dimanche, 15 novembre 2015

Pray for Paris ou le 11 septembre français

"On est en guerre ! ", clame M. Nicolas de Ziegler, Conseiller à l’Assemblée des Français de l'Etranger, Conseiller consulaire de Genève lors du rassemblement devant le Consulat de France à Genève de 17 h 00 ce samedi 14 novembre.

Paris4.jpgParis meurtrie en son for(t) intérieur un vendredi soir dans des quartiers les plus fréquentés en fin de semaine ... Le Président de la France, M. François Hollande assiste au match amical France-Allemagne. Et puis, 129 morts et des centaines de blessés. Les mots manquent. Le silence s'est imposé. L'émotion se lit sur les visages alors qu'aucun son ne sort.

L’attaque terroriste, quelques mois après la tragédie de Charlie Hebdo, subie dans la capitale est sans précédent. L'état d’urgence est décrété (le dernier remontant à 1961 lors de la guerre d’Algérie). C’est un vendredi 13 par une belle nuit d’été indien où les badauds se réjouissent de se retrouver dans une boîte à musique ou sur les terrasses.

Un témoin raconte à chaud qu’ils ne ressemblaient pas à des terroristes car ils n’avaient pas de barbe. Une amie parisienne, amie de la Suisse où elle aime passer des vacances bucoliques, traînait la rue Charonne ; pétrie de stupeur, elle n’a que le mot : « c’était l’horreur ! »

Les assaillants semblent, selon leurs modes opératoires, des djihadistes professionnels revenus de zones de combats bien connus. Les sept sont morts. Deux ont été éliminés par les forces de l'ordre avant qu'ils n'utilisent leurs explosifs.

C’est une civilisation toute entière qui est touchée en cette fin d’année 2015. « Dans Paris –ville Lumières -, c’est Paris2.jpgl’obscurantisme contre la lumière », s’exclame le Président de la Tunisie, M. Caïd Essebi en visite à l’Elysée par un hasard du calendrier.

Tous les symboles réunis pour frapper fort les esprits, les cœurs et ... dans la chair. On a tiré dans le tas. C’est le 11 septembre des Français.

L'attaque revendiquée peu avant midi par l'Etat Islamiste marque l'Europe toute entière (et l'humanité en général), d'autant que le pays suivant visé est déjà connu.

Personne ne succombera à la haine ni à la terreur. Mais la vigilance reste de mise. Définir le mal demeure essentiel. La politique de l'autruche ne doit pas être. Car mal nommer les choses, c'est rajouter encore du malheur, comme le présageait Albert Camus.

Les victimes ont un visage. D'heure en heure, leur identité est révélée. Je présente ici mes condoléances aux familles, qui doivent faire face à un après aussi innommable que l'acte gratuit qui les a arrachées.

 

Paris5.jpg

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