UA-105021232-1

mercredi, 25 mars 2015

À voir jusqu’au 29 mars 2015, l’exposition sur la peinture suisse et l’œuvre futuriste de Daniel Grataloup

 

La Peinture Suisse présente jusqu’au 29 mars 2015 à l’Espace Nouveau Vallon, à Chênes-Bougeries des œuvres d’artistes suisses, avec en ligne de mire, une vision futuriste incarnée par trois maquettes de l'architecte plasticien Daniel Grataloup achetées par le Musée d'Art Moderne de New-York (Moma), selon le principe des trois couleurs fondamentales. L’histoire nous rappelle que les peintres helvétiques ont eu beaucoup de peine à exister jusqu’au 18e siècle, contraints la plupart du temps à s’exiler à l’étranger, loin de leur famille, au point d’être assimilés aux artistes du pays d’accueil sans que plus personne ne connaisse leur véritable origine. Avec Bocion, Perrier, Hodler, Schmidt, Vallotton, la peinture acquiert ses lettres de noblesse.

Les utopies d’hier sont les réalités d’aujourd’hui. Les utopies d’aujourd’hui seront les réalités de demain. L’œuvre futuriste de Daniel Grataloup accentue cet idéal devenu réalité; elle se marie merveilleusement avec le ton de l’exposition. Des visites guidées sont organisées à cet effet. À voir absolument !

 

GHP_3292.jpg

Photo prise lors de l'inauguration de l'exposition le jeudi 12 mars 2015 au Vallon


09:29 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

vendredi, 20 mars 2015

La Tunisie en deuil pour sa Fête nationale

 

 Rassemblement samedi 21 mars au Mont-Blanc à 14 h 00

DilemTun.jpg

En ce premier jour de printemps, bien hivernal, comme par effet miroir, nombreux expriment ensemble leur indignation face aux attentas au Bardo, à Tunis. On a voulu taper sur un symbole, on a détruit des vies et un haut lieu de culture où les confluences de plusieurs civilisations (romaines, arabes, panafricaines) étaient rassemblées, ce le jour où le Parlement - situé à deux pas de là - s'apprêtait à voter une loi anti-terroriste.

Frapper le centre névralgique du pays, c'est faire le plus de mal possible ainsi qu'attenter à un secteur primordial du développement socio-économique d'une société qui se remettait doucement après trois ans d'un pouvoir obscurantiste obnubilé par la régression, la répression et le ressentiment dont le but était d'appauvrir encore plus la population tout en augmentant l'ignorance. Des maisons de culture ont fermé en nombre au point de n'en compter moins aujourd'hui qu'en 1956, date de la libération.

Ce drame incommensurable vient contrecarrer cruellement les deux grandes promesses électorales du nouveau président élu - en décembre 2014, suite à l'adoption de la Constitution en janvier 2014 - relatives à des projets sécuritaires et économiques (les deux secteurs vitaux qui ont fait tant défaut à l'époque de la transition post-révolutionnaire.

Ce joli pays petit en taille et riche en patrimoine culturel et historique, en douceur de vivre que la réputation n'a jamais démenti mérite mieux si bien qu'il demeure le seul pays des révolutions arabes qui a le mieux réussi sa réforme structurelle, au point de personnaliser un modèle qui fait foi.

20:56 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

dimanche, 15 mars 2015

Liberté d'expression et de conviction

Il est beaucoup question, en cette 28e session du Conseil des droits de l'homme qui se tient présentement au Palais des Nations-Unies, du droit à la liberté d'expression et de conviction comme on pouvait légitimement et naturellement s'y attendre. Dans le cadre de l'Item3, l'ONG Espace Afrique International s'est exprimée sur le sujet, en la personne de son représentant Abdoulaye Nazaire Gnienhoun, devant l'assemblée des délégués. À l'heure où Daesh (EI) invente une nouvelle arme (l'utilisation du gaz chloré contre les combattants peshmergas attestée par la BBC avec vidéo à l'appui) pour perpétrer ses actions terroristes, cette interpellation prend un sens particulier supplémentaire.

En voici quelques extraits :

"Notre ONG veut tout d’abord rendre hommage à toutes les victimes de l’intolérance religieuse, de la pensée unique et du terrorisme. (...)

