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vendredi, 30 mai 2014

Le phénomène Matteo Renzi ou l'ère du démocratisme

 

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« Miracle à Rome ! », se sont écriés quelques commentateurs au lendemain des votations européennes. « De quel bois se chauffe-t-il ? », se demandait tout observateur le jour de son accession à la plus haute marche du pouvoir, à la suite d’opérations machiavéliques pour faire chuter son camarade de parti, Enrico Letta (trop proche de son opposé et rival, Silvio Berlusconi, par ses liens de parenté avec Président de Mediaset, cause des déboires judiciaires du Cavaliere)?

Lui, qui sut avec brio prendre la balle au vol, aura achevé sa course au fond des filets et non sur la barre, comme le préconisaient certains pronostiqueurs pour son passage à l’action, alors que les mouvances europhobes ont eu le vent en poupe par dégoût des castes au pouvoir.

Matteo Renzi, le plus jeune dirigeant politique européen marque les esprits par son empreinte à faire de la politique autrement, bousculant les codes à l’œuvre, défiant les vétos et dépassant les crédos.

Le « Rottamatore » (=le démolisseur) a été plébiscité contre toute attente, coiffant au poteau ainsi son véritable rival, le bouffon devenu roi, Beppe Grillo (mouvement 5 étoiles).

Incarnerait-il l’homme qui sut dépasser les tentations nihilistes dans une époque où d’énormes sottises, devenues clichés, fondent des décisions capitales par le jeu d’action-réaction? Beaucoup le voyaient comme l’alternative au bipolarisme boiteux dont se faisait le théâtre l’Italie (à l’instar d’autres démocraties alentours), troisième puissance économique européenne comme en attstent sa balance commerciale et son fort taux d'exportations.

Il avait promis qu’avec lui, la politique ne serait pas ennuyeuse. Promesse tenue !

Au-delà des déclarations d’intentions qui n’engagent que ceux qui les entendent, le « tout est possible » apparaît comme une évidence plutôt qu’un choix savamment orchestré avec les coups à la Renzi. Son axe, il le trace en pourfendant des idées reçues érigées en dogmes « irréfutables » autant que débiles, pris singulièrement, créant une novlangue propre à chaque parti : Matteo Renzi dirige ses efforts pour diminuer les impôts des plus bas revenus, injecter quelques milliards dans l’économie et encourager les partenariats privé-public sans considération idéologique arrêtée faisant fi de tous les -ismes possibles. (Il n’hésite pas à « vendre » des monuments historiques et artistiques d’importance contre l’exigence de les restaurer, par exemple).

Sa formule magique consisterait-elle à combler le fossé entre le dire et le faire (que séparait un bras de mer, comme le déplorait son prédécesseur Machiavel) ? Volens nolens, la péninsule italienne - malgré son anomalie (ou son exception) foncière à être gouvernée par un Chef non élu - a détoné dans le concert des nations en confirmant l'élan d'un homme d'Etat dynamique, qui sait donner envie d'avoir envie.

Le nihilisme d’atmosphère dont la vertu principale n’aura engendré que cacophonie, blocages assurant le maintien au pouvoir de caciques se faisant passer pour les tenants de l’équilibre, est peut-être en passe de se transformer en une culture politique nouvelle, en faisant du miracle autre chose qu’un mirage.

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dimanche, 18 mai 2014

Vocabulaire de la famille et sueurs froides pour les notaires

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 Les aventures des familles peuvent engendrer des situations parfois bien cocasses. De nouvelles formes de famille ont déjà vu le jour suite à l'avènement de nouvelles technologies et de l'évolution sociale. On remarquera heureusement que la notion d'enfant légitime ou naturel (donc illégitime) qui a sévi pendant des siècles a été abandonné; l'ineptie dépassée, un changement dans l'argument juridique s'en est suivi.

Le vocabulaire n’est déjà pas toujours évident … Un beau-frère peut désigner tout autant le mari de sa sœur que le frère de son mari (ou de sa femme). Mais là, il va y avoir du pain sur la planche pour  les notaires (et leurs généalogistes) en charge de régler les successions !

 

Voici un exemple de ce qui les attend :

- Je suis un homme de 27 ans et je me suis marié à une divorcée de 46 ans, mère d'une fille de 25 ans. Comme cette dernière aime les hommes mûrs, elle s'est éprise de mon père qu'elle a épousé !


Dès lors, mon père est devenu mon gendre, puisqu'il a épousé ma belle-fille.

Mais, dans le même temps, ma belle-fille est devenue ma belle-mère, puisqu'elle est désormais la femme de mon père.

 Là, le notaire commencera déjà à transpirer…

 Or, ma femme et moi avons donné naissance à un fils.

Cet enfant est naturellement devenu le frère de la femme de mon père… c'est à dire le beau-frère de mon père.

Et, dans le même temps, il est devenu mon oncle, puisqu'il est le frère de ma belle-mère.

Mon fils est donc mon oncle !

Là, le notaire se fait apporter un Doliprane par son clerc… Mais il n'est pas au bout de ses surprises !

En effet, mon père et sa femme ont donné le jour à un garçon qui, de fait, est devenu mon frère puisqu'il est le fils de mon père… mais aussi mon petit-fils puisqu'il est le fils de la fille de ma femme.

 Je me retrouve ainsi le frère de mon petit-fils !

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Une devinette pour une petite dernière :

Dans une famille, il y a deux fils, deux pères, et pourtant, ils ne sont que trois.
Comment est-ce possible ?


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