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : charles beer, école, dip, note, genève, suisse | |  Facebook

samedi, 18 avril 2009

Hommage au "dissident" Alexandre SOLJENITSYNE

La magnifique conférence organisée par le Club de Grammaire sur Alexandre Soljenitsyne donna un aperçu global des valeurs qu’il défendit, utiles pour nous aussi.

 

Décédé dimanche 3 août 2008 chez lui, à Moscou, Alexandre Soljenitsyne fait partie des « dissidents » d’un régime jugé totalitaire. Né en 1918, année de la révolution russe, il fut un orphelin de cette guerre-là ; élevé par sa mère, descendante de propriétaires terriens, il perdit tout. De son enfance difficile, il retiendra surtout les valeurs maternelles transmises.

 

Viscéralement anti-communiste, l’auteur de l’Archipel du Goulag lutta toute sa vie contre l’injustice faite à la chair et à la parole. Défiant l’idéologie en place, plusieurs fois au prix de sa vie, il ne succomba néanmoins jamais aux sirènes du « libéralisme capitaliste», système qu’il considérait aussi asservissant, car l’être humain y est considéré comme un simple outil dans tous ses rapports avec son prochain. Visionnaire à ses heures, il en décrivit même les conséquences dramatiques que nous connaissons aujourd’hui.

 

Adulé dans les années ’70, il fut détesté ensuite après une critique des nouveaux philosophes, trop narcissiques à son goût. Il fut haï aussi pour sa haine de l’Occident, qu’il qualifiait de superficiel ; il trouvait sa chape médiatique trop importante, son joujou nationaliste franco-allemand ridicule depuis les déchirements de 1870. Devenu prof de maths, il découvrit la philologie dans la prison des savants pour ne s’intéresser finalement qu’au style littéraire, redécouvrir l’étymologie slave de la langue russe, ce dans la volonté d’abandonner certains alexandre-soljenitsyne-le-dissident.jpggermanismes.

 

De la Suisse où il séjourna, il évoqua son aspect paisible, la douceur de ses mœurs, son système de démocratie directe, la stabilité des ses institutions.

 

Contrairement au rousseauiste Tolstoï, l’écrivain Nobel croit à la force morale individuelle de l’homme, à son choix personnel entre le Bien et le Mal. Il développa une axiologie propre qu’il nommait "l'ordre intérieur". Il dira de son séjour en camps de concentration que l’ataraxie (l’impassibilité, selon l’appellation stoïcienne) l’aida beaucoup dans sa survie de tous les jours. Ce sens éthique préside d’ailleurs à toute son œuvre comme pour conjurer le monstre extérieur.

 

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L’a-philosophie sous l'angle de l'actualité

D’une buse, on ne peut faire un aigle.

(proverbe romand)

 

 

 

philo2.jpgVoici vingt-cinq siècles que Platon nous exhortait à penser par nous-mêmes. Son siècle connut les déchirements les plus sanguinaires ainsi que les œuvres parmi les plus marquantes, notamment en matière de réflexion sur la république, le bien, l’essence du droit, la démocratie directe, la citoyenneté, la place de la femme dans la cité, les liens entre rhétorique et réalité, le statut d l'hypothèse dans la recherche de la vérité, la perception de la beauté, etc. Voilà qu’un philosophe moderne rédigea un livre Pourquoi, donc ? un peu à l’image des dialogues socratiques. 

 

Non qu’on voulut résoudre l’énigme métaphysique par excellence mais c’est bien le sens pratique qu’on interrogea par cette question récurrente.

 

Devenu le livre de chevet des politiciens à cause du titre qui s’imposa comme une évidence. Par ailleurs, beaucoup de spécialistes (les pédagogues, les médecins, les psys en tous genres), les atrabilaires et même certains illuminés pour qui la vie ne décelait plus aucun mystère, suivirent le chemin.

 

 

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07:45 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philosophie, existence, humanité, penser | |  Facebook

samedi, 11 avril 2009

« Celui qui est vaurien avant Pâques l’est encore plus après Pâques. » (proverbe suisse romand)

 

Séb2.jpg

 D’après le Glossaire des patois de la Suisse romande, il existe un proverbe bien de chez nous en relation avec la fête qui nous occupe ces jours:

 

 

 

« Celui qui est vaurien avant Pâques

l’est encore plus après Pâques. »

 

 

 

 Chaperon_Madeleine-nancy.jpg

À méditer sur son sens profond, à l’aune de l'une des représentations picturales du martyre de Saint-Sébastien, entre extase religieuse et extase charnelle !