 Les évènements tragiques à Charlie Hebdo et dans le supermarché Casher en ce début d’année ont été un arrêt sur image horrible et grave qui nous rappellent combien nous devons continuer à travailler en permanence pour tisser des ponts, rompre les barrières de l’intolérance, de la haine et de toutes les formes de radicalisation qui constituent désormais une potentielle menace pour qui choisit de penser, de croire et de faire différemment, de faire autrement.

Notre ONG salue l’esprit de la  marche de Paris qui a été une réponse appropriée pour signifier qu’en tant qu’humanité, nous partageons des valeurs communes.

La marche de Paris nous enseigne que lorsqu’un seul être, peu importe sa provenance, ses conviction et sa croyance est tué, brimé pour le simple fait qu’il pense ou croit autrement, ce n’est plus une question de nord ou de sud, de couleur ou de courant politique, c’est tout simplement toute la famille humaine entière qui est concernée et doit de ce fait se lever pour répondre conséquemment afin que plus jamais et nulle part cela ne se produise.

Et Monsieur le président, Mesdames, Messiers, dans ce sens, notre Organisation est entièrement Charlie.

 Dans ce même sens, monsieur le président, notre organisation veut aussi attirer l’attention de la communauté internationale et de tous ceux et celles qui ont un pouvoir d’influer sur l’histoire de notre monde de ne pas oublier les millions d’autres charlies qui souffrent dans le silence dans nos familles,  nos pays, nos régions du monde et nos continents, qui subissent certainement chaque jour, des injustices du fait de leurs convictions ou de leurs religions.

Le système onusien qui a été précipitamment mis en place au lendemain des horreurs de la seconde guerre mondiale et qui s’est amélioré avec le temps, offre aujourd’hui un cadre normatif qui, s’il est entièrement mis en exergue, peut aider à renforcer  le droit à  la liberté de religion ou de conviction et à la lutte contre le terrorisme.

 Nous encourageons donc de façon insistante nos illustres Etats à toujours ratifier les différents instruments internationaux, et cela en dehors des calculs politiques et autres considérations : nous devons croire en l’humanité. Nous pensons plus précisément au Pacte relatif aux droits civils et politiques ainsi que son protocole additionnel. Nous félicitons naturellement les Etats qui l’ont déjà ratifié et encourageons ceux qui hésitent, à le faire sans tarder. (...)

 Pour finir, monsieur le Président, Nous voulons particulièrement attirer l’attention de tous, sur ce qui se passe au Nigéria avec Boko Haram. 

Au moment oü nous sommes réunis ici, dans des familles, des villages,  le temps s’est arrêté et avec lui,  les derniers lampions d’un quelconque espoir en l’humanité se sont éteints. Des enfants, des mères  et des hommes qui ne demandaient qu’à vivre paisiblement, sont morts parce que tout simplement quelqu’un  en a décidé ainsi, quelqu’un a décidé du type de religion ou du mode de pensée  qu’il fallait pour tous, dans cette zone du Nigéria.(...)

Et sur ce point, notre organisation tient à féliciter le Tchad pour avoir pris ses responsabilités. Puisse cet exemple être suivi à une plus grande échelle. (...)"

 


13:40 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

mardi, 10 mars 2015

Prospérité ou rigueur : l'exemple de l'Islande

L'inversion des valeurs instrumentales et téléologiques fait beaucoup de dégâts, ce dans la plus grande indifférence; la lâcheté du pouvoir qui dicte la marche à suivre ainsi que l'herméneutique des phénomènes sont souvent aliénants. Et si le politique pouvait rétablir l'ordre de la raison en renversant les habitus ancrés ?

Islande.jpg

Le président de l’Islande étonne. Òlafur Ragnar Grìmsson détonne avec les dogmes économiques en vigueur. Si l’activité politique est le secteur où la liberté humaine s’exprime, alors le Chef d'Etat en question incarne cet idéal : une politique qui suit des mécanismes obtus sans créativité rendue possible par une raison critique n’est pas.

On entend ci et là des plans de rigueur au grand dam des hommes de bonne volonté qui résistent et qui ne servent les intérêts que d’une caste fort aisée sans mérite particulier. L’arrogance sans égard est de mise en cette fin de civilisation ... L’expérience n’y fait rien : partout où l’on prône des rigueurs budgétaires sur une longue durée, l’emploi n’a pas été relancé et les suicides ont augmenté. Ontario constitue l’exemple contraire. Et l’Islande lui emboîte le pas ... en créant encore d’autres modèles !

