mercredi, 25 mai 2011

De passage à Genève, Ueli Maurer reconfirme sa foi en la neutralité "stricte"

Le conseiller fédéral Ueli Maurer a appelé  de tous ses vœux mardi à Genève à ne pas changer la politique de neutralité de la Suisse en vigueur. Aussi, s’est-il réjoui du fait que l’envoi des militaires suisses à l’étranger ne rencontre pas la majorité populaire. Pour lui, cette particularité toute helvétique – qui commence à faire des envieux chez les déçus de l’UE ou de l’OTAN et alimente les arguments des eurosceptiques – constitue une force pour le pays. Les chiffres du rapport sur la sécurité parlent d’eux-mêmes :  94% des personnes interviewées dans le cadre de l’étude annuelle de l’EPFZ et de l’Académie militaire souhaitent conserver une neutralité stricte.

L’armée suisse est bel et bien présente à l’étranger, que ce soit en Corée, au Kosovo, en Lybie, etc. Mais le conseiller fédéral a émis de gros doutes concernant l’engagement de la Swisscoy au Kosovo en précisant qu’il ne fallait poursuivre cette action pendant encore 20 ans « sous prétexte » de problèmes dus aux manquements de l’Etat, au chômage endémique et à la corruption effrénées qui gangrène toute la vie des citoyens.

Cependant Ueli Maurer a affirmé que si l’armée militaire doit se garder de s’enrôler sur le plan international, les militaires suisses jouent souvent un rôle sécurisant à l’étranger. Il a préconisé ainsi la priorité à l’humanitaire, dont les compétences de la Suisse jouissent d’une reconnaissance mondiale. Les domaines des transports et de l’eau, par exemple, en font partie.

La question des femmes a aussi été effleurée ; un service civil d’une année au moins dans les homes de personnes âgées ou dans les hôpitaux pourrait être une possibilité supplémentaire de contribution personnelle à la collectivité.

Enfin, le conseiller fédéral a rappelé que son département a excellé dans la mise en œuvre des actions contre la cybercriminalité ( cliquer ici ou encore ), nouvelle donne en matière d'attaques, exigeant donc des mesures de défense appropriées.

Commentaires

La neutralité suisse frise l'hypocrisie. On préfère laisser les autres armées assurer la sécurité des intérêts suisse à l'étranger. Comme garantir le transit maritime des bâtiments battant pavillon suisse entre autre contre les pirates en mer Rouge ou en mer d'Oman. A quoi bon former des unités d'élite super entraînés comme le DRA 10 avec un matos high tech si c'est pour rester à la maison à faire semblant.

Après Ueli Maurer à le culot de prétendre que l'armée suisse est la meilleur du monde.

D.J

Écrit par : D.J | mercredi, 25 mai 2011

@D.J sans doute n'avez vous pas vu l'excellent reportage sur Arte ce soir,sur les dangers bien réels d'une guerre bactériologique à grande échelle,monsieur Ueli Maurer a raison autant sauver les meubles avant l'incendie/métaphore!quand à dire être militaire ne sert à rien de nos jours bien au contraire l'armée pour de nombreux civils n'a jamais été autant appréciées depuis la fin de la guerre et nous savons de quoi nous parlons!

Écrit par : caramel | mercredi, 25 mai 2011

La Suisse n’est pas près d’adhérer à l’Union européenne (UE). Pour alimenter l'article, voici encore quelques chiffres fidèle à l'étude citée:
- 3 personnes sur 4 veulent préserver l’autonomie politique et économique;
- en d'autres termes, 77% approuvent une politique étrangère autonome;
- au regard de la première enquête effectuée en 1983 par l’Académie militaire et le centre d’études sur la sécurité de l’EPFZ, on assiste à une nette progession des euroscetiques;
- 13% de moins qu’en 2010 voudraient d'un rapprochement d'avec l'UE des 27.
- au cours des 20 dernières années, les Suisses n’ont jamais fait preuve d'autant de défiance à ce sujet et d’un tel optimisme pour leur propre pays (passant de 15% à 84 %);
- la grande muette tient une bonne positiondansl'esprit de la population : elle tient la 3 eposition par rapport aux autres intitutions. Parmi les 20-29 ans, 69% considèrent que l’armée est une institution nécessaire, soit 15% de plus que l’an dernier. 47 % des sondés se déchirent sur le modèle de défense: 47% sont favorables à une armée de milice et 43% réclament une armée professionnelle. Les partisans de la suppression de l’obligation de servir sont 37%.

Écrit par : chocolat(suisse) | jeudi, 26 mai 2011

Il y a des ceusses qui veulent nous faire prendre faits et causes pour les Américains et d'autres désireux de nous faire apprécier les qualités des frouzes et des teutons alors qu'on est si bien chez nous avec nos vins, nos fromages, nos paysages et toutes nos traditions; l'herbe n'est pas plus verte dans les prés de nos voisins, au contraire elle ressemble à de la végétation steppique.

Écrit par : Hypolithe | jeudi, 26 mai 2011

En enfer, les places les plus chaudes sont réservées à ceux qui seront restés neutres dans les temps de grande crise morale
DANTE

Écrit par : Azrael | jeudi, 26 mai 2011

Si Ueli Maurer, en charge de la Défense n’ambitionne pas de supprimer le détachement d’exploration DRA 10, c'est peut-être parce qu'il offrira une utilité, notamment en cas où on devait recourir à des tentatives d’évacuation de Suisses à l'étranger. Le Libye, entre autres pays, reste un point chaud. Allez savoir ... Un tel dispositif sophistiqué existe et il ne faut pas s'en débarrasser comme d'un revrs de la main.

Pour ce qu'il est de l'Enfer, selon l'interpération d'Azrael, la vie sur terre l'illustre déjà assez bien.

Tout d'accord avec Hypolithe, l'herbe du voisin n'est pas tjs plus verte; en plus, les superstructures coûtent cher, tendent souvent à aliéner les citoyens et servir les intérêts de quelques carriéristes technocrates, n'ajoutent rien à la sécurité, bien au contraire.

À méditer sans fin!

Écrit par : Micheline | jeudi, 26 mai 2011

Moins coûteuses, les opérations pour le maintien de la paix sont d'une grande utilité où l'armée suisse excelle :

" Les opérations internationales de maintien de la paix sont devenues un instrument de règlement des conflits internationaux et de maîtrise des crises qui est fréquemment utilisé. Elles ont, à plusieurs égards, beaucoup évolué, surtout depuis les années 1990:

Eventail de tâches plus large: aujourd’hui les opérations de maintien de la paix couvrent souvent davantage de tâches qu’autrefois. Leur objectif n’est plus uniquement de séparer les parties au conflit. Elles ont aussi pour fonction de désarmer les combattants et de les réintégrer dans la société civile, de reconstruire les structures étatiques, d’organiser des élections et de promouvoir les droits humains.
Mandat plus ferme: les opérations de paix se fondent souvent aujourd’hui sur un mandat plus ferme qui admet, dans une mesure limitée, le recours à la force (dans le sens de mesures de contrainte militaires) si la défense et l’exécution de la mission l’impose.
Besoins croissants: le nombre des opérations de paix a fortement augmenté depuis la fin de la Guerre froide. Les besoins en personnel pour de telles opérations se sont donc aussi accrus. " (tiré du site officiel)

Écrit par : Philippe B. | jeudi, 26 mai 2011

La Suisse ne guerroie pas ni ne colonise. Sa tradition des bons offices font honneur à notre pays. Pourquoi en rougir?

Écrit par : chocolat(suisse) | vendredi, 27 mai 2011

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