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jeudi, 01 novembre 2012

Portrait

Réputé pour ses compétences d’expertise en négociations commerciales, El Hadji Diouf, docteur en droit d’origine sénégalaise a été appelé au poste de Directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES).

 

Diplômé de l’Université de Berne (en autres), il a mis en œuvre ses connaissances en relation avec les grandes agences économiques internationales.

 

Auteur de L’Afrique et le droit à la différence dans les négociations commerciales internationales, il offre une réflexion attendue pour l’invention de nouveaux mécanismes juridiques spécifiques à l’Afrique qui leur permettraient de pallier à leurs contraintes économiques intérieures, afin de pourvoir envisager une libéralisation intégrale.

 

Pour étayer cette thèse à valeur de prise de position, il s’appuie sur l’exemple du coton, dont les retombées ne sont pas encore intégrées dans les pays africains comme l’on pourrait s’attendre dans un certain sens, ce à cause d’un manque de flexibilités suffisantes du cadre formel des principes gérant les négociations commerciales internationales.

En qualité de Directeur du Programme sur les Accords de Partenariat économique (APE) et le régionalisme au Centre international pour le commerce et le développement durable (ICTSD) à Genève, il a conseillé de nombreux gouvernements africains. L’an dernier, il avait participé à la diaspora des affaires pour le Sénégal, coordonnée par votre serviteur, avec le soutien du Maire de Genève de l’époque, où il avait pu exprimer ses vues, suite de quoi il avait obtenu cette année les accords officiels pour la création de l’UMEF (l’Université de management, d’économie et des finances, dont le siège se trouve à Genève) à Dakar.

Le charisme de cet éminent membre de la diaspora sénégalaise nous manquera. Bonne chance à lui! C'est l'occasion d’apporter le meilleur à son pays d’origine ! Il saura assurément faire avancer des dossiers le concernant et continuer ainsi à tisser des ponts entre les deux continents, en retraçant certainement encore de nouvelles pistes.

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Commentaires

Fichtre, voilà qui mérite le Champignac de la langue de bois. On croirait lire un Pékin Information des années 60...
C'est rigolo le Sénégal. Dis papa, pourquoi tous les présidents s'appellent Diouf dans ce pays ? Cela veut dire quoi, népotisme ?

Écrit par : Géo | jeudi, 01 novembre 2012

À notre cher et mythique Geo national : que voulez-vous? Au Sénégal, beaucoup s'appellent Diouf, Seck, Diallo, Ngnom, Wade, Ndiaye, Ndoye, etc.

Regardez-y de plus prêt! En matière de népotisme - si népotisme, il y a - vous verrez que dans notre pays soi-disant démocratique et libéral, il sévit exactement dans les mêmes proprotions, tant dans le privé que dans le public.

Qui doit donner des leçons à l'autre?

Écrit par : Diogène-la-lanterne | jeudi, 01 novembre 2012

Ngom, pas Ngnom. Et vous oubliez les noms peuhls mais fortement ancrés au Sénégal: les Sy, les Bâ (Hampaté Bâ devrait vous dire qqch...).
Vous avez peut-être raison sur le népotisme, mais comme toujours il est plus masqué...

Écrit par : Géo | jeudi, 01 novembre 2012

Et vous oubliez aussi la pléthore des Sall (le Maire de Dakar et le Président de la République, etc.),les Fall et les Diop, les Baldé.

Vous voyez juste, ce sont toujours les mêmes familles régnnates qui sont là à se partager les parts de gâteaux, les privilèges et les pouvoirs. Les escrocs de service poursuivent leur route sans être inquiétés. A bien regarder, le changement de gouvernement n'y a rien changé, ce sont les mêmes qui gardent tout. Le peuple est-il si aliéné qu'il laisse faire ou n'y voit-il que dalle? Le bon coup de balai n'a pas eu lieu.

Écrit par : Diogène-la-lanterne | vendredi, 02 novembre 2012

"Le peuple est-il si aliéné qu'il laisse faire ou n'y voit-il que dalle? "
J'ai une théorie, plutôt une hypothèse, sur l'attachement des peuples africains à leurs chefs, ou rois, qui sont devenus présidents. Les pères sont incroyablement plus absents dans l'Afrique bantou que sous nos contrées. Les pères pauvres émigrent en abandonnant femmes et enfants au village, fondent un nouveau foyer en ville, et repartent vers de nouvelles aventures quand la famille urbaine devient trop pesante. Les pères riches font tellement d'enfants avec tellement de femmes qu'ils n'en connaissent que rarement le nombre. Ces comportements, reportés à l'échelle des masses renforcent fortement l'image paternelle, forcément idéalisée et importante. Quand j'étais jeune, tout le monde m’appelait "patron" ( mais le jeune blanc-bec européen qui débarquait aussi...), les dernières fois pour certains proches, c'était "papa".

Remarquez, ce genre de choses ne nous est pas étranger. Je n'aime pas le socialisme français, je pense que leurs politiques vont abîmer encore plus l'économie française, mais je déteste cette façon de lyncher Ayrault. (comme je déteste le lynchage de Ueli Maurer...)

Écrit par : Géo | vendredi, 02 novembre 2012

Passionnante discussion! Je ne savais que vous avez eu une expérience avec l'Afrique, Géo. Racontez-nous en plus! Personnellement, j'ai été effaré de constater autant de discrimination anti-blanc. Par exemple, la manière de se faire traiter de "touba", ou la façon de séparer les blancs des noirs dans un groupe, cette volonté d'arnaquer à tout crin, sans jamais dire "merci" à rien... Et que dire si on est une femme blanche?! Mis à part, la tristesse gagne devant autant de méchanceté gratuite et d'abus de pouvoir, sans fin ...

Écrit par : Diogène-la-lanterne | vendredi, 02 novembre 2012

Diogène@ Vous avez l'air de bien connaître cette région et ses langues. J'ai travaillé au Fouta-Diallon et il me semblait acquis que ce nom venait des Diallo, grande famille peuhle. Un interlocuteur africain m'a sèchement rembarré sur ce point...
Il est vrai que le Fouta Diallon est très symbolique : pays conquis par les Peuhls, très musulmans, à la pointe de l'islamisation de l'Afrique de l'Ouest (vous avez sûrement lu Maryse Condé...), source du Niger. Peut-être était-ce une réaction ethnique d'un non-peuhl...
Vous avez un avis ?

Écrit par : Géo | vendredi, 02 novembre 2012

@ Géo: quelle belle et intéressante discussion vous nous offrez là! Désolé, je ne connais pas l'origine des noms sénégalais et encore moins la formation des ethnies, tellement j'ai en horreur les guerres entre frères.

Quant à la ségrégation opérée par les Noirs envers les Blancs dans un groupe, j'en sais quelque chose. C'est incompérhensible mais vrai. Une relation win-win, ou amicale, ou simplement d'égal à égal, ce n'est pas évident. On se fait taxer de "touba", synomyme de "con", "naïf", bref "blanc-bec".

L'attachement envers les chfs africains par leur peuple est peut-être un aspect intéressant. Ce qui nous manque chez nous, c'est ce sentiment d'appartenance, d'identification. Au-delà des relations contractuelles qui nous lient, des codes sociaux vides de sens, d'une vie résolument procédurale, on peine à discerner un frémissement de sens politique au sens aristoléticien. On s'entend parce qu'on ne se comprend pas, aime-t-on à dire. L'esprit de tolérence ne signifie pas qu'on se parle, ni qu'on a réussi à trouver un modus vivendi. La notion de légitimité s'immisce dans des cas de figure de la vie courante, surtout en référence au clan familial. C'est ainsi qu'on distribue les biens sociaux. Que vouslez-vous? nous n'avons pas de leçon à donner et les tabous sont légion. Au plaisir de vous entendre bientôt! Bonne soirée!

Écrit par : Diogène-la-lanterne | vendredi, 02 novembre 2012

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