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vendredi, 28 mai 2010

29 mai 2010, Bacchus ouvre son coeur

"Les bons crus font des bonnes cuites." (Pierre Dac) 

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Créée en 1987, la journée Caves Ouvertes par les vignerons encaveurs genevois, l’idée est d'inviter la population à venir à leur rencontre et de découvrir leur univers.

 

Ce 29 mai 2010, la totalité des caves du canton - environ 80 – se fra le plaisir d’accueillir la population du canton -et d'ailleurs- pour y goûter le nouveau millésime - 2009, "Année Fantastique"- et les crus du millésime 2008 élevés en fût de chêne.

 

La campagne genevoise et la ville se retrouveront autour d’un bon verre. Avec le Mandement, entre l’Arve et le Rhône (Leyvraz & Stevens, rte de Maison-Rouge, et, etc), on pourra ainsi s’en donner à cœur joie … Vive le vien, vive la vie !!!

 

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mercredi, 26 mai 2010

Mécanismes du chômage endémique

 

chômage3.jpgQuoique la bataille des chiffres (par exemple, ici) concernant le taux du chômage à Genève, le plus haut de Suisse, fasse rage, la réalité qu'elle recouvre est d'autant plus dramatique. Des mesures incitatives, vite devenues coercitives, se sont succédé pour finir par brouiller les "lois" du marché dont la finalité a été de créer une société à plusieurs vitesses, où des personnes employées à un même travail ne perçoivent pas le même revenu, ce en toute légalité ... Parallèlement, des employeurs ont droit de licencier pour engager des personnes proposées à bas prix par ce biais. Le statut social du chômeur prime sur la valeur du travail; le recruteur potentiel, familier des analyses statistiques interviewent les candidats en leur demandant ce qu'ils gagnent pour ensuite leur faire une pseudo-proposition d'égale valeur monétaire.

 

La disparité des salaires, déjà scandaleuse au vu de l’absence de justifications objectives, tendrait à s’accentuer en même temps que les conditions de travail se détériorent.  L'organisation de l'esclavage sous l'Emprie romain n'est pas loin ... 

 

Dans une société si peu solidaire, indifférente aux vraies valeurs, dont  l'insignifiance des slogans qui président aux décisions les plus graves ne choquent plus, la question des injustices sociales effectives - engendrées par des dispositions et non par le hasard - est posée avec une certaine acuïté avec les Emplois de Solidarité, en vigueur depuis le 1er février 2008.

 

Présentés comme de véritables postes à durée indéterminée (CDI), les EdS sont créés par des organisations sans but lucratif mais actives économiquement dans le sens qu’ils répondent à des besoins, ce dans les domaines des services à lachômdu.jpg personne, le sport et la culture, le développement durable. Comment ils fonctionnent en réalité ? C’est aux questions que se posent les citoyens genevois que M.  Patrick Schmied, directeur général de l’OCE, et M. Eric Etienne, responsable du service des EdS ont accepté de répondre avec clarté et généreusement. Qu'ils soient remerciés pour ces précisions techniques!

 

 

(I) (1) À qui s’adressent les fameux EdS, créés dans le cadre de la loi cantonale en matière de chômage?

 

Patrick Schmied, Directeur général de l’Office cantonal de l’emploi : ce sont des mesures de placement concernant des demandeurs d’emploi ayant épuisé tous leurs droits aux indemnités de chômage et dont les chances d’insertion sur le marché ordinaire du travail sont réduites. La reconnaissance législative du marché « complémentaire » de l’emploi permet, d’une part, à un tissu associatif genevois très actif de bénéficier de compétences qu’ils ne peuvent pas payer normalement, d’autre part, à des chômeurs de longue durée de se réinsérer durablement. L’OCE se charge des salaires des EdS pour une grande partie. Les niches considérées généralement comme peu rentables se trouvent dans les domaines de l’aide à la personne. Par exemple, la petite enfance ou les personnes âgées regorgent de besoins que les seuls services publics ne peuvent recouvrir ; le manque cruel des places de crèche a fait que nous avons développé deux projets pour la garde d’enfants, avec une pré-formation à la clé. Les EMS font aussi appel à cette mesure pour subvenir à leurs besoins en personnel.

