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mardi, 29 juin 2010

Adieu au grand timonier Nicolas Hayek!

 

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swatch.jpgL’inventeur de la célébrissime montre en plastique SWATCH, Nicolas Hayek, foudroyé par la grande faucheuse! La nouvelle laisse pantois.  Que dire de plus ? Les mots, superflus, ne viennent pas …

 

 

 

Née de la contraction de "watch" et de "suisse", la SWATCH incarne une idée suisse originale qui fera le tour du monde.

 

 

Personnellement, je ne porte que des swatchs, plates, de couleur. J’adooooore, c’est comme ça ! Force est deh-3-1542476-1242745736.jpg constater également l’immense aura qu’elles déploient à l’étranger ...

 

 

 

 Le temps s'est arrêté pour Nicolas Hayek, le roi de l'horlogerie ... Vive le roi!

 

 

MERCI de nous avoir montré que l’énergie créatrice, l’esprit visionnaire, le génie de l'économique réelle ne sont pas que de vains mots !

 

 

 

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dimanche, 27 juin 2010

Victoire démocratique de la Guinée

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La Guinée vit des heures uniques ...  une élection présidentielle historique ! Se voulant libre, transparente et démocratique, cette élection est en effet une première.

 

 "La dictature est une forme autoritaire dans laquelle tout ce qui n'est pas obligatoire est interdit", disait Léo Campion. Le pays a connu pour la première fois les débats publics et un réel recensement de la population votante à l’intérieur de ses terres comme à l’étranger, avec un bureau de vote instauré à Paris. Près de 4 millions d’électeurs ont ainsi pu exprimer leur volonté en leur âme et conscience … pour la première fois. Cet acte civique et politique met fin en quelque sorte à un demi-siècle de dictatures, civiles et militaires, ce après seulement 9 mois le massacre honteux de près 156 opposants selon une source officielle. Il n'est point de justice que par la force ...

 

2010 marque un anniversaire capital en milieu international : les 50 ans d’indépendance. Cette élection paraît donc doublement importante. À une période de 26 années, très sanglante, où le père de l’indépendance , Ahmed Sékou Touré, "président à vie", régna en maître absolu, succéda un régime militaire de 24 années sous la houlette du général Lansana Conté.

 

En ce jour, les Guinées souhaitent croire à la paix. La grande nouveauté est que chacun est libre de choisir son candidat et les militaires votent même « en civil » … Si l’on doit attendre mercredi probablement jusqu'à pour les résultats provisoires, il faudra peut-être s’attendre à un deuxième tour. Là, c’est encore un signe d’un changement des temps … le terme d’un demi-siècle de junte militaire et de coups d’état forcés.

 

Ce n’est pas sans rappeler que cette élection libre, démocratique et transparente a lieu grâce au Conseil National de Transition mis en place depuis les événements de septembre 2009 incarné en la personne de Madame Hadja Rabiatou Sérah Diallo, présidente, qui continuera à officier afin que la paix sociale soit assurée ( cliquer ici ). Car comme le clamait un illustre pionnier  de la démocratie représentative au 19e siècle : "En démocratie, le droit d’être représenté appartient à tous, celui de gouverner à appartient à la majorité!"

 

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mardi, 22 juin 2010

Vincenot à l'honneur

Le CLUB DE LA GRAMMAIRE

 

 

vous invite à sa prochaine conférence, la dernière avant les vacances d'été,

 

le Jeudi  24 juin 2010 à 19 heures (entrée libre) 

à l’Institut National Genevois (ING), Promenade du Pin 1, 1204 Genève

 

PIERRE VIAL

Historien, auteur de Vincenot, collection Qui suis-je ? 2010

 

HENRI VINCENOT (1912-1985)

 

livre.jpgHenri Vincenot est, dans la République des Lettres, un personnage parfaitement atypique. Sans doute aurait-il apprécié ce compliment car, au propre comme au figuré, il aimait marcher hors des sentiers battus. Il a longtemps porté en lui une œuvre que le public n’a découvert que très tardivement.

