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lundi, 24 octobre 2011

Le printemps arabe et la Suisse

Le souffle du printemps arabe n’a pas fini de déployer ses effets …

Gaddafi-mort.jpgCaché dans un conduit d’égout de sa ville natale, Mouammar Kadhafi a été finalement capturé vivant. Le roi de l’Afrique est mort comme il a vécu. Peut-être eût-il fallu qu’il ne soit pas liquidé immédiatement mais traîné devant la justice pénale internationale. Quoiqu’il en soit, la page est tournée et les nouvelles autorités ont proclamé ce dimanche la libération totale du pays ... On retiendra pourtant la longueur de l’opération. La dépouille de l’ancien leader maximo est livrée aux yeux de la population qui doit être assurée de l’irréversibilité du fait.

À quelques heures d’intervalle de la nouvelle – répandue comme une traînée de poudre à la vitesse lumière – on apprend que l’ancien Ministre de la Défense algérien en fonction durant la sanglante guerre civile, Khaled Nezzar, a été interrogé par le Ministre public de la Confédération à Genève, suite à une plainte déposée par l’inégalable organisation non-gouvernementale reconnue pour la lutte contre l’impunité, Trial.

Gageons que ni l’un ni l’autre n’ait eu l’idée de déposer une demande d’asile en Suisse sous prétexte de … Si aucun type de gouvernement n'est parfait, on est tout de même assurés que les fictions de liberté ou de justice chères à Montesquieu ont un sens. … 

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Commentaires

Ce qui est certain, c'est que kadafi avait vidé ses comptes suisses avant que son fils se fasse arrêté par les pandores !

Maintenant jusqz'où les banquiers n'ont pas utilisés de leur "influence" (sarko) pour forcer les événement comme ce fut le cas !

Assad a toujours son sale fric en Suisse et rien ne se passe à son encontre !!!

Écrit par : Corto | lundi, 24 octobre 2011

Une dictature en chasse une autre. Pourquoi voulez-vous qu'il n'y ait qu'un seul modèle? La démocratie reste le bastion du pouvoir de l'argent. Les plus riches sont les meilleurs élus dans tout parti et c'est le règne de l'égo, au point qu'on a l'impression que toute psychologie individuelle fait loi.

Comme quoi, la question reste en suspens ... Tout système est discriminant, exclusif, et seuls les plus nantis partent favoris, creusant par là les écarts dus à l'origine sociale. Mais loin de moi de dire de critiquer la démocratie car c'est le type de gouvernement le moins pire, peut-être. Quant aux deux événements cités, il faut en saluer la radicalité. Oui, une page est tournée et on peut se réjouir que la Suisse ne joue pas le jeu des génocidaires. Merci pour la bonne nouvelle du jour! Le monde bouge ...

Écrit par : Justine | lundi, 24 octobre 2011

Et que devient la population laborieuse de ce pays, en sandwich entre les immigrés faisant des voles à la tire et les clients milliardaires dictateurs des bordels de luxe genevois ?

Écrit par : Corto | lundi, 24 octobre 2011

@ Corto la haine transpire à grosses gouttes car vous n'avez pas digéré la non réélection de Peter Weiss PLR au Conseil national ce vaillant défenseur de l'industrie hôtelière genevoise qui selon votre commentaire seraient aussi des bordels de luxe.

Écrit par : Hypolithe | mardi, 25 octobre 2011

Voici le site AHMED OUYAHIA
www.premier-ministre.gov.dz
Dites lui ce qu'il merite

Écrit par : ALGERIE | mardi, 25 octobre 2011

Merci pour le site. Très intéressant et instructif!!!

Écrit par : Manjit | mardi, 25 octobre 2011

Mort ou vif, lançaient les intéressés. Tout procès a été évité car beaucoup n'avaient pas intérêt au déballage pour peu qu'il en aurait dérangés ... Ce qui est déplorable, c'est la récupération de certaines instances prêtes à lancer une enquête sur les circonstances faussement mystérieuses de la mort du Fou du Syrte. Pour des raisons carriéristes? L'hypocrisie n'a décidément pas de limite.

