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lundi, 26 août 2013

Bill Gates: Les 10 choses qu'on n'apprend pas à l'école!

La rentrée est là après un été raccourci, faute d'un printemps digne de ce nom. Pour nous "consoler" de ce désagrément, Bille Gates, dont le seul nom rime avec réussite éclatante et incontestée, donne quelques conseils pédagogiques existentialistes.

 

Bill Gates s'est prêté à l'exercice : il a prononcé un discours dans une école secondaire, à propos des 10 choses qu'on n'apprend pas mais qu'il exhorte impérativement à apprendre le plus vite possible, à l'école. La sagesse du bien aimé homme fort de Microsoft donne les dix règles à suivre pour réussir dans la vie :

 

 

Règle 1: La vie est injuste: habituez vous!

Règle 2: Le monde se fout de votre amour-propre. Le monde s’attendra à ce que vous accomplissiez quelque chose AVANT que vous ne vous félicitiez vous-même.

Règle 3: Vous ne gagnerez pas 60,000 $ par an en sortant de l’école. Vous ne serez pas vice-président en commençant, avec GSM et voiture de fonction fournis, avant d’avoir mérité, gagné ces privilèges.

Règle 4: Si vous croyez que votre professeur est dur avec vous, attendez d’avoir un patron.

Règle 5: Travailler dans une friterie n’est pas s’abaisser. Vos grands-parents avaient un mot différent pour ça: ils l’appelaient une opportunité.

Règle 6: Si vous gaffez, CE N’EST PAS LA FAUTE DE VOS PARENTS, arrêtez de chialer et apprenez de vos erreurs.

Règle 7: Avant que vous naissiez, vos parents n’étaient pas aussi ennuyants qu’ils le sont maintenant ! Ils sont devenus comme ça : * En payant vos factures, * En nettoyant vos vêtements * Et en vous entendant répéter sans arrêt combien vous êtes bons et cools. Ainsi, avant de sauver les forêts tropicales des parasites de la génération de vos parents, commencez donc par faire le ménage dans votre propre chambre et tout ce qui s’y trouve

Règle 8: Votre école s’est peut-être débarrassé du système « gagnant-perdant », PAS LA VIE ! Dans certaines écoles, on a aboli les notes de passage et on vous donne autant de chances que vous voulez pour obtenir la bonne réponse. Ceci n’existe pas dans la vraie vie !

Règle 9: La vie n’est pas divisée en semestres. L’été n’est pas une période de congé. Et très peu d’employeurs sont disposés à vous aider à VOUS ASSUMER, c’est votre responsabilité.

Règle 10: La télévision n’est pas la «vraie vie». Dans la vraie vie, les gens quittent le café et vont travailler. Si vous êtes d’accord, faites circuler, sinon, mettez-vous la tête dans le sable et prenez une grande respiration.


En conclusion, c'est à demander pourquoi tous ces efforts dans une ambiance si ennuyeuse et qui n'assurent ni le bonheur ni la sagesse des quelques futurs décideurs.


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Commentaires

Encore...

Écrit par : patatra | lundi, 26 août 2013

Vous en voulez encore. Patatra ? Ben, à l'école, on n'apprend comment on fait des enfants; la créativité y est tuée dans l'oeuf; la langueur des heures de cours n'apporte rien à la qualité; moitié moins d'heures suffiraient; le système de gardiennage (protection, surveillance) est insupportable. Enfin, on n'y apprend pas que beaucoup de choses ont jouées d'avance malgré l'effort fourni tant financier que psychologique car l'accès aux postes et aux rémunérations les plus intéressantes n'ont rien à voir avec la capacité de comprendre et de reproduire des formules les sophistiquées ou les dissertations les plus philosophiques. L'égalité des chances n'a jamais été du ressort de l'école et l'illusion a été maintenue pour des raisons de paix sociale qui ne sert que les plus nantis. La notion de légitimité reste problématique : Les pistonnés n'ont que faire de bien réussir à l'école. Et au final, c'est le cerveau reptilien qui est à l'oeuvre dans la réussite sociale.

Si vous en trouvez encore d'autres, je suis preneur.

Écrit par : Philippe B. | lundi, 26 août 2013

Que dire ? Que la vie soit injuste, c'est une évidence, mais dans tous les sens du terme. On connaît tous des jeunes nés une cuillère dans la bouche et qui s'ennuient à pierre fendre. Je ne sais pas pourquoi je pense à l'instant à Marie Laforêt, mon exemple pourrait paraître complètement décalé, mais je ne suis pas si sûre qu'il le soit. Je pense à Diego de Lavendeyra dont elle a parlé dans une des vidéos relayées dans cet article :
http://che4ever.over-blog.com/article-le-vrai-visage-du-nouvel-ordre-mondial-97740427.html
Plein aux as, et avec un nombre de problèmes insensés.
Injuste par rapport à celui qui est né dans un milieu pauvre où règne une fabuleuse joie de vivre, non ?
En clair, au delà de ces dix règles, ce que j'entends, c'est qu'il est fondamental d'apprendre jeune à compter sur soi, quel que soit son contexte, et à développer le sens de ses responsabilités.
Maintenant, ce jeu des 10 questions est à resituer dans son contexte. Que pouvait-il donc dire ? Quel que soit le milieu, quelle que soit l'histoire, la base est de développer le plus possible la conscience de ses ressources, même si je suis aussi d'accord avec Philippe.
Dans le pire des contextes, on dispose encore de ses ressources personnelles. Comme disait un ami "il faut avoir une juste conscience de sa vraie valeur". A partir de là, faire de son mieux, en se refusant à renoncer face aux difficultés, et en s'accordant des pauses quand c'est difficile.
Une autre illustration me vient, celle d'Anita Moorjani qui a eu une rémission d'un cancer en phase terminale suite à une EMI. Ce qu'elle dit de ce qu'elle a compris des causes de son cancer est très intéressant :
http://www.youtube.com/watch?v=6zgRXAv3acA
Sa page facebook montre l'impact de ses propos :
https://www.facebook.com/Anita.Moorjani

Écrit par : Nicole Guihaumé | lundi, 26 août 2013

@ Nicole Guihaumé : Cette très intéressante réflexion mérite le détour. C'est bien joli de prôner la valeur personnelle, la créativité. Mais l'école n'a plus rien à voir avec ces valeurs. Dogmatique, vide aussi à ses heures, folle parfois dans les exercices imposés, elle se veut d'abord une institution de régulation sociale, tant comportementale qu'idéologique, dans le même sens de l'obscurantisme médiéval.

Le temps y est long est l'ennui s'installe, avec ses angoisses de ne pas arriver à s'y adapter et la rage de savoir que les fils-à-papa trouveront toujours une bonne situation quelques que soient leurs efforts fournis alors que les autres, même avec de bons résultats, se retrouveront toujours à la traîne, le niveau économique du premier job déterminant le reste ... Eh, oui!!

J'apprécie le ton de votre remarque. Ne pensez pas le contraire. Entre nous, je ne pense pas que dans les milieux pauvres, on n'y trouve plus de joie et que dans les milieux pauvres, on s'y ennuierait... Les moyens financiers servent au développement personnel alors que dans les milieux très précaires, sévissent beaucoup de violence et d'ignorance, ce par manque de leviers.

Merci encore pour ces témoignages!

Bonne soirée!

Écrit par : Philippe B. | mercredi, 28 août 2013

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