UA-105021232-1

lundi, 03 mai 2010

7,3 % de chômage. Qu'en est-il des emplois de solidarité?

 

chômage.jpg

Le fléau du chômage et de la précarité des emplois ne cesse de frapper plusieurs couches sociales. Les discours courants sur le libéralisme ne font plus mouche ou ne convainquent qu’une infime partie de la société dont la seule activité professionnelle est de faire de l’argent sans contre-partie et sans présenter en soi aucune plus-value. Les critères usuels qui tendaient à justifier l’énorme écart de salaires dans une société comme la nôtre tels que le mérite, la prise de risques, le niveau de responsabilité, les compétences réelles, les résultats ne font plus la différence.

 

Les derniers débats publics sur les bonus ont – à défaut d’avoir changé la donne – mis en perspective dans les détails les maux qui pourrissent la situation d’un grand nombre de personnes au chômage de longue durée dû pour une grande part à une suite de contrats à durée déterminée, un manque de piston, une absence de formation ou … au contraire trop de qualifications, discriminations politiques (au sens large) à l’embauche. Des appels à des bénévoles pour des travaux utiles et rentables pour les employeurs se sont multipliés. Cette scandaleuse réalité a fini par créer le fossé entre décideurs et gens qui souhaitent s’en sortir sans que de vrais emplois ne se dégagent de ce marché.

 

Genève connaît depuis longtemps le plus fort taux de chômage de Suisse. Des mesures successives pour essayer d’endiguer cette tragédie n’ont pas réussi à stopper l’hémorragie. Après le système des emplois temporaires cantonaux, qui n’on servi essentiellement qu’aux employeurs (mains d’œuvre gratuite, roulement des personnes engagées sans un retour sur investissement, aucune obligation morale pour l’insertion du chômeur dans le tissu économico-professionnel), notre canton s'est doté d'emplois dits de solidarité (EdS) depuis le 1er février 2008.illustration_accueil250x241.gif

 

Présentés comme de véritables postes à durée indéterminée (CDI), les EdS sont créés par des organisations sans but lucratif mais actives économiquement dans le sens qu’ils répondent à des besoins, ce dans les domaines des services à la personne, le sport et la culture, le développement durable. Comment ils fonctionnent en réalité ? Des reponsables répondront bientôt aux questions y afférentes. Peut-être avez-vous un avis sur ce sujet ou des témoignages ...

 

 

 

 

 

13:05 | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook

Commentaires

...témoignage?

En fait; mon fils attend toujours!
En fin de droits et un grand vide devant!

Et ce n'est faute de s'être bougé!

Bizzz, ma belle

Écrit par : Mireille Luiset | dimanche, 02 mai 2010

il n'est pas le seul

Je suis depuis un très bon moment au chômage et fin de droit, mon mari l'est aussi
je ne supporte plus cette situation. On a fait le possible et l'impossible pour trouver du travail mais en vain.
On s'est inscrit dans toutes les agences de placement, on a mis des annonces, nos CV en lignes, écrire des lettres, contacter par téléphone, utiliser tous les réseaux possibles, le bouche à oreille, je ne sais ce qu'il faut essayer encore.
Vraiment c'est très dur.

ORP ne sert à rien
les agences de placement ne sont pas très fiables
Sans oublier la discrimination et l'arrogance de certains patron que j'ai l'impression que le malheur des chômeur les réjouit

Écrit par : x | dimanche, 02 mai 2010

La politique laxiste dans ce canton en matière d'emploi (comme en justice d'ailleurs) est la cause de ce fléau. Le parti qui a tenu ce week-end ses assises sur les méfaits de Schengen, son coût exorbitant et l'insécurité croissante que ces "accords" ont engendrés. Des ressortissants de pays voisin (surtout un) ont le beurre et l'argent du beurre en venant prendre le travail aux Genevois alors que des dizaines de milliers de chômeurs genevois subissent le sort dramatique décrit. Il est donc juste de relever le fait que Schengen a aussi des répercussions néfastes sur l'emploi!

Quant aux EdS, des amis autour de moi m'ont dit qu'il y avait des problèmes d'attribution et l'arrogance de certains petits chefs est à déplorer. À part ça, des salaires aussi minimes pour un emploi à plein temps, ça s'appelle de l'esclavage.

Écrit par : Angie | lundi, 03 mai 2010

Tu fais quoi dans la vie, tu gagnes combien? Voilà la seule question qui occupent les gens quand ils se rencontrent. Et en fonction de la réponse, vous verrez la réaction de votre interlocuteur ... Les EdS procèdent de cette mentalité mercantile, sans désir, sans espoir, vile et stupide. Pourvu que les gens soient occupés (forcés) à être exploités dans des tâches aussi avilissantes qu'inutiles, les autorités sont en paix.

Cet esclavagisme moderne ressemble au système mis sur pied par l'empire romain : absence de liberté (dire oui ou non), grande misère (la survie réduite à sa plus simple expression), solitude extrême pour cause d'absence de lien social et de statut, etc. Non, j'ai voté contre ce projet de loi quand j'ai vu les tenants et les aboutissants ainsi que le salaire pour un 100%.

