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mardi, 24 juillet 2012

La Suisse aide à la création d'emplois en Tunisie


Avec SWISSINFO, on découvre il y a quelques jours encore plus les actions de l'aide au développement dans le pays en transition qu'est la Tunisie, ce avec un programme englobant les aspects essentiels de la problématique, dont la migration. La DDC, le  SECO, l'ODM collaborent d'une même voix à sa réalisation :

 
" Deux centres, dont El-Anaka, s’occupent d’inscrire les adolescents à des cours où ils apprennent la coiffure, la couture, la tapisserie, la pâtisserie, l’informatique ou le travail de maintenance.
 
Pour la Suisse, il est important de promouvoir la création d’emplois. Cela confère «une lueur d’espoir» aux Tunisiens, comme le dit l’ambassadeur suisse en Tunisie Pierre Combernous. Association Campagne a précisément été créée dans ce but: «Les jeunes pensent qu’il faut émigrer pour trouver du travail, explique son président honorifique Missaoui Mohamed. Nous voulons les amener à réfléchir autrement, leur faire réaliser qu’il est possible de bien vivre ici et qu’il vaut la peine d’envisager l’avenir avec confiance."

Un soutien aux entrepreneurs est déployé également dans ce cadre. En témoigne une femme qui "a reçu le soutien de la Suisse pour créer une usine qui traitera les éponges de mer trouvées au large de la côte tunisienne et les transformera en accessoires de bain, une fois que les cellules vivantes en auront été extraites. «Les Grecs avaient pour habitude de nous les acheter, mais ils ont cessé de le faire depuis la crise financière. Les autres acquéreurs ont aussi disparu. Résultat, les pêcheurs ont arrêté de chercher des éponges, puisqu’ils ne trouvent plus personne à qui les vendre. (...) La production sera vendue sous le label «100% fabriqué en Tunisie."
 
On se souvient que Bourguiba, le président de la libération, mettait un point d'honneur à l'éducation et à la formation, socle indispensable au développement économique et social d'une société. Dans ce domaine, l'apport de notre pays est aussi important (formation des profs, réfection des bâtiments, etc.)

Pour information, un Forum entrepreneurial Suisse-Tunisie va avoir lieu à Genève en novembre. Le but de cet échange entre opérateurs économiques suisses et tunisiens, membres de la diaspora tunisienne porteurs de projets, est d'apporter des opportunités pour de nouveaux partenariats, essentiels à tout développement vital.

 

Commentaires

L'aide au développeemnt via des projets de coopération internationale concrets dont la Suisse a ses secrets par son grand professionnalisme contribue en aval comme en amont à diminuer la faim dans le monde et l'immigration (de masse, forcée, par nécessité) clandestine.

C'est une vérité qu'on croit trop évidente qu'on l'instrumentalise au gré des idéologies.

Mais c'est aussi compter sur un autre fait : à condition que l'argent du contribuable n'arrive pas dans des poches de ministres corrompus. Tous ces pays du continent sont riches et la corruption endémique empêche leur développement.

La Suisse possède un bon système d'informations et elle nn'est pas naïve. Elle a réponde présente aux premières heures de la tansition dans ces pays en révolte contre le régime autochrate en vigueur.

Elle ne jette donc pas l'argent par les fenêtres. Par ces actions, elle contribue en effet à la reconstitution de la Tunisie (entre autres), consciente qu'elle ne peut se faire que par des qualifications professionnelles avérées et des emplois à la clé.

Il ne sert à rien de fuir son pays en ébullition car il a besoin de tous ses gens en quête d'emploi. Réciproquement, la création d'emplois aide aux conditions de réadmission pour ceux qui sont échus sur les côtes de la péninsule italienne jusqu'ànous.

Le concret vaut mieux que le blabla ... Après des études inutiles et des analyses d'après-coup, voici des actions bien pensées et bien menées!

Écrit par : Philippe Billard | mardi, 24 juillet 2012

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