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vendredi, 12 juin 2009

Fin tragique de l'anthropologue genevois Alain Monnier

 

« Sorti armé d'une machette et d'une moustiquaire de la mythologie grecque, c'est le désir d'entendre raconter des mythes de vive voix qui m'a fait me tourner vers l'anthropologie religieuse. » Ces paroles étaient d’Alain Monnier, expliquant ainsi sa préférence pour cette spécialisation de la branche qu’il avait choisi de creuser.

 

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De par sa très grande culture, Alain Monnier aimait se référer aux mythes originaires, qu’il faisait vivre dans son travail d’anthropologue, notamment pour expliquer les phénomènes des catastrophes.

 

Cette actualisation de l’Odyssée marquait ses expériences effectuées en Amazonie péruvienne ou bolivienne, dans le Gran Chaco argentin, en Papouasie, sur l’île de Pâques.

 

Retrouvé mort dans le Doubs où il se rendait souvent pour ses randonnées pédestres, un coup de poignard dans le cœur selon les premiers résultats de l’enquête, Alain Monnier emporte avec lui le mystère de ce geste fatal. Est-ce un suicide ou un assassinat ?

 

 

 

L’objet meurtrier, cause de son décès, a été récupéré dans les eaux. Le corps, encore habillé, fut repêché au barrage du Refrain (commune de Fournet-Blancheroche). L’homme n’avait plus donné signe de vie depuis plusieurs jours.

 

Personnellement, j’ai eu le plaisir de le rencontrer notamment dans certain cercle littéraire. Croisé par hasard il y a peu au Café des Philosophes, il racontait sa dernière version du Nouveau Testament. Excentrique avec goût, raffiné et naturel à la fois, franchement énigmatique, Alain Monnier personnifiait un théâtre à lui seul. Solitaire et solidaire, il savait parler à quiconque, maniant langage du coeur et vie de l'esprit. Uniquement par sa présence, il pouvait électriser l’auditoire. Bref, il vivait sa pensée et il pensait comme il vivait.

 

Il aurait pu mourir dix fois d’une fièvre aphteuse contractée en Amérique du Sud ou d’une rencontre indésirable ou encore d’un mauvais sort jeté par un jaloux, à l’image des destins tragiques qui trament le berceau de toutes les cultures du monde. Alain Monnier n’est plus. C’est une très grande tristesse, empreinte de colère, pour ceux qui l’ont connu. Une grande perte pour le milieu académique. Et la consternation autour des circonstances, décidément troublantes, de sa disparition violente, reste totale ...


 

 

 

11:33 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : anthropologie, alain monnier, suicide, crime, philosophie | |  Facebook

Commentaires

Salut Alain! Continuons à rire chaque fois que nous continuons à nous croiser... Ca fait quand même chier...

Écrit par : Luigi | vendredi, 12 juin 2009

Il y a une piste à explorer: il s'agirait dans l'enquête de déterminer, en cas de meurtre, si c'est parce qu'il était historien des religions ...

Écrit par : Laure | vendredi, 12 juin 2009

Cet homme de terrain a couru tous les riques du monde. Il aurait pu mal finir en Papouasie, par exemple, mais voilà qu'on retrouve son cadavre, mystérieusement jeté au large des eaux du Doubs. Il paraît à l'heure actuelle que le mystère s'épaissit encore quant à la "cause" d'une telle tragédie qu'on ne souhaite même pas à son pire ennemi.

S'il est fait référence à la Papouasie ici, c'est qu'Alain Monnier la connaissait bien. Dernièrement, un géographe du nom de Jared Diamond, après avoir interviewé 2 Papous, fut poursuivi pour avoir décrit la peuplade de guerriers actifs, notamment entre les différentes tribus qui forment la Nouvelle-Guinée. Pour l'anecdote, forte en sgnifications, les Papous réclament 10 millions de dollars de réparation de dommages pour diffamation. Aussi, les anthropologues ne cessent plus de rencontrer des problèmes juridicistes, inconnus jusque là.

Chapeau bas à Alain Monnier! Je suis triste autant que stupéfait aujourd'hui d'apprendre cette disparition tragique ...

Écrit par : Marc | vendredi, 12 juin 2009

Très bel hommage, Micheline, à un homme énigmatique et attachant. Le destin de certains hommes, décidément, est bien étrange…

Écrit par : jmo | vendredi, 12 juin 2009

Etrange le destin de cet homme dont le cadavre est repêché à proximité du barrage du Refrain et des Echelles de la Mort ... digne des tragédies grecques!

Ses paroles "armé d'une machette et d'une moustiquaire de la mythologie grecque, c'est le désir d'entendre raconter des mythes de vive voix qui m'a fait me tourner vers l'anthropologie religieuse" ont-elles un parfum prémonitoire?

Mes hommages à ses proches, à sa famille d'abord, dont on peut voir l'avis d décès aujourd'hui dans la TdG!

Écrit par : Gui-gui (de France) | vendredi, 12 juin 2009

Je vous remercie de cet hommage à Alain (le Mouni comme des proches l'appelaient parfois). Je perds un ami de plus de trente ans et j'aurais voulu lui rendre hommage sur mon blog. Je n'y parviens pas....sa disparition me rend impuissant à écrire une ligne. Il me manque déjà tellement
p.l.

Écrit par : pierre losio | vendredi, 12 juin 2009

Je suis touché qu'un hommage soit rendu ici à Alain Monnier, j'en remercie Micheline Pace et je sortirai pour une fois d'une certaine réserve pour lui apporter une modeste contribution.
J'ai connu et fréquenté de près Alain pendant une vingtaine d'années. Comme cela arrive souvent, un enchaînement de hasards m'a permis de le rencontrer à une époque ou ma vie prenait un nouveau départ et, malgré les années qui nous séparaient, nous nous sommes liés d'amitié et avons pu partager plusieurs passions et goûts: la fréquentation des marchés aux puces et des librairies d'occasion dans différentes villes du monde, la découverte et le partage de différentes formes du roman policier (ethnographique entre autres), la recherche et l'acquisition d'ouvrages d'ethnographie et d'anthropologie pour nos bibliothèques respectives, la participation à des congrès et bien d'autres occasions d'échanges et de plaisirs partagés. C'est grâce à lui que je suis entré en Histoire des religions et en anthropologie et c'est en partie sur ses traces que je suis parti en Papouasie Nouvelle-Guinée en passant par l'Australie. Nous avons parcouru la Colombie, travaillé en Hollande, voyagé en Espagne et en France et visité Londres.
Partout et à tout moment, que ce soit pour l'étude ou pour le pur plaisir (de la cuisine notamment, mais aussi le cinéma, dont on a peu parlé), au cours d'une visite de musée, à la découverte d'un nouveau bistrot, en forêt à la recherche de champignons, en pleine ville dans un marché d'animaux de boucherie ou au fin fond d'une région perdue et presque inaccessible de Colombie, à bord d'un train, d'un avion, d'un bateau, il a été un compagnon plein d'énergie, d'idées, d'originalité et de gentillesse.
S'il a, très rarement, irrité quelqu'un, il n'a laissé personne indifférent, et tels étaient ses qualités qu'elles rendaient totalement dérisoires les quelques défauts que, comme nous tous, il pouvait avoir. C'est grâce à ces qualités que même ceux ou celles qu'il lui est arrivé de laisser en chemin gardent toujours pour lui la même affection et la même estime. Je crois qu'en dépit de quelques sentiments féroces d'inspiration plutôt politique, il avait une grande tendresse pour le genre humain. Je n'ai rencontré personne qui n'ait eu l'impression que quelque chose de lui nous restait inaccessible, que sa discrétion et sa retenue concernant lui-même cachait quelque mystère, douloureux peut-être, qui nourrissait son ironie profonde ou un certain cynisme rarement exprimé.
Vrai ou non, ce sentiment continuera certainement à être associé à son souvenir, exacerbé qu'il est probablement ces jours par les circonstances de sa disparition. Au risque de choquer cependant, j'ai la conviction intime qu'en grand amateur de polars qu'il était, ce mystère, probablement destiné à perdurer, sur son incroyable et tragique fin de vie, n'aurait tout compte fait pas été pour lui déplaire.
Adieu, Alain, ou plutôt au revoir, puisque nous continuerons à te revoir bien souvent en pensée.

