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dimanche, 05 janvier 2014

Bicentenaire et bons voeux

 

 « Ce qui constitue une nation, ce n’est pas de parler une même langue, ou d’appartenir à un groupe ethnographique commun, c’est d’avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir » (Ernest Renan, in Qu'est-ce qu'une nation?)

 

 

bicentenaire1.jpgLe passage de l’an est marqué annuellement par la commémoration de la Restauration de la République et Canton de Genève. Cette fois, l’évènement a été pointé par le lancement des festivités pour le Bicentenaire de l’adhésion de Genève à la Confédération, inauguré par M. Pierre Maudet (Président de GE200 depuis sa création), qui s'est évertué à préciser les liens tant spirituels que matériels entre les deux "états". 

Peut-on imaginer Genève sans la Suisse et vice-versa, la Suisse sans Genève ? Peut-on imaginer ce que serait devenue Genève si elle était restée française ? Quelques dates … Le 31 décembre 1813, Genève retrouve son statut de république indépendante après quinze ans d’annexion à la France et suite aux défaites de l’armée napoléonienne ; le 1er juin 1814, des Confédérés débarquent au Port-Noir pour inviter les Genevois à entrer dans la Confédération ; en 1815, Genève rejoint la Confédération suite à un appel du pied d’autres confédérés.

À cette occasion, des drapeaux suisse et genevois sont projetés sur les murs de la Tour Baudet et de l’Hôtel-de-Ville, deux cents pots à feu parcourent les contours de la Treille, des roulements de tambours et une marche des Cents-Suisses scandent la manifestation.

Sous une tente chauffée (Dieu, merci !), on pouvait goûter une spécialité helvétique et une genevoise composées de longeole et de rösti.

Une foule de près de mille personne intéressées, provenant de toutes parts ( le reportage de FR3 ) était rassemblée pour participer à l’aventure. Une convive tente d’expliquer à sa voisine : "Ch’sais pas exactement ce qui se fête mais je crois que c’est le jour où les Genevois ont débarqué en Suisse."

Le discours du Vice-Président du Conseil d'Etat genevois, M. Pierre Maudet, retraçait les points forts de cette sagaBI.jpg motivée essentiellement non par un coup d’Etat mais par une volonté réciproque à réunir ses forces de part et d’autre afin de réaliser avec intelligence un destin commun. L’émotion était palpable tant de l'émetteur que des récepteurs.

Trop de gens oublient que Genève fait partie de la Suisse … Les festivités qui jalonneront jusqu’au 19 mai 2015 le rappelleront à intervalles réguliers.

On aimerait, à l'instar du personnage du film Jamais le premier soir - sorti le 1er janvier - décréter le malheur comme état hors-la-loi en cette nouvelle année. Ou encore 2014 sera l'année où l'impunité ne sera éradiquée, tout comme la pauvreté à jamais évitée. Il reste à espérer un peu plus de sagesse dans les décisions, un peu moins de violence commise sous couvert d'un vernis d'une soi-disant légitimité et que dans des pays en transition avec lesquels la Suisse entretient de fortes relations, des horribles crimes personnifiés ne soient plus perpétrés contre des hommes qui ont osé prononcé des mots tels que "séparation des pouvoirs", "laïcité", "respect des minorités religieuses ou ethniques" ou encore "égalité de tous les citoyens devant la loi et les principes démocratiques". 

(Sur le sujet : ici , encore ici et ici ou encore  là)

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Commentaires

Excellente année Micheline, ainsi qu'à tous les lecteurs!

""Sous une tente chauffée, (dieu merci)""

Merci plutôt aux inventeurs et à ceux qui ont pensé à mettre du chauffage......

Écrit par : Pierre NOËL | dimanche, 05 janvier 2014

Meilleurs vœux à vous sur tous les plans, Pierre Noël !!!

Vous imaginez bien "dieu, merci!" est une boutade, un peu pour prolonger la douce folie de Noël ...
L'explication vaut bien celle donnée par l'actuel ministre des Finances et Vice-Premier ministre japonais, Taro Aso au sujet de la crise due aux subprimes en 2008 et le fait que son pays ait échappé à cette vaste berezina tout bonnement, parce que les dirigeants des banques japonaises ne connaissaient pas l'anglais et qu'ils auraient pu échapper ainsi à ces produits douteux ...

Écrit par : Micheline P. | lundi, 06 janvier 2014

En ce 1er juin, le Bicentenaire nous remémore que la Suisse ne s'est pas faite en un jour et que son existence dépend de valeurs fortes : volontarisme, solidarité, mariage de raison, respect de l'indépendance des pouvoirs (même si ce n'est pas parfait), l'autonomie des personnes grâce à la garantie de libertés publiques bien travaillées, la coexistence de minorités. Le miracle suisse existe-t-il? Des émissions ont été réalisées sur le sujet ces 6 mois. La Suisse ne serait pas ce qu'elle est sans Genève et vice-versa!

Écrit par : Philippe B. | dimanche, 01 juin 2014

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