UA-105021232-1

dimanche, 30 septembre 2012

Automne chargé

 

En cet automne chargé, on relèvera avec émotion des évènements de taille : la Suisse, auteur* d'une résolution avec une résonance internationale lors de cette 21ème session du Conseil des droits de l'homme sur la protection des femmes victimes de crimes sexuels dans les zones de conflits avec poursuites judiciaires et réparation; la Mauritanie qui a inauguré une journée portes ouvertes sur les droits de l'homme dans leur pays, notamment autour des pratiques et des séquelles de l'esclavage (action qu'on pourrait qualifier de cas d'école); ainsi que l'arrestation à Genève d'un potentat d'un pays d'Amérique du Sud, membre actif des ecsadrons de la mort et coulant des jours par ici - grâce aux qualités régaliennes (intelligence clairvoyante, sagacité, fermeté, vitesse dans la décision et l'action, sens des responsabilités à toute épreuve) - du Conseiller d'Etat Pierre Maudet; un fonctionnaire du service des renseignements suspendu pour pratiques illicites, dont les effets auraient pu être désasteux, arrêtées par chance à temps; un rendez-vous culturel réjouissant autour de la littérature suisse romande; un symposium sur les TIC et leur apport au développement socio-économique aussi dans les régions "reculées" de pays en voie de développement; l'annulation de la visite officielle de la Secrétaire d'Etat à l'Economie prévue de longue date en Tunisie, pour des raisons politiques traduites dans les faits que l'on connaît depuis plusieurs semaines et l'ouverture du procès d'une femme violée, qui se retrouve sur les bancs ... des accusés.

Bien d'autres évènements d'égale valeur ont tissé l'actualité. Demain est une autre semaine!

05a622a3.gif


 * la forme épicène est privilégiée

21:18 | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Facebook

mardi, 18 septembre 2012

TIC et Cybervolontariat - vendredi 21 septembre au CICG

Les technologies de l'information et de la communication, désormais le plus souvent dénotées par leur acronyme TIC, renferment les différentes techniques utilisées dans le traitement des données, que l'on soit récepteur ou émetteur, telles que la téléphonie, la télévision, l'internet, la radio.

Outre leur impact positif sur l'environnement, notamment parce qu'elles limitent le recours aux déplacements tout en assurant la communication, les TIC ont grandement oeuvré à au développement des pays bénéficiant de l'aide de la coopération internationale.

La rentrée bien entamée, ICVolonteers organisera le 21 septembre 2012 deux conférences autour de ce sujet cinq ans après le lancement d'un projet dans ce domaine en Afrique :
 
Matinée 9:30-12:30: Conférence sur les Volontaires du Savoir
 
Cette conférence réunira des partenaires de sept pays d'Europe qui présenteront leur expérience de projets créant des passerelles entre différentes générations autour de l'utilisation des technologies de l’information et de la communication. M. Carlo Lamprecht, ancien président de la République et Canton de Genève, prononcera le discours d'ouverture.

Plus: http://www.icvolunteers.org/index.php?what=news&id=457
 
Après-midi 14:00-18:00: Table ronde TIC pour l'Afrique: exemples du domaine de l’agriculture et de la santé
 
Cette conférence sera l'opportunité de présenter les résultats de notre projet "E-TIC: Vitrines du Sahel". Pour plus d'informations sur ce projet lié à l'utilisation des technologies pour l'agriculture, l'élevage et la pêche au Sénégal et au Mali, voir http://www.e-tic.net et http://www.agriguide.org.
 
Plus: http://www.icvolunteers.org/index.php?what=news&id=458
 
Pour vous inscrire, veuillez écrire à icvs@icvolunteers.org.

919036_connect_the_world-f185d.jpg

07:18 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

vendredi, 07 septembre 2012

Après le printemps arabe

 

"L'automne des Arabes

C’est le sage de la Tunisie, la pondération faite homme, et c’est pour cela qu’il faut entendre son cri d’alarme. Dans une interview au quotidien de Tunis La Presse que Patrick Cohen citait dès hier, le professeur Yadh Ben Achour, fils d’un grand religieux, juriste, brillant intellectuel et essentiel artisan de la transition qui avait suivi la « révolution de jasmin » déclarait ce week-end qu’une « dictature théocratique » menaçait désormais son pays.

Il en voit les prémisses dans « les appels au meurtre d’imams voyous », les discussions à la Constituante sur l’application de « peines coraniques comme l’amputation », les agressions contre les artistes, les violences contre des chiites, les procès contre de jeunes caricaturistes ou les diffuseurs de Persépolis et surtout, plus inquiétantes encore, les tentatives d’introduire dans la future Constitution la « criminalisation de toute atteinte aux valeurs sacrées », prélude, dit-il justement, à « la fin de la liberté d’expression ».

Tout cela est malheureusement vrai. Le professeur Ben Achour aurait même pu y ajouter les menaces qui s’accumulent sur la toute nouvelle indépendance des rédactions et des évolutions parallèles en Egypte où la démocratie a également porté au pouvoir les Frères musulmans. Comme toute révolution, le printemps arabe aborde les sombres moments qui suivent les instants d’euphorie libertaire. Les dangers sont là, toujours plus lourds, mais les pays arabes sont-ils pour autant condamnés, comme hier l’Iran, à passer d’une dictature à l’autre, des potentats aux fous de Dieu ?

Cela peut arriver, oui, c’est une possibilité mais quatre raisons incitent à ne pas voir là une fatalité.

La première est que les chefs de file des islamistes élus au Caire comme à Tunis ont médité l’échec de la théocratie iranienne et le succès de l’islamo-conservatisme à la turque, qu’ils préféreraient réussir qu’échouer, conserver le pouvoir en étant réélus qu’en se lançant dans l’incertaine instauration d’une dictature. La deuxième est qu’ils ont besoin d’investissements, nationaux et étrangers, et que ce n’est pas par la voie iranienne qu’ils les obtiendront. La troisième est que ces pays aspirent à la démocratie, y compris les électeurs les plus conservateurs qui ont donné leurs voix aux islamistes, et la quatrième est que, si les islamistes constituent les premiers partis d’Egypte et de Tunisie, ils n’ont pu s’y assurer le pouvoir qu’en raison de la division des modernistes laïcs.

La base électorale des islamistes arabes est infiniment moins monolithique que ne l’était celles des mollahs iraniens dans les années 80. Leurs dirigeants sont très divisés et, s’ils lâchent la bride, en Tunisie, aux plus fanatiques des barbus, c’est qu’ils craignent un éclatement de leur parti au moment précis où leur popularité recule.

Il faut plus que jamais appeler les modernistes arabes à s’unir, entendre les cris d’alarme mais entendre aussi la confiance qu’exprime néanmoins Yadh  Ben Achour lorsqu’il ajoute : « Le message de la révolution sera toujours là pour rappeler à ceux qui l’oublient que leurs engagements vis-à-vis de ce peuple ne consistent pas à lui offrir des nattes de prière pour résoudre ses problèmes ». (Bernard Guetta)"

14:52 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook