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mercredi, 31 juillet 2013

Plus de 54.000 personnes ont signé l'appel «Nous avons le droit de savoir»

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« Ce sont les paroles les moins tapageuses qui suscitent la tempête et les pensées qui mènent le monde viennent surdes pattes de colombe. » (Friedrich Nietzsche in Le Gai Savoir)

 

Ce mois de juillet, on apprend que plus de 54'000 personnes ont signé la pétition lancée par MEDIAPART « Nous avons le droit de savoir. » Selon, Plenel, son fondateur,

« nous avons le droit de savoir

La liberté de l’information n’est pas un privilège des journalistes mais un droit des citoyens. Dans une démocratie vivante, le pouvoir du peuple souverain suppose le savoir d’un public informé. Être libre dans ses choix et autonome dans ses décisions nécessite de connaître ce qui est d’intérêt public, c’est-à-dire tout ce qui détermine et conditionne nos vies en société. 

S’agissant des affaires publiques, la publicité doit donc être la règle et le secret l’exception. Rendre public ce qui est d’intérêt public est toujours légitime, notamment quand le secret protège indûment des injustices et des délits, des atteintes au bien collectif ou aux droits humains. Ainsi la sécurité des États ne saurait empêcher la révélation de violations des libertés individuelles, pas plus que la sauvegarde de l'intimité de la vie privée, impératif par ailleurs légitime, ne saurait être l’alibi d’infractions aux lois communes.

C’est pourquoi il importe de défendre les journalistes professionnels, les sources d’information et les lanceurs d’alerte ayant permis la révélation de faits d’intérêt général qui, sans leur travail et leur audace, seraient restés inconnus du public. Les soutenir, c’est protéger et étendre un droit de savoir universel, garantie d’un renforcement de la démocratie mondiale à l’heure de la révolution numérique. »

Même si les ciseaux d'Anastasie restent la menace principale à la transmission d'informations que certains souhaitent voir niées, déniées, le droit de savoir et de dire ne doit jamais être aliéné car il est aussi vital pour l'être humain que celui de respirer, de boire, etc.

À ce stade, la question de savoir à qui profite l'information, qui paie son émissaire, quels liens instaurer entre ce dernier et celui qui la traite, est ouverte : des esprits malveillants peuvent en effet aussi utiliser ou instrumentaliser une info capitale pour se faire du blé alors que le sujet sachant est relégué aux oubliettes. Ce serait si dommage car encore plus de mystères ou des secrets resteraient non élucidés.

Pour sortir de la loi du silence imposée par la politique de l’autruche en vigueur dans beaucoup de domaines sociaux, pour contrer les techniques de désinformation usuelles, pour découvrir des vérités en dépit du statut du locuteur déterminant trop souvent le pouvoir de la parole, il est donc encore possible de signer cet appel . Félicitations à Plenel d'avoir créé un nouveau concept, avec courage et intelligence, qui rend ses lettres de noblesse au savoir, mû par le désir de vérité et de justice!

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Commentaires

Il est bon de rappeler que certains domaines, certaines communautés religieuses sont absolument tabou et rien que d'évoquer leurs activités vous voudront des procès en tout genre dont ils se sont fait une source de revenus non négligeable.

Écrit par : Hypolithe | mercredi, 31 juillet 2013

Effectivement, cela peut devenir un marché juteux pour certains. Il faut néanmoins veiller à la fiabilité des sources et les respecter en bonne et due forme afin que les données ne soient pas usurpées et servir les intérêts d'hypocrites avides qui tournent leur veste selon la direction du vent. Un peu de justice dans ce monde en délire ferait du bien, d'autant que le savoir est souvent malmené, donnant du grain à moudre à certains qui piétinent souvent leurs bienfaiteurs. La roue peut tourner ... on a vu certaines affaires éclater suivre leur cours (Cahuzac, DSK, Karim Wade, etc, etc, etc.)

Sans tomber dans une naïveté béate, gardons espoir dans l'analyse, l'intelligence des propos d'êtres épris de justice et de vérité. Ainsi, l'information peut renverser la face du monde et contrecarrer les rumeurs lancées par des intrigants de service en mal de sensation et mus par des intentions malveillantes.

