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lundi, 21 juin 2010

La question des droits sexo-spécifiques

 

"Pourquoi des êtres exposés à des grossesses, et à des indispositions passagères, ne pourraient-ils exercer des droits

dont on n’a jamais imaginé de priver les gens qui ont la goutte tous les hivers, et qui s’enrhument aisément ?"

(Condorcet, Sur l’admission des femmes au droit de cité, 1790)

 

 

Lors de la discussion annuelle onusienne sur les droits de la Femme beaucoup d’interventions et de document informatifs intéressants révèlent ce triste état de fait de la violence faite aux femmes en temps de guerre comme en temps de paix. N’en déplaise à certains esprits chagrins qui croient trop confortablement que l’égalité ente les deux sexes décrétée en termes juridiques suffise comme si la rhétorique se substituait à la réalité par un coup de baguette magique. Sous nos latitudes soi-disant civilisées et évoluées, on observe tant d’injustices de fait à commencer par le niveau économique entre hommes et femmes à qualifications égales; dans la vie associative et dans la vie conjugale ou familiale, des inégalités stupides apparaissent au grand jour.

On peut ainsi regretter 10 ans après l’adoption de la résolution 1325 aucun des objectifs escomptés n’ait été atteint dans ce domaine.

La communauté internationale s’offusque aussi que les engagements pris via les résolutions 1820 et 1888 pour une meilleure intégration socio-économique et politique des femmes n’aient été suivis d’aucun effet.

Aujourd’hui, les femmes continuent à payer de lourds tributs des conséquences de règles aveugles niant les principes des droits fondamentaux les plus élémentaires. Elles subissent toujours les châtiments psychologiques et physiques les plus cruels, tels que la lapidation, l’excision, les souffrances intolérables liées à la maternité entraînant la mort, l’embastillement du voile intégral ou pas (tchador, niqab, burqa, etc), les viols perpétrés parfois même de manière planifiée, ce qui est à considérer comme un crime de guerre.

Quinze ans après la Déclaration et Programme d’action de Beijing (Quatrième conférence mondiale sur les femmes, 1995), nul progrès n’est donc à constater en matière de violation des droits humains sur la gent féminine.

Faut-il viser à développer une culture de la tolérance sexo-spécifique pour mettre fin aux violences multiples à l’encontre des femmes et pour encourager les pratiques correctes envers les femmes, ce avec une certaine cohérence inter-institutionnelle ?

 

Eléments tirés de mon discours devant l’assemblée le 7 juin 2010

12:27 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

Commentaires

Aujourd'hui, le 6 février, c'est la « Journée internationale de la tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines ».

Dans sa nesletter, UNICEF Suisse, rappelle que c'est l’occasion "d’attirer l’attention sur cette problématique. Car même si le travail des années passées porte peu à peu ses fruits et que de nombreuses communautés abandonnent cette pratique, trois millions de petites filles continuent de subir chaque année une mutilation génitale. Des filles qui vivent en Suisse sont concernées.

Le Conseil national a accepté le 16.12.2010 la proposition visant à introduire une norme pénale uniforme afin d’interdire en Suisse la mutilation génitale féminine; cet objet sera traité par le Conseil des Etats lors de la Session de printemps 2011."

Écrit par : heidi | dimanche, 06 février 2011

alors qu'on se souvienne aussi du nombres d'enfants nommés Zéro par le Docteur Siegried et ses sbirres,ceux qui furent écartés de leurs parents et qui eux ou elles connurent très souvent des actes de la pire barbarie ,en Suisse aussi
bon dimanche à vous!

Écrit par : lovsmeralda | dimanche, 06 février 2011

40 ans du droit de vote aux femmes en Suisse! Beaucoup reste à faire mais ce droit démocratique est enfin octroyé à toute personne ... alors que la moitié de l'humanité était encore reléguée au rang de chose (comme les esclaves ou les animaux) !!!

Écrit par : heidi | lundi, 07 février 2011

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