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jeudi, 23 mai 2013

Jean Haudry

 

Le CLUB DE LA GRAMMAIRE

Fondé par Honoré Snell en 1959

Affilié à l’Institut national genevois et présidé par Pascal Junod

 

 

organise sa prochaine soirée le

Jeudi 23 mai 2013 à 18 heures 30 (entrée libre)

Institut national genevois, Promenade du Pin 1 - 1204 Genève

  

Jean HAUDRY

Directeur d’études de grammaire comparée à l’École Pratique des Hautes Études (Paris)

 

Chronologie des reconstructions linguistiques indo-européennes

 

Si l’on remonte du français au latin, on trouve parmi les formes héritées des formes datables de la période romane (IIIe-Ve siècles de notre ère), comme les verbes pouvoir, vouloir, courir, mourir issus du latin tardif potēre, volēre, currīre, morīre, non du latin classique posse, velle, currere, morī, des formes qui remontent au latin classique (IIIe-Ier siècles avant notre ère), et quelques résidus antérieurs, comme l’alternance es-/s- dans la flexion du verbe être, qui remonte, à travers le latin où elle n’est plus vivante, à l’indo-européen. Il en va de même pour la reconstruction de l’indo-européen. Du latin aux langues romanes, l’évolution ne s’est pas bornée au phonétisme ; la structure même a été atteinte. Le caractère flexionnel, omniprésent dans le système latin comme dans les autres langues indo-européennes anciennes (ci-dessous § 3.2) a cédé la place à des structures agglutinantes, surtout dans le nom, mais aussi pour une part dans le verbe en français : dans la conjugaison, en face du latin am-ō, am-ās, am-at, am-ant, la forme verbale est phonétiquement invariable, la personne est indiquée uniquement par le pronom dans le français j’aime, tu aimes, il aime, ils aiment. En revanche, la structure ancienne est maintenue partiellement dans nous aim-ons, vous aim-ez.

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