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dimanche, 15 mars 2015

Liberté d'expression et de conviction

Il est beaucoup question, en cette 28e session du Conseil des droits de l'homme qui se tient présentement au Palais des Nations-Unies, du droit à la liberté d'expression et de conviction comme on pouvait légitimement et naturellement s'y attendre. Dans le cadre de l'Item3, l'ONG Espace Afrique International s'est exprimée sur le sujet, en la personne de son représentant Abdoulaye Nazaire Gnienhoun, devant l'assemblée des délégués. À l'heure où Daesh (EI) invente une nouvelle arme (l'utilisation du gaz chloré contre les combattants peshmergas attestée par la BBC avec vidéo à l'appui) pour perpétrer ses actions terroristes, cette interpellation prend un sens particulier supplémentaire.

En voici quelques extraits :

"Notre ONG veut tout d’abord rendre hommage à toutes les victimes de l’intolérance religieuse, de la pensée unique et du terrorisme. (...)

 Les évènements tragiques à Charlie Hebdo et dans le supermarché Casher en ce début d’année ont été un arrêt sur image horrible et grave qui nous rappellent combien nous devons continuer à travailler en permanence pour tisser des ponts, rompre les barrières de l’intolérance, de la haine et de toutes les formes de radicalisation qui constituent désormais une potentielle menace pour qui choisit de penser, de croire et de faire différemment, de faire autrement.

Notre ONG salue l’esprit de la  marche de Paris qui a été une réponse appropriée pour signifier qu’en tant qu’humanité, nous partageons des valeurs communes.

La marche de Paris nous enseigne que lorsqu’un seul être, peu importe sa provenance, ses conviction et sa croyance est tué, brimé pour le simple fait qu’il pense ou croit autrement, ce n’est plus une question de nord ou de sud, de couleur ou de courant politique, c’est tout simplement toute la famille humaine entière qui est concernée et doit de ce fait se lever pour répondre conséquemment afin que plus jamais et nulle part cela ne se produise.

Et Monsieur le président, Mesdames, Messiers, dans ce sens, notre Organisation est entièrement Charlie.

 Dans ce même sens, monsieur le président, notre organisation veut aussi attirer l’attention de la communauté internationale et de tous ceux et celles qui ont un pouvoir d’influer sur l’histoire de notre monde de ne pas oublier les millions d’autres charlies qui souffrent dans le silence dans nos familles,  nos pays, nos régions du monde et nos continents, qui subissent certainement chaque jour, des injustices du fait de leurs convictions ou de leurs religions.

Le système onusien qui a été précipitamment mis en place au lendemain des horreurs de la seconde guerre mondiale et qui s’est amélioré avec le temps, offre aujourd’hui un cadre normatif qui, s’il est entièrement mis en exergue, peut aider à renforcer  le droit à  la liberté de religion ou de conviction et à la lutte contre le terrorisme.

 Nous encourageons donc de façon insistante nos illustres Etats à toujours ratifier les différents instruments internationaux, et cela en dehors des calculs politiques et autres considérations : nous devons croire en l’humanité. Nous pensons plus précisément au Pacte relatif aux droits civils et politiques ainsi que son protocole additionnel. Nous félicitons naturellement les Etats qui l’ont déjà ratifié et encourageons ceux qui hésitent, à le faire sans tarder. (...)

 Pour finir, monsieur le Président, Nous voulons particulièrement attirer l’attention de tous, sur ce qui se passe au Nigéria avec Boko Haram. 

Au moment oü nous sommes réunis ici, dans des familles, des villages,  le temps s’est arrêté et avec lui,  les derniers lampions d’un quelconque espoir en l’humanité se sont éteints. Des enfants, des mères  et des hommes qui ne demandaient qu’à vivre paisiblement, sont morts parce que tout simplement quelqu’un  en a décidé ainsi, quelqu’un a décidé du type de religion ou du mode de pensée  qu’il fallait pour tous, dans cette zone du Nigéria.(...)

Et sur ce point, notre organisation tient à féliciter le Tchad pour avoir pris ses responsabilités. Puisse cet exemple être suivi à une plus grande échelle. (...)"

 


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