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lundi, 07 décembre 2009

Famille, école, état

pestalozzi_calcul.jpgL’UDC s’est réunie ce week-end à Pfäffikon, dans le canton de Schwitz pour discuter de la famille et de l’école. En réaction à une révision fiscale adoptée lors de la session parlementaire d’automne qui prévoit que les parents qui font garder leurs enfants par des professionnels puissent déduire jusqu’à 10'000 frs par enfant et par an sur le revenu soumis à l’impôt fédéral direct, elle poursuit son action en lançant une initiative en faveur des familles qui assument la garde de leurs enfants en leur accordant la possibilité de déduire de leurs impôts la même somme que celle attribuée aux parents faisant garder leurs enfants par des tiers.

 

L’argument est convaincant : partant du constat qu’il est injuste que les familles garantissant l’éducation de leur progéniture se voient discriminées financièrement, le parti agrarien souhaite qu’une déduction fiscale soit accordée indépendamment du mode de garde. Les places de crèches étant toujours insuffisantes, leur financement étant toujours aussi problématique et d’un point de vue philosophico-politique, l’éducation étant prioritairement une affaire privée, il est vital pour la société que le principe du « tout à l’état » cesse aussi bien dans le fait d’élever ses enfants que dans la scolarisation voulue par HarmoS 


La Constitution fédérale du 18 avril 1999 serait ainsi modifiée comme suit :

 

Article 129 : Harmonisation fiscale

Alinéa 4 : Les parents, qui gardent eux-mêmes leurs enfants, doivent bénéficier d’une déduction fiscale au moins égale à celle des parents qui font garder leurs enfants par des tiers.

 

La famille étant le fondement de notre société, l’UDC s’engage donc à ce que les familles puissent bénéficier de la possibilité d’organiser de manière responsable leur fonctionnement.

 

En cette veille de Noël et ses crèches lumineuses, songeons que les structures subventionnées par les services publics n’ont rien à voir avec le cocon protecteur dont tout être humain a besoin pour se développer. Des pédagogues diplômés sont payés pour s’occuper d’eux mais il ne s’agit en rien d’un lien réel basé sur l’amour, fondement pour la confiance en soi et en l’avenir. Selon le rapport 2008 de l’OCSTAT, 67% des ménages privés vivent sans descendance ; on devine facilement les raisons de ce choix de vie au vu de ce qui précède.

 

En conclusion, ce n’est pas à l’Etat de commander le modèle familial à suivre, ni les compétences sociales à acquérir, ni le mode de garde et encore moins les précepts éducatifs, comme c’est le cas dans certaines sociétés à caractère stalinien. Cette même interrogation s'applique naturellement l'école, qui n'est plus un lieu de transmission des savoirs mais un lieu de gardiennage, où l'enseignant se retrouve bien loin de son activité clé et contraint à remplir le minimum réglementaire, tragiquement frustré par des missions obsolètes et totalement dévalorisé  dans sa fonction.

 

ecole_publique.jpg

 

 

22:05 Publié dans Formation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : l'école, la famille, la suisse, genève, l'état, la politique, le savoir | |  Facebook

Commentaires

Cet article très instructif a le chic de nous avoir informés dès le vote entériné.

L'initiative rétablit effectivement une équité entre les familles indépendamment du mode de garde des enfants, sans discrimination :

http://www.initiative-familles.ch/index.html

Écrit par : hello | jeudi, 04 février 2010

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