Le revenu minmal vital serait une moins pire solution car le seul problème du chômage endémique n'est ni l emnaque de formations ni le manque de travail (les bénévoles en savent quelque chose) mais c'est un problème structurel où les corporatisme, castes et clans politiques se partagent les parts du gâteaux laissant les miettes aux sans-culottes!

L'ennui et la maladie guettent cette société déjà trop mécanisée! Les gens n'ont pas d'autre choix que de se flinguer : désire-t-on vraiment tel projet de société?

Écrit par : XYZ | mercredi, 05 mai 2010

N'en déplaise aux bien-pensants et faux dévots, la tendance à légaliser les sans-papiers, renforcée depuis les accords de Schengen datant d'un plus d'une année déjà y est pour beaucoup. Cette liberté de circulation entraîne une aggravation du chômage et de la criminalité. La perte de souveraineté est le pompon. De nombreuses études le démontrent mais peronne ne le lit apparemment.

Écrit par : Heidi | mercredi, 05 mai 2010

Bonjour Micheline, en voilà des pistes intéressantes ... Faisant partie de la génération sacrifiée, n'ayant jamais connu le plein-emploi, l'envie d'embaucher de la part des employeurs, si ce n'est l'humiliation de n'être qu'un working-poor, travaillant par intermittance, avec des salaires qui ne font même pas rougir ceux qui vous engagent avec des contrats à durée déterminée, non valorisants, j'abonde complètement dans votre sens. J'en ai eu l'amère expérience.

Ce qui est dégueulasse, c'est aussi de voir comment un recruteur s'octroie le droit de demander au candidat combien il gagne au chômage pour lui proposer un même salaire pour un boulot qui en vaudrait quatre fois plus selon les lois du marché. On débauche et quand on embauche, c'est bien au-dessous du seuil vital.

Les responsables politiques de cette débâcle pour ces vingt dernières années coulent une retraite dorée pendant que des gens compétentsfont les frais de la bêtise crasse de leurs décisions!

Voici encore ce qu'on peut lire sur une autre plateforme :" Il serait donc temps de changer d’attitude et de recruter chez nous parmi ceux qui espèrent au lieu de débaucher et de chercher ailleurs." Merci à l'auteur du blog http://lesras-le-boldunsuisse.blog.tdg.ch/archive/2010/04/16/le-chomage-et-les-idees-preconcues.html

Bonne journée!

Écrit par : tenebras post luce | vendredi, 28 mai 2010

Chère Micheline,

..que dire de plus ! Les emplois de solidarité ne sont qu'un pansement sur une jambe de bois et s'apparentent plus, en effet, à de l'esclavagisme moderne visant à abuser et à tondre sa propre population...quelle belle manière de gouverner, n'est-ce pas.
Quand à la problématique de la recherche d'emploi, cela ressemble à s'y méprendre au "jeu des chaises musicales" : seuls celles et ceux qui sont en emploi sont dignes d'éveiller un quelconque intérêt auprès des patrons en quête d'employés. Du coup, pour avoir un boulot, il faut être en poste (mais si :-))!
Pendant ce temps, celles et ceux qui cherchent un (nouveau) job- ayant perdu le précédant - n'ont que l'ombre d'une misérable chance et plus que les yeux, au final, pour pleurer.
C'est une superbe démonstration d'auto-plombage d'une économie locale : une population appauvrie car au chômage ou à l'assistance publique ne consomme pas ou peu et coûte parallèlement à ce même gouvernement...logique.

Écrit par : Valérie Cuenca | vendredi, 28 mai 2010

Chère Valérie, excellente illustration d'auto-plombage d'une économie locale! De cette politique des chaises musicales, on n'en retire rien d'intéressant. Le scandale est en effet que les employeurs - qui ne sont ni plus compétents ni plus charismatiques que les candidats - se permettent des questions qui ne devraient pas avoir lieu lors d'un entretien. La folie gouverne le monde et les années d'études ne rendent pas plus intelligents les décideurs ... Que faire?

Pour ce qui est du problème des emplois pris par des non résidents, la voix de Stauffer commence à se faire entendre, jusque dans les hautes sphères. Même si le mal est déjà fait, c'est déjà un pas de franchi ... en espérant que ça ne reste pas lettre morte et que les codes ne changent pas simplement de vernis.

Écrit par : Micheline | vendredi, 28 mai 2010

Une parmi d'autres sources révélant que les hautes sphères commencent - avec beaucoup de retard - à reconnaître le problème des emplois pris par des non-autochtones :

http://www.tdg.ch/actu/suisse/emploi-berne-admet-pression-frontaliers-2010-05-27

Dernièrement, une frontalière vient de se faire engager dans un service de communication au DIP ... de qui se moque-t-on?

Écrit par : Micheline | vendredi, 28 mai 2010

Décidément, il ne fait pas bon être demandeur d'emploi dans la cité de Calvin... Quant aux emplois dits de solidarité, il s'agit ni plus ni moins d'une fumisterie.