Des données ineffables ou tangibles, factuelles ou causales, peuvent orienter des décisions. Soyons optimistes!

Bonne soirée à vous!

Écrit par : Micheline P. | mercredi, 31 juillet 2013

Pour avoir été abonnée brièvement chez Mediapart, je peux vous garantir qu'entre la page de pub et la réalité, il y a un océan.
Mediapart par exemple a été très actif dans la chute du président Gbagbo en Côte d'Ivoire. Gbagbo a réellement été élu, Maîtres Dumas et Vergès l'ont clairement démontré. Je l'ai précisé ici :
http://blogs.mediapart.fr/blog/nicoleg/300613/cpi-le-procureur-c-laurent-gbagbo-accepter-le-passage-de-70-de-votants-le-28-nov-2010-8112-est-ce-bien
Et pourtant, l'avocat de Mediapart qui est aussi l'avocat de Ouattara a fait un rapport honteux :
http://www.lysias-avocats.com/fr/actualites/le-rapport-qui-accuse-laurent-gbagbo
http://ddata.over-blog.com/1/67/15/03/2013/coteivoire-gbagbo.rapport-me-mignard.pdf
qui est la base de départ de l'envoi de Gbagbo à la CPI.
Mediapart enfume sur la France, pour mieux faire passer des positions douteuses dans des cas comme la Côte d'Ivoire.
Titrer que Gbagbo se fait proclamer Président, alors que c'est la Conseil Constitutionnel, instance suprême qui a pris en compte les fraudes massives au Nord est inacceptable.
http://www.mediapart.fr/journal/international/031210/cote-divoire-gbagbo-se-fait-proclamer-vainqueur-de-la-presidentielle
Sur les fraudes :
http://blogs.mediapart.fr/blog/nicoleg/190511/cote-divoire-limpensable-fraude-electorale

Écrit par : Nicole Guihaumé | lundi, 26 août 2013

"Selon des documents consultés par Mediapart, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée et ambassadeur de France en Tunisie a été interpellé par la douane à la gare du Nord le 31 juillet, sans document d’identité. Il transportait 350 000 euros et 40 000 dollars en liquide et partait pour Bruxelles." C'est ce qu'on apprend aujourd'hui par Mediapart. AHURISSANT le degré de corruption dans ces milieux dont la première mission est de servir et non de se servir!

Écrit par : Philippe B. | vendredi, 30 août 2013

Pour revenir à Nicole Guihaumé, mon expérience avec Mediapart est assez similaire. Je n'apprécie pas du tout sa position relative aux lanceurs d'alerte, notamment du cas Gerbier, le banquier français. Certains témoins à charge sont aussi coupables. C'est bien connu... En plus, la rédaction ne répond jamais. L'idéal est intéressant mais la réalité est loin de lui ressembler.

Écrit par : Cécile | dimanche, 08 septembre 2013

Mediapart souffle ses 6 bougies. Les commentaires ci-dessus sont intéressants ainsiq ue votre réfléxion sur le traitement de l'information. Trop souvent, on assiste à des infos tronquées prace qu'on "n'a pas le droit de dire" certaines choses. La question de la rétribution des informateurs est cruciale. Elle devrait se régler sur le même principe que les "conseils juridiques" des avocats, qui souvent sont moins essentiels que le travaille d'intelligence. Beaucoup d'informations sont - hélas ! - tues. Il serait déontologique de rendre toute l'importance nécessaire aux informateurs!

Mise à part ces considérations, il faut saluer Mediapart, globalement. Dommage qu'il ne réponde jamais comme l'affrime Cécile, qu'il faille payer pour écrire et que ce qui constitue le grain à moudre ne soit pas mieux reconnu. Bon vent quand même à lui! Il vient de signer un partenariat avec la Suisse; c'est un bon signe de durabilité.
Le Guardian et la Stampa figurent aussi parmi les meilleurs journaux du monde.

Écrit par : Philippe B. | dimanche, 23 mars 2014

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