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vendredi, 20 mars 2015

La Tunisie en deuil pour sa Fête nationale

 

 Rassemblement samedi 21 mars au Mont-Blanc à 14 h 00

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En ce premier jour de printemps, bien hivernal, comme par effet miroir, nombreux expriment ensemble leur indignation face aux attentas au Bardo, à Tunis. On a voulu taper sur un symbole, on a détruit des vies et un haut lieu de culture où les confluences de plusieurs civilisations (romaines, arabes, panafricaines) étaient rassemblées, ce le jour où le Parlement - situé à deux pas de là - s'apprêtait à voter une loi anti-terroriste.

Frapper le centre névralgique du pays, c'est faire le plus de mal possible ainsi qu'attenter à un secteur primordial du développement socio-économique d'une société qui se remettait doucement après trois ans d'un pouvoir obscurantiste obnubilé par la régression, la répression et le ressentiment dont le but était d'appauvrir encore plus la population tout en augmentant l'ignorance. Des maisons de culture ont fermé en nombre au point de n'en compter moins aujourd'hui qu'en 1956, date de la libération.

Ce drame incommensurable vient contrecarrer cruellement les deux grandes promesses électorales du nouveau président élu - en décembre 2014, suite à l'adoption de la Constitution en janvier 2014 - relatives à des projets sécuritaires et économiques (les deux secteurs vitaux qui ont fait tant défaut à l'époque de la transition post-révolutionnaire.

Ce joli pays petit en taille et riche en patrimoine culturel et historique, en douceur de vivre que la réputation n'a jamais démenti mérite mieux si bien qu'il demeure le seul pays des révolutions arabes qui a le mieux réussi sa réforme structurelle, au point de personnaliser un modèle qui fait foi.

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