 

(2) Les EdS nourrissent donc une vocation sociale autant qu’économique ?

 

P. S. : Oui, clairement. Ils permettent à la fois de soutenir les activités des organisations d’utilité publique, sans but lucratif (associations, fondations, coopératives, ONG) et d’insérer professionnellement les personnes les plus défavorisées dans un marché de l’emploi grâce à un poste réel à durée indéterminée.

 

À cause de cette double vocation, ils sont peu réglementés, sauf qu’un jeune, primo-demandeur, n’y a pas droit quand bien même il se retrouverait chômeur en fin de droit.

Au préalable, les EdS sont destinés aux personnes de plus de cinquante ans, dont on sait l’impossibilité de retrouver un vrai emploi dans le premier marché de l’emploi ainsi qu’aux personnes susceptibles d’une perte de lien social car ils leur permettent de maintenir un réseau indispensable à une insertion sociale réussie. C’est le but final des EdS. Aussi, il n’y a rien de dégradant dans ces occupations puisque le travail fourni est payé.

 

(3) Comment se fait le financement des EdS ?

 

P. S. : Le chômage structurel, l’Etat de Genève a voulu le combattre en cessant les emplois temporaires cantonaux (ETC) et en créant les emplois de solidarité (EdS), dont le projet a été approuvé par vote populaire. Le budget alloué reste inchangé : les 100 millions affectés pour les ETC sont désormais utilisés tels quels pour les EdS. L’Etat prend en charge une large majorité des salaires versés mais les entreprises bénéficiaires participent également selon leurs ressources au poste ainsi créé. Précisons que les 2/3 des personnes recrutées dans un EdS gagnent plus que lors de leurs indemnités chômage. Tout le monde est donc gagnant.

 

 

 

(II) (1) Comment fonctionnent ces EdS ?

 

Eric Etienne, responsable du service des Emplois de Solidarité : Une fois que le demandeur d’emploi a épuisé ses indemnités de chômage, c’est son conseiller en placement qui contacte le service des EdS pour voir si une opportunité peut lui être offerte. L’appréciation de la situation nous revient : nous étudions les possibilités de ce tiers secteur et le profil des candidats. À l’heure actuellement, 400 personnes en fin de droits ont pu bénéficier de cette mesure pour 600 « postes acquis » dans près de 50 organisations à but non lucratif.

 

(2) Qui sont ces employeurs intéressés par la création d’un EdS qui vous contactent ?

 

E.E. : Ce sont essentiellement des entreprises à caractère social et solidaire qui engagent les ayants droits, telles que Caritas, Partage, le Centre social Protestant, Réalise, Orangerie, etc. Une particularité de taille est à souligner : contrairement aux ETC, le fait d’être ou non subventionné par les services publics ne constitue pas un critère pour pouvoir créer ces postes ! Parallèlement, certaines structures qui fonctionnaient grâce au roulement des ETC ne se proposent pas automatiquement pour la création d’EdS. Ipso facto, 56% des organismes intéressés emploient de 1 à 3 collaborateur (s). Il faut souligner que l’avantage des EdS, c’est qu’ils ne sont pas soumis à une durée déterminée et qu’ils répondent durablement à la problématique du chômage structurel dont notre société souffre de manière endémique.

 

(3) Considérez-vous que les EdS sont finalement une réussite pour endiguer le fléau du chômage de longue durée, ce après l’échec des mesures successives mises en place (ETC, ARE, etc.) ?

