dimanche, 31 janvier 2010

La crise

La Crise n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre mais surtout de lancer ses piques à beaucoup qui ont dû essuyer ses effets sans en avoir été les instigateurs (dont je fais modestement et solidairement partie) … On trouve ainsi quelques perles :

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Les veilleurs de nuit en ont assez de vivre au jour le jour

 

Les boulangers connaissent des problèmes croissants

 

Les bouchers veulent défendre leur bifteck

 

Les carillonneurs qui ont le bourdon

 

La tuile s’abat sur les couvreurs

 

Les éleveurs de chiens sont aux abois

 

Les pédicures sont contraints de travailler d’arrache-pied

 

Même les prostituées se trouvent dans une mauvaise passe

 

Les éleveurs de volaille sont les dindons de la farce

 

Les ambulanciers ruent dans les brancards

 

 

Les footballeurs de l'équipe sélectionnée gagent à l'arrache

 

 

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Posez-vous la même question vous concernant ! Peut-être êtes-vous plus chanceux …

 

 

Bonne semaine à vous aussi !!!

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jeudi, 28 janvier 2010

Roland Giraud et la question religieuse

Le décor est planté : Roland Giraud incarne dans « Bonté divine » un prêtre catholique qui tente un vrai dialogue avec trois tenants des autres religions monothéistes et un bonze. Les interlocuteurs devisent sur la foi et ses relations qu’elle entretient avec la raison, du doute hyperbolique ou non, et essentiellement de la nature de l’homme et de sa place dans le monde.

Les auteurs ont choisi la forme humoristique et vivante de la comédie pour traiter un sujet grave et tellement d’actualité. En filigrane, on entend Jouvet : «Au théâtre, c’est important d’avoir de l’émotion. »

 

Mystérieusement enfermés – ou plutôt séquestrés par le chrétien – dans une petite pièce un vendredi soir, les quatre essaient d’aborder les questions que chacun se pose sur Dieu et les religions, à commencer par la plus brûlante : pourquoi autant de discordes entre les croyants des grandes traditions monothéistes puisqu'ils croient au même Dieu, d’autant qu’étymologiquement, religion vient de religere, qui signifie relier ?

 

Le texte soulève tous les problèmes métaphysiques qui torturent l’âme humaine quant au sens de la vie. Le talent des acteurs produits au Théâtre du Léman en relève la substantifique moelle. 

 

C'est tout le talent des auteurs qui non seulement ont concocté des dialogues exceptionnels mais qui ont aussi introduit des connaissances précises sur les différentes religions. Ils répondent ainsi aux questions simples que tout le monde se pose. Si vous avez l'occasion de voir la pièce, je ne peux que vous la recommander chaleureusement, d'autant que Voltaire ou Diderot l'aurait certainement adorée!

 

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mercredi, 20 janvier 2010

Super Nanny a tiré sa révérence

 

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SUPER NANNY, tu nous manqueras ! Celle qui incarna au travers de ses émissions sur M6 la sagesse maternelle n’est plus. Emportée cette nuit par un cancer des poumons à moins de cinquante ans, Cathy Sarraï connut pourtant bien des déboires avant de devenir la star que l’on sait jusqu'à devenir une figure familière dans nos vies ...

Issue elle-même d’une famille très nombreuse tunisienne, elle arriva dans le 19e à Paris sans savoir un mot de français. Héritière des traditions de son pays, elle se maria à 17 ans et accoucha de son premier enfant à 17 … Puis, elle devint nurse chez des riches pour ensuite en faire un métier à grande échelle.

Pourquoi on l’aimait tant? Son rôle de coach d’éducation parentale imposait le respect par ses qualités de cœur autant que spirituelles, quelles qu’aient été les préoccupations du moment. Sans se référer à des crédos de la mouvance pédagogo, la super star nounou aida vingt-deux familles en mal d’autorité dont elle tira un dénominateur commun : « Le sentiment de culpabilité des parents qui travaillent et leur peur d'interdire ou de punir, sous prétexte que leur enfant ne va plus les aimer. Pourtant, dès qu'on met des limites, l'enfant se sent rassuré. »

Par son apparence de gouvernante sévère tirée à quatre épingles sut convaincre de manière naturelle quatre millions de téléspectateurs. On ne la remerciera jamais assez pour ses judicieuses recettes, comme par exemple, transformer un ta gueule ! par un je t’aime.

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dimanche, 17 janvier 2010

7 mars : OUI à une recherche sur l'être humain légalisée

 

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L’élaboration d’un cadre légal pour la recherche sur l’être humain, en biologie et en médecine, est vitale. Sur cet objet, nous serons appelés à voter le 7 mars prochain.

Différents comités d’éthique ont exprimé le besoin d’une loi qui entoure les pratiques en la matière car les principes bioéthiques ne suffisent pas devant les tribunaux, ils ne peuvent constituer une force contraignante.

