dimanche, 01 février 2015

Iphigénie en Tauride, la Grèce et Maître Bonnant le 3 février

 

 

L'opéra Iphigénie en Tauride qui se produit actuellement au Grand-Théâtre de Genève est une très belle réalisation sous tous les aspects.

Cette figure de la mythologie grecque a inspiré les plus grands auteurs : Homère, Eschyle, Sophocle, Euripide jusqu'à Racine et Goethe. La culture grecque ressuscitée de ses cendres par la Renaissance reprend sa place ici dans toute sa splendeur avec la tragédie en quatre actes du compositeur allemand Gluck.

Victime de la logique du bouc-émissaire, la Grèce vient de vivre des élections importantes pour sa destinée. Le demos a parlé, il a choisi.

Un clin d'oeil et un bel hommage à ce grand pays à qui il faudrait verser des droits d'auteurs pendant tous ces siècles!

Mardi 3 février 2015, se tiendra à 19h30 dans l'auguste institution citée une soirée exceptionnelle autour de cette figure tragique de l'héroïsme féminin ou de l'éternelle question du devoir et des sentiments ou sens moral, du respect des lois de la république et de l'épineuse problématique du libre-arbitre, animée notamment par le lumineux orateur Me Marc Bonnant, grand connaisseur des procès historiques à la manière de la tradition philosophique de la disputatio.


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Commentaires

Un mythe bien vivant que celui d'Iphigénie! Ovide disait : "Il y en a qui croient que Neptune épargne Troie, parce qu'il a construit les murs de la ville. Mais ce n'est pas l'opinion du fils de Thestor ; il sait et révèle que le sang d'une vierge est nécessaire pour calmer la colère de la déesse vierge. Une fois que la raison d'état a triomphé de l'affection paternelle, que le roi a vaincu le père et qu'Iphigénie prête à donner son sang pur se tient devant l'autel, devant les prêtres en pleurs, la déesse, elle aussi est vaincue ; elle jette devant les yeux de tous une nuée et au milieu de la cérémonie, dans l'agitation bruyante du sacrifice, dans le concert des prières, elle change - à ce qu'on rapporte - la jeune vierge de Mycènes par une biche."

Beau tableau ! Le sacrifice d'Iphigénie est dévoilé dans toute sa spendeur : l'autel devant lequel sont placées, le glaive du soldat et l'équipement des soldats, le prêtre baisant l'autel dans un geste de dévotion ... les yeux baissés devant l'ignominie de la scène à venir sont explicites. La pose d'Iphigénie dénote son abandon et l'acceptation de son destin. Les éléments de la tragédie sont réunis. La suite est connue.

Écrit par : Zorba | lundi, 02 février 2015

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