 

E. E. : Ils offrent en effet les meilleures perspectives d’insertion socio-économique. Il y a foule de niches non rentables a priori qui ne demandent qu’à être explorées et exploitées! Les besoins, variés, correspondent aussi à la variété des profils disponibles. Des personnes sans formation peuvent trouver ainsi un véritable emploi : pus de 60% des bénéficiaires d’EdS ne disposent en effet d’aucun certificat fédéral de capacité ou de titre équivalent ! De plus, les 2/3 des personnes placées gagnent sensiblement plus que leur dernier revenu touché au chômage. Enfin, les 55 ans et plus peuvent retravailler jusqu’à leur retraite ; c’est tout de même plus valorisant que de devoir rester à l’assistance publique. Ajoutons à ces données que si le revenu perçu dans le cadre des EdS est insuffisant, notre service a la charge de calculer et octroie une allocation complémentaire au dudit revenu.

  

 

Vos avis et témoignages directs ou indirects sont les bienvenus !

 

 

 

14:21 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : chômage, genève, eds | |  Facebook

jeudi, 20 mai 2010

« Un homme qui crie », 1er film tchadien en lice pour la Palme d’or

« Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse. » (Aimé Césaire)

 

 

FilmTch.jpgPour la première fois de son histoire, le Tchad est représenté en compétition au Festival de Cannes avec Un homme qui crie, un conte bouleversant planté au cœur de ce pays à feu et à sang, signé par l’élégantissime Mahamat-Saleh Haroun.

 

Il est question de la guerre. Depuis l’Indépendance, le Tchad se livre sans merci à des guerres civiles entre les ethnies des différentes régions, avec ses camps de réfugiés jusqu’au Darfour. Mais la guerre, on ne la voit pas ; on l’entend, on la subodore, on la sent, on la sait ! Invention essentiellement masculine, elle pose naturellement la question de la filiation, ou plus précisément, de la transmission. Parce que de génération en génération, il n’y a pas d’autre perspective ...

 

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Abéché

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07:23 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : tchad, festival de cannes, mahamat-saleh haroun, guerre | |  Facebook

dimanche, 16 mai 2010

La Lybie, héraut des droits de l'homme

1065259587.jpgUne fois encore l'absurde atteint des sommets. Décidément, la réalité dépasse parfois la fiction … La Lybie élue au Conseil des droits de l’ONU *, malgré les exhortations de 37 ONG reconnues en la matière à ne pas voter pour elle, constitue une information qui tombe comme un oxymore ! Mais ça n’est malheureusement pas une blague  …

Les 192 Etat membres auxquels étaient adressés ces appels restés sans écho se sont laissé happer par la Jamahirijya lybienne : 155 voix à bulletins secrets lui ont été attribuées ! L’orchestration du résultat n’en est pas moins « drôle ». l’insigne charge de l’annoncer devant l’Assemblée générale a été dévolue à Ali Triki, qui est de nationalité lybienne!

Le colonel Mouammar Kadhafi peut donc continuer à se frotter les mains … Des rapports officiels pointent du doigt les graves exactions aux droits humains fondamentaux, un compatriote, Max Göldi, reste l’otage du terrorisme d’Etat en place depuis 667 jours, ce avec ne suite d’épisodes aussi dramatiques que scandaleux, un djiad lancé contre un pays souverain comme la Suisse (tout comme son appel à le démanteler à différentes occasions) n’auront ainsi pas convaincu des personnalités à hautes responsabilités que la défense des droits de l’homme n’est pas un jouet dans le mains de potentats avides et sanguinaires.

On sait qu’il fut loué par un sociologue occidental pour son interprétation des valeurs universelles de la Charte  en le faisant le héraut des droits de l’homme mais pousser le witz jusque là reste problématique pour une institution de cette envergure. Dans son essence, lesmouammar-kadhafi.jpg mécanismes des droits de l’homme ne découlent pas de la force, bien au contraire …

Il faut dire que les manœuvres de coulisses ont été savamment conduites … un nombre égal à celui des sièges à repourvoir évitant une élection compétitive (paradoxalement) ont sauvé la mise ! Grâce aux 4 places dévolues au groupe Afrique, l’Ouganda, la Mauritanie, l’Angola ont été assurées de siéger aux côtés de la Lybie (bien qu'elle ait perdu sa place de numéro 1 sur le continent). Il faut préciser que ce jeu des chaises musicales ne correspond pas à la logique des quotas : les candidatures suisses à des postes à l'ONU sont systématiquement discriminées au profit de profils le plus souvent moins engageants. Le cynisme - sans contre-pouvoir - dans toute sa splendeur!