Écrit par : Kissa | vendredi, 28 mai 2010

Chère Micheline,

nous sommes certainement pas mal de suisses, suisses à se foutre des emplois de solidarités

alors que nous sommes tant de suisse qui,
non seulement diplômés, qualifiés, expérimentés

avons du subir licenciements sec
survie au travers de sous emplois
acceptation d'emplois sous payés
sans recours prud'homal ou autre

et vivre, en survie, ne pouvant payer avec ces emplois temporaires trouvés,
que nos factures et ce, qu'entre le jour du virement du salaire - soit vers le 5 du mois, et le moment où cette pauvre somme ne couvre plus les montants des prélèvements obligatoires, soit vers le 20 du mois.

cad. entre le 20 d'un mois et le 5 ou le 7 du mois suivant, ces travailleurs se retrouvent, comme tout working poor, à jongler avec ses factures.


A qui vit de ce rythme, et réussi à faire vivre sa famille, salut!

Bien le bonjour,
madame.
signé: l'un de ces suisses qualifiés, diplomés, expérimentés, bien à jour des techniques & ne nécessitant aucune formation, pourtant relégués au stade de WORKING POOR
grâce à l'appliquation des bilatérales et du libre marché sur le marché du travail genevois.

Ce qui profite aux entreprises, pas toujours en règle, d'emplois temporaires.

Que les employeurs situés en genevois se réveillent, que diable!

Cela leur coûte un max, leur stratégie d'emploi & de licenciement de séniors, pour n'employer qu'à moindre coût, de jeunes étrangers sans exp & sans attente.

CELA N'EST PAS PARCE QUE C'EST POSSIBLE
QUE CELA EST BON POUR VOUS
messieurs les employeurs

Écrit par : na...ya | vendredi, 28 mai 2010

@RG
@ entreprises temporaires de la place:

la morale et le respect du droit du travail étant EXCLUS, bien sûr!
tant que la constituante de GE vous permet ces actions,

tel employer sous contrat à durée max de 3 mois
un employé qualifié au salaire des années 1993
pour une durée prévue de 5 ou 6 mois,
tout en 'omettant' la charge du 2e pilier pour cette durée
alors que le montant du salaire dépasse bien sûr le minimum obligatoire de ce même 2me pilier

ABE messieurs, mesdames les responsables d'agences temporaires nouvellement installés ou ayant racheté à GE.

Le droit du travail CH est inexistant, et peut donc un jour s'appliquer à vous.

Faut bien que l'employé en rie, une fois!

Écrit par : na...ya! | vendredi, 28 mai 2010

@Micheline

les emplois de solidarités ne peuvent exister et être financer
que si d'abord les suisses travaillent.
et peuvent travailler
et peuvent avoir accès au travail
et ne soient pas licenciés, histoire de faire gagner quelque marge budgétaire à leurs cadres,

n'est-il pas?

Mais,
Micheline,
de quoi avez-vous connaissance sur ce sujet?`

Car, en ce qui me concerne, bien que qualif, diplôm + exp. +,
il y a des lustres que je dois jongler entre licenciements A SEC
avec x jobs sous-payés, en sous-emplois, etc

Mais peut-être ne vivons-nous pas,
vous Madame Micheline Pace et moi, simple helvète,
sous le même régime.

Écrit par : na...ya! | vendredi, 28 mai 2010

quand trop c'est trop

ceci n'est qu'une faible démonstration
de ce qu'est la réalité vécue

- Attaquez-vous au sujet du marché de l'emploi 2010 de GE suite aux applications ou non respects des bilatérales, et leurs conséquences,

- Vous n'êtes pas seule ni irremplaçable ni autre: Posez donc les réelles questions, cruciales, à votre parti, votre groupe politique, ci tel n'est pas encore le cas

- etc etc etc
Sinon, envoyez-moi la facture pour frais d'honoraires de consultation.

Écrit par : na...ya! | vendredi, 28 mai 2010

et je me fous des typo: donc si, et non pas ci. etc

Écrit par : na...ya! | vendredi, 28 mai 2010

@ na ... ya : un seul mot pour résumer ce que vous décrivez : SCANDALEUX !!!
Votre témoignage devrait être relayé comme il se doit et les responsables de cette débâcle dont vous n'^tes pas le seul - malheureusement, heureusement pour vous - à faire les frais devrait être sérieusement réparée!

Écrit par : Micheline | vendredi, 28 mai 2010

Sur les mécanismes du chômage, une émission chez Décaillet ce matin à la radio!
Elle résume bien les hypocrisies, fausses allégations, positions cristallisées des uns et des autres. Les deux seuls à avoir exprimé des vérités sont le MCG et l'UDC. Je vous rejoins, Micheline, trop de gens, aux commandes auparavant ou/et actuellement, responsables du chômage ont fait eur carrière et coulent une retraite dorée ou des salaires de cadre illégitimes.

Écrit par : François T. | lundi, 31 mai 2010

Les commentaires sont fermés.