Écrit par : salut | mercredi, 26 octobre 2011

Il est certain qu'il voulaient lui fermer sa gueule, surtout Sarkosy et peut être les banquiers qui parlerons de fonds en déshérences arabes dans 60 ans !!!

Écrit par : Corto | mercredi, 26 octobre 2011

Pour Hypolithe, un message d'amour !!!


Discours de Pilet-Golaz (25 juin 1940)


"Confédérés,

Vous vous êtes demandé, sans doute, pourquoi pendant des semaines - sept bientôt - j'avais gardé le silence. Le Conseil fédéral n'avait-il donc rien à dire en présence des événements qui se déroulaient comme un film tragique sur l'écran du monde ?

Le Conseil fédéral devait penser, prévoir, décider, agir, non pas discourir - on n'a que trop tendance à parler chez nous, ce qui ne fait pas dévier d'une ligne le cours des choses.

Si, de nouveau, il s'adresse au peuple suisse, aujourd'hui, c'est qu'un événement considérable, gros de conséquences, en partie imprévisible, s'est produit :

La France vient de conclure une suspension d'armes avec l'Allemagne et l'Italie.

Quelle que soit la tristesse qu'éprouve tout chrétien devant les ruines et les deuils accumulés, c'est pour nous, Suisses, un profond soulagement de savoir que nos trois grands voisins s'acheminent vers la paix; ces voisins avec lesquels nous entretenons des relations intellectuelles et économiques si serrées, ces voisins qui se rejoignent en esprit au sommet de nos Alpes - près du ciel - et dont les civilisations nous ont séculairement enrichis, comme les fleuves descendus du Gothard ont fécondé leurs plaines.

Cet apaisement - n'est-ce pas le mot ? - est naturel, humain, surtout chez de modestes neutres épargnés jusqu'ici à tous égards. Il ne doit pas nous leurrer, toutefois. Nous laisser aller à des illusions d'insouciant bonheur serait dangereux; le présent que nous venons de vivre est trop lourd d'avenir pour que nous retombions mollement dans le passé.

Qui dit armistice, ne dit pas encore paix et notre continent reste en état d'alerte.

Certes, puisque la guerre ne sévira plus à nos frontières, pourrons-nous envisager sans retard une démobilisation partielle et graduelle de notre armée. Mais cette démobilisation, elle-même, va poser des problèmes délicats à notre économie nationale profondément modifiée. La collaboration internationale, si nécessaire à la prospérité des peuples, est loin d'être rétablie. L'Empire britannique proclame sa résolution de poursuivre la lutte sur terre, sur mer et dans les airs. L'Europe doit trouver, avant de reprendre essor, son nouvel équilibre, très différent de l'ancien à n'en pas douter et qui se fondera sur d'autres bases que celles que, malgré ses vaines tentatives, la Ligue des nations ne réussit pas à jeter.

Partout, dans tous les domaines - spirituel et matériel, économique et politique - le redressement indispensable exigera de puissants efforts, qui s'exerceront, pour être efficaces, en dehors des formules périmées. Cela ne se fera pas sans douloureux renoncements et sans durs sacrifices.

Pensez à notre commerce, à notre industrie, à notre agriculture, pour prendre un exemple concret. Quelle adaptation difficile que la leur aux circonstances nouvelles ! Il en faudra surmonter des obstacles, qu'on aurait tenus pour infranchissables il y a moins d'un an, si l'on veut assurer à chacun - et c'est un devoir primordial - le pain qui nourrit le corps, le travail qui réconforte l'âme.

Afin d'obtenir ce résultat - maigre peut-être aux yeux des blasés, mais capital pour le salut du pays - il en faudra des décisions majeures. Et non pas des décisions longuement débattues, discutées, soupesées. A quoi serviraient-elles devant le flot puissant et rapide des faits à endiguer ? Des décisions, à la fois réfléchies et promptes, prises d'autorité.

Oui, je le dis bien, prises d'autorité. Oh ! ne nous y trompons pas, les temps que nous vivons nous arracheront à nombre d'habitudes anciennes, confortables, indolentes - je n'ose employer l'expression pépères, qui répondrait exactement à ma pensée. Qu'importe ! N'allons pas confondre routine, ornière desséchée, avec tradition, sève vivifiante qui monte du tréfonds de l'histoire. La tradition, au contraire, exige des renouvellements parce qu'elle n'entend pas piétiner sur place mais marcher intelligemment du passé vers l'avenir. Le moment n'est pas de regarder mélancoliquement en arrière mais avec résolution en avant, pour contribuer de toutes nos forces, modestes et utiles à la fois, à la restauration du monde disloqué.

