UA-105021232-1

mercredi, 12 août 2009

école et société (ci et là)

Cogito, ergo sum (Descartes)

 

école1.jpgAujourd’hui, j’ai envie de vous raconter une histoire. Une histoire d’un projet à caractère humanitaire dans le sens d’une aide au développement d’une contrée du globe où ses habitants ont soif d’apprendre, soif de construire un avenir, soif d’une vie digne d’être vécue, envie d’échapper au triste sort qui leur a été réservé dès leur naissance, entre assistanat boiteux et état d’abandon dans une précarité extrême de SDF …

 

À l’heure où l’on met ici les bâtons dans les roues des membres d’une même famille désirant s’occuper d’un orphelin ou d’une nounou pour la garde d’un enfant, sous peine de représailles pénales, il est un village à Kandji (Inde) qui a vu en 1994 la création d’une école, d’un centre d’apprentissage et d’un orphelinat dont les preuves ne sont plus à faire.


D’abord, une cabane en bois accueillit 29 enfants grâce à des dons. Des professeurs sont recrutés, des terrains acquis et de nouveaux bâtiments construits pour poursuivre l’aventure au point que la dernière rentrée scolaire vit s’inscrire presque 900 élèves ! Leur admission se déroule toutes castes et religions confondues.

 

Grâce à un enseignement reconnu désormais de haute qualité, nombre d’élèves ont été admis dans des universités, suite à d’excellents résultats aux examens nationaux, figurant parmi les premiers de l’état.

 

Conjointement à cette école, un orphelinat héberge une cinquantaine d’enfants abandonnés ou dont les parents sont décédés. Ceux-ci sont assurés de soins médicaux, du couvert et du gîte et de suivre une scolarisation dans l'établissement d'à côté.

 

Enfin, un centre d’artisanat offre un apprentissage dans les métiers de la couture, de la vannerie et de la broderie à des jeunes filles qui trouvent des emplois dans des entreprises de textiles.

 

En conclusion, la leçon qu'on peut tirer de cette expérience est que la formation constitue un pilier essentiel pour l’évolution d’une société. Parler de coûts, sous la rubriques des dépenses au lieu des investissements, demeure une ineptie. À la veille des élections, il n'est pas inintéressant de rappeler le bon mot de Abraham Lincoln « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance. » À condition que l'école soit le lieu de la transmission des savoirs et non un laboratoire d'expérimentations procédant essentiellement par pétitions de principes.

13:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : école, genève, suisse, tiers-monde, inde (kandji), orphelinat | |  Facebook

Commentaires

Bien dit ! Oui l'éducation est un investissement dans le futur de nos enfants (quoique je déteste ce terme "pour les enfants", on le sert à toutes les sauces) et de nos futures générations. Pas seulement au sein de l'état, mais aussi - et plus encore - au sein de la famille.

Écrit par : benpal | mercredi, 12 août 2009

Dans nos vies étriquées comme du papier à musique, il est désormais impossible d'éprouver duplaisir à apprendre. Tout n'est que normes auxquelles on sedoit de se soumettre.

L'intelligence y est malmenée et je ne suis pas loin de croire qu'un génie devienne un mauvais élève dans cette cacophonie.

Les profs sont malmenés par l'institution et la société en général; c'est pourquoi les élèves n'ontplus de respect non plus pour eux.

Ces dirigeurs de cosncience ont tué la mission première qu'est la formation!

Écrit par : chouchou | dimanche, 16 août 2009

On n'apprend pas la biologie parce que l'école offre cet enseignement, on apprends la biologie parce que j'ai envie d'en savoir plus. Apprendre pour apprendre ne peut en aucun cas être un but en soi. Et pour apprendre quelque chose, on n'a pas forcément besoin de se faire enseigner par un organe de formation institutionnel.

La volonté d'apprendre est une question de motivation, de curiosité, d'envie d'atteindre un but avec ce qu'on aura appris. Il faut donc apprendre à s'intéresser, à être curieux. Il faut aussi apprendre à se procurer le savoir don't on a besoin pour satisfaire sa curiosité. Ce genre d'apprentissage ne peut pas être enseigné de façon formelle, il fait partie de notre expérience de vie, notre environnement familial et certainement aussi d'une prédisposition.

Écrit par : benpal | dimanche, 16 août 2009

Bonjour Benpal, c'est avec un train régional que je viens à vous. Merci de rappeler que le désir de savoir est primordial dans tout "processus" d'apprentissage. Cette prédisposition ne doit en effet pas être tuée dans l'oeuf par des méthodologies absurdes, des enseignants déboussolés et brimés par un pouvoir technocrate, avide de défendre leurs prérogatives au détriment de la valeur première des actions propres à l'acquisitions des connaisances.

"Cessons enfin d'avoir les plus mauvais élèves de Suisse!" (= slogan UDC pour les prochaines éléctions) en cessant de donner cours à des expérences aussi ruineuses qu'inefficaces, qui n'ont pas d'autres résultats que de faire de nos élèves illettrés et incapables de savoir compter!

Écrit par : Micheline Pace | lundi, 17 août 2009

Les commentaires sont fermés.