 

Dans ce « Qui suis-je ? » Vincenot, l’auteur nous montre comme le temps perdu a été très vite regagné, comment, en un temps et dans une société où l’anonymat, l’individualisme et la solitude frappent de plein fouet tant de personnes, l’œuvre d’Henri Vincenot continue à nous dire l’importance vitale de l’appartenance à des communautés organiques, le caractère salvateur de l’enracinement, l’impérative nécessité d’une identité – identité parfois niée, souvent oubliée -, que cette lecture nous conduit à redécouvrir. Car le conteur prend par la main celui qui ouvre un de ses livres pour la première fois et il ne le lâche plus ; non pour l’enfermer dans un univers purement livresque, mais pour lui ouvrir les portes d’une vie authentique, libérée des pesanteurs des mensonges et des dogmes de la modernité.

 

À ce titre, Vincenot est un éveilleur. Il connaît l’importance des initiations. Là où il est, il contemple avec ses yeux malicieux et son sourire un peu narquois, sous sa moustache de Gaulois, les pauvres insectes qui s’agitent fébrilement, mais en vain, dans la termitière. Et il montre du doigt, à ceux qui veulent bien regarder et qui méritent de l’entendre dire, le chemin des étoiles.

 

 

 

18:14 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : vincenot, littérature française, club de la grammaire | |  Facebook

lundi, 21 juin 2010

La question des droits sexo-spécifiques

 

"Pourquoi des êtres exposés à des grossesses, et à des indispositions passagères, ne pourraient-ils exercer des droits

dont on n’a jamais imaginé de priver les gens qui ont la goutte tous les hivers, et qui s’enrhument aisément ?"

(Condorcet, Sur l’admission des femmes au droit de cité, 1790)

 

 

Lors de la discussion annuelle onusienne sur les droits de la Femme beaucoup d’interventions et de document informatifs intéressants révèlent ce triste état de fait de la violence faite aux femmes en temps de guerre comme en temps de paix. N’en déplaise à certains esprits chagrins qui croient trop confortablement que l’égalité ente les deux sexes décrétée en termes juridiques suffise comme si la rhétorique se substituait à la réalité par un coup de baguette magique. Sous nos latitudes soi-disant civilisées et évoluées, on observe tant d’injustices de fait à commencer par le niveau économique entre hommes et femmes à qualifications égales; dans la vie associative et dans la vie conjugale ou familiale, des inégalités stupides apparaissent au grand jour.

On peut ainsi regretter 10 ans après l’adoption de la résolution 1325 aucun des objectifs escomptés n’ait été atteint dans ce domaine.

La communauté internationale s’offusque aussi que les engagements pris via les résolutions 1820 et 1888 pour une meilleure intégration socio-économique et politique des femmes n’aient été suivis d’aucun effet.

Aujourd’hui, les femmes continuent à payer de lourds tributs des conséquences de règles aveugles niant les principes des droits fondamentaux les plus élémentaires. Elles subissent toujours les châtiments psychologiques et physiques les plus cruels, tels que la lapidation, l’excision, les souffrances intolérables liées à la maternité entraînant la mort, l’embastillement du voile intégral ou pas (tchador, niqab, burqa, etc), les viols perpétrés parfois même de manière planifiée, ce qui est à considérer comme un crime de guerre.

Quinze ans après la Déclaration et Programme d’action de Beijing (Quatrième conférence mondiale sur les femmes, 1995), nul progrès n’est donc à constater en matière de violation des droits humains sur la gent féminine.

Faut-il viser à développer une culture de la tolérance sexo-spécifique pour mettre fin aux violences multiples à l’encontre des femmes et pour encourager les pratiques correctes envers les femmes, ce avec une certaine cohérence inter-institutionnelle ?

 

Eléments tirés de mon discours devant l’assemblée le 7 juin 2010

12:27 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

mercredi, 16 juin 2010

Elections libres, transparentes et démocratiques en Guinée et le Conseil National de Transition

Des événements qui tissent la vie quotidienne à Genève, il en est un qui rameute beaucoup de mondecarte_guinee.jpg provenant  des quatre coins de la terre. Les rues et les trams en attestent … La 14 session des droits de l’homme déploie actuellement ses panels et dévoile ses personnalités dans toute sa splendeur. À la veille des élections en Guinée, une Dame est venue parler des enjeux de cette échéance en termes de liberté, de transparence et de démocratie.

 

Loin des discours langue de bois qui finissent par faire ronfler l’auditoire tant la manivelle est souvent trop bien rodée et connue d’avance, Madame Hadja Rabiatou Sérah Diallo est venue nous parler de l'institution qu'elle représente, en qualité de Présidente du Conseil National de la Transition en Guinée (CNT).

 

La calme marmoréen qui se dégage de son visage lisse aux contours généreux frappe au premier abord tant l’aspect jure avec le sujet chaud, passionné, déchirant. De ce régime répressif dont elle connaîtra des drames inoubliables, Madame Hadja Rabiatou Sérah Diallo en a tirés les grands axes qui guideront son existence. En cette année du 50e anniversaire de l’indépendance des pays africains, elle aime à reconnaître que le seul fait de travailler dans un bureau constituait en soi une grande conquête … pour les femmes ! Son parcours est à l'image de ses idéaux : conjointement à sa fonction de secrétaire de direction, elle mène des actions syndicales (dont l’importance du mouvement ne fait plus de doute dans les processus d’indépendance). Devenue haut fonctionnaire du BIT, elle poursuivra son combat pour l’exercice des droits sociaux et économiques ainsi que … politiques et civils.

 

Son pays traverse une crise politico-sociale sans précédent en 2007; les meurtres se succèdent pour la prise du pouvoir. Afin d'éviter que de nouveaux affrontements sanglants n'aient lieu pendant cette période d'élections prévues le 27 juin 2010, un Conseil National de Transition est créé, avec le soutien d’autres états. C’est dire que ce beau et vaste pays sort de son désert médiatique, ignoré même des touristes tant ses richesses restent méconnues du grand public.

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lundi, 14 juin 2010

Enfin libre!

 

« Le plus grand mal, à part l’injustice, serait que l’auteur de l’injustice

ne paie pas la peine de sa faute. » (Platon, Gorgias)

 

 

Il est libre Max ! Y en a même qui l’ont vu voler ! Enfin, l’otage Max Göldi a pu s'envoler et foulé cette nuit le sol suisse, ce après 23 mois ou 695 (et +) jours de captivité …

 

N’étant ni un prisonnier de droit commun (son emprisonnement ne résulte pas d’un délit commis, si ce n’est d’avoir été là au mauvais moment et arbitrairement désigné comme le bouc-émissaire d’un système au sens plein du terme), ni un prisonnier de guerre (qui, pour l’anecdote, à une époque pas très éloignée étaient pris comme esclaves), ni bien évidemment un prisonnier politique (expatrié, travaillant pour le compte d’une boîte privée, il ne représentait pas des idées activistes contre le gouvernement en place ; il n’était pas non plus un professionnel de l’humanitaire gênant quelque vérité et risquant sa peau à chaque instant), Max Göldi restera la victime expiatoire de la folie assassine de quelques orgueilleux  mégalos à la masse.

 

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Jusqu’au bout, nos lèvres étaient suspendues à quelque bonne nouvelle … sa libération de la prison ne signifiant pas encore une liberté retrouvée. L’attente de son passeport et de son visa pour quitter le territoire lybien fut de trop, les deux formalités n’ayant pas été bouclées en même temps.

 

Une chose est sûre pourtant : Max Göldi est de retour parmi les siens ! Mais le délire juridique et le vide diplomatique qui ont entouré cette tristissime affaire devraient faire pâlir de honte plus d’une personnalité « de haut niveau » dont la fadeur et la lâcheté ne font plus de doute.

 

Pour espérer en savoir plus, glaner les infos clés il faudra aussi attendre, à considérer qu'un jour, les langues se délieront ... L’heure des comptes s’ensuivra d'après le décompte des jours … Pour l’heure, l’ordre reste renversé :

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-         le plan d’action signé en vue de la constitution d’un « tribunal arbitral » (idée pourtant auparavant abandonnée) prévoit injustement une indemnisation aussi disproportionnée qu’insensée. La victime paie et le bourreau s’en tire avec le pactole;

 

-         au lieu que le clan Kadhafi présente ses excuses et tente de réparer son erreur, c’est encore la Suisse qui baisse son froc … (à moins que ça soit une stratégie … pour sauver son honneur une fois le manche du couteau changé de mains).

 

Dans cette attente, espérons que des politicards ne tirent la couverture à eux et instrumentalisent ce drame humain pour des raisons électorales comme on l’a déjà constaté ces dernières mois … alors que des amis et membres de la diplomatie, africaine notamment, ont œuvré discrètement (eh oui, cette vertu reconnue usuellement comme helvétique) en coulisse avec leurs homologues lybiens, sans oublier l'ONG Amnesty Internationale et Otages du monde. Mais ça c’est une autre histoire et l’histoire est souvent ironique ! Parions toutefois que les vérités éclateront bientôt … Espérons scerètement que les actions de soutien qui lui ont été témoignés ci et là durant ces deux interminables années lui soient parvenues et auront su le faire sentir un peu moins seul. Bienvenue à Max Göldi dans sa patrie et sa famille!

 

 

 

10:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : max göldi, otage suisse libéré, lybie | |  Facebook

dimanche, 06 juin 2010

êtes-vous écolo ou égolo ?

 "La paix est le seul combat qui vaille d'être mené." (Albert Camus)

Pace_Flag4.jpgAujourd’hui a été inaugurée « Making Peace », exposition photographique en plein air au bord de notre beau lac (de Genève) à visiter jusqu’au 4 juillet 2010. La commémoration du 100e anniversaire duécologie2.jpg Prix Nobel attribué au BIP coîncide avec le thème couvrant le mouvement international en faveur de la paix dans le monde en interrogeant comment les individus et les organismes ont influé la marche du 20e siècle. On le sait, la biodiversité est au centre des préoccupations onusiennes cette année. Des images fortes jonchent le quai Wilson en nous interpellant sur nos conduites du point de vue environnementales …

 

Que vous pensiez qu’être écolo revient moins cher que de ne pas l’être ou au contraire que c’est une mode, passagère comme toutes modes ou encore que la tâche de sauver la planète est si lourde qu’il ne sert à rien de s’embêter à adopter des « comportement contre-nature », un petit test ludique vous aidera à découvrir votre profil en la matière ( cliquer ICI ).

 

En attendant, voici une blague qui fait le tour du monde :

"Tu connais l'histoire de la planète qui dit à la terre qu'elle lui trouve mauvaise mine ?
- "J'ai des humains" explique piteusement la terre
- "Ne t'inquiète pas, dit l'autre, ça passe."

 

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Entre liberté individuelle et responsabilité collective, l'arc-en-ciel des pratiques quotidiennes – utilisation de produits non-polluants pour le ménage comme le savon noir, du bicarbonate de soude, des huiles essentielles, consommation du bio quand le budget le permet et surtout les produits de saison, déplacements en transports publics ou à pieds - prendront peut-être un sens tout particulier. Car une valeur reconnue forme de nouvelles formes pour finir par devenir des codes sociaux … mais gardons-nous de succomber à la tentation de nouvelles guerres dans nos société où déjà l’on se regarde en chiens de faïence, où le jugement des uns peut tuer l’autre inutilement, où un seul mot suffit à imposer sa propre volonté pour mieux assujettir celle des plus créatifs, où des barrières invisibles séparent les gens sans raison! En s'adonnant à ce test, écolos soutenables ou flemmards et égolos durables sauront se reconnaître sous un tout autre angle ...  

 

 

A VOS JEUX !

 

 

 

 

 

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