 

* Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a été créé en 2006. Pour remplacer une Commission, qui avait elle-même été discréditée parce que des pays au bilan peu glorieux en matière de droits de l’homme pouvaient y siéger.

18:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : droits de l'homme, kadhafi, lybie, suisse | |  Facebook

mercredi, 05 mai 2010

Le Pavillon de la Suisse à l'Exposition universelle de Shangai

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La Suisse, premier pays à présenter le concept de son pavillon au public de Shanghai, se donne sur une surface de 4000m2. swiss3.jpg

Illustrant à merveille le thème général « Meilleure ville, meilleure vie » de l’Exposition universelle 2010, le pavillon de la Suisse offre un dialogue didactique et ludique sur l’interaction entre ville et campagne, l’un des sous-thèmes dudit événement.

Les relations entre la personne, la nature et la culture technologique y sont disséquées de manière aussi esthétique que fonctionnelle. Une cinquantaine d’historiettes parlantes révèlent à l’œil et à l’esprit les succès helvétiques. Dans une vision holistique, les montagnes, les montres et le chocolat en forment la trame narrative.

Loin des clichés habituels de la Suisse à l’étranger, le pavillon est en réalité un espace de découvertes qui instillent le goût des différentes facettes d’une certaine suissitude.

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656 jours déjà que notre compatriote Max Göldi se retrouve hors du monde

 

22:01 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : la suisse, shangai, exposition universelle 2010 | |  Facebook

lundi, 03 mai 2010

7,3 % de chômage. Qu'en est-il des emplois de solidarité?

 

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Le fléau du chômage et de la précarité des emplois ne cesse de frapper plusieurs couches sociales. Les discours courants sur le libéralisme ne font plus mouche ou ne convainquent qu’une infime partie de la société dont la seule activité professionnelle est de faire de l’argent sans contre-partie et sans présenter en soi aucune plus-value. Les critères usuels qui tendaient à justifier l’énorme écart de salaires dans une société comme la nôtre tels que le mérite, la prise de risques, le niveau de responsabilité, les compétences réelles, les résultats ne font plus la différence.

 

Les derniers débats publics sur les bonus ont – à défaut d’avoir changé la donne – mis en perspective dans les détails les maux qui pourrissent la situation d’un grand nombre de personnes au chômage de longue durée dû pour une grande part à une suite de contrats à durée déterminée, un manque de piston, une absence de formation ou … au contraire trop de qualifications, discriminations politiques (au sens large) à l’embauche. Des appels à des bénévoles pour des travaux utiles et rentables pour les employeurs se sont multipliés. Cette scandaleuse réalité a fini par créer le fossé entre décideurs et gens qui souhaitent s’en sortir sans que de vrais emplois ne se dégagent de ce marché.

 

Genève connaît depuis longtemps le plus fort taux de chômage de Suisse. Des mesures successives pour essayer d’endiguer cette tragédie n’ont pas réussi à stopper l’hémorragie. Après le système des emplois temporaires cantonaux, qui n’on servi essentiellement qu’aux employeurs (mains d’œuvre gratuite, roulement des personnes engagées sans un retour sur investissement, aucune obligation morale pour l’insertion du chômeur dans le tissu économico-professionnel), notre canton s'est doté d'emplois dits de solidarité (EdS) depuis le 1er février 2008.illustration_accueil250x241.gif

 

Présentés comme de véritables postes à durée indéterminée (CDI), les EdS sont créés par des organisations sans but lucratif mais actives économiquement dans le sens qu’ils répondent à des besoins, ce dans les domaines des services à la personne, le sport et la culture, le développement durable. Comment ils fonctionnent en réalité ? Des reponsables répondront bientôt aux questions y afférentes. Peut-être avez-vous un avis sur ce sujet ou des témoignages ...

 

 

 

 

 

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