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mercredi, 09 février 2011

La transition en Egypte

 

Le Maghreb et les pays africains vivent un tournant historique dans la prise en mains de leur destin, notamment en se rendant compte que le ver est dans le fruit. Il a été abondamment question, sur cette plateforme numérique, des différentes étapes de la transition en Guinée, faisant basculer ce pays chaud d'un régime dictatorial à une démocratie. En Egypte, le gouvernement transitoire mis en place en nommant un vice-président en la personne de l'ex-chef du service des renseignements est peut-être un commencement ... Beaucoup d’opposants et de journalistes croupissent dans les geôles quand ils n'on pas dû fuir leur terre natale et sans vouloir s'ingérer dans les politiques intérieures, une action a été mise en place en vue d'exprimer notre soutien aux manifestants du pays de Néfertiti.

 

« Sur la place Tahrir au Caire et dans de nombreux autres endroits, des centaines de milliers d'Egyptien·ne·s réclament une grande réforme afin de mettre fin à la pauvreté, à la corruption et aux violations des droits humains.

 

Le droit des manifestant·e·s d'aller pacifiquement dans la rue pour défendre leurs revendications n'est cependant pas respecté. Des groupes de partisans du gouvernement attaquent violemment les manifestant·e·s. De nombreux militant·e·s des droits humains ainsi que des journalistes ont été arrêté·e·s.

 

Amnesty International réagit face à cette situation. Avec autant de signatures que possible, nous enverrons une pétition au vice-président égyptien Omar Suleiman exigeant la libération immédiate de tous les militant·e·s qui ont été emprisonné·e·s pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression et de réunion. »


 Ces quelques lignes reçues dans ma boîte mail s'accompagnent du texte de la pétition en ligne. La signer (cliquer ici), c’est soutenir les revendications des manifestants dans leur processus démocratique, ce qui ne va pas sans la protection des tenants de la liberté d'expression.

 

Commentaires

C'est signé! Vivement que l'Egypte connaisse sa transition (dans la paix)!
La Tunisie a donné le feu vert et maintenant tout est à faire ...

Écrit par : ya-sager | mercredi, 09 février 2011

Merci de vous intéresser au sort de la plus vieille civilisation du monde! Obama disait il y a peu que l'avenir de l'Egypte sera décidé par son peuple. Une nouvelle mobilisation est prévue vendredi prochain et déjà des discussions sont engagées pour une transition.

Mais il revient aux Egyptiens de décider des modalités de la transition politique qui verra le jour dans ce pays. On ne peut encore s'enthousiasmer car entre les Frères musulmans qui en appellent d'ores et déjà à la charia comme base à la nouvelle société à mettre en place et Moubarak qui vouéait les faire taire comme tout "élément hétérogène", c'est encore tôt pour dire si la révolution en cours profitera au peuple égyptien.

Il n'en reste pas moins vrai que le Président à vie doit démissionner. Son fils doit être écarté de la course présidentielle. Avec la nomination d'un vice-président, c'est déjà moins d'absolutisme! Le transfert du pouvoir se fait donc. Le gouvernement de transition est en fait dirigé par le vice-président Omar Souleimane.

Signer cette pétition est un acte citoyen favorable qui nourrira l'opinion publique.

Écrit par : aïcha | mercredi, 09 février 2011

Espérons que la transition se fasse jusqu'au bout avec comme en Guinée des élections démocratiques au final.Pour l'instant, l'impensable s'est réalisé ... mais si ça n'est pas exactement un coup d'état militaire, le pouvoir de l'armée est encore trop présente. Il faudra vite constituer un comité transitoire, genre le CNT de Guinée qui a abouti à l'élcetion présidentielle.

Écrit par : Manjit K. | samedi, 12 février 2011

La libération des prisonniers politiques va de pair avec des processus de transition en vue d'une démocratisation des structures politiques.

Tous ces pays qui se soulèvent pour se libérer du joug de leur dictateur, c'est une bonne nouvelle. Restons vigilants face aux conséquences ... Reconstruire un pays après de tels événements exige des compétences et une volonté de fer; il ne faut pas que ces gens fuient leur pays d'autant plus que ces pays reçoivent déjà de l'argent de la coopération internationale. Maintenant que les chefs d'Etat (à vie) ne sont plus là, dans certains au moins, le pillage cesse et les ressources viendront aux projets contractés.

Écrit par : genevoué | dimanche, 20 février 2011

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