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dimanche, 31 mai 2009

Jeux de Romains / jeux de vilains

«L'amour triomphe de tout ; nous aussi cédons à l'amour.»
Virgile - Les bucoliques

 

Comment s’aimait-on sous l’ère romaine ? L’Helvétie abrite des lieux remontant à cette époque antique, qui nous en révèle depuis quelques décennies les secrets. Que ce soit Yverdon avec ses bains thermaux, les bords de la Tène à Marin (Neuchâtel), l’amphithéâtre d’Octodure, pour ne citer que ces endroits, notre pays ne manque pas de références vivantes autant que livresques à l’antiquité romaine.

Carracci_Antoine_et_Cleopatre.jpg

Mais que savons-nous de l’amour dans une ville romaine comme Aventicum (Avenches, en français) ? Si la question des représentations et des pratiques érotiques a déjà été moult fois traitée pour ce qui concerne la péninsule italienne, il n’en va pas de même pour les territoires limitrophes, de ce côté-ci des Alpes, dans les colonies romaines.

L'exposition AMOR* en référence au dieu latin de l’amour et comme l' anagramme de ROMA nous en dévoile quelques aspects. Bien qu’il faille tout de même avertir les intéressés que l’exhibition des objets en rapport au sujet est fort peu ludique, pas moins didactique, nous laissant sur notre faim, on y découvre ça et là que les Romains connaissaient déjà beaucoup de « nos » postures sexuelles actuelles. Au cas où cette vérité n’étonne personne, on pourrait néanmoins préciser que la domina était considérée autant comme maîtresse de maison que comme partenaire sexuelle (et non simple objet) exprimant un désir propre.

Vu la maigreur du nombre de choses à visiter, rien n’empêchera le visiteur, au terme de la balade, qui n'est en rien une débauche érotique, de jeter un coup d’œil à l’exposition permanente, en guise de consolation : la copie du buste en or de l’empereur philosophe Marc-Auèle ou encore le célèbre bas-relief illustrant la louve allaitant les deux frères jumeaux fondateurs de la Ville éternelle, Romulus et Remus.

 

* Cette exposition temporaire, qui se déroule actuellement, se trouve au quatrième étage du Musée romain d’Avenches.

20:04 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : arts, rome, antiquité, avenches | |  Facebook

jeudi, 28 mai 2009

VERNISSAGE de Pascal RERAT

Pascal Rérat, peintre et sculpteur genevois

 

 

expose ses fusains à l’occasion d’une unique soirée

dans une atmosphère de « cinecittà »,

à l'image de son amour pour l'esthétique méditéranéenne

 

 

rerat2.jpg 

 

jeudi 28 mai 2009,

 de 18 h 00 à 21 h30

 

à latelier d’art

42 bis, due du Môle

1201 Genève

 

(rez de chaussée, accès au fond du passage par le portail grillagé)

 

 

 

 

 

 

T. l’atelier d’art 022 731 00 28 / pascal rérat contact@rerat.ch / aperçu des travaux

http://www.art-comm.net/expo/rerat.html

07:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : pascal rérat, genève, peinture, sculpture, exposition | |  Facebook

mercredi, 20 mai 2009

Une ascension avec le Blonay-Chamby

En avril, ne te découvre pas d'un fil;
En mai, fais ce qu'il te plaît.

Blonay.jpg

 

La belle saison ravive des idées de balades en pleine nature. Les ponts du joli mois de mai sont également propices à des envies d’escapades, d'autant que les chemins de fers mettent à disposition quelques milliers de places supplémentaires à disposition.

 

Les chemins pédestres et de fer ne manquent pas dans notre pays. On peut découvrir ainsi un paysage pittoresque via la ligne de montagne Blonay-Chamby, au-dessus de Vevey, vue plongeante sur le Léman.

 

L’histoire de ces 60 véhicules vaut aussi le détour. En réaction à la fermeture de ladite liaison ferroviaire en 1966, une association de passionnés de chemin de fer s’est créée afin de préserver le tronçon.

 

Deux ans plus tard, un premier train à vapeur est mis en circulation. Arrivent ensuite de nombreux autres véhicules à voie métrique datant de 1882 à 1932 à sauvegarder. blonay2.jpg

 

Restaurés bénévolement, ils parcourent de mai à octobre le tronçon de 3 km traversant un viaduc et un tunnel.

 

Parées de leurs plus beaux atours, vivement colorées, ces voitures à vapeur sont en soi un véritable spectacle : elles forment un petit musée, que l’on peut admirer à sa guise.

 

Au cas où vous aviez quelque velléité de monter sur ce joli balcon sur le Léman, laissez-vous y guider ...

 

 

Bonne Ascension !!!

 

 

 

10:27 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : transports, train, suisse, voyage | |  Facebook

vendredi, 15 mai 2009

Le langage érotique en francophonie

eros2.jpgLes printanières amours appellent le sujet. Beaucoup de choses essentielles se passent sous la couette par les temps qui courent, qu'il vente ou qu'il pleuve.

 

Force est de constater que tous les pays francophones ne parlent pas le même langage. Bien plus : les termes et expressions érotiques varient, fort heureusement, d’un pays à l’autre, selon la couleur locale. Quelles que soient nos positions politiques quant l’évolution de la langue, rien ne nous empêche d’apprécier ces subtilités consacrées à la plus vieille activité humaine, l’érotique, évidemment. Les connaître peut vous éviter quelques vices de formes ou impairs diplomatiques en voyage.

 

Disons-le tout de go : la palme des locutions onanistes parmi les plus corsées revient sans aucun doute aux Québécois et aux Africains.

 

La plupart de ces expressions sont franchement caractérisées par un trait d’humour.

 

Qu’on ne s’y méprenne : se faire crémer le gâteau au Québec ne relève pas du registre culinaire mais dénote simplement le fait d’avoir des rapports sexuels. Si la Dame s’exclame que l’Armée rouge a débarqué, c’est qu’elle a ses règles.

 

D’autres s’avèrent être des faux amis dont il faut se méfier comme dans la vie.

Ainsi, ne doit-on pas être choqué d’entendre un enfant demander à la négociante de Montréal un suçon, qui n’est autre qu’une sucrerie, tandis qu’au Québec, le mot sucette désigne … le suçon. Mais lorsque vous rencontrez un Canadien, évitez de lui demander comment vont ses gosses (ses testicules) à moins que ce soit votre intention. De même, demander à un Congolais comment se porte son «ambassadeur» constituerait indéniablement une erreur diplomatique.

 

Une nichonville sénégalaise n’a rien à voir avec ce qu’on imagine sous nos latitudes ; c’est une habitation construite en gonflant un énorme ballon de caoutchouc et en coulant ensuite du ciment dessus. Toujours au Sénégal, le bazooka se réfère au sexe masculin quand il n’indique pas une arme. En outre, une pétasse au Burkina Faso n’est pas ce que nous appelons ici.

 

Or, certaines expressions peuvent se montrer moins limpides : faire le bord le bord de mer signifie au Gabon se prostituer. Elle a peur de prendre sa douche sans se mouiller les pieds se dit d’une femme à la poitrine généreuse, au Québec.

 

Une poupoune ou pitoune évoque chez les Québécois, au même titre qu’une moulée pour les Ivoiriens, une femme plantureuse.eros4.jpg

 

Rassurez-vous, la Suisse n‘est pas en rade : au cas où une réceptionniste d’hôtel vous demande, sourire aux lèvres : « Vous avez bien joui ? », il faut impérativement comprendre avez-vous bien dormi ?, que vous ayez passé la nuit seul ou accompagné.

 

Cet exemple helvétique nous amène à passer naturellement ou logiquement (comme vous voulez) à l’expression des sentiments ; à la fin d’une soirée, vous direz peut-être à la Dame :"Je suis dans le trèfle par-dessus la tête." À quoi, elle peut répondre si elle est en bonne disposition à votre égard : « Je t’aime à la folie comme une puce à l’agonie »

 

À trop vouloir déflorer le thème, on risque de donner l’air de le prendre par-dessus la jambe. Que nenni! Un dico entier livre près de 750 vocables du sexe dans la francophonie du philologue belge Georges Lebouc se trouve sur le marché, Dictionnaire érotique de la francophonie ». Bonne méditation!

20:26 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : langue, français, érotisme, locutions, néologismes, francophonie | |  Facebook

mercredi, 13 mai 2009

Ai voté!

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12:29 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

lundi, 11 mai 2009

Langues nationales et esprit hélvetique

« Le mot le plus sournois de la langue française est déclaration.
Comment peut-il servir à la fois pour la guerre, les impôts et l’amour ? »

(Patrick Sébastien)


Suisse-lng.gif

Notre pays est un laboratoire pour tous les psycho ou socio-linguistes du monde. Par ci, par là, on se demande comment des régions si différentes, tant par leurs traditions, leur histoire et les langues officielles qui y sont pratiquées.

L’usage veut qu’on considère comme une richesse tant culturelle que cultuelle ; d’un point de vue pédagogique, on y voit le gage d’une plus grande facilitation dans l’apprentissage d’une langue étrangère ; côté politique, on présume une possibilité d s’entendre et de vivre ensemble malgré ces énormes dissimilitudes.

Soit. Mais qu’en est-il du vécu de ses habitants ?

C’est un fait : la croyance qu’un seul véhicule linguistique permet de se faire comprendre est non seulement illusoire, voire mensongère, mais elle est aussi suicidaire pour toute communauté humaine. Imposer le globish comme on le fait dans moult entreprises est une ineptie quand la grande majorité des collaborateurs sont, par exemple, francophones.

Or, l’ironie de l’histoire nous montre que lorsqu’un Suisse allemand, un Romand, un Tessinois, à tout hasard, se rencontrent, ils ne savent pas toujours quelle langue parler ensemble : la loi du nombre entre les représentants de régions linguistiques l’emporterait-elle ou décidons-nous d’utiliser une langue tout autre, telle que l’anglais ?

Heureusement, la règle fédérale prescrit que chacun s’exprime dans sa langue, entendu que l’autre comprenne au moins une autre langue nationale que la sienne (art.4 et 70 de la Constitution fédérale du 1er janvier 2000).

langues nat..pngEntre états autonomes, paritaires en droits, liés par un pacte fédéral et fédérateur, la question ne découle pas d’un problème causé par une éventuelle concurrence où le rapport de force prévaut.

Si on a toutes les raisons du monde d’être fiers de notre pays à l’apparence paisible où il n’existe pas de conflits sociaux ou ethniques, on peut aussi l’être de ses décisions de privilégier l’apprentissage d’un idiome national avant une autre langue vernaculaire, telle qu l’anglais. Pour rappel, en juin 2007, 112 voix contre 56, grâce à un soutien franc de l’UDC, ont opté la disposition donnant la priorité à l’enseignement d’une deuxième langue officielle dans nos cantons. Dans une république confédérale de 26 états souverains, où chacun peut exprimer sa Weltanschauung, c’est un geste politique à saluer ! Qui peut encore dire que la Suisse n’existe pas ?

14:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : langue officielle, suisse, français, italien, allemand, politique | |  Facebook

mercredi, 06 mai 2009

Taser et hausse de la criminalité à Genève

Sortons un peu de la perspective des votations du 21 courant. «Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.» Telle est la morale à laquelle conclut la fable de La Fontaine, Le Lion et le Rat. Indéniablement, les citoyens genevois sont las de se savoir constamment astiqués, harcelés, voire agressés par la faute d’un laxisme politique en matière de protection de leur sphère vitale, dont la sécurité fait partie.

 

La conférence de presse tenue dernièrement par la Police révèle que les années se suivent. Et se ressemblent du point de vue de la lente mais sûre progression de la criminalité. C’est aussi étrangement à cette occasion, qu’elle a annoncé officiellement l’introduction d’armes de neutralisation momentanée de type Taser X26.

Qu’on ne se méprenne : les faits divers récents qui ont frayé la chronique montrent autant que les chiffres du rapport de police 2008 que la hausse de la criminalité à Genève est un fait avéré. Aussi, n’elle-elle n’est pas le résultat d’un sentiment d’insécurité diffus comme il est communément admis dans certains cercles politiques.

 

Ce phénomène de recrudescence s’est observé d’ailleurs l’année précédente contrairement à ce qui s’est produit dans d’autres cantons romands où l’on en a même noté … une baisse effective.

 

Aussi, les infractions au code pénal ont-elles crû de 2,5% en 2008 par rapport à 2007 dont 80% touchent les dommages à la propriété. Parmi les 46'367 infractions recensées contre le patrimoine, force est de constater que bien que le nombre des vols de véhicules n’a pas augmenté, les vols dans et sur les véhicules, à l’instar des vols par effraction dans les appartements, sévissent de manière exponentielle, soit de 21,6%.

  

Les brigandages (432) et les vols à la tire (6'077) et à l’arraché (516) ont continué malgré les démarches de « visibilité accrue » promises, notamment sur les quais et au Jardin Anglais, sous le nom de code de Gelati.

 

Si le nombre d’arrestations ne constitue pas un indicateur fiable, vu que l’activité de la police dépend largement de la capacité carcérale du canton, on perçoit la difficulté du politique à faire appliquer la loi. À l’heure où l’on parle (pour la énième fois) d’un prolongement de l’établissement de détention provisoire de Champ-Dollon, on sait qu’il est plein à craquer et que, par conséquent, il n’a pas été « possible » de procéder à toutes les arrestations. Autrement dit, beaucoup d’opérations menées par l’autorité policière ont été diffusées.

 

On apprend hier dans le Matin Bleu d’hier qu’un policier se voit condamné pour avoir frappé un détenu menotté ; parallèlement, on articule le chiffre des plaintes pénales contre la police : 41 en 2008, à savoir -37% par rapport à 2007. De plus en plus de violences sont commises contre les forces de l’ordre : 81 policiers ont été blessés durant l’année écoulée contre 67 précédemment. La peur du gendarme n’est plus d’actualité depuis longtemps. Or, ce constat est à mettre en relation directe avec un manque de soutien du corps de police de la part du pouvoir en place que l’on ne peut que déplorer ... Qui se soucie du bien-être des habitants?

 

 

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11:03 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : police, sécurité, arme, suisse. genève | |  Facebook