Le Conseil fédéral vous a promis la vérité. Il vous la dira, sans la farder et sans trembler.

Le temps est venu de la renaissance intérieure. Chacun de nous doit dépouiller le vieil homme.

Cela signifie :
Ne pas palabrer, concevoir;
ne pas disserter, oeuvrer;
ne pas jouir, produire;
ne pas demander, donner.

Certes, cela n'ira pas sans déchirements, psychologiques autant que matériels.

Ne nous le dissimulons pas : nous devrons nous restreindre. Il faudra, avant de penser à soi, à soi seulement, penser aux autres - au-dehors et au-dedans - aux déshérités, aux faibles, aux misérables. Il ne s'agira pas de faire l'aumône d'une parcelle de son superflu; nous serons appelés certainement à partager ce que nous avons cru jusqu'à maintenant être notre nécessaire. Ce ne sera plus l'obole du riche, mais la pite de la veuve. L'Evangile ressaisit toujours les créatures dans l'adversité.

Nous abandonnerons - nul doute - de multiples convenances ou commodités, auxquelles nous tenons parce qu'elles sont une manifestation inconsciente de notre égoïsme. Loin de nous appauvrir, cela nous enrichira.

Nous reprendrons l'habitude salutaire de peiner beaucoup pour un modeste résultat, alors que nous nous étions bercés de l'espoir d'obtenir un gros résultat sans grand-peine. Comme si l'effort seul n'était pas générateur de joie ! Demandez-le aux sportifs : il y a longtemps qu'ils le savent.

Plutôt que de penser à nous et à nos aises, nous penserons aux autres et à leurs besoins élémentaires. C'est ça la vraie solidarité, celle des actes, non des paroles et des cortèges, celle qui bétonne la communauté nationale dans la confiance et l'union, par le travail et par l'ordre, ces deux grandes forces créatrices.

Le travail, le Conseil fédéral en fournira au peuple suisse, coûte que coûte.

L'ordre, il est inné chez nous et je suis persuadé qu'il sera maintenu sans difficulté avec l'appui de tous les bons citoyens.

Ceux-ci comprendront que le gouvernement doit agir. Conscient de ses responsabilités, il les assumera pleinement; en dehors, au-dessus des partis, au service de tous les Suisses, fils de la même terre, épis du même champ. A vous, Confédérés, de le suivre, comme un guide sûr et dévoué, qui ne pourra pas toujours expliquer, commenter, justifier ses décisions. Les événements marchent vite : il faut adopter leur rythme. C'est ainsi, ainsi seulement que nous sauvegarderons l'avenir.

Les divergences particulières, régionales ou partisanes, vont se fondre dans le creuset de l'intérêt national, loi suprême.

Serrez les rangs derrière le Conseil fédéral. Restez calmes, comme il est calme. Demeurez fermes, comme il est ferme. Ayez confiance, comme il a confiance. Le Ciel nous maintiendra sa protection, si nous savons la mériter.

Courage et résolution, esprit de sacrifice, don de soi, voilà les vertus salvatrices. Par elles, notre Patrie libre, humaine, compréhensive, accueillante, poursuivra sa mission fraternelle, qu'inspirent les grandes civilisations européennes.

Suisses, mes frères, dignes du passé, en avant hardiment vers l'avenir.

Que Dieu veille sur vous. "

Écrit par : Corto | jeudi, 27 octobre 2011

Beaucoup d'avaient pas intérêt à trouver vivant l'ex Leader Maximo .. Clin d'oeil du destin : mourir comme un rat au sortir d'un conduit d'égout pour celui traita son peuple de rats!

Son fils qui aurait dû prendre sa succession s'est-il rendu vraiment au TPI ou serait-ce qu'une désinformation ou un mensonge (dont ce fut la culture) de plus?

Écrit par : salut | dimanche, 06 novembre 2011

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