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samedi, 24 juillet 2010

Delicatessen

 

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Delicatessen désigne en québécois une sorte de charcuterie ou épicerie fine qui parfois fait office de lieu de restauration, souvent ouverte en dehors des heures usuelles …

 

C’est aussi un film qu’on peut revoir ce soir à cinetransat, à la tombée de la nuit. Au contraire du réalisme grotesque ambiant, il plonge le spectateur dans un monde étrange et loufoque sur fond de guerre et de terrorisme.

 

L’action se passe dans un immeuble de banlieue érigé dans un terrain vague hors horizons grouillant de personnages improbables confortés par des incontournables du cinéma français.

 

La vie s'y déroule indifféremment ... exister prend tout son sens.  (Ex-sistere renferme les temes signifiant originellement "être placé, se tenir là" et "en dehors, en provenance de", un peu comme dans un vers de Lucrèce où il est mentionné que les vers naissent du fumier). De l’éleveur de grenouilles au concierge d’un hôtel qui fut clown dans une autre vie, tous se pourvoient chez le boucher-charcutier débonnaire à l’enseigne Delicatessendelicatessen4.jpg

 

Vive Genève en été !!!

 

15:36 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : delicatessen, cinéma français, cinetransat-genève | |  Facebook

Commentaires

M.... je l'ai raté. J'avais adoré à l'époque...

Vive Genève (et Paleo) en été !

Écrit par : Vincent | dimanche, 25 juillet 2010

En effet, Vincent, vive les concerts en plein air, les films sur grand écran avec comme fond le ciel et le lac à la tombée de la nuit, les bistrots terrasses comme la Barje ou encore le kiosque à crèpes itinérant du Bouffon!

Ce film aussi inquiétant qu’inclassable (4 Césars), je l’avais adoré à l’époque et le revoir m’a procuré le même effet. Avec ses « gueules », ses personnages autant barges que terrifiants, il relate un univers onirique et glauque à la fois. À la guerre comme à la guerre, le boucher orchestre tous les rapports humains, vend de la chair humaine, tout en se tapant la bourgeoise qui demande systématiquement de rajouter son achat sur la note. L’histoire d’amour (et oui, il y en a une) se mêle au cannibalisme, provoquant des gags, excellents au demeurant … entre la fille de l’effrayant boucher, blonde, frêle et éthérée, et l’ancien clown, devenu concierge, arrivé par hasard dans ce quartier perdu au milieu de nulle part (mais qui réussit à se faire recruter par le seul employeur du coin), il y a une étincelle touchante. L’amour qui lie les deux êtres se vit sur fond d’humour noir ...

Profitez bien de l'été culturel! (Cinétransat se poursuit jusqu'au 22 août)

Écrit par : Micheline | dimanche, 25 juillet 2010

Bonjour Micheline,

Delicatessen n'est pas seulement un mot utlisé au Québec. Ce vocable se retrouve dans tout bon dictionnaire anglais où il est traduit pas "épicerie fine" ainsi que dans tout bon dictionnaire allemand - mais orthographié avec un "k". La traduction est la même.
Il est en outre assez piquant de trouver au Québec un mot qui n'est pas franchement francophone !...
Bien cordialement.

Écrit par : Michel Sommer | dimanche, 25 juillet 2010

Bonsoir Michel,

Merci beaucoup pour votre éclaircissement! Effectivement, c'est un mot qui se retrouve dans plusieurs langues, et en plus de celles que vous citez, aussi en espagnol et en albanais.

Quant au mot québecois, il s'inspire aussi du terme anglais que l'on trouve aux States et c'est piquant de constater qu'il donne le mot français que l'on connaît.

Sinon, pour revenir au film, il est drôle de relever le petit jeu de mot "Delicatessen" faisant penser naturellement à "délicat" tout en dénotant un univers fort terrifiant.

Merci encore pour votre lecture attentive!

Bien à vous.

Écrit par : Micheline | dimanche, 25 juillet 2010

Bonjour Madame,
On trouve aussi ce mot en polonais: "delikatesy".
amb

Écrit par : amb | lundi, 26 juillet 2010

Bonjour Micheline.

En fait ce mot vient bien de l'Allemand, Delikat Essen voulant dire litérallement nourriture délicate. En version contractée, le mot désigne une charcuterie. En se promenant dans toute ville allemande on en verra des tas, les Allemands étant friand des charcuteries dérivées du porc !

En français, le mot allemand à donné "délicatesse", qui est bien un mot importé et francisé.

Pour ce qui est du film, (excellent, je l'ai revu plusieurs fois avec plaisir!) le titre vient du fait que l'immeuble où se déroule toute l'action se trouve au-dessus d'une charcuterie et que le charcutier n'utilise pas que de la viande de porc pour préparer ses "délicatesses" !

Bien à vous, Kad

Écrit par : Kad | samedi, 31 juillet 2010

"être en délicatesse avec la justice", n'est-ce pas aussi une coquetterie du langage? des histoires de boucherie au carnage d'humains, il n'y a qu'un pas ...

Écrit par : Chocolat | dimanche, 08 août 2010

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