 

 

Quant à Maire-Madeleine, elle nous montre comment vaincre la mort ... La divine comédie ressemlerait-elle étrangement à la comédie humaine?

 

 

 

 

 

BONNES PÂQUES à VOUS AUSSI !!!

 

 

 

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mardi, 07 avril 2009

Séisme éternel dans la péninsule transalpine

aquila1.jpgL’Italie, pays maudit des Dieux, est secouée dans ses entrailles ! Zone sismique par excellence, la péninsule italique repose sur une fracture de l’écorce terrestre, plus précisément sur deux plaques tectoniques, une eurasienne et une africaine.

Après Assise (Ombrie), le Friule, le Molise, Potenza (Basilicate), Salerno (Campanie), Messine (Sicile) – pour ne citer que quelques noms – c’est au tour du chef-lieu des Abruzzes d’être enseveli par les caprices de la nature.

La région située du côté de l’Adriatique est surtout connue pour ses quantités de vins exportés, généralement sous l’appellation de Montepulciano. Offrant un panorama des plus contrastés, abritant la plus haute montagne de la chaîne des Apenins (le Gran Sasso, tristement célèbre durant la Seconde Guerre mondiale pour la prison qui accueillit Mussolini parmi ses détenus) et la mer à perte de vue, elle joua un rôle non sans importance au Moyen-Âge et à la Renaissance.

Fondée au XIIIe siècle, la localité à distance d’une centaine de kilomètres au nord-est de Rome, constitue l'un des plus grands joyaux d'urbanisme et d’architecture de cette époque en Italie.madonna.jpg

Le centre historique de l’Aquila (l’aigle, littéralement) présente effectivement des monuments de l’époque baroque ainsi qu’une statue de … Madonna (dont le patronyme « Ciccone » figure parmi les plus courants de la région).

Un château du 16e siècle domine, avec quelques églises, le domaine viticole.

Aujourd’hui, les Abruzzes comptent plus des dizaines de sans-abri et pleurent plus quelques centaines de morts, selon une source de La Repubblica. (Je ne souhaite pas ici articuler de chiffre car le bilan demeure toujours provisoire. )

L’ironie du sort veut qu’un hôpital a dû être évacué en partie, de peur qu’il ne disparaisse sous les décombres si d’aventure un nouveau tremblement ne secoue l’endroit.

gran Sasso.jpgQuelques chefs d’Etats se sont mobilisés, ont adressé leurs condoléances à Silvio Berlusconi. Là encore, la vérité s’entrechoqua à la certitude politique : le maire de l’Aquila fit fermer la bouche d’un savant qui avait prédit il y a quelques jours le terrible risque sismique, ce sous peine de graves sanctions pour sa carrière.

D’aucuns s’amusent à dépoussiérer à cette occasion les prémonitions de Notradamus et Cie, en imaginant que la capitale de la chrétienté (oui, oui, les secousses ont été ressenties jusqu’à Rome) ne soit bientôt rayée de la carte une fois pour toutes pour voir s’ériger une Mecque à la place.

Entre nature et culture, la province de l'Aquila et alentours resteront pour longtemps dans un trauma indicible alors que prend fin la réunion des 20 venus discourir sur la constituiton de listes qui changent de teneur selon l'humeur de l'heure.  

À faire la pluie et le beau temps avec autant de cynisme, on pourrait croire à de la télépathie ...

 

06:42 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : abbruzzes, séisme, nature, art, italie, mort | |  Facebook

vendredi, 03 avril 2009

G20 : La Suisse et la liste ... grise!

Le G20 s’est donc réuni ! "Si les financiers s’enrhument, les ouvriers toussent", chante Benabar. L’OCDE aurait donc posé franc4.jpgles jalons d’un nouvel ordre mondial. Après l’annonce de Sarkozy de quitter la table avant le dessert si, Obama se réjouit publiquement que tel incident ne soit pas produit. Mais voilà, les pays invités au banquet ont réussi à arrêter la fameuse liste des paradis fiscaux. Une liste noire a été dressée, en même temps que les listes blanche et …. grises.

 

À la noire appartiennent le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines, l’Uruguay.

 

La première surprise ne se fait attendre. La Suisse ne figure que sur la liste gris clair ! Elle partagerait cette identité avec l’Autriche, le Luxembourg, Singapour, le Chili, le Guatemala, la Belgique, ou encore Brunei.

 

La liste gris foncé reste inchangée par rapport à celle de l’an 2000. 

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11:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : finance, suisse, liste noire, g 20 | |  Facebook