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lundi, 19 décembre 2011

Vaclav Havel : chapeau bas l'artiste!

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« La fonction présidentielle ne vous condamne pas à mentir ou à affirmer une opinion qui n'est pas la vôtre. Non, mais elle vous oblige à tout formuler dans une langue... officielle. Les discours par exemple que je devais prononcer m'ont causé beaucoup de tourments. En tant qu'écrivain, auparavant maître de mes mots, (...) j'ai du mal à comprendre comment j'ai réussi pendant quinze ans à écrire pratiquement tous les week-ends un discours pour lequel je disposais d'un temps limité de rédaction, alors que personne ne voulait savoir si j'étais inspiré. Il se peut que ce bagne que j'ai vécu constitue l'une des causes de ma difficulté actuelle à écrire. »

 

Ces mots sont ceux d’un dissident devenu président. Témoin d’un siècle en proie à toutes les formes de totalitarisme que toute pensée a désertées, Vaclav Havel aura su renverser l’ordre d’un monde grâce à ses talents d’artiste et de philosophe.

"Rien de grand ne s'est accompli dans le monde sans passion", s'exclamait l'ascète philosophe Hegel ... En guerre contre la robotisation de la société où la valeur de l’individu dépouillée de son âme n’est réduit qu’à l’utilité de la place qu’il occupe dans une machine à broyer – on reconnaîtra ici la marque d’un autre génie, compatriote – cet homme politique hors du commun, à l’image de l’idéal platonicien du philosophe-roi, aura montré qu’il n’y a de révolution que culturelle. Ayant eu l’honneur de le rencontrer à l’occasion du 50e anniversaire de la Déclaration de l’ONU, je dois avouer qu’il m’a laissé une impression durable au-delà de ses œuvres littéraires, tant l’homme habillait sa pensée de par sa voix profonde. Tout le contraire d’un discours vide récité. Chapeau bas l’artiste !

 

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samedi, 03 décembre 2011

Simonetta Sommaruga marque de son empreinte le Forum de la migration et du développement

Présidé par la Suisse, le Forum sur les thèmes de la migration et le développement qui vient de se tenir à Genève a abrité plus de 160 Etats.

Le discours d’ouverture de la Cheffe du Département fédéral de Justice et Police,  Simonetta Sommaruga, a brossé les différents aspects de cette réalité tout en dessinant les contours de sa politique migratoire. Les liens entre la mobilité professionnelle et le développement, le problème de la migration irrégulière et les instruments pour y remédier y ont été traités. Si la migration peut revêtir des avantages comme ce fut le cas avec les 2 millions de personnes qui, après la Seconde guerre mondiale, ont immigré en Suisse et ont contribué au développement du pays, elle peut poser aussi des problèmes pour les pays d’accueil quand elle est incontrôlée. Il a été rappelé que des milliers de Suisses ont dû quitter leur patrie au 19e siècle pour des raisons économiques avant de devenir une terre d’immigration.

Forte du récent accord de réadmission signé avec la Guinée, la Conseillère fédérale a souligné le fait que l’aide au retour des personnes ne remplissant pas les pré-requis pour l’octroi de l’asile constitue une mesure efficace et viable à long terme pour venir à bout de la clandestinité et pour accroître la force de travail des pays à forte émigration. On se souviendra que ce pays africain a connu la tragédie  des guerres civiles et que le processus de transition en vue des premières élections présidentielles démocratiques en 2010 ne s'est pas déroulé sans douleur. On se souviendra aussi du nombre de ressortissants guniéens occupant  illicitement plusieurs zones de la ville, s'y battaient à coups de barres de fer ...

Aider à développer un projet professionnel dans le but d'une ré-installation dans leur pays natal apparaît assurément comme un outil de coopération win-win nécessaire.

 

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