UA-105021232-1

vendredi, 30 octobre 2009

"Mais ils sont fous ces ...!"

« Si vis pacem, para bellum »

 

Asterix_33_.gifDes raids italiens ont été lancés « l’institution » bancaire suisse cette semaine. La brigade financière a envoyé ses missiles contre 76 succursales de banques suisses siégeant dans une vingtaine de villes italiennes ... Les médias étrangers saluent le courage et l’efficacité de l’action. Nos médias préfèrent relater la réaction officielle de Berne traduite notamment dans le fait d’avoir convoqué l’ambassadeur italien Giuseppe Deodato.

Nos autorités ont exprimé ainsi leur colère due à un profond agacement envers des mesures ce qu’elles jugent sans fondement et ségrégationnistes.

Il est vrai qu’on peine un peu à « comprendre » cette attitude cavalière à l’encontre de notre place financière alors que la Suisse coopère formellement avec la communauté internationale dont son voisin transalpin qui est même … son deuxième partenaire commercial!

Bon, on le sait, les contrôles aux frontières décuplés ainsi que la prolifération des caméras de surveillance aux postes de douanes sont en adéquation avec le droit italien. En nous baladant dans ce très beau pays - qui est un berceau de notre civilisation à bien des égards – on voit déambuler partout les voitures de fonction de la brigade financière.

Mais si le but était de forcer les clients italiens à rapatrier leurs biens hébergés dans nos banques suisses, ce dans le cadre de l’amnistie Asterix1.jpgfiscale décidée en septembre dernier par la Ville éternelle, on imagine mal notre pays plier à ce genre de procédés capricieux.

Qui risque de perdre la face? L'Italie, bien sûr!, d’autant plus qu’elle ne s’est pas alliée au décret de l’OCDE de … retirer la Suisse de la liste grise des paradis fiscaux !

Le pays qui a vu naître en son sein la Commedia dell’arte nous aurait-il fait une nouvelle farce pour mieux faire oublier les frasques du Premier devenues affaires d’Etat et s’offrir un blanc seing dans certaines autres histoires incontrôlées?

12:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : politique, fiscalité, berlusconi, l'italie, la suisse | |  Facebook

Commentaires

La complicité de la place financière dans les pillages des ressources fiscales des pays voisins devient enfin évidente pour que ces derniers prennent des mesures.

Écrit par : Djinius | vendredi, 30 octobre 2009

de plus, une petite explication de texte(?!) du dernier paragraphe serait la bienvenue.

re Tchüsss!

Écrit par : Azrael (bis) | vendredi, 30 octobre 2009

L'Italie vient de nous prouver qu'il est plus facile de s'attaquer aux banques suisses qu'aux tas d'ordures napolitaines et a la masfia qui, de plus gère toutess les ordures que Cramer voulait, en compagnie de Hodgers, amener à Genève !

Écrit par : octave vairgebel | vendredi, 30 octobre 2009

Dji, le beau voisin du Sud devrait effectivement s'occuper de ses ordures, comme le suggère pertinemment Octave Vairgebel, plutôt que chercher noise ailleurs our ne pas voir la poutre qu'elle a dans l'oeil.

En matière de pillage de ressources, elle devrait aussi mieux contrôler les flux des immigrés échus à Lampedusa, qui remontent souvent jusqu'aux autres pays européens. (C'est une partie de l'explication de texte du dernier paragraphe rédigé sous forme d'interrogation demandée par Azrael.)

Écrit par : Micheline | vendredi, 30 octobre 2009

Notre pays fonctionne selon les règles de droits établis alors que ces mesures d'intimidation ne relève d'aucune disposition légale. Exagérées, elles tendent à vouloir humilier un partenaire commercial (parmi les plus importants) sous couvert d'arguments de vierge effarouchée.

Après le "Berlusconi, Santo!" du tragi-comique épisode des ordures napolitaines, rien n'a changé pour les habitants péninsulaires, malgré les gesticulations d'un autre conducator.

Ce joli pays dont les biens culturels sont inégalables se comporte en enfant capricieux qui casse son jouet ... Heureusement que nos autorités ne se sont pas laissé faire dans ce cas!

Écrit par : Micheline | vendredi, 30 octobre 2009

N'empêche, je trouve toujours assez amusant que ce soient les mêmes qui se lancent flamberge au vent à la traque des "profiteurs" de l'AI ou du chômage ou de que sais-je encore, qui poussent les hauts-cris quand un voisin s'attèle à la même tâche contre ses propres "profiteurs"...mais il est vrai que dans ce dernier cas de figure NOUS et NOS (!) banques en sont les bénéficiaires.

Écrit par : Azrael | vendredi, 30 octobre 2009

Azrael, NOTRE grand voisin du sud des Alpes n'a pas de leçon à infliger à quiconque. Si ses habitants mettent leur argent dans NOS banques, comme vous dites, on ne peut pas en tirer une conclusion hâtive du genre que ces mêmes banques (voire notre Etat) pilleraient leurs ressources.

À part ça, je ne travaille pas dans un banque (par manque de piston nécessaire); par conséquent, je ne tire pas la couverture à moi. Mais il faut préciser dans ce chaos, que la Suisse ne déroge pas au droit comme le prétendent d'aucuns. Stigmatiser ainsi notre pays, ou l'institution du secret bancaire, c'est tout de même très très maladroit.

Écrit par : Micheline | vendredi, 30 octobre 2009

L'ex Ministre Steinbrück, avec sa sensibilité toute teutonique, s'est cassé les dents contre les institutions helvétiques au point d'avoir perdu son poste. Par esprit rapace, les autorités italiennes veulent mettre la main sur les milliars dormant dans nos banques; la preuve par l'acte : deux amnisties précédentes avaient rapporté 54,6 et 18,5 milliards au fisc italien.

Les relations entre les eux états souverains sont refroidies maintenant suite au lancement de ces missiles. Pas sûrs que les négociations en cours pour la signature d'une nouvelle convention de double impositions!

Pour l'ancdote, le fameux directeur suisse d'UBS arrêté par la justine italienne est libre.

Écrit par : François T. | vendredi, 30 octobre 2009

Il ne me semble pas que l'Etat italien "inflige" quelle que leçon que ce soit, il procède seulement à un contrôle..musclé.

Mais vous avez raison , Micheline, nous seuls sommes habilités à donner des leçons.

Vous bottez très bien en touche, jouez vous régulièrement au foot-ball?

Écrit par : Azrael | vendredi, 30 octobre 2009

Non, la Suisse n'est pas plus habilitée à donner des leçons mais dans cette descente musclée, on voit mal comment un directeur d'une succursale UBS à Milan - très connu à Genève - est soupçonné de blanchiment d'argent, d'association de malfaiteurs, fausses factures et faux en titres, est remis en liberté tout de go ...Un peu de sérieux, que dalle!

Écrit par : François T. | samedi, 31 octobre 2009

La posture de la Suisse face à ces attaques venant d'Italie est pertinente quand bien même elle n'est pas toujours "digne" dans d'autres affaires internationales ... Elle ne baissera pas ses culottes - cette fois - devant le grand voisin qui a probablement beaucoup à se reprocher en matière financière. LOL;)

Écrit par : 1234 | dimanche, 01 novembre 2009

"Mais ils sont ces fous ces Romains!" Dans cette cacophonie qui agite l'Italie avec ses missile contre le droit suisse dans le domaine fiscal, on observe que l'ancien Maire de la Ville éternelle est prêt à créer un nouveau parti de gauche alors que la PD avait réussi à réunir tous les partis de gauche!

Une électiona eu lieu pour choisir un nouveau Secréatire général et voilà que la gabegie recommence.

Quid?

Écrit par : Philippe B. | samedi, 14 novembre 2009

Bof! À J - 1, on peut se poser la même question pour notre politique. Les assis rachètent une paix sociale à coup de mensonges et en écrasant tout ce qu bouge sur leur passage. Avec moins d'esprit et de générosité!

La Suisse compte le plus haut taux de malaises (suicides, dépressions chroniques, schizophrénie) et on peut ajouter que la plupartdes problèmes psy sont de véritables problèmes politico-juridiques!

Les gens sont paumés malgré des raisonnements justes, ils manquent d eleviers, c'est pourquoi ils vivent isolés, sans personne qui les écoute. Les relations humaines : nul! Rien à quoi se raccrocher, non plus!

Écrit par : François T. | samedi, 14 novembre 2009

Suisse-Italie : match nul? Le gouvernement italien s’en prend aux banques suisses, à l’évasion fiscale, notamment. Son ministre des finances (né au Tessin) s’en donne à cœur joie. L’amnistie devrait permettre aux Romains de rapatrier quelques sommes bien rondelettes.

Mais à quel jeu joue le Président Berlu après avoir bâti sa fortune grâce à des comptes occultes et encouragé publiquement l’évasion fiscale ?

Celui qui s’écriait le 18 février 2004, «si on me réclame plus de la moitié de mes gains, je me sens moralement autorisé à l’évasion fiscale», a réussi à se faire créer sa propre banque : Banca Arner. Ben, voyons … rien que ça ! Son siège est … à Lugano et le banquier n’est pas un inconnu des grandes affaires. Alors qu’il se rendait à Milan, il se fait arrêter le 7 mai 2008.

À quel jeu joue l’homme le plus riche d’Italie et en passant le plus puissant ?

Écrit par : Maria S. | mercredi, 25 novembre 2009

Les commentaires sont fermés.