Dans les grandes lignes, l’arrêté fédéral stipule justement que la recherche sur l’être humain doit procéder pour la protection de la dignité humaine, pour l’intérêt général (la santé et le bien-être de la société et non pour des motifs égoïstes ou eugénistes), ce dans une perspective personnaliste. Le principe matriciel posé, il n’est pas vain de rappeler la notion de personne selon la philosophe Edith Stein, disciple des phénoménologues Edmund Husserl et Max Scheler : « par personne, nous entendons le moi conscient et libre. Il est libre parce qu’il « est maître de ses actes » (…) Et comme par son action psycho-physique, elle peut intervenir dans le monde environnant.»*

D’où la nécessité de garantir que les techniques médicales reposent sur un consentement éclairé, une capacité de discernement, une volonté de bienveillance (ou de ne pas nuire volontairement), que ce soit en matière d’avortement, d’aide au suicide, d’euthanasie passive ou active, de prélèvement de gènes, de fécondation in vitro, etc.

Parce que d’autres états y ont également souscrit, il serait par conséquent discriminant pour notre pays dont la valeur ajoutée dans le domaine de la recherche et de la technologie n'est plus à prouver, qu'il se retrouve hors circuit dans le jeu de la concurrence.

 

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Pour toutes ces raisons et afin d'éviter que des embryons finissent dans un frigo avec les bières, disons OUI à cette votation salutaire le 7 mars!

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mercredi, 13 janvier 2010

Poésie de la neige ...

 

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La neige a apparemment changé le paysage social. D’aucuns s’en réjouissent s’extasient devant le manteau de neige recouvrant tout ce qui se donne à l'oeil nu ...

Le Groupe International des Experts sur le Climat peut aller se rhabiller à cause de la preuve flagrante que certaines théories empiriques reposent sur des inepties tellement l’observation démontre le contraire et ne servent que les intérêts de quelques carriéristes …

Enfin, il reste la poésie pour évoquer la neige quand les considérations scientifiques ne suffisent pas ou plus …

 

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Neige en poème

L’âme des anges en prélude
Se pose sur les tiges en silence
En nappe blanche de solitude
Âme fleur en filet d’apparence

La colère se libère de son rêve
Animée dans le roulis d’une trêve
Débordant de larmes cristallisées
Neigeant des gros soupirs outrés

1307748881.jpg Le poème que tu neiges est lourd
Balayant mes vers sous ton landau
Mon encrier est remplit de sanglots
A l’agonie tu me changes en sourd

Tu glaces mes mains sensibles
Petits flocons dans mon esprit
Réveille mon âme au tangible
Neige heureuse sur ma poésie

Mourir comme toi, mes vers
025-Noisetiers_sous_neige.jpg Neige en poème sur l’hiver
L’âme des anges poétiques
Pleure l’hiver Antarctique

Je poème sur neige blancheur
Tombant les mots avec rigueur
Angoisse des écrits suspendus
Neigent les silences interrompus

(auteur anonyme)

 

 

 

 

BONNE JOURNEE À VOUS AUSSI !

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mardi, 12 janvier 2010

Merci ROHMER!

"L'émotion la plus belle est le sens du mystère" (Einstein)


Eric Rohmer n’est plus. Amoureux par-dessus tout des jeunes filles en fleur et des idylles naissantes, il a séduit plusieurs générations avec ses films d’une profondeur philosophique indubitable en parlant avec un langage commun.

Prémonitoire, le cinéaste déclamait, à l’occasion de sa présentation au festival de Venise en 2007, vouloir prendre sa retraite après son … dernier bébé « Les Amours d’Astrée et de Céladon » .

Spécialiste dans la description du marivaudage et du badinage amoureux, Rohmer était souvent considéré comme le Marivaux ou le Musset du cinéma français.

Parmi les 80 longs métrages réalisés durant 50 ans, on se souviendra avec la même première émotion du Rayon vert - Pauline à la plage - Ma nuit chez Maud - Triple agent - Perceval le Gallois - L'arbre, le maire et la médiathèque - les Contes des 4 saisons.

Ses personnages ne sont pas des héros mais des caractères banals (en apparence seulement, puisque dans le fond, indécrottablement mystérieux tout comme l'a flamme qui les lie). Déchirés par les grandes questions métaphysiques, ils tentent de naviguer entre réalité et idéal, entre rêve et matérialité, besoin de liberté et sens de la responsabilité, ils tissent derrière l’anecdote superficielle un pont imaginaire entre une quête intérieure et une vie déchiffrable.

Inutile donc d’y chercher une intrigue tressée par une force supérieure … les personnages ne sont pas des objets du Destin; ils restent essentiellement libres et ... seuls ! Aspirant à une vie authentique, les hommes et les femmes produits veulent mener leur destinée selon des valeurs ils croient et … qu’ils se choisissent autant que possible.

Merci Rohmer pour cette éternelle fraîcheur! Merci d'avoir su ainsi transformer nos vies!