La crise des subprimes de 2008 a entraîné la capitale islandaise dans une spirale – positive – dont l’issue restait encore inconnue. Pari fou, pari gagné ! Refusant le plan de sauvetage – qui se présente comme sauveur, tue ? – du FMI, le pays insulaire s’est exprimé à 93% par référendum contre la proposition de résorber la dette privée pour renflouer les banques en réduisant le budget de l’état; le challenge a été d'appeler à re-construire l’économie dite « réelle ». Le président islandais a ainsi pu s'exclamer avec l'élégance de la formule-choc :« J'ai eu le choix entre la démocratie et les règles du marché. Le choix était facile. »

Le résultat ne s’est pas fait attendre. L’Islande a affirmé le choix d’accroître ses dépenses vouées à la protection sociale, ce en période de haute récession. Déjà en 2012, l’économie islandaise connaissait une croissance de 3% et le chômage descendait la barre des 5% … Et le remboursement de la dette a été effectué plus tôt qu’espéré … au point que le FMI s’est vu obligé de reconnaître à l’Islande une reprise étonnamment forte ! La prospérité ne saurait se faire sans qu’elle soit partagée par le plus grand nombre et non à son détriment. C’est sûrement la leçon à tirer de ce laboratoire savamment orchestré.

Un homme, suivi de son peuple, l'a fait. Qu'il serve d'exemple !

Qu'il nous soit permis ici d'utiliser aussi cet espace de réflexion pour rendre modestement hommage à un célèbre économiste victime des attentats de Charlie Hebdo en début d'année, Bernard Maris, connu pour avoir esquissé des pistes pour "comprendre" la dette et la vitalité de l'économie

09:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

lundi, 09 mars 2015

National Dress Party au Palais des Nations-Unies

MP-3215.jpgMP-3220.jpgMP-3204.jpgMP-3224.jpgMP-3227.jpgMP-3208.jpgMP-3223.jpgMP-3210.jpg

MP-3217.jpg

MP-3205.jpg

MP-3214.jpgMP-3209.jpg

MP-3206.jpg

20:27 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

mercredi, 04 mars 2015

Combien coûtent les fautes de français ?

 

Pourquoi la langue française est-elle si malmenée? Faut-il y trouver même un snobisme à rebours ou un je-m'en-foutisme inqualifiable?

Accords ignorés, participes passés piétinés, conjugaisons approximatives, phrases aussi alambiquées qu'indéchiffrables ... Beaucoup trop de francophones boudent l'orthographe.

Perle1.jpg

 

Bien qu'on ait perdu en partie le contact tactile avec l'écriture - le clavier impose une certaine distance par rapport à la feuille et au stylo - on continue à écrire et à lire. Les courriers électroniques, devenus légion, exigent moins d'efforts, hélas; outil d'échange principal entre locuteurs, ce support présente, certes, une immédiateté dont l'efficacité n'est plus à démontrer, mais la forme du message en pâtit trop souvent.


À quelques jours de la Journée de la Francophonie, événement pour lequel se déroulera un concert de Youssou Ndour au Palais des Nations, pour la 3e édition, après Ismaël Lô et Keita, il n'est pas inutile de rappeler que la maîtrise de la langue ajoute à celle de la marche du monde.

Michaëlle Jean, la nouvelle patronne de l'Organisation de la Francophonie (OIF) a du pain sur la planche, orthographe2-1024x1024.jpgnotamment dans la lutte contre les anglicismes à laquelle le maire de Québec voudrait allier, une femme- enfin!- courageuse, charismatique et talentueuse, y est sensible. "Nous, on se force pour trouver le bon mot français tout le temps. [...] Des fois, j'ai l'impression qu'on est les seuls à se préoccuper de la qualité de la langue française », disait lundi l'élu québécois, avançant l'hypothèse que les francophones d'Europe n'ont pas le sentiment que leur langue est menacée." Francophones, réveillons-nous! Si le volet culturel est parfois oublié au profit du politique ou de l'économique, il reste qu'il interfère sur ces deux domaines, quoique l'on dise ou fait croire.

Parce que les fautes d'orthographe coûtent cher, très cher ... ( ici,, ou encore ici ) !

 

 

 

   

20:19 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook