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lundi, 04 octobre 2010

Corot, le Suisse

" Il est toujours le plus grand, il a tout anticipé..." (Edgar Degas, 1883)

 

Corot-Geneve-2.jpgCes jours, on peut jouir des chefs-d’œuvre de Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875) à Genève, au Musée Rath. Ces heures perdues à rechercher le temps nous sont rendues au centuple.

 

La Suisse peupla son imaginaire plus qu’aucun autre pays voisin. Cinquante ans avant sa mort, il parcoura l’Italie sans passer par la Suisse où il séjourna avec délectation auprès d’amis tels que Barthélémy-Menn ou Léopold Robert.

 

Sa mère, d’origine fribourgeoise, descendante d’un garde suisse, n’y est pas pour rien dans son amour pour notre pays.

 

Dans son jeu de lumières, l’artiste met en évidence cette topographie qui nous est familière autant qu’étonnante. Une ferme à Dardagny, Les Alpes au soleil, vue sur Genève, côté des Pâquis, en témoignent généreusement … jusqu'au Château de Gruyères.

 

Sotheby mit aux enchères le 2 juin 2010 La Jeune femme à la fontaine (env.1860) et le Musée Rath en fit acquisition !

 

De ces points de vue agrestes, on ne peut retenir que le génie d’un homme, né une cuillère dans la bouche, sachant faire partager l’émotion de paysages rupestres inachetables exprimant à chaque fois un état d’âme, même sans personnage …

 

Affichant une nette volonté de se distancer du mouvement néo-classique, il apportera une véritable révolution dans les codes prévalant dans l’art pour devenir un digne représentant de l’Impressionnisme dont tous les grands s’inspireront.

Reconnu comme tel, Claude Monet s’exclamait à son endroit : « Il y a un seul maître, Corot. Nous ne sommes rien en comparaison, rien. »

 

 

corot.jpg

 

 

 

17:46 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : corot, musée rath, genève, la suisse | |  Facebook

Commentaires

Corot, le père de l'impressionnisme aimait la Suisse, ses gens et ses paysages. Hormis son attachement à sa mère d'origine helvétique, il harpentait le pays en long et en large. Pour se rendre en Italie, il passait volontiers quelque temps chez nous ... C'est ainsi qu'en 1842, Corot effectue un périple en Suisse, qui le conduit notamment à Genève, puis à Mornex, où il peint plusieurs toiles. D'où la vue sur la jetée (oups, la rade!) des Pâquis. Son ami Barthélémy-Menne exécuta même une peinture qu'il signa lui même ...
Cette superbe expo est à recommander!

Écrit par : François T. | mardi, 05 octobre 2010

Paul Valéry disait de Corot que l'artiste "n'offre que le conseil de contemplation et de travail. (...) il espère de nous se faire des amis, des compagnons de son regard heureux d'une belle journée , et de l'aube jusqu'à la nuit."

L'immédiateté et l'apparente simplicité de son art est une illusion de plus à cet univers mystérieux et complexe.

Moi, je me déplace à chaque fois qu'il y a une exposition de Corot.

Écrit par : salut | mardi, 30 août 2011

Vous avez de la chance, bol chantant! Ainsi, vous pouvez contempler le tableau tranquillement, pour vous-même. C'est toujours un bol d'air ... Corot a su si bien tourner le dos au spectacle de la nature pour mieux la retranscrire.

Écrit par : salut | mardi, 30 août 2011

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