 

 

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vendredi, 08 janvier 2010

Berlusconi à la galerie Vladimir Rustinoff

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L’empereur Silvio Berlusconi s’est donc remis de son agression qui a fallu lui valoir la vie. Il s’est ainsi octroyé une évasion au paradis des beaux-arts. Alors qu’il aime à charrier son homologue français d’avoir pris sa femme à son pays, il s’est rendu à St-Paul-de-Vence.

Après la réplique en fer du Dôme de Milan lancé au visage qui lui a valu deux dents cassées, une fracture du nez, une hospitalisation et une convalescence où il a réussi à s’adonner aux joies de la création de chansons d’amour, il tombe en extase devant des bronzes de nus exposés à la galerie Vladimir Rustinoff.

Le patron, Joël Guyot, n’est pas un inconnu à Genève, ce à plus d’un titre. 

L’artiste genevois Pascal Rérat fait partie de ses chouchous, tant pour ses fusains que pour ses sculptures.

Il a égayé également les Automnales (l’événement remplaçant la Foire) en novembre dernier.

Allais ne disait-il pas que «dans l’art, la vie seule intéresse.» ???

 

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lundi, 04 janvier 2010

Jugement d'un tribunal égyptien contre le port du niqab

"Fais en sorte que ton prochain n'ait pas à souffrir de ta sagesse.
Domine-toi toujours. Ne t'abandonne jamais à la colère."
(
Omar Khayyâm) 

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L’interdiction des minarets plébiscitée par les électeurs suisses porterait-elle ses fruits aussi au-delà de nos frontières? Le journal espagnol El Pais affirmait qu'un phénomène similaire se produirait dans leur pays si un tel vote avait lieu ; un ministre italien renchérit dans le même sens. Différentes personnalités françaises ont salué l’événement en relevant l'esprit et la lettre d'une telle initiative ; pour preuve, Le Figaro écrivait « Les Suisses votent tout haut ce que les Français pensent tout bas. » On pourrait donc rajouter que cette décision populaire a parlé tant à la raison qu’au cœur des citoyens …

Et voilà qu’un tribunal égyptien vient de confirmer une décision du ministère de l’éducation prise en octobre dernier d’interdire le niqab – voile intégral ne laissant deviner que les yeux - dans les salles de l’université et de lycée. Certes, l’autorité judiciaire a évoqué des raisons de sécurité mais le constat d’une montée de l’islam fondamentaliste, dit aussi salafiste dans ce pays déjà très conservateur l’a interpellé tout au long des discussions sur la question. En effet, de plus en plus de fillettes – et elles sont nombreuses - portent le niqab ; en outre, elles sont privées de cours de dessin, de musique, de vacances, de sorties d’école, de sport.Il faut le dire : beaucoup de chroniqueurs sont choqués par l’envergure du phénomène et critiquent ouvertement cette régression vers l’obscurantisme. Une journaliste s’écrie même : "Je me suis crue en Afghanistan." Un enseignant explique à visage découvert que les filles qui portent le niqab ne présentent pas de problèmes tant qu'elles montrent leurs paumes quand elles ont besoin d'être bastonnées. À la question de savoir comment il distingue ses élèves voilées les unes des autres, ne serait-ce que lors des interrogations, il reconnaît aisément que pour vérifier l’identité d’une élève parée de la sorte, il appelle une femme enseignante (elle-même voilée, il va sans dire) …

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Du côté des parents : même son de cloche ! Un père dévoile la meilleure éducation islamique de sa fille ainsi :"Une fille doit porter le niqab à partir du moment où les premiers signes de féminité apparaissent en elle. Selon la charia, son père a le droit de la contraindre à le porter."

Quel que soit le vêtement dissimulateur - hidjab, tchador, hijab, jilbab, khimar, niqab, burqa – ce qu’il faut souligner le fait qu’on a affaire avec des instruments déshumanisants, autant par leur contrainte physique que par l’aliénation psychosociale qu’engendre leur port. Il semblerait donc que cette donnée ait été reconnue et traduite dans la décision de justice en question ...  

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534 jours de déshumanisation pour nos deux otages suisses, c'est intolérable ...

vendredi, 01 janvier 2010

2010 VOEUX ...

Ces vœux souvent pieux

formulés avec sérieux,

même s'ils n'ont rien de relgieux,

envoyés par habitude,

avec des mots empreints de lassitude,

prennent tout leur sens quand

on les transmet sincèrement.

 

 

Ainsi, à ceux que la vie n’a pas épargnés,

en l’année écoulée,

Je souhaite en ce jour de l’An, à vous, qui me lisez

Succès, Prospérité,

Amour et Santé.

Et que ces mots soient exaucés ! 

 

En espérant que soient réalisés,

vos 2010 projets fomentés,

à plusieurs ou dans la pire solitude.

Pensons en ce moment à notre finitude,

à quelque longitude

que nous soyons et profitons avec promptitude

de chaque minute dont la similitude

se perd au fond des âges éplorés.

 

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15:42 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : 2010, nouvel an | |  Facebook