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vendredi, 20 novembre 2015

Le succès de la coopération sécuritaire

 

Récit sans prétention. Les attentats perpétrés à Paris le vendredi 13 novembre, journée internationale annuelle de la gentillesse, se soldent par de nombreuses questions quant à la mobilité de ces terroristes qui réussissent à passer à travers les mailles du filet, de frontières en frontières. Néanmoins, la « bonne » nouvelle est tombée : Abdelhamid Abaaoud, un des djihadistes les plus recherchés, a bel et bien été neutralisé par les tirs très fournis dans le raid à Saint-Denis durant les sept heures de siège. Le corps a été formellement identifié grâce aux empreintes digitales.

Un élément de taille n’est pas à occulter dans cette révélation : le concours des services marocains a été d’un grand secours en aidant les amis français à retracer le barbare. La coopération en matière de sécurité donne la preuve de sa nécessité. Par un hasard du calendrier, on sait que le Roi du Maroc se promenait à Paris quelques jours auparavant, dans les grandes surfaces, tranquillement et (presque) incognito, seul, sans escorte. Ce Roi, éclairé, a mis les devants ; il n’a pas attendu que des événements surviennent pour faire adopter de nouvelles mesures sans que les effets de la loi précédente soient réalisés. On connaît l’importance de la lutte anti-terroriste de beau pays avec son observatoire internationale, très important pour la région du Maghreb, notamment après les attentats à Marrakech à Pâques 2011 – qui avaient coûté la vie à beaucoup de touristes, dont une majorité de Suisse - et là, il dévoile encore plus son efficacité et sa raison d’être.

L’Etat islamique (E.I.) – un « état » autoproclamé – tire sa puissance de son immense fortune. C’est de notoriété publique. Le principe historique colle ainsi à la réalité. Contrôlant un territoire grand comme la moitié de la France à cheval entre la Syrie et l’Irak, riche en ressources naturelles (orge, blé, phosphate, gaz, pétrole), il pèse près de 2260 milliards d’euros. La proclamation du djihad privatisé, n’a pas besoin de demander une autorisation à une instance politique ou religieuse supérieure.

Pendant ce temps, entre incantations, déclarations de guerre, réactions de résilience et risque de zapping pour passer à autre chose, relevons qu'au Nigeria, plus de 30 personnes viennent d'être massacrées par ces barbares de Boko Haram, selon les modus operandi coutumiers. N'oublions pas que près de 90% des victimes tombées sous les balles des islamistes radicaux sont des musulmans. Le combat reste le même. Depuis 2009, il aura fait plus de 17'000 victimes. Pas grand monde pour en faire cas. Tristissime. Pray for Nigeria.

La barbarie peut s’installer dans tous les endroits qu’un état faible administre peu ou mal. Le vide juridique ou politique constitue un terreau favorable à toutes les manifestations terroristes avec son cortège de corruption qui maintient une population de 10 millions d’habitants ainsi que toutes entreprises dans un asservissement hors du commun.

Un autre événement paru parallèlement peu ébruité mais dont les effets sont percutants : Le Président du Sénégal, Macky Sall, a prôné haut et fort un islam tolérant lors du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique la semaine dernière. Il interdit formellement le port du voile intégral. Cette mesure est prise en connaissance de cause autant qu’en se basant sur le texte coranique qui n’en fait nullement cas. Partant du fait que des attentats terroristes ont été commis dans la capitale tchadienne – un homme niquabé de la tête aux pieds s’est fait explosé sur la place de N’Djamena – il en déduit que voiler son identité pose un problème sécuritaire majeur : « Lorsqu’on voit des formes nouvelles, par exemple le port du voile intégral, dans nos sociétés, alors que ça ne correspond ni à notre culture, ni à nos traditions, ni même à notre conception de l’islam, nous devons avoir le courage de combattre cette forme excessive de nous imposer une manière d’être. » Le Président du Sénégal vient de faire arrêter des imams auto-proclamés s'exprimant avec des discours de haine. Le pays de la Teranga occupe une place au Conseil de Sécurité de l'ONU; reconnu pour ses larges talents démocratiques, plaque-tournante incontournable d'Afrique de l'Ouest, le Sénégal assoit une fois de plus sa réputation. Saluons cette décision en haut lieu d'un pays musulman!

