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mercredi, 11 septembre 2013

La vision de Maudet de la sécurité

 

 

Le style de Maudet aura marqué la gestion des affaires publiques, en l'occurrence, dans le champs sécuritaire, à l'instar des campagnes électorales menées (une par année depuis 2011).

Sa volonté de ne pas arrêter d’arrêter les malfaiteurs est motivée par un axiome irréfutable qui veut que ce n’est pas « le nombre de places  contenues» dans les prisons qui doivent déterminer les arrestations ou non.

L’inversion n’est pas son genre. La politique de l'autruche, non plus.

La connaissance des dossiers est toujours à l’origine de ses décisions, lesquelles sont politiques. Bien que notre régime ne soit pas vraiment celui d'une expertocratie, ce trait inédit dans certaine (s) caste (s) élue (s) (ou même nommée (s) ) fait de ce génie politique né que Genève soit redevenue plus vivable.

La baisse de la criminalité, décrite par les rapports de police, ainsi que les patrouilles, plus visibles, donnent une lisibilité de son action, qui jure avec ce qu’on a pu observer jusqu’ici. À chaque réalité, sa méthode, comme diraient les phénoménologues !

Pierre Maudet n’attend pas de découvrir une nouvelle forme de criminalité pour prendre des mesures « ad hoc », qui ressemblent plus à du saupoudrage, faisant suite à des "ah, je ne savais pas!". La prévention fait partie de ses préoccupations. Et elle ne s’arrête pas à de la rhétorique, si souvent même mal maîtrisée chez certains, incapables d’expliquer leurs décisions, ressemblant plus à de la lâcheté mêlée à de l’ignorance!

Chez lui, le respect des dogmes qui le font élire ne signifie pas fermeture ou partisanisme béat et désincarné. N'étant pas homme vendu à une idéologie, le magistrat se définit par le courage de l'action et la capacité de prendre des décisions en compte des composantes aussi diverses que variées dans leur nature.

Rien n'échappe à sa vigilance : La formation des représentants des forces de l'ordre quant à leurs missions et le refus de tout communautariste, la coopération internationale en matière sécuritaire, par les voies diplomatiques (qui n'a rien à voir avec des budgets alloués pour des projets d'aide au développement dans des zones en mains de terroristes de tous genres, ne servant que la carrière de certains couards), une nouvelle conception de la manière de répondre à l'afflux de migrants et - aussi - de l'endiguer comme l'atteste son dernier voyage au Kosovo, dans la droite ligne de son engagement en tant que Maire dans le projet de coopération avec la capitale de la Bulgarie.

6a00d83451b69769e201311000b8e8970c-800wi.jpgPour redécouvrir son bilan et ses perspectives, voici l'excellent débat ( ici ) animé par Pascal Décaillet dans son émission Genève à chaud.

 

11:02 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

Commentaires

Intéressant. Il y a des infos. L'article donne un bon éclairage du Magistrat Pierre Maudet. Une question me taraude : qu'entendez-vous par "communautarisme" dans le domaine sécuritaire?

Écrit par : lemondeestetrange | mercredi, 11 septembre 2013

Pour qu'un débat soit excellent encore faudrait-il qu'il y ait un semblant de contradicteur. Monsieur Stauffer qui a pourtant l'art de mobiliser l'attention, était parfaitement inexistant. Il n'a rien dit, juste bafouillé qu'il soutenait l'action de Pierre Maudet.
Monsieur Maudet incarne la dimension supérieure, il est au dessus du lot et n'a pas besoin d'en rajouter pour être visible. Son discours n'en est pas un. Il se contente de décrire son action et le travail qu'il mène sans relâche. Des actes et non des mots ou des promesses, en toute simplicité et sans effets de manche. Nous avons vraiment de la chance d'avoir un élu de cette trempe au Conseil d'Etat.

Écrit par : Pierre Jenni | mercredi, 11 septembre 2013

Le communautarisme en matière policière consiste à engager des policiers d'une autre nation pour pour faire face à la délinquance de ressortissants du pays soi-disant "afin de faciliter le dialogue et d'inclure la dimension inter-culturelle en fonction du pays des us et coutumes juridiques de ce même pays". Un exemple : la Belgique, qui a engagé des policiers africains (notamment congolais) pour faire face aux problèmes de la délinquance de la colonie congolaise, formant un quartier en soi, presqu'hermétique, vivant selon ses propres lois; dans la formation même de ces policiers étrangers, il y est stipulé, noir sur blanc, que si c'est un policier africain qui se fait tuer, c'est un frère, un compatriote qu'on tue. C'est assez choquant d'avancer une telle raison. Ici, à Genève, Pierre Maudet a la volonté d'oeuvrer avec des représentants des forces de l'ordre de la Roumanie, qui mettent tout en oeuvre pour poursuivre les malfrats ayant sévi à Genève, et qui les jugent dans là-bas. Ce coup de génie est un coup de force. Le respect de l'état de droit prend tout son sens. Voilà, lemondeestetrange, j'espère avoir répondu à votre question fort intéressante.

@ Pierre Jenni : merci pour cette description! Avis partagé! C'était exactement le sens de cette intervention. Jamais un discours vide de sa part; des actes qui collent à la connaissance des dossiers, du terrain, des réalités entrecoupées.

Bonne journée!

Écrit par : Micheline P. | jeudi, 12 septembre 2013

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