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samedi, 04 juillet 2009

Réseaux sociaux et vie publique

 

Un peu partout, on voit fleurir depuis quelques années des colloques sur les avantages et les inconvénients des outils web dans la communication. C’est de bon ton et néanmoins souvent utile. L’engouement de ces nouvelles technologie de l’information se mesure entre l’effroi et la fascination qu’elles génèrent chez les gens.

 

On sait l’importance qu’a joué Internet dans l’élection du président américain en 2008. C’était pour les électeurs des Etats-Unis un « moyen » de s’approprier Barack Obama.

 

Facebook, le réseau social en vogue aurait vraisemblablement attiré presque 4 millions de visiteurs entre 2007 et 2008. La version ne s’est fait pas attendre ; sa mise en service aura provoqué une augmentation exponentielle de son utilisation.

 

Les motivations de s’y connecter peuvent être multiples : étaler sa vie privée, indiquer son activité du moment, lancer un appel ou une offre, rencontrer des quidams jusqu’alors inconnus, retrouver des anciens copains ou connaissances, tisser des relations professionnelles, former un groupe de discussion entre personnes intéressées par le même sujet, livrer une information-clé à une large échelle, faire sa campagne politique.

 

Facebook a imposé sa loi et ses codes au point de devenir un instrument nécessaire à toute une personnalité publique, de surcroît politique ! Une telle nécessité est renforcée par le fait qu’en créant son profil sur la Toile, on peut prévenir les « fake », ce en occupant le terrain plutôt de l’abandonner à des langues malveillantes.

 

La même analyse vaut pour le blog si on a envie de communiquer ses idées et ses actions autour desquelles on souhaite rassembler le plus de monde possible. L’un ne remplace pas l’autre ; tous deux sont complémentaires.

 

Pour ma part, je ne cache pas une préférence pour le blog pour la simple raison que c’est un espace mi-personnel, mi-public qui exige une attention analytique aux articles que d’aucuns peuvent lire, relire, commenter. Son caractère moins « immédiat » fait qu’il peut provoquer plus de réflexion à long terme et sur des sujets de fond autant que légers.

 

Mais encore faut-il que l’on sache ce que l’on veut : lorsque l’on observe les éructions, les insultes gratuites, la nullité de certains échanges ou la vacuité de certains commentaires qui montrent qu’on n’a pas lu l’auteur, cela peut être affligeant. Dans le même temps, il est permis d’espérer qu’un lecteur silencieux ait été convaincu par tel aspect développé d’un problème. Un vrai débat est alors toujours possible.ordisourire.gif

 

L’exercice reste somme toute très solitaire. Gérer son image numérique ne doit en aucun cas constituer un but en soi mais bien plutôt créer une interactivité sensée. Il est en effet étonnant de constater parfois combien il est plus facile pour certains de s’exprimer sur ces plateformes quasi impersonnelles que de parler à autrui. Et c’est là que le bât blesse, à mon humble avis. Pour cette raison, il apparaît primordial de garder un contact avec la réalité, de privilégier les relations directes et le travail sur le terrain.  Car, si l’homme est selon Aristote un animal politique en plus d'être un animal rationnel, celui-ci trouve sa finalité dans la construction d'une vie avec ses semblables ...

 

18:14 | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook

Commentaires

En un seul clic, on peut en balancer des claques! Plus sérieusement, j epense que le blog autant que Facebook sont des moyens et non des finalités. Personnellement, je n'y vois aucun danger (si ce n'est en matière de criminalité pornographique enves les mineurs). Même la traçabilité des messages n'est pas un problème en soi car ce que l'on dit dépend d'un contexte; le ton utilisé et le style utilisé aussi. Le sens d'un écrit ne doit donc pas se réduire à sa littéralité. L'effort du lecteur (de celui qui chercherait des indices d'un Tel) doit donc se situer sous plusieurs aspects.

Ce qu'il y a en revanche de déplorable, ce sont les insultes gratuites et le manque de débat véritables observables ci et là. On comprend pourquoi certains auteurs préfèrent presque l'autarcie de l'exercice en fermant les commentaires par exemple, optant pour une vitrine plutôt que pour une platefrome interactive. Moi, j'aime bien ton blog (le tutoiement est de circonstance plus qu'un signe de familiarité); la manière dont tu traites les objets, ton humour, ton sérieux, ton sarcasme parfois font partie - ma foi - d'un sens global qui nous est cher en cette époque de novlangue. Le politiquement correct a ses raisons que le politique ne connaît pas et c'est heureux ainsi!

Écrit par : Cédric. C | samedi, 04 juillet 2009

Facebook, c'est surtout pour les jeunes... Sauf votre respect, vous avez probablement dépassé l'âge, chère Madame ! :-)

Bien cordialement,

Laure

Écrit par : Laure Manset | samedi, 04 juillet 2009

@ Laure Manset : votre pseudonyme ne me permet pas de dire si vous êtes une femme ou un homme, ni même l'âge que vous revêtez, avec mes respects. Mais bon! ... je ne savais pas qu'il y avait un âge pour un réseau social tel que Facebook. Si l'on y regarde (de près), toutes les catégories y figurent; des amis de 20 ans de plus que moi y sont connectés, par exemple. Or, si vous voulez dire que je ne suis plus une bimbo, libre à vous! On a l'âge qu'on peut ...

C'est avant tout pour moi non pas un site de rencontres - je ne 'en ai pas besoin, privilégiant la relation directe plutôt que la vie par procuration - mais un outils pour élargir mon réseau social, pour retrouver des gens croisés dans des cercles mais perdus de vue, échanger des idées politiques surtout.

Ce que je trouve en ravanche intéressant dans votre remarque, c'est que le langage djeûne préempte la plateforme. Ce sont en effet les jeunes qui ont lancé et imposé ce nouveau moyen de communication, historiquement parlant. Personnellement, j'y ai été invitée plusieurs fois et voilà, je suis tombée dans la marmite (à l'insu de mon plein gré) ...

Écrit par : Micheline Pace | samedi, 04 juillet 2009

Les questions de Micheline sont si bien posées... On a recourt à ces outils de communications qui se veulent globalisants, c'est parce qu'en partie on se sent un peu seul, enfermé dans des carcans qui nous empêchent de nous exprimer librement et d'être nous-mêmes. La vacuité des dialogues quotidiens, des discours officiels ambiants, l'absence de lien réel entre les gens appellent ce genre d'interactvité. D'expérience, j'ai eu parfois des échanges intéressants, voire amicaux, par ce biais-là. Un jour où j'avais le moral dans les chausettes, un internaute a eu le chic de me dire le mot que "j'attendais" et j'ai passé une bonn enuit avec ce mot dont l'effet résonne encore dans ma tête. Allez savoir, la magie d'internet entre inconnus qui s eparlent depuis un certain temps peut opérer également ... En outre, on y trouve moult informations et des analyses fort originales.

Écrit par : neinsager | samedi, 04 juillet 2009

Miiicheliiine,Teufel, Nicht dévisser kopf! J'ai tout lu! La preuve, c'est que je ne suis pas sur SeitBuch! Unt nicht mehr dans le diktionaren! Unt che prouve enkore j'ai touten lesen, j'ai vu le bas blesse! Neeeein, Dummkopf ich bin! Le bât, que je devrais en porter un tellement ein âne che suis... Jaa, je pensionne à l'Hôtel Kadichonia! Unt sind meinen kommentaturen visiert? Paranoiak-redbaron!... Unt sur la vie virtuelle, glauben mich, Miiicheliiine, on n'a encore pas tout vu... Unt si j'utilise, en arrière plan, je n'en pense pas moins, aber...
Bien à vous, Nachste

Écrit par : redbaron | dimanche, 05 juillet 2009

Ach, Redbaron! Night was good without sites ... Nicht Hôtel Kadichon für dich! Du bist nicht DummKopf! Bisou tout rouge à vous.

Écrit par : Micheline | dimanche, 05 juillet 2009

On l'a dit et répété, écrire en language sms, fut-il suisse-tot, rend une contribution très pénible à lire.

Ahh, ces petits jeunes qui n'écoutent pas la sagesse.

Écrit par : Djinius | dimanche, 05 juillet 2009

MIAOU !!! Teuf, teuf ... que dire des onomatopées dans nos langages quotidiens? Ce qui m'attriste dans ces "nouveaux moyens", c'est que ça n'aide pas à augmenter le dialogue, les rencontres, l'entente entre les gens qui se parlent.

(1) Il m'est arrivé de rencontrer quelques participants mais le courant n'a pas toujour passé; le hic, c'est que la relation s'est rompue même sur blog

(2) Il m'est arrivé que des gens me demandent de devenir amis sur FB alors qu'on se croise dans la vie, la vraie, sans qu'on ne se salue jamais. Faut pas pousser l'hypocrisie si loin ...

(3) Il m'est arrivé par contre d'entrer en contact avec des internautes bloggueurs avec lesquels des centres d'intérêts se sont dégagés, voire une collaboration dans une association.

(4) Politiquement, je ne puis répondre à la question. On voit que ce sont justement des politiques qui tiennent des blogs les plus fournis mais chacun vote pour son parti ou candidat ... Alors, est-ce qu'on peut démontrer une certaine efficacité à faire promouvoir ses opinions ou à racoler des voix, je ne sais strictement rien.

Écrit par : je-ne-sais-pas-tout | dimanche, 05 juillet 2009

@Dégénius, alor kelkun afro t la bouteill! sakripan, nix suiss tutch, prucien!+alt ke t c sur! t rtourne flache tt dsuite, oli sansoupe!

Écrit par : redbaron | lundi, 06 juillet 2009

Excusassez-moi, Miiiicheliiine d'user d'un de vos commentaires pour remettre ce clampin dans la bouteille. Sans doute la chaleur à du faire sauter son bouchon. A la bouteille évidemment, le sien est un appendice irrémédiablement siamois à son cerveau.
Bien à vous, bonne journée, etc, et encore mes excuses pour le dérangé, pardon le dérangement du rangement. Permettez que je vous rende votre bise.

Écrit par : redbaron | lundi, 06 juillet 2009

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