Au moment où ces lignes sont rédigées, le Mali est à nouveau touché par le fléau, particulièrement par l'assaut de l'hôtel Radisson. Voici une vidéo de ma prise de parole devant l'assemblée des délégués des Nations-Unies sur la crise post-malienne lors de la session de mars du Conseil des droits de l'homme (cliquer et aller au chapitre 26).

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Photo prise samedi 14 novembre devant le Consulat de France à Genève

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dimanche, 15 novembre 2015

Pray for Paris ou le 11 septembre français

"On est en guerre ! ", clame M. Nicolas de Ziegler, Conseiller à l’Assemblée des Français de l'Etranger, Conseiller consulaire de Genève lors du rassemblement devant le Consulat de France à Genève de 17 h 00 ce samedi 14 novembre.

Paris4.jpgParis meurtrie en son for(t) intérieur un vendredi soir dans des quartiers les plus fréquentés en fin de semaine ... Le Président de la France, M. François Hollande assiste au match amical France-Allemagne. Et puis, 129 morts et des centaines de blessés. Les mots manquent. Le silence s'est imposé. L'émotion se lit sur les visages alors qu'aucun son ne sort.

L’attaque terroriste, quelques mois après la tragédie de Charlie Hebdo, subie dans la capitale est sans précédent. L'état d’urgence est décrété (le dernier remontant à 1961 lors de la guerre d’Algérie). C’est un vendredi 13 par une belle nuit d’été indien où les badauds se réjouissent de se retrouver dans une boîte à musique ou sur les terrasses.

Un témoin raconte à chaud qu’ils ne ressemblaient pas à des terroristes car ils n’avaient pas de barbe. Une amie parisienne, amie de la Suisse où elle aime passer des vacances bucoliques, traînait la rue Charonne ; pétrie de stupeur, elle n’a que le mot : « c’était l’horreur ! »

Les assaillants semblent, selon leurs modes opératoires, des djihadistes professionnels revenus de zones de combats bien connus. Les sept sont morts. Deux ont été éliminés par les forces de l'ordre avant qu'ils n'utilisent leurs explosifs.

C’est une civilisation toute entière qui est touchée en cette fin d’année 2015. « Dans Paris –ville Lumières -, c’est Paris2.jpgl’obscurantisme contre la lumière », s’exclame le Président de la Tunisie, M. Caïd Essebi en visite à l’Elysée par un hasard du calendrier.

Tous les symboles réunis pour frapper fort les esprits, les cœurs et ... dans la chair. On a tiré dans le tas. C’est le 11 septembre des Français.

L'attaque revendiquée peu avant midi par l'Etat Islamiste marque l'Europe toute entière (et l'humanité en général), d'autant que le pays suivant visé est déjà connu.

Personne ne succombera à la haine ni à la terreur. Mais la vigilance reste de mise. Définir le mal demeure essentiel. La politique de l'autruche ne doit pas être. Car mal nommer les choses, c'est rajouter encore du malheur, comme le présageait Albert Camus.

Les victimes ont un visage. D'heure en heure, leur identité est révélée. Je présente ici mes condoléances aux familles, qui doivent faire face à un après aussi innommable que l'acte gratuit qui les a arrachées.

 

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dimanche, 08 novembre 2015

Quand la logique autant que l'orthographe font défaut

L'automne rime avec feuilles mortes, changement de température et de saison, qui malgré l'extrême beauté des paysages due aux couleurs différentes qui les peignent naturellement, laisse un goût de nostalgie, d'une perte : les beaux jours empreint de chaleur sont définitivement loin derrière nous. Mais il rime aussi avec les Prix littéraires prestigieux, heureusement. Ce moment-clé dans l'année ne doit pas nous faire oublier justement l'importance de la maîtrise de la langue et de ... la logique. Les quiproquos, contre-sens, malentendus engendrés par l'absence de vigilance en la matière ici et là laissent perplexes. L'espace public regorge de ces perles qui nous font réfléchir à cette problématique. Si verba volent, scripta manent et le processus d'interprétation peine à s'effectuer. En voici un petit florilège ...

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