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dimanche, 01 mai 2011

Des rencontres en chair en os au Salon international du livre et de la presse

 

salonLivre.jpgLe Salon international du livre et de la presse bat son plein. On peut aimer ou pas la foule mais force est de constater que l’esprit y est matérialisé de manière généreuse. Qui a jamais prédit la fin de la littérature ?

 

Le livre numérique s’invite aux côtés du livre de poche sans concurrence. Aux USA, le premier aurait même dépassé le second … C’est Robert Darnton, le spécialiste du livre selon la formule consacrée, ancien professeur d’université, amoureux du 18e des Lumières et de la Révolution française … et responsable de la bibliothèque de Havard. Mais la crainte de la disparition du texte imprimé est désormais lointaine malgré la gratuité qui caractérise le e-book.

 

  • L’exposition « Ensemble contre l’injustice » d’Amnesty International qui fête ses 40 ans de projets démontrent de cette matérialité de l’intelligence humaine traduite en actes.
  • Grâce aux rencontres en chair et en os avec les auteurs et leurs commentateurs, on peut y découvrir les écrivains togolais Sami Tchak, haïtien Louis-Philippe Dalembert, franco-sénégalais Mahoud N’Dongo, ivoirien Venance Konan, avec ses Chroniques afro-sarcastiques, qui animera un débat mardi 3 mai à 13 h 00 aux côtés de Jean-Michel Olivier, grand auteur suisse primé en France avec son Amour nègre.
  • Pierre Alain, l’écrivain genevois et fondateur de l’Académie Romande, offrira un tour de chant racontant ses folies de jeunesse parisienne, en présentant son dernier ouvrage paru tout récemment : les Tribulations de Père la Lune (édit. Publi-Libris 2011 ISBN 9 782940 25171. Ce récit autobiographique nous accompagne sur les chemins de l’enfer parsemant la ville lumière pour accéder au paradis, ce par les yeux d’un jeune baroudeur de dix-sept ans, à l’image de Rimbaud qui clamait qu’on n’est pas sérieux à cet âge-là ! Des boissons et un buffet seront offerts à tous les participants, histoire de ne pas négliger les nourritures terrestres ...

 

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« L'objet littéraire est une étrange toupie, qui n'existe qu'en mouvement. Pour la faire surgir, il faut un acte concret qui s'appelle la lecture, et elle ne dure qu'autant que cette lecture peut durer. Hors de là, il n'y a que des tracés noirs sur le papier.» (Sartre)

Commentaires

Notre petite société n'ayant pas les moyens d'assurer la présence sur ce salon grandiose, nous vous présentons ici nos excuses pour cette absence.

Ce qui ne nous empêche pas de soutenir les Artistes, et même des Suisses !

Lisez aussi des BD ! Numériques !

Écrit par : Laurent d'iGoMatiK | dimanche, 01 mai 2011

Pour avoir eu à diverses reprises l'honneur d'être invitée à signer mes ouvrages qui ont bien sûr permis des rencontres avec des lecteurs, je retiens de ces expériences le fait de se retrouver avec toutes sortes d'écrivains, de styles d'écriture et de publics pour les apprécier.

Cette diversité a cela de bon qu'elle permet de relativiser la place et le rôle de chacun et de situer son activité dans un cadre ou un milieu qui lui correspondent à défaut de le définir.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | dimanche, 01 mai 2011

@ Laurent d'iGoMatiK : certes, l'aspect financier reste important. Je ne manquerai pas de consulter vos BD numériques. Bravo d'encourager les artistes suisses malgré une certaine "mafia" en force.

@ Hélène Richard-Favre : Merci pour votre témoignage. J'apprécie beaucoup votre blog et attends souvent votre prochain article de linguiste.

Écrit par : Micheline Pace | dimanche, 01 mai 2011

Merci à vous, Micheline Pace.

Juste une question, à quel blog faites-vous allusion car j'en ai deux désormais. L'un, http://voix.blog.tdg.ch/ est davantage lié à mes activités littéraires, tandis que l'autre, http://billets.blog.tdg.ch/ est plutôt consacré aux thématiques d'ordre plus général.

Vous évoquez ma formation de linguiste, ça me touche. Lors de la tournée de conférences que j'ai été invitée à donner récemment en Russie pour la parution de mon 2e recueil de nouvelles en édition bilingue à Moscou, j'ai montré l'influence qu'elle exerce sur mon mode d'écriture. Le rapport qu'un écrivain entretient à la langue n'est jamais anodin.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | dimanche, 01 mai 2011

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