UA-105021232-1

mardi, 25 mars 2014

Philippe de Saint-Robert à Genève mercredi 26 mars 2014 : "Montherlant ou l'indignation tragique"

 

Le CLUB DE LA GRAMMAIRE
fondé par Honoré Snell en 1959
affilié à l’Institut national genevois et présidé par Pascal Junod


organise une soirée littéraire mercredi 26 mars 2014 à 18 h 30 (entrée libre)

Institut national genevois, Promenade 1 - 1204 Genève

avec Philippe de Saint-Robert

qui nous parlera de son dernier ouvrage

« Montherlant ou l’indignation tragique»

 

montherlant2.jpg


Montherlant (1895-1972) est reconnu comme étant un des plus grands auteurs de langue française du XXe siècle, tant par ses romans que par ses pièces de théâtre. Il est un passeur entre nos traditions littéraires et religieuses et leurs expressions actuelles. Maître du langage, il nous incite à redécouvrir que la rigueur d’une langue classique, et non moins libérée, demeure un atout puissant pour la pensée d’aujourd’hui. Il est vrai que parfois la tenue de sa langue française gêne dans le débridé de l’expression contemporaine. Mais c’est par là-même qu’il nous engage à nous réapproprier la permanence des qualités de notre langue et de notre pensée. Montherlant a écrit dans ses Carnets : « On a dit que je n’ai pas beaucoup d’amour, mais j’ai de l’indignation qui est une forme d’amour. » Puisque l’indignation est aujourd’hui un mouvement agissant, allons plutôt en chercher les raisons chez un Montherlant que dans le laxisme de nos penseurs modernes. 

Fondateur et président de l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française, président du Jury des Nouveaux Droits de l’homme, Philippe de Saint Robert fut commissaire général de la langue française de 1984 à 1987, puis conseiller culturel et scientifique près l’ambassade de France à Bruxelles. Ecrivain et collaborateur auprès de nombreux organes de presse, il a été membre du Haut Conseil à la francophonie jusqu’en 2003. Il préside l’Académie de la Carpette anglaise, qui décerne chaque année le prix éponyme d’indignité civique à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué en promouvant la domination de l’anglo-américain, en France même, au détriment de la langue française.

Philippe de Saint-Robert présente un Montherlant très actuel, qui aimait à dire : "Il n'y pas de pouvoir. Il y a l'abus de pouvoir, rien d'autre." Il relève astucieusement la manière de Montherlant de nous mettre en garde des formes de metis (procédé analysé par les démocrates grecs) qui gangrènent nos sociétés. L'abus de langage n'est pas loin ... l'univers superficiel des mots utilisés dans certains discours dominants gardent la trace de ce procédé dont la caractéristique essentiel est de parer les pires actions d'un vernis de bonnes intentions. Le style, la forme, le ton des oeuvres de Montherlant offrent un nouveau souffle dans l'ambiance ignifuge et asphyxiante qui tue lentement mais surement notre modis vivendi par trop de langue de bois, par le jeu des idées et des procédures au profit de qui détient le pouvoir verbal.


05:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.