Écrit par : Mère | vendredi, 12 juin 2009

Au Père Monniere, dès l´aube des Andes quitensis:

"On a tendu toute la rue avec des linceuls blancs,
l´escarpolette des guirnaldes haut s´en va volant".

"Paix! le sonneur avec ses deux cloches sonne le glas
Egouttant les deux verres sur la terre à chaque pas,
Et sous son crâne rit l´heure qui a fui du cadran.
Il s´en va sonnant et tintant par le blanc de la place;
Dans les deuxs mortiers du vient voleur les pilons se glacent"

"Et les Croix rèsterent les bras étendus, coupant de rais blancs l´ombre sans couleur... pleurs blancs glissèrent sur lómbre..."

Alfred Jarry.

Salut Alain!... la vie est un sogne.

Écrit par : Ricardo | samedi, 13 juin 2009

J'aimerais ajouter quelques mots au court hommage que j'ai rendu à Alain Monnier sur ce blog, rédigé avec un peu trop de hâte et sous le coup de l'émotion. Il me semblent résumer un aspect essentiel de son caractère et de sa vie et en éclairer d'une certaine manière ce que ceux-ci pouvaient et peuvent encore présenter de mystérieux et d'incompréhensible:
Alain était la seule personne que j'ai jamais connue qui menait sa vie comme si elle lui appartenait totalement, sans compromis et selon son bon plaisir: cela a pu lui attirer des inimités peut-être, des jalousies certainement; mais celle-ci n'étaient que les sous-produits d'une admiration émerveillée de la part de ceux qui ne se sentaient pas capables d'une attitude si rare.

Écrit par : Mère | samedi, 13 juin 2009

Merci, Micheline, pour ce vibrant hommage à un homme qui avait comme pricipe éthico-esthétique, de mener sa vie de manière authentique. Paix à son âme!

Il va nous manquer dans les soirées culturelles ... c'est vraiment trop moche!

Écrit par : Alain | samedi, 13 juin 2009

Chaux-de-fonnière, amie d'Alain et d'Isabelle, devant écrire demain un article sur la mort d'Alain, j'ai été frappée par les textes écrits par "mère", qui, ayant connu Alain par d'autres biais que moi, en arrive à des conclusions similaires. Cela m'intéresserait beaucoup de pouvoir parler de vive voix avec "mère", de l'ex-Père. Mon téléphone: 032 922 65 79 (ce soir ou demain toute la journée)

Écrit par : Françoise Boulianne Redard | samedi, 13 juin 2009

"J'aime les pédérastes (comprendre les homosexuels) parce qu'il ne font pas de soldats."

Il avait compris beaucoup de choses avant les autres. Sérieux tout en ne se prenant pas au sérieux. Il ne faisait rien comme les autres. Pas de message, si ce n'est par son exemple. J'adore.

Original, volontairement ou non, jusqu'au bout. Chapeau l'artiste.

Écrit par : Johann | samedi, 13 juin 2009

At Micheline:
"Croisé par hasard il y a peu au Café des Philosophes, il racontait sa dernière version du Nouveau Testament."

Serais très intéressé d'en connaître la teneur! Merci!

Écrit par : Johann | samedi, 13 juin 2009

Merci Micheline pour cet article, cité en référence dans la TdG du we, dans la rubrique "blog mémoire". J'en salue aussi le courage! Cordialement à tous.

Écrit par : le-temps-éternel | dimanche, 14 juin 2009

Des proches ainsi que des enquêteurs penchent vers la thèse du suicide. Le mystère reste toutefois car le modus operandi est difficilement imaginable pour qu'il soit le fait de la personne concernée. Paix à son âme!

Écrit par : Alain | dimanche, 14 juin 2009

Un accident?

Écrit par : Johann | dimanche, 14 juin 2009

@ Johann : vous faites de l'humour?

Écrit par : Alain | dimanche, 14 juin 2009

Un seul coup de couteau de type Opinel fut fatal à son coeur. Celui-ci fut reconnu par ailleurs comme le sien. D'après l'enquête, si l'on a retrouvé l'arme et le corps dans l'eau, c'est que justement le corps est tombé au moment de l'acte; il n'a donc pas eu besoin d'être transporté par une tierce-personne. Il est indéniable que le coeur étant le siège de l'affectif, une profonde mélancolie (au sens grec du terme) l'habitait au point de vouloir maîtriser les derniesr instants d'une existence vécue par les deux bouts.

L'ethnologue des religions était au faîte des rites ancestraux; il est donc possible qu'il ait désiré opérer selon ces pratiques-là pour donner fin à ses jours.

Écrit par : Véronique | lundi, 15 juin 2009

Etait-ce son dandysme?Sa façon de souffler dans son saxophone? Alain était - pour moi- une sorte d'Erik Satie du jazz... So long Alain.

Écrit par : Azrael | lundi, 15 juin 2009

Nous sommes nombreux sans doute pris par le désir d'évoquer par quelques mots des bribes de souvenirs ou de réflexions qu'Alain Monnier à laissés en nous et qui ont enrichis nos vies, tout en sachant que ce ne seront toujours que d'infimes écailles de la splendide armure qu'il a choisie de porter dans sa vie et que son habileté a pourtant dissimulée modestement à nos yeux. Il a décidé de nous quitter sur un silence et nous ne pouvons, me semble-t-il, que respecter sa décision en nous abstenant de parler à sa place des motifs qui ont dicté son choix au moment de rejoindre, à cet égard du moins, les hommes et les peuples sans écriture dont il avait fait en partie son étude. Ce choix et ses motifs, il me semble qu'il serait inconvenant de les soumettre à quelque enquête sérieuse qui ne pourrait que les trahir et en limiter la portée. Il n'était d'ailleurs guère portés lui-même ni à la confidence ni à la psychanalyse, même sauvage.
Par contre, il ne lui aurait certainement pas déplu de devenir l'objet de bribes de récits en forme d'hommage sérieux ou pour rire tout simplement, répétés et réinventés sous d'infinies variétés, comme les récits qui l'ont enchanté au cours de son existence, sous formes de contes de la tradition populaire, de la mythologie grecque, des traditions d'Amérique du Sud, de Mélanésie ou d'Océanie. Nous ne pourrions évidemment pas nous excuser auprès de lui (encore que ...) pour la forme qu'ils prendraient, une forme empruntée à la technologie, un des seuls domaines pour lesquelles il n'a jamais montré de curiosité: c'est donc dans la blogosphère que, une fois les hommages plus formels rendus mardi et mercredi, nous pourrions poursuivre à son insu (et encore ...) une partie de sa vie, grise et morne certainement à ses yeux comme celles des Grecs dans l'au-delà, mais pleine de couleurs, d'odeurs et de sons parfois pour nous autres qui nous y sommes habitués.
Tout cela si MIcheline Pace nous autorisait à squatter encore pour quelques semaines, mois ou années, sur une partie de son territoire.

Écrit par : Mère | lundi, 15 juin 2009

Bonjour à toutes et à tous,
Bonjour Mère,

Chacun des témoignages m'a touchée. De mon côté, le respect autour du silence qu'a choisi Alain Monnier est total. Comme le souligne Mère, qui semble avoir voyagé avec lui, l'auteur n'aurait pas été porté à s'épancher, le bavardage lui ayant été insupportable. L'affirmation de la vie prend parfois des formes inattendues. Aussi, suis-je bien évidemment tout à fait d'accord - cela va sans dire - que cet espace soit "squatté" dans le sens décrit.

Cordialement!

Écrit par : Micheline Pace | lundi, 15 juin 2009

@Micheline Pace
Je ne sois pas sûr que mon idée soit bonne (l'avenir nous le dira), mais je vous remercie déjà de rendre sa réalisation possible.

Écrit par : Mère | lundi, 15 juin 2009

Je ne pourrai pas malheureusement assister aux adieux à Alain Monnier demain à la Chaux-de-Fonds. Or, j'ai une pensée profonde pour ses proches, à ses amis!

Permettez-moi de citer ici un lien d'un article paru dans un média de la région du Doubs :

http://www.lepays.fr/fr/region/faits-divers/article/1685767,1250/Barrage-du-Refrain-Une-plainte-pour-meurtre-deposee-en-Suisse.html

Merci à Alain pour tout ce qu'il nous a donné, pour sa riche personnalité, son intelligence et son coeur!!! On ne t'oubliera jamais.

Écrit par : Henry | lundi, 15 juin 2009

Ca va, ça suffit de faire l'amalgame entre la profession d'historien des religions et un soi-disant suicide rituel. C'est porter préjudice à cette discipline que d'avancer de telles idées. Et elle n'en a certainement pas besoin. Ne mettons pas de côté l'homme qu'il était, au-delà de sa profession et de sa passion, en imaginant un tel scénario car, à mon sens, ce serait une insulte à son intelligence.

Écrit par : tab | mardi, 16 juin 2009

À tous les amis d'Alain Monnier qui se sont exprimés ici, je vous transmets un lien vers l'Illustré où se trouve un article en référence à l'événement cité:

http://www.illustre.ch/etrange_rendezvous_avec_la_mort_2085_.html

Écrit par : Micheline Pace | dimanche, 21 juin 2009

Bref commentaire sur l'article de l'Illustré

Alain était un grand amateur de Joseph Conrad, dont il gardait l'ouvre complète dans un pièce de poutre de chêne ravagée à l'allure d'un débris de navire échoué qu'un de ses amis avait taillé pour lui. Il ne pouvait donc ignorer qu'à la fin du court roman "Au coeur des ténèbres" les célèbres dernières paroles de Kurtz à l'agonie au retour sur le fleuve Congo, "l'horreur, l'horreur", deviendraient dans la bouche de Marlowe, le narrateur de son histoire, soumis à la nécessité de les rapporter à son innocente fiancée qui attendait son retour "Il a prononcé votre nom".
Marlowe est décrit au début du roman, lorsqu'il s'apprête à narrer l'aventure de Kurtz et de celui qui part à sa recherche, comme une sorte de bouddha, symbole, je présume, de la compréhension, de la sagesse et de la compassion. Nous pouvons donc abandonner la référence directe à Conrad et à Marlowe et faire la constatation plus générale que le pieux mensonge de ce dernier est celui qu'il revient à tout témoin exerçant la compassion non seulement bouddhique, mais simplement humaine, d'assumer face à un être à qui une vérité plus cruelle ou simplement plus impersonnelle n'apporterait qu'incompréhension ou souffrance. Lorsque le héros reste muet et que le témoin direct fait par conséquent défaut, cette sagesse, qui peut devenir nécessité parfois, est assumée par chaque protagoniste, libre d'entendre les paroles que lui dictent ses souvenirs, ses convictions, ses forces et, finalement, ses propres désirs et besoins.

P.S. Alain détestait l'Acopalypse Now de Coppola. Les références, pour autant qu'elles vaillent la peine d'être explorées (mais elles ne sont certainement pas essentielles pour ce propos) sont donc à l'ouvre première de Joseph Conrad. Rappelons aussi que Marlowe est le nom du "privé" héros de Raymond Chandler dans "Le grand sommeil".

Écrit par : Mère | lundi, 22 juin 2009

Conoci a Alain con motivo de su visita por la presentacion de la Muestra Museografica"Etnologias de Alfred Metraux" auspiciada por el Instituo de Arqueologia y Museo de la Facultad de Ciencias Naturales e Instituto Miguel Lillo de la Universidad Nacional de Tucuman. Estuvo alojado en casa por casi un mes y medio; luego partio a Bolivia.
Pasamos momentos domesticos muy agradables: mate en bombilla con tortillas por la mañana, vermouth antes del almuerzo con un buen vino tinto con arrollado de cerdo.
Mi marido, mis hijos y yo lo recordaremos siempre. Nos debia una visita.
Mis saludos y afecto para Isabelle.
Alain por siempre en nuestros corazones.

Écrit par : Annie Hynes O'Connor | lundi, 27 juillet 2009

Bonjour Annie Hynes O'Connor, je vous remercie pour votre témoignage d'amitié! (Pardonnez-moi de ne pouvoir le faire en espagnol.) Bien à vous!

Écrit par : Micheline Pace | mardi